cascade de signalisation l.f.
signaling cascade, signals cascade
Série de réactions intracellulaires impliquant souvent des protéines, déclenchée par l’interaction d’une molécule de signalisation avec son récepteur ou par un autre agent extracellulaire.
→ molécule de signalisation, transduction du signal
[C3]
Édit. 2019
caspase n.f.
caspase, cysteine-containing, aspartate-specific protease.
Enzyme protéolytique, du type des cystéine-protéases, hydrolysant les liaisons peptidiques
situées après un aspartate, impliquée dans la vie des cellules et qui peut parfois activer l’apoptose déclenchée par ex. par le TNF.
La première caspase a été isolée chez un nématode (Cenorabditis elegans). Chez l’Homme on connaît au moins dix caspases, réparties en trois groupes selon des similitudes structurales. Certaines d’entre elles participent à la « maturation » des cellules d’autres à leur apoptose.
Étym. contraction de cystein aspartase
→ apoptose, mort cellulaire, TNF
[C3]
Édit. 2019
CASR gene sigle angl. pour CAlcium Sensible Receptor
Localisé en 3q13.3-q21, il code pour un récepteur du calcium.
Une mutation est à l’origine du syndrome de Bartter de type V.
Pacita Pronove, médecin endocrinologue américaine (1960) ; F. C. Bartter, médecin endocrinologue américain (1962)
[C3, M1, Q2]
Édit. 2019
catastrophine n.f.
catastrophin
Protéine qui déstabilise les microtubules en les dépolymérisant.
[C3]
Édit. 2019
caténine n.f.
catenin
Protéine cellulaire servant de lien entre certaines protéines membranaires (cadhérines) et les protéines du cytosquelette ou des microtubules.
On distingue plusieurs caténines (α-, β-caténines). La β-caténine est trouvée associée dans les cellules épithéliales à l'extrémité de la cadhérine-E, permettant le maintien de l'adhérence des cellules entre elles et l'ancrage au cytosquelette.
→ cadhérine, cytosquelette, microtubule
[C1, C3]
Édit. 2019
cavéole n.f.
caveola
Vésicule intracellulaire délimitée par une membrane formée par invagination de la membrane plasmique au cours d'un processus de podocytose, permettant l'internalisation de molécules du milieu extracellulaire et leur transport à travers le cytoplasme, soit vers l'appareil de Golgi, soit vers un autre point de la membrane pour une transcytose dans les cellules endothéliales notamment.
Les cavéoles sont notamment très nombreuses dans les cellules des endothéliums vasculaires
et dans la cellule musculaire lisse. ♦
La membrane d'une cavéole est caractérisée par la présence de molécules de glycosylphosphatidylinositol sur lesquelles sont ancrées des protéines spécifiques servant à piloter les molécules transportées. Ces phospholipides sont accompagnés de glycosphingolipides, de sphingomyélines et de cholestérol en concentration 4 à 8 fois plus grande que dans le plasmalemme péricellulaire. On trouve des cavéoles dans les cellules endothéliales, dans des cellules musculaires lisses, dans des adipocytes, dans des fibroblastes. Elles paraissent impliquées dans le transport du cholestérol vers les HDL3, ainsi que dans le passage des LDL à travers les cellules endothéliales.
Étym. lat. caveola : petite cavité
→ pinocytose, appareil de Golgi, transcytose, glycosylphosphatidylinositol, glycosphingolipide, sphingomyéline, plasmalemme
[A2, C3]
Édit. 2019
cavéoline n.f.
caveolin
Phosphoprotéine de masse moléculaire 22 kDa, qui tapisse la face cytoplasmique des cavéoles, associée à une protéine-tyrosine-kinase de la famille des src, dont elle est un substrat.
Elle est aussi associée à des protéines intégrées dans la membrane, telles que des annexines et des protéines G hétérotrimériques. Il en existe plusieurs : cavéoline 1, cavéoline 2.
→ cavéole, tyrosine kinase, protéine src, annexine, protéine G
[C1, C3]
Édit. 2019
CCT/TRIC sigle obsolète
CD sigle pour Cluster of Differentiation
Les lettres CD suivies d’un numéro en chiffres arabes (par exemple CD 44) servent à identifier des protéines de membrane, exprimées à la surface des cellules, présentant des sites antigéniques spécifiques.
Ces protéines ont initialement été utilisées comme marqueurs pour identifier les cellules du système immunitaire et leur état de différenciation . A l’heure actuelle, plus de 300 protéines membranaires sont identifiées par un numéro de CD.
Chacun des marqueurs identifiés porte un numéro : p. ex. le CD4 est présent sur les lymphocytes T4 et constitue le site récepteur du virus VIH ; le CD8 est spécifique des lymphocytes cytotoxiques T8 ; ces protéines sont associées à des TPK (tyrosine-protéine-kinases), comme la TPK p56lck dont elles permettent l'autophosphorylation ; la glycoprotéine CD45 est une protéine-phosphatase capable de déphosphoryler une TPK ; la glycoprotéine CD34 est un antigène caractéristique des cellules endothéliales et hématopoïétiques, etc.
→ TRIC/CCT
[C3]
Édit. 2015
CD 1 sigle pour Cluster of Differentiation
Molécule transmembranaire de la superfamille des immunoglobulines constituée d’une chaîne légère, la ß2 microglobuline, et d’une chaîne lourde alpha transmembranaire de 43 à 49 kDa, définissant les isoformes CD1a, CD 1b, CD 1c (chez l’Homme) et en outre CD 1d chez la Souris.
Ces molécules sont exprimées sur les thymocytes (mais pas sur les cellules T périphériques), sur les cellules de Langerhans et les cellules dendritiques. CD 1a interagit avec les cellules T CD4+, CD1b et CD1c interagissent avec les cellules T double-négatives (CD 4-, CD 8-) et participent à la présentation des lipides et glycolipides (acide mycolique, lipoarabinomannoside, phosphatidyl-inositol mannose, etc.).
[C3,F3]
CD 2 sigle pour Cluster of Differentiation
Molécule transmembranaire de la superfamille des immunoglobulines exprimée par les lymphocytes T et les cellules NK.
L’épitope CD 2R est exprimé par les cellules activées. CD 2 délivre un signal d’activation des lymphocytes T et NK. Ses ligands sont CD 48, CD 58 et CD 59.
[C3,F3]
CD 3 sigle pour Cluster of Differentiation
Complexe formé de cinq chaînes polypeptidiques transmembranaires associées avec le récepteur d’antigènes des cellules T, exprimé par les thymocytes double-positifs et les lymphocytes T matures.
Ces chaînes sont les suivantes γ (25-28 kDa),
La molécule CD 3 est nécessaire pour la transduction du signal consécutif à la liaison du TCR avec son ligand et à l’oligomérisation des complexes TCR-CD 3. CD 3 permet en outre l’expression membranaire du TCR.
[C3,F3]
CD 4 sigle pour Cluster of Differentiation
Molécule transmembranaire de la superfamille des immunoglobulines possédant quatre domaines extramembranaires.
Le domaine distal interagit avec le domaine ß2 des molécules de classe II du CMH (fonction de corécepteur d’antigènes de CD4). CD 4 est en outre le récepteur principal des virus VIH1 et VIH2 (interactions avec la glycoprotéine membranaire gp120).
CD 4 est exprimé en forte densité sur les thymocytes et sur environ 2/3 des lymphocytes T périphériques. Il est exprimé en faible densité sur les monocytes, les macrophages et les cellules de Langerhans.
[C3,F3]
CD 5 sigle pour Cluster of Differentiation
Molécule transmembranaire de 67 kDa de la famille des récepteurs des lipoprotéines de faible densité (LDL) acétylées (CD63, «scavenger receptor»). CD 5 est exprimé par l’ensemble des lymphocytes T et des thymocytes ainsi que par une sous-population de lymphocytes B productrice d’autoanticorps.
[C3,F3]
CD 8 sigle pour Cluster of Differentiation
Molécule transmembranaire de la superfamille des immunoglobulines qui interagit avec le domaine α 3 des molécules de classe I du CMH et assure ainsi la fonction de corécepteur d’antigènes.
La forme moléculaire la plus fréquente est constituée d’un hétérodimère αß (chaque chaine ayant une masse de 32 à 34 kDa avec un seul domaine distal). Environ 50% des lymphocytes CD8+ de l’intestin expriment une chaîne homodimérique αα. Ces lymphocytes T se différencient hors du thymus.
CD 8 est exprimé sur les thymocytes double-positifs et sur environ 1/3 des lymphocytes T périphériques. La molécule est produite sous forme soluble lors de l’activation des lymphocytes CD8+.
[C3,F3]
CD 9 sigle pour Cluster of Differentiation
Prototype de la famille des récepteurs à 4 domaines transmembranaires ou tétraspanines. CD9 intervient dans l’agrégation plaquettaire.
Les autres membres de la famille des tétraspanines sont CD 37, CD 53, CD 63 (protéine lysosomale), CD 81 (associée à CD 19 et CD 21 pour former le corécepteur des lymphocytes B), CD 82.
Syn. serpentine
[C3,F3]
CD 10 sigle pour Cluster of Differentiation
Molécule transmembranaire de 100 kDa exprimée sur les lymphocytes T et B immatures.
C’est une endopeptidase neutre dépendant du zinc qui assure l’hydrolyse d’hormones peptidiques. C’est un marqueur des cellules de la leucémie lymphoblastique aigüe de type B (CALLA : common acute lymphocytic leukemia antigen). Les autres molécules CD à activité protéasique sont CD 13 (aminopeptidase N), CD 26 (dipeptidylpeptidase-4), CD 73 (ecto-5’nucléotidase responsable de la libération d’adénosine à partir de l’adénine).
[C3,F3]
CD 11, CD 18, CD 29, CD 49 sigles pour Cluster of Differentiation
[C3,F3]
CD 14 sigle pour Cluster of Differentiation
Protéine liée à la membrane lipidique par un pont phosphatidyl-inositol glycane, de 55 kDa, de la famille des protéines à motifs riches en leucine.
CD14 est exprimé principalement à la membrane des monocytes et des macrophages. C’est le récepteur des lipopolysaccharides, dont la fixation induit un signal activateur avec synthèse d’IL-1 et de TNFα. La forme soluble de CD14 est susceptible de se lier aux cellules endothéliales et de les activer. Elle est le précurseur de la molécule appelée présepsine, marqueur sérique d’infection bactérienne.
[C3,F3]
Édit. 2015
CD 16, CD 32, CD 34, CD 89 sigles pour Cluster of Differentiation
[C3,F3]
CD 19, CD 21, CD 80 sigles pour Cluster of Differentiation
Ensemble de molécules formant le corécepteur d’antigènes des lymphocytes B. CD80 est une tétraspanine.
CD21 est le récepteur de type 2 du complément (C3d, C3dg) qui interagit en outre avec CD23 (récepteur de faible affinité des IgE). CD21 est enfin le récepteur du virus d’Epstein-Barr. Ces molécules sont exprimées par les lymphocytes B.
[C3,F3]
CD 25 sigle pour Cluster of Differentiation
→ récepteur de l'interleukine-2.
[C3,F3]
CD 27, CD 30, CD 40, CD 95, CD 120 sigles pour Cluster of Differentiation
Protéines transmembranaires de la famille des récepteurs de NGF (nerve growth factor) ou des récepteurs de TNF.
Ces molécules membranaires sont oligomérisées lors de l’association avec leur ligand trimérique, membranaire ou soluble et elles induisent des signaux d’activation cellulaire ou d’apoptose.
CD27 (récepteur de CD70) est exprimé sur les lymphocytes T, B et NK et délivre un signal de costimulation.
CD30. est exprimé sur les lymphocytes T et B. C’est le récepteur de CD153 (CD30L) ; il contrôle l’activation et l’apoptose.
CD40, récepteur de CD154 (CD40L), est exprimé sur les lymphocytes B, les cellules de Langerhans et les monocytes. L’interaction avec son ligand induit un signal de commutation isotypique des lymphocytes B dans les centres germinatifs, et induit en outre l’expression de CD80 (B7.2) et CD86 (B7.1) sur les cellules présentatrices d’antigène. Ces molécules interagissent avec CD28 pour délivrer un signal d’amplification de la synthèse d’IL-2, puis avec CTLA-4 qui inhibe la prolifération des lymphocytes T activés. Le déficit de CD154 s’accompagne d’un syndrome d’hyper-IgM avec absence d’IgA et d’IgG.
CD95. (Syn Fas, Apo-1). Induit un signal d’apoptose notamment au cours de la délétion périphérique des lymphocytes T et B activés.
CD120A est le récepteur de type 1 des TNFα et ß ; CD120B le récepteur de TNF de type 2.
Six autres molécules de la même famille ont été récemment identifiées.
[C3,F3]
CD 28 sigle pour Cluster of Differentiation
Molécule membranaire de la superfamille des immunoglobulines exprimée par les lymphocytes T et B.
CD28 interagit avec CD80 (B7.1) et CD86 (B7.2) sur les cellules présentatrices d’antigène. Cette interaction délivre un signal d’amplification de la transcription du gène de l’interleukine-2 et de prolongation de la demivie des ARNm de cette cytokine.
[C3,F3]
CD 43 sigle pour Cluster of Differentiation
[C3,F3]
CD 45 sigle pour Cluster of Differentiation
Antigène commun des leucocytes présents sur l’ensemble des cellules lymphoïdes et myéloïdes.
La région cytoplasmique de cette molécule possède une activité tyrosine phosphatase. Les régions extracellulaires existent sous de multiples isoformes obtenues par épissage différentiel des ARNm. La forme CD45RA qui possède le produit de l’exon A est exprimée par les lymphocytes T naïfs, tandis que la forme CD45RO qui ne possède aucun des exons A, B et C, est exprimée par les lymphocytes T préactivés ou lymphocytes T à mémoire.
[C3,F3]