Gosset (procédé de) l.m.
Gosset's procedure
Méthode d'hémostase au cours de l'hystérectomie extrafasciale.
Une pince longue placée verticalement le long de l'utérus permet la ligature des artères utérine et cervicovaginale.
A. Gosset, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1872-1944)
Graham (test de) l.m.
Graham’s test
Méthode de diagnostic direct de l’oxyurose.
Encore appelée scotch-test ou test à la cellophane adhésive, elle permet le recueil des œufs d’oxyure fixés sur la marge anale et leur examen facile au microscope.
C. F. Graham, anatomopathologiste américain (1941)
Syn. scotch-test, test à la cellophane adhésive
Granjon (opération de) l.f.
Granjon's operation
Méthode chirurgicale de traitement des cloisons transversales du vagin par plastie en VY.
A. Granjon, chirurgien gynécologue français (1956)
Granjon et Parent (opération de) l.f.
Granjon and Parent's operation
Méthode chirurgicale de traitement de l'incontinence urinaire d'effort par cervicocystopexie indirecte en utilisant le muscle pyramidal de l'abdomen isolé et retourné dans l'espace de Retzius.
A. Granjon et B. Parent, gynécologue et chirurgien français (1965)
greffe de cellules souches hématopoïétiques l. fém.
Transfusion de cellules souches hématopoïétiques du sang circulant par cytaphérèse recueillies après stimulation par des facteurs de croissance.
Cette méthode introduite dans les années quatre-vingt-dix remplace le prélèvement médullaire des cellules souches hématopoïétiques Pour une greffe de cellules souches du sang périphérique, les cellules souches sont récupérées dans le sang du donneur. Le sang du donneur passe au travers d'une machine qui ne garde que les cellules souches et réinjecte le reste du sang dans la circulation sanguine du donneur. Les cellules souches ainsi récupérées sont filtrées en vue de leur administration au receveur par perfusion. Si les cellules souches sont prélevées en prévision d'une greffe autologue, on peut les congeler et les conserver pour un usage ultérieur.
Il est important de signaler que depuis les années 90 la transplantation des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse a été remplacée par celle des cellules souches hématopoïétiques circulantes prélevées par cytaphérèse après stimulation par des facteurs de croissance.
→ greffe de cellules souches hématopoïétiques
groupe de réflexion interprofessionnel sur les comités d'éthique l.m.
Instance exécutive du Comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale qui est chargé d'élaborer et de publier une charte nationale portant sur la déontologie et l'éthique de l'expérimentation animale, de faire toute proposition sur sa mise en application et d'adresser à la commission nationale de l'expérimentation animale toute recommandation de méthode susceptible d'améliorer le bien-être des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques.
Ce comité a publié la Charte nationale portant sur l'éthique de l'expérimentation animale
Sigle : GRICE
guide n.m.
leader
En radiologie vasculaire, tige métallique permettant, lors d'un examen par la méthode de Seldinger, d'introduire un cathéter dans un vaisseau par voie transcutanée.
Les guides sont constitués par un fil d'acier inoxydable ou âme, recouvert d'un ressort à spirales très serrées, l'ensemble ressemblant à une corde à piano suffisamment rigide pour faciliter les manoeuvres du cathéter, mais avec une extrémité assez souple pour ne pas être traumatisante. La pluplart sont recouverts d'une mince couche de téflon qui diminue la friction du guide sur le cathéter et réduit le risque de caillottage. Le diamètre du guide doit être parfaitement adapté au calibre interne du trocart et du cathéter. Il s'exprime en principe en "inch" mais est souvent désigné en norme suédoise comme celui des trocarts (tandis que les cathéters sont classés en norme "french") Le guide doit toujours être plus long, d'au moins 20 cm.que le cathéter qu'il va servir à monter. Son extrémité souple est généralement rectiligