Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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chalazion n.m.

chalazion

Petit nodule douloureux du bord libre et de la surface conjonctivale de la paupière surtout supérieure, résultant de l'inflammation chronique d'une glande de Meibomius dont elle entraîne la distension.

Étym. gr. khalaza : grêle

Syn. incorrects orgelet interne, acné meibomienne

orgelet, glande de Zeis, glande de Meibomius

[P2]

charbon pulmonaire l.f.

pulmonary anthrax

Pneumonie causée par l'inhalation de spores du bacille du charbon (Bacillus anthracis).
L'incubation est d'un jour à une semaine. Non traitée, la pneumonie a une mortalité de 90%.
Actuellement très rare dans nos pays, la maladie se voit chez les dockers ayant manipulé de la poudre d'os, de la laine ou des poils de chèvre issus d'animaux morts du charbon. La maladie peut réapparaître sur une grande échelle par l'action de terroristes : un petit avion équipé pour la pulvérisation agricole, est capable de disperser 100 kg de spores de charbon, mais la préparation de telles spores susceptibles d'être pulvérisées en aérosol est trop délicate pour être faite par des amateurs. Il pourrait répandre ainsi l'équivalent de 3 millions de doses létales.
Outre la forme pulmonaire il existe des formes digestives (ingestion de viande charbonneuse) et méningée. Les formes cutanées (pustule charbonneuse) sont moins graves (mortalité 10 à 20%) mais les pustules malignes se compliquent de septicémie.
Il n'y a pas de contagion interhumaine. Le bacille est très sensible à la pénicilline et aux antibiotiques. La vaccination est très efficace (obligatoire en France pour les animaux), mais en Asie notamment, le charbon est encore très répandu dans les troupeaux de chèvres. Mais des laboratoires militaires spécialisés ont étudié la production de souches de charbon pour lesquels il faudrait un vaccin spécifique.

Étym. lat. carbo : charbon (nom donné à la maladie à cause de la couleur de la pustule charbonneuse)

arme biologique

[D1,K1]

Charnley (prothèse de) l.f.

Charnley’s hip

Prothèse articulaire de la hanche, fondée sur le principe de la faible friction comportant une tête fémorale de petit diamètre s’articulant dans un cotyle en polyéthylène à haute densité, les deux pièces étant scellées dans l’os par du métacrylate de méthyle.

J. Charnley, Sir, chirurgien orthopédiste britannique (1961)

[I2,B3]

chef ulnaire du muscle extenseur ulnaire du carpe l.m.

caput ulnare musculi extensoris carpi ulnaris (TA)

ulnar head of extensor carpi ulnaris

Faisceau musculaire d’origine du muscle extenseur ulnaire du carpe qui s’insère sur le bord postérieur de l’ulna et sur les cloisons aponévrotiques qui le séparent du muscle extenseur du petit doigt et du muscle supinateur.
Il se termine avec le chef huméral sur le tubercule médial de la base du cinquième métacarpien.

Syn. anc. chef cubital du muscle cubital postérieur

[A1]

Chilomastix mesnili

Chilomastix mesnili
Protozoaire flagellé, parasite de l’intestin, cosmopolite, surtout fréquent chez l’enfant.
Chilomastix mesnili existe sous deux formes : kystique et végétative. La forme végétative (14 à 20µm de long sur 5 à 6µm de large) est piriforme et très mobile. L’extrémité antérieure qui contient un noyau volumineux est arrondie, alors que l’extrémité postérieure est effilée et légèrement arquée. La partie médiane du corps cellulaire présente un sillon de torsion. L’appareil locomoteur comporte trois flagelles antérieurs libres et un quatrième situé à l’intérieur d’une dépression antérieure du cytoplasme. Le kyste est lui aussi piriforme, de 8µ de long sur 5 à 7µ de large, prolongé dans sa partie rétrécie par un petit mamelon caractéristique.

[D1]

chirurgie bariatrique n.f.

bariatric surgery

La chirurgie bariatrique regroupe les interventions proposées comme remède chirurgical dans certains cas d’obésité sévère.
Elle ne se discute que chez les patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 40 kg/m2 appelé obésité morbide ou un IMC ≥ 35 kg/m2 associé à au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée après chirurgie (diabète de type 2, HTA, apnée du sommeil, maladies ostéo-articulaires invalidantes, stéatohépatite non alcoolique), en deuxième intention après échec d’un traitement bien conduit pendant 6 à 12 mois (en l’absence d’une perte de poids suffisante ou en l’absence de maintien de la perte de poids), pour des patients bien informés et ayant bénéficié d’une prise en charge pré-opératoire pluridisciplinaire, ayant compris et accepté la nécessité d’un suivi à long terme, en présence d’un risque opératoire acceptable. Les interventions sont classées en deux types principaux : - les techniques restrictives : l’anneau gastrique ajustable, de moins en moins pratiqué et la gastrectomie longitudinale ou sleeve gastrectomy,- les techniques mixtes : court-circuit gastrique ou Roux-en-Y gastric bypass et aussi la dérivation bilio-pancréatique qui est très peu utilisée et réservée aux obésités extrêmes (IMC ≥ 55 kg/m2). L’anneau gastrique ajustable consiste à placer un anneau de diamètre modifiable autour de la partie supérieure de l'estomac, délimitant ainsi une petite poche. Les aliments vont s'écouler très lentement selon le principe du sablier. L'anneau est relié par un petit tube à un boitier de contrôle placé sous la peau. La gastrectomie longitudinale qui consiste à retirer 2/3 de l’estomac, réduit sa partie fonctionnelle à un tube vertical en lui donnant une forme allongée comme une manche (sleeve). La partie de l’estomac réséquée secrète la ghréline, hormone régulatrice de la faim, dont la diminution de la concentration sanguine réduitla sensation de faim. Le court-circuit gastrique crée une poche gastrique proximale de capacité restreinte et la continuité digestive est rétablie par une gastro-jéjunostomie.La dérivation bilio-pancréatique consiste à réséquer une partie de l’estomac et à diviser l’intestin grêle en deux parties l’une anse alimentaire dans laquelle transitent les aliments et l’autre ne contenant ni bile ni suc pancréatique. Ces interventions chirurgicales se pratiquent le plus souvent sous cœlioscopie. L’anneau gastrique ajustable est pratiquement abandonné en raison de complications tardives et de reprise du poids conduisant à son retrait chez presque la moitié des patients. Après bypass gastrique, les complications chirurgicales sont les fistules digestives, l’occlusion par hernie interne, la dilatation aigue de l’estomac exclu, l’hémorragie digestive, la sténose gastro-jéjunale.Après sleeve gastrectomy, les complications chirurgicales dominantes sont liées au risque de rupture de la ligne d’agrafes, créant une fistule ou un saignement et la sténose médio-gastrique. Cette intervention peut aussi favoriser l’apparition d’un reflux gastro-œsophagien avec le risque d’endobrachyœsophage. Les complications médicales sont dominées par les déficits nutritionnels, vitaminiques et en oligoéléments s’ils ne sont pas reconnus et corrigés. Ils peuvent entraîner, en particulier, des complications neurologiques sévères. Les autres complications sont les pathologies psychiatriques, les suicides, le dumping syndrome, les hypoglycémies fonctionnelles, la lithiase biliaire, la néphrolithiase.Avant et après l'acte chirurgical, le protocole comporte un suivi pluridisciplinaire par endocrinologue, nutritionniste, chirurgien, psychiatre ou psychologue. La consultation psychiatrique a pour but de repérer les troubles du comportement alimentaire : boulimie ou autre. Les recommandations sont consultables sur le site de la haute autorité de santé : « Obésité : prise en charge chirurgicale chez l’adulte (2009). Chirurgie bariatrique : un nouveau set d’indicateurs pour évaluer la qualité de la prise en charge chirurgicale chez l’adulte (2013). Définition des critères d’éligibilité pour la réalisation d’une chirurgie bariatrique chez les moins de 18 ans (2016) ». Le site obesite.sante.gouv. permet d’accéder au plan Obésite 2010-2013 et de consulter la liste des centres spécialisés et intégrés et les établissements partenaires dans la prise en charge de l’obésité. La chirurgie bariatrique est efficace entraînant une réduction pondérale, une réduction de la mortalité cardio-vasculaire et par cancer, améliorant le diabète, l’hypertension artérielle, le statut lipidique, l’apnée du sommeil, la qualité de vie.

court-circuit gastrique, gastrectomie longitudinale, leptine, syndrome du court-circuit digestif

[L2,R1,R2]

Édit. 2017

chondromalacie n.f.

chondromalacia

Atteinte du cartilage de la face articulaire de la rotule dans la zone de contact avec les condyles fémoraux, lorsque le genou est en demi-flexion et qui se traduit par une douleur mécanique à la montée et à la descente des escaliers.
Cette pathologie touche préférentiellement la femme jeune. A l'examen clinique, il existe un signe du rabot parfois associé à une crépitation à l'extension contre résistance. Un petit épanchement peut se constituer. Les radiographies nécessitent une incidence fémoropatellaire qui met en évidence des lésions du défilé fémororotulien. L'évolution est en général favorable, sous réserve qu'il n'existe pas de déséquilibre majeur de l'appareil extenseur ou de traumatisme à l'origine du trouble. Le traitement repose sur les contractions isométriques du quadriceps en extension, les antiinflammatoires non stéroïdiens et la physiothérapie antalgique.

[I1,I3]

cirrhose cryptogénétique l.f.

cryptogenic cirrhosis

Cirrhose de cause inconnue.
Lorsque l'ensemble des causes de cirrhose a été éliminé, il persiste un petit groupe de malades dont les caractéristiques se rapprochent souvent de celles d'une cirrhose posthépatitique. Il est probable que ces malades aient essentiellement soit une cirrhose d'origine virale sans expression sérique des marqueurs viraux habituels, soit une cirrhose posthépatite auto-immune dont les stigmates d'auto-immunité peuvent disparaître spontanément. La cirrhose cryptogénétique peut trouver aussi son origine dans les téloméropathies dues à une mutation des gènes TERT ou TERC et s’associer avec d’autres atteintes telles que la fibrose pulmonaire et l’aplasie médullaire.

cirrhose hépatique, TERT, TERC, téloméropathies, fibrose pulmonaire, aplasie médullaire

[L1,Q2,K1,F1]

Édit. 2018

Claude Bernard-Horner (syndrome de) l.m.

Horner's syndrome

Syndrome unilatéral caractérisé par un ptosis de la paupière supérieure, une légère ascension de la paupière inférieure, une énophtalmie, un myosis avec rétrécissement de la fente palpébrale et une congestion nasale avec anhidrose et rougeur de l'hémiface du même côté.
Ce syndrome est dû à une paralysie ou une lésion de la chaîne sympathique cervicale homolatérale. L'anesthésie locorégionale (intra-orale, bloc du plexus brachial, péridurale thoracique, lombaire ou brachiale), l'analgésie intrapleurale et une mauvaise position du cou sur la table d'opération sont les principales causes anesthésiques de ce syndrome. Lors de l’anesthésie, le syndrome est transitoire, régressant dans les trois mois, mais en cas de lésion de la chaine sympathique il est définitif (traumatismes cervicaux, chirurgie du cou, séquelle de ponction de la veine jugulaire interne).
Il existe un syndrome «symétrique» (excitation d'une des chaînes sympathiques cervicales) de Pourfour du Petit, qui peut se voir dans les mêmes conditions.

F. Pourfour du Petit, dit Petit le médecin, anatomiste et ophtalmologue français (1727) ; C. Bernard (1862), physiologiste français, membre de l’Académie française, de l’Académie de médecine et l’Académie des sciences et J. Horner ophtalmologiste suisse (1869)

Pourfour du Petit (syndrome de)

[H1]

clonorchiase n.f.

clonorchiasis

Parasitose due à une douve (distomatose) vivant dans les canaux biliaires de l’homme (Clonorchis sinensis) et de différents animaux.
Le cycle évolutif du parasite est complexe et passe successivement par un petit mollusque aquatique puis par un poisson dont l’ingestion (s’il est consommé cru, peu cuit ou fumé), entraîne la contamination humaine. Les aires d’endémie sont situées en Extrême-Orient. L’affection comprend des signes généraux (myalgies, arthralgies, urticaire, éosinophilie) et des troubles hépatobiliaires (douleurs de l’hypochondre droit, ictère rétentionnel, angiocholite). À long terme, elle peut entraîner une cirrhose hépatique et un cholangiocarcinome.

[D1]

cœur n.m.

cor (TA)

heart

Organe central moteur de la circulation, sanguine.
C’est un muscle creux, le myocarde, tapissé intérieurement par l’endocarde et recouvert extérieurement par le péricarde séreux. Il a la forme d’une pyramide triangulaire. On lui décrit trois faces : une face sternocostale, antérieure, une face diaphragmatique, inférieure, une face pulmonaire, latérale gauche et une base postérieure. Son grand axe est oblique en avant, à gauche et en bas. Le sommet est antéro-gauche. Ses quatre cavités, deux atriums et deux ventricules se groupent en un cœur droit dans lequel circule le sang veineux et un cœur gauche dans lequel circule le sang artériel. Ces deux parties du cœur sont séparées par un septum qui comporte trois portions : le septum interventriculaire, le septum interatrial et un petit segment de septum atrioventriculaire. Atriums et ventricules communiquent par les ostiums atrioventriculaires droit et gauche. Chacun muni d’une valve atrioventriculaire (mitrale à gauche, tricuspide à droite). Le cœur est un muscle doué de contractions automatiques involontaires réglées par un système autonome, le système de conduction du cœur qui est soumis à la double influence des nerfs vagues, cardio-modérateurs et de la partie sympathique du système nerveux autonome, cardio-accélératrice.

[A1]

Édit. 2015

coiffe des rotateurs de l'épaule l.f.

Ensemble anatomofonctionnel formé par les muscles sus-épineux, sous-épineux et petit rond.
La coiffe des rotateurs de l'épaule forme une couche musculotendineuse allant de l'omoplate en dedans au trochiter en dehors ; elle est interposée entre muscle deltoïde et bourse séreuse sousacromiodeltoïdienne au-dessus et articulation glénohumérale en-dessous. Les muscles de la coiffe des rotateurs interviennent dans les mouvements de rotation externe active de l'épaule participant à l'abduction par la stabilisation de la glénohumérale.

[A1]

Édit. 2015

coiffe tendineuse de l'épaule l.f.

Manchon formé de muscles courts, adhérents à la capsule articulaire scapulohumérale qu'ils enveloppent complètement, sauf en bas.
Elle comporte : en avant, le muscle sous-scapulaire (subscapularis), en haut le muscle sus-épineux (supraspinatus), en arrière le muscle sous-épineux (infraspinatus) et le muscle petit rond (teres minor). Elle a un rôle important dans les mouvements de rotation et d'abduction du bras.

[A1]

Édit. 2015

col fémoral l.m.

collum femoris (TA)

femoral neck

Segment cylindroïde qui relie la tête fémorale au massif trochantérien. Long d’environ 40mm, il fait avec le corps un angle d’inclinaison cervicodiaphysaire de 125 à 130°, et l’ensemble tête et col fait, dans le plan horizontal, un angle d’antéversion de 10 à 15°.
Près de la tête la face ventrale du col présente l’empreinte iliaque de Poirier due au contact avec le bourrelet cotyloïdien dans les mouvements de flexion de la hanche. Le bord inférieur est curviligne et dessine, sur les radiographies de hanche, le cintre cervico-obturateur avec la courbure supérieure du foramen obturé. La capsule articulaire s’insère sur tout le pourtour du col à la jonction cervicotrochantérienne. Siège de fréquentes fractures, surtout chez la personne âgée, son architecture présente une lame compacte sus-cervicale et une lame compacte sous-cervicale d’où irradie l’éventail de sustentation de Delbet. De là se détache l’éperon de Merckel en direction du petit trochanter.

P. Poirier, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1892) ; F. S. Merkel, anatomiste allemand (1845-1919) ; P. Delbet, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1861-1957)

lame compacte sus-cervicale, lame compacte sous-cervicale, Merkel (éperon de), Poirier (empreinte iliaque de), cintre cervico-obturateur, Delbet (éventail de sustentation de)

[A1]

Édit. 2015

colle biologique l.f.

biological glue

Substance à base de collagène ou de fibrine utilisée en chirurgie pour faciliter la réunion ou la fixation d’éléments de petite taille.
Elle sert p. ex. en microchirurgie pour l’anastomose des nerfs et des vaisseaux de petit calibre, pour compléter une suture ou p. ex. en chirurgie articulaire pour fixer une fracture ostéochondrale

[G3,N2]

collerette n.f.

collaret

En mycologie, petit fragment du sporocyste persistant à la base de la columelle, ou structure en forme de coupe située au sommet de la phialide.

[D2]

colliculus du cartilage aryténoïde l.m.

colliculus cartilaginis arytenoideae (TA)

colliculus of arytenoid cartilage
Petit relief de la face antéro-latérale du cartilage aryténoïde au-dessus de la fossette hémisphérique.

[A1]

Édit. 2015

colonie cellulaire l.f.

cell colony

Amas de cellules issues d’une seule cellule ou d’un petit nombre de cellules.
Une colonie issue d’une seule cellule constitue un clone.

clone

[Q1]

Édit. 2019

colpocystogramme n.m.

colpocystogram

Représentation graphique du petit bassin à partir de radiographies pelviennes, avec opacification de la vessie, du vagin et du rectum, qui explore les rapports de ces structures au repos et lors d'une poussée.
Il permet de poser avec précision les indications opératoires des prolapsus génitaux, surtout récidivés.

[B2]

coma vigile l.m.

vigile coma

Locution imprécise utilisée pour désigner un coma léger.
Cette locution est déconseillée.
L'expression associant les mots «coma» (sommeil) et «vigil» (éveil), autrement dit «dormeur éveillé», conviendrait plutôt au somnambulisme, notamment au vigilambulisme ou état d'automatisme comitial ambulatoire de Charcot, qui se voit après la crise d'épilepsie ou est équivalent au petit mal épileptique.

J -M. Charcot, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1825-1893)

Étym. lat. vigilatus : éveillé

végétatif (état), vigilance

[H1]

combustion n.f.

combustion

Réaction d'oxydation entre un combustible et un comburant qui dégage de la chaleur en quantité parfois considérable.
La combustion est dite vive, si la chaleur dégagée porte à l'incandescence, sinon la combustion est dite lente.
Un combustible stable à la température ordinaire ne brûle que lorsqu'on lui fournit en un point une énergie suffisante pour atteindre la température d'ignition. En ce point la combustion apporte la chaleur supplémentaire pour amorcer la réaction au voisinage et la combustion se propage de proche en proche. Si la propagation est rapide l'explosion se produit quand une grande quantité de chaleur est libérée en peu de temps : ainsi une étincelle électrostatique apportant juste assez d'énergie dans un très petit volume peut faire exploser un mélange inflammable. En anesthésie de telles explosions peuvent produire des dommages considérables, parfois la mort du patient. La suppression de l'emploi du cyclopropane puis celle de l'éther ont considérablement réduit les risques d'explosion lors de l'emploi des mélanges anesthésiques gazeux, mais elle ne les a pas complètement supprimés car les vapeurs anesthésiques chlorées brulent dans les mélanges anesthésiques riches en O2 et N2O.

déflagration, électricité statique (protection contre l'), ignition (point d'), explosion

[C2]

commissure antérieure du cerveau l.f.

commissura anterior cerebri (TA)

anterior commissure of cerebrum

Petit faisceau blanchâtre tendu en arc entre les deux hémisphères cérébraux, au niveau de la paroi antérieure du troisième ventricule.
Sa partie médiane est en rapport en arrière avec les colonnes du fornix avec lesquelles elle délimite la fossette triangulaire (de Schwalbe), et en avant avec la partie supérieure de la lame terminale du cerveau au-dessous du rostrum du corps calleux. Ses deux prolongements latéraux traversent en diagonale les deux régions sous-lenticulaires. Les fibres antérieures, arciformes à concavité antérieure, réunissent les deux bulbes olfactifs. Les fibres postérieures, arciformes à concavité postérieure, solidarisent l’écorce des deux circonvolutions de l’hippocampe.

G. Schwalbe, anatomiste allemand (1844-1916)

Syn. anc. commissure blanche antérieure, commissure olfactive, commissure du rhinencéphale, commissure rostrale

[H5]

Édit. 2015

commissure labiale l.f.

commissura labiorum (TA)

labial commissure

Jonction entre les lévres supérieure et inférieure à l'angle de la bouche.
Elle donne insertion à des muscles peauciers qui la modifie lors de la mimique : muscles élévateurs, buccinateur, grand zygomatique  et risorius pour l'expression de la joie,  muscles abaisseurs, abaisseur de l'angle de la bouche, triangulaire des lévres, canin, petit zygomatique pour la tristesse

G. Duchenne de Boulogne, médecin français (1806-1875)

angle de la bouche

[A1, P3]

Édit. 2020

communication interventriculaire l.f.

interventricular septal defect

Orifice anormal généralement congénital de la cloison cardiaque faisant communiquer les deux ventricules : si la résistance pulmonaire demeure basse, la communication interventriculaire entraîne un shunt gauche-droit, et peut se compliquer d’une greffe septique.
Toutes les dimensions peuvent être observées depuis la petite fistule fibreuse (maladie de Roger) jusqu’aux orifices de grandes dimensions et au ventricule unique. Les communications peuvent être multiples. Ces communications à gros débit, et/ou compliquées sont une indication chirurgicale. Cette opération exige une circulation extracorporelle, l’orifice septal étant fermé par suture simple s’il est petit et fibreux, ou par mise en place d’une plaque biologique ou prothétique.

Sigle CIV

[K2,Q2]

complexe de blocage de l'expression génique par des ARN l.m.

RNA-induced silencing complex

Complexe multiprotéique s’associant à un micro-ARN ou à un petit ARN interférent capable de bloquer les ARN messagers complémentaires en inhibant leur traduction ou en les dégradant.
Impliqué dans le maintien de l’hétérochromatine, il agit en se liant à de petits ARN interférents.

Syn. complexe RITS

Sigle RITS

interférence ARN, micro-ARN, petit ARN interférent, ARN message, protéine argonaute, hétérochromatine

[Q1]

Édit. 2019

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