contracture myostatique l.f.
Contracture chronique indolore observée au cours de troubles neuromusculaires spastiques.
[I4]
convulsions de l'enfance l.f.p.
child convulsions
Locution souvent appliquée aux crises épileptiques occasionnelles, fréquentes chez le jeune enfant, liées à des stimulus variés dont le plus fréquent est un épisode fébrile : convulsions fébriles ou hyperpyrétiques.
Il est exceptionnel que les convulsions de l'enfant soient l'expression d'une épilepsie-maladie, dans laquelle les crises épileptiques tendent à se répéter sur le mode chronique, sans cause extracérébrale décelable. Le pronostic des convulsions de l'enfant est favorable et n'engage pas, en principe, l'avenir, mais la récidive est possible.
La plupart des auteurs ne considèrent donc pas opportun, sauf cas particulier, d'instaurer un traitement prophylactique continu.
En cas de convulsions prolongées, le diazépam intraveineux ou en injection intrarectale doit être ajouté au traitement général, une prévention discontinue lors des accès fébriles étant souvent pratiquée avec cette même substance intrarectale.
→ épilepsie, crise convulsive,convulsions fébriles de l'enfance
[H1,O1]
copeptine n.f.
copeptin
Glycopeptide de 39 acides aminés correspondant à la partie C-terminale de la pro-vasopressine (CTproAVP), précurseur de la vasopressine ou hormone antidiurétique.
La concentration de copeptine dans le sérum reflète directement la sécrétion de vasopressine par la post-hypophyse. Elle augmente en cas d’élévation de l’osmolalité plasmatique et dans toute situation de stress. C’est un facteur prédictif fort de mortalité chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique, de défaillance cardiaque aigüe et d’infarctus du myocarde
Syn. CTproAVP
[C1]
Cope (syndrome de) l.m.
milk-alkali syndrome
Forme subaigüe du syndrome du lait et des alcalins, maladie métabolique liée à un excès d'absorption de lait, d'alcalins et de calcium, aboutissant à une néphropathie avec hypercalcémie et alcalose.
La forme chronique de cette affection est le syndrome de Burnett.
C. L. Cope, médecin britannique (1936) ; C. H. Burnett, médecin américain (1949)
Syn. syndrome des buveurs de lait
[R1]
Corynebacterium ulcerans
Corynebacterium ulcerans
Bactérie à Gram positif, non sporulée, aéro-anaérobie, appartenant à la famille des Corynebacteriaceae, responsable chez l'Homme d'ulcérations chroniques (diphtérie cutanée), d'angines et de syndromes respiratoires sévères ou même parfois de diphtérie.
La diphtérie cutanée réalise une ulcération chronique extensive, parfois accompagnée de signes généraux. Cette bactérie peut également entraîner des pharyngites (angines ulcéreuses, toux) et parfois des dyspnées ou même des insuffisance respiratoires aigües mortelles. Certaines souches de C. ulcerans produisent une toxine diphtérique et peuvent alors entraîner une diphtérie. Le traitement étiologique repose sur une antibiothérapie par pénicilline G ou macrolides. Transmise par les sécrétions nasopharyngées, C. ulcerans est commensale du rhinopharynx de nombreux animaux sauvages et domestiques (Chats et Chiens notamment, mais aussi Chèvres et Vaches chez lesquelles elle cause des mastites) qui sont probablement la source des infections humaines (par expectorations ou consommation de lait contaminé) mais elle ne parait pas transmissibles d'Homme à Homme.
→ diphtérie, Corynebacterium, diphtérie cutanée, Corynebacterium diphtheriae Corynebacteriaceae
[D1]
Cotard (syndrome de) l.m.
Cotard's syndrome
Syndrome caractéristique d'un épisode mélancolique intense, qui associe trois types de manifestations délirantes.
Les idées de négation d'organe ou de fonction portent p. ex. sur la conviction douloureuse de ne plus avoir de cœur, de tube digestif ou encore de ne plus aller à la selle, de ne plus uriner.
Les idées de damnation témoignent d'une grave culpabilité délirante. Le sujet se sent souillé, mauvais et souvent capable de contaminer les autres par un simple regard, une pensée, une brève rencontre. Au maximum, la démonopathie est la conviction d'être possédé par le démon.
Les idées d'immortalité comportent la conviction de ne pouvoir mourir.
Anxiété vive, propension au suicide sont caractéristiques de ces états mélancoliques. Longtemps considéré comme une mélancolie chronique, voire une paraphrénie post-mélancolique, le syndrome de Cotard est aujourd'hui réversible par les thérapeutiques antidépressives (sismothérapie, antidépresseurs, etc.).
Exceptionnel, il doit être évoqué dès qu'est rencontrée une des manifestations qui le composent. Des idées délirantes de négation peuvent s'observer dans d'autres pathologies que l'accès mélancolique, schizophréniques en particulier.
J. Cotard, neuropsychiatre français (1880)
[H3]
Courvoisier (loi de) l.f.
Observation que l’augmentation de volume de la vésicule biliaire signifie, en cas d’ictère, que l’obstacle sur la voie biliaire est situé au-dessous de l’abouchement du canal cystique, soit un cancer du pancréas ou un ampullome vatérien.
En cas de pathologie lithiasique, la vésicule n’est pas augmentée de volume du fait de l’épaississement pariétal dû à la cholécystite chronique.
L. Courvoisier, chirurgien suisse (1890) ; L. F. Terrier, chirurgien français, membre de l’Académie nationale de médecine (1837-1908)
→ Courvoisier et Terrier (loi de)
[L1,N1]
crise blastique l.f.
blast crisis
Terme évolutif de la leucémie myéloïde chronique (LMC), caractérisé par l'apparition dans le sang et la moelle osseuse de blastes leucémiques dont l'origine myéloïde est nettement plus fréquente que la lymphoïde, la mégacaryocytaire ou l’érythrocytaire.
De nouvelles anomalies cytogénétiques s'ajoutent le plus souvent au chromosome Philadelphie. Les cellules malignes qui jusque-là étaient encore capables de différentiation perdent cette capacité pour laisser place à une « progression clonale » de blastes immatures, porteurs d'anomalies cytogénétiques additionnelles. La crise blastique est dans 80% des cas précédée pendant quelques mois par une période intermédiaire dite phase accélérée. Il n'existe pas de traitement véritablement efficace de la transformation aigüe. Les formes lymphoblastiques sont encore sensibles à la chimiothérapie. La prolifération peut alors toucher des organes extra-hématopoïétiques. Mais l'évolution est inexorablement fatale sauf pour les malades qui ont la possibilité de recevoir une greffe de moelle allogénique ou de cellules souches hématopoïétiques.
Syn. transformation aigüe, phase blastique
[F1]
crise de sevrage l.f.
withdrawal seizure
Crise épileptique survenant soit dans le contexte d'une intoxication alcoolique, soit lors de l'arrêt de certains médicaments surtout anti-épileptiques comme le phénobarbital ou les benzodiazépines.
Les crises de sevrage lors d'une intoxication alcoolique surviennent après un sevrage absolu ou relatif suivant une consommation chronique ou non de quantités importantes d'alcool : crises généralisées de type tonicoclonique, soit uniques, soit plus fréquemment en salves. Elles s'accompagnent d'autres signes en rapport avec le sevrage alcoolique et peuvent inaugurer un delirium tremens.
L'arrêt brusque de médicaments anti-épileptiques réalise le même tableau. Un état de mal est possible.
→ alcoolique (traitement de la maladie), sevrage, sevrage (syndrome de)
CSF3R acr. angl. pour Colony Stimulating Factor 3 Receptor (granulocyte)
Récepteur du G-CSF : cytokine qui contrôle la production, la différenciation et la fonction des granulocytes.
Une mutation de ce récepteur a été identifiée dans la leucémie myéloïde chronique atypique.
→ leucémie myéloïde chronique atypique
[F1,C2]
cure de désintoxication alcoolique l.f.
alcoholic disintoxication cure, treatment
Expression qui, par abus de langage et déviation de sens, entend désigner l'existence d'un traitement définitif et radical de l'alcoolisme chronique.
L'alcoologie moderne s'inscrit en faux contre cette croyance mythique, car le processus de levée de la dépendance, loin d'être rapide, est fonction de l'adhésion progressive et de la participation active d'un sujet qui conserve sa vulnérabilité à l'alcool et, par voie de conséquence, le risque de rupture de l'abstinence.
Simple épisode d'une prise en soins, une éventuelle cure en milieu hospitalier pourra s'inscrire dans un projet personnalisé et un processus d'accompagnement de plusieurs années.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ alcoolique (traitement de la maladie), aversion, disulfirame
[G3,G4]
cystatine C n.f.
cystatin C
Protéine basique non glycosylée de masse moléculaire 13 kDa produite par toutes les cellules.
La cystatine C est totalement ultrafiltrée au niveau des glomérules rénaux et est ensuite entièrement réabsorbée au niveau des tubules proximaux.
Sa concentration sérique parait refléter directement le débit de filtration glomérulaire (DFG) et n’est influencée ni par l’âge (chez l’enfant de plus de 1 an), ni par la masse musculaire, ni par des pathologies extra-rénales. Son dosage, par techniques immuno-néphélémétriques, a donc été proposé en remplacement de celui de la créatininémie pour la détection précoce de l’insuffisance rénale chronique et le calcul du DFG.
→ débit de filtration glomérulaire, créatininémie
[C1]
cystite n.f.
cystitis
Syndrome clinique et biologique associant pollakiurie, douleurs uréthrale et vésicale et pyurie.
Due à l'inflammation de la muqueuse vésicale, la cystite peut être aigüe ou chronique, microbienne ou purement inflammatoire, parfois hémorragique.
[M3]
cystite aigüe l.f.
acute cystitis
Inflammation aigüe de la paroi vésicale, cause de symptômes mictionnels souvent intenses : douleurs sus-pubiennes et mictionnelles, pollakiurie, impériosités allant parfois jusqu'à la fuite urinaire, hématuries inconstantes, urines troubles et malodorantes révélant la pyurie.
Les cystites aigües microbiennes sont les plus fréquentes. Les germes en cause sont t divers tels : E. coli, Proteus, autres entérobactéries, entérocoque. La femme et la fillette sont plus souvent concernées. L'origine de l'infection se situe souvent dans la sphère gynécologique, parfois intestinale ; la voie d'infection dite "ascendante" est la plus fréquente. La cystite aigüe primitive est une affection bénigne, ne nécessitant qu'un court traitement anti-infectieux. Mais toute répétition doit déclencher une recherche étiologique, dans le haut ou le bas appareil : corps étrangers, lithiase, tumeur, obstruction aigüe ou chronique, congénitale ou acquise, lésions pelviennes de voisinage (sigmoïdite diverticulaire p. ex.).
Il existe également des cystites aigües non microbiennes, inflammatoires, de causes plus imprécises : troubles vasomoteurs pelviens, allergie, affection de voisinage, agression chimique (chimiothérapie p. ex.).
[M3]
cystite chronique l.f.
chronic cystitis
Inflammation chronique de la paroi vésicale, infectieuse ou non, se traduisant cliniquement par des signes d'instabilité vésicale (pollakiurie, douleurs, impériosités) très variables dans le temps, et anatomiquement par une infiltration inflammatoire puis scléreuse de la paroi qui peut conduire à la perte de la capacité fonctionnelle.
Les causes bactériennes semblables à celles des cystites aigües sont les plus fréquentes. La tuberculose était fréquente. Il est des causes parasitaires (bilharziose urogénitale) ou inflammatoires non spécifiques, d’autres d’origine thérapeutique (chimiothérapie, cyclophosphamide, radiothérapie). Un aspect fonctionnel ou psychosomatique doit parfois être pris en considération.
→ cystalgie, cystite bilharzienne, cystite interstitielle, cystite tuberculeuse, petite vessie, cystite radique
[M3]
cystite tuberculeuse l.f.
tuberculous cystitis
Forme autrefois fréquente de cystite chronique et révélatrice d'une tuberculose urogénitale, elle se caractérisait par sa résistance à toutes les thérapeutiques anti-infectieuses usuelles et par une pyurie aseptique.
Elle peut aboutir à des lésions vésicales définitives, inflammatoires puis scléreuses, déformant le réservoir et en diminuant la capacité fonctionnelle, lésions dont la forme extrême est la "petite vessie".
[M3,D1]
cytochrome b n.m.
cytochrome b
Cytochrome faisant partie d'une classe de cytochromes rencontrés dans les complexes II, qui contient un cytochrome bK, et III, qui contient un cytochrome bT, de la chaine respiratoire mitochondriale et dans les photosystèmes des chloroplastes.
Leur potentiel normal d’oxydoréduction est en général voisin de 0 V.
Un cytochrome de type b entre dans la composition du complexe enzymatique de la NADPH oxydase des cellules phagocytaires.
Il est constitué de deux chaines polypeptidiques, l'une de 91 kDa et l'autre de 22 kDa. L'absence ou le dysfonctionnement de l'une ou l'autre des deux chaines conduit à une maladie héréditaire : la granulomatose septique chronique.
Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur
→ cytochrome b5, cytochrome b5-reductase, cytochrome b5 réductase (déficit en) ,granulomatose septique chronique
[C1]
cytoponction cervicale l.f.
cervical aspiration biopsy
Ponction effectuée à l’aide d’une aiguille fine, éventuellement sous échographie.
Cette méthode simple, rapide et peu coûteuse, permet une analyse cytologique de toute tuméfaction cervicale chronique sans étiologie précise. Elle est intéressante devant des nodules thyroïdiens froids et constitue une alternative à l’exérèse chirurgicale avec examen histologique, sous réserve d’un matériel cellulaire suffisant et d’un cytopathologiste expérimenté.
[B3,B2]
dacryoadénite n.f.
dacryoadenitis
Inflammation de la glande lacrymale, aigüe ou chronique, pouvant affecter sa portion orbitaire, palpébrale ou les deux à la fois.
Les dacryoadénites aigües sont des affections peu fréquentes se caractérisant par des douleurs et un œdème orbitopalpébral externe, et sont le plus souvent secondaires à une maladie infectieuse (oreillons, grippe, mononucléose infectieuse).
Les formes aigües primitives sont plus rares et affectent surtout les sujets jeunes après épidémies : sous l'influence d'une antibiothérapie générale (parfois associée à une corticothérapie), elles évoluent rapidement vers la guérison.
Les dacryoadénites chroniques se caractérisent par une tuméfaction orbitopalpébrale externe parfois associée à un ptosis ; leurs étiologies sont multiples et une biopsie de la glande lacrymale est habituellement nécessaire pour établir le diagnostic (sarcoïdose, tuberculose, lèpre, trachome, syphilis, pseudotumeur inflammatoire).
Étym. gr. dakruon : larme, aden : glande
dacryocystite n.f.
dacryocystitis
Inflammation aigüe ou chronique du sac lacrymal.
Les dacryocystites sont généralement dues à une stase des larmes dans le sac lacrymal secondaire à une sténose du canal lacrymonasal. Certaines dacryocystites peuvent résulter d'une atteinte trachomateuse, tuberculeuse, lépreuse, syphilitique, herpétique, mycosique ou parfois sarcoïdosique.
Étym. gr. dakruon : larme, kustis : vessie
décollement sous-cutané traumatique l.m.
subcutaneus detachment
Épanchement sérohématique après un traumatisme tangentiel qui sépare la peau de l’aponévrose sous-jacente.
Il siège habituellement à la face externe de la cuisse, à la fesse ou à la région lombaire. Un épanchement séreux chronique peut lui succéder. Un décollement important peut être suivi de nécrose de la peau par dévascularisation.
V. Morel-Lavallée, chirurgien français (1863)
Syn. épanchement de Morel-Lavallée
décompensation névrotique l.f.
neurotic decompensation
Dans une perspective psychodynamique, rupture de défenses névrotiques jusqu'alors relativement compensatrices.
Cet effondrement est lié à une situation vécue par le sujet comme si éprouvante sur le plan affectif que ses ressources ne lui permettent plus de la maitriser, de la réduire, ni de l'assumer.
Il peut s'agir d'une angoisse panophobique, voire d'un état psychotique, confusionnel ou délirant, le plus souvent transitoire et de type réactionnel. Rarement, chez un patient très vulnérable, pourra se développer une évolution psychotique chronique.
Il arrive aussi qu'une affection dite pychosomatique se substitue à la névrose antérieure.
→ défense (mécanismes de), panophobie
décortication pulmonaire l.f.
decortication of lung
Ablation d'une poche pleurale chronique plus ou moins infectée à parois épaisses, incarcérant le poumon sous-jacent.
L'épaississement de la plèvre pariétale est toujours plus important que celui de la plèvre pulmonaire. La pachypleurite est souvent calcifiée surtout dans les vieilles poches chroniques. Pour obtenir la réexpansion pulmonaire, il faut toujours enlever la totalité de la pachypleurite viscérale engainante et libérer le poumon de toute la paroi de l'hémithorax. L'ablation de la couenne pariétale est nécessaire mais au niveau de la cupule pleurale ou des récessus pleuraux, elle peut être partiellement abandonnée si n'existent pas de calcifications en ces zones. C'est une intervention hémorragique qui nécessite des malades en bon état général, bien préparés. L'ablation de la pachypleurite viscérale doit être faite minutieusement pour éviter les plaies pulmonaires et bronchiolaires. Les fuites aériennes alvéolaires simples se tarissent rapidement, au contraire des fuites bronchiolaires.
défaillance cardiaque l.f.
heart failure
Incapacité du cœur à remplir sa fonction de contraction myocardique et à assurer un débit sanguin normal : elle peut être soudaine et momentanée (défaillance cardiaque aigüe), ou progressive et durable (défaillance cardiaque chronique).
Le traitement de la défaillance cardiaque a fait des progrès considérables sur le plan pharmacologique comme sur celui de l’assistance circulatoire mécanique.
Étym. lat. fallo : manquer à ce qu'on aurait dû faire, renforcé par l'augmentatif de
défaillance viscérale l.f.
organ failure
Altération fonctionnelle d'un organe le rendant inapte à maintenir la vie à assez court terme.
Il faut distinguer la défaillance d'une fonction, dont la forme terminale est la détresse vitale, de l'insuffisance de la fonction, qui peut être compensée par une autre fonction. Par ex. l'insuffisance respiratoire peut être compensée par un travail cardiaque accru et par une rétention des bicarbonates par les reins : l'organisme réalise ainsi un nouvel équilibre anormal mais compatible assez longtemps avec la vie.
Différents critères ont été proposés pour définir la limite de défaillance de chaque organe, le tableau ci-dessous donne celle de Fagon et al. (1993).
Défaillance d’une fonction viscérale : au moins un des critères donnés ci-dessous
| respiratoire | PaO2 < 60 mm Hg=80hPa ; ventilation artificielle. |
| cardio-vasculaire | (en l’absence d’hypovolémie) : pression artérielle systolique < 90 mm Hgavec signes d’hypoperfusion périphérique ; utilisation de médicaments inotropes ou vasopresseurs pour maintenir une PA systolique > 90 mm Hg. |
| rénale | (en l’absence d’insuffisance rénale chronique) créatininémie > 300 µmoles/L ;diurèse < 500 mL /24 h ;nécessité d’une épuration extra-rénale. |
| neurologique | score de Glasgow≤6 (en l’absence de sédation) ; apparition brutale d’un syndrome confusionnel |
| hépatique | Bilirubine>100 µmol/L ; phosphatase alcalines> x3 |
| hématologique | hématocrite≤20% ; leucocytes < 2 000/mm3 ; plaquettes< 40 000/mm3 |
J-Y. Fagon, médecin réanimateur français (1993)
Étym. lat. fallo : manquer à ce qu'on aurait dû faire, renforcé par l'augmentatif de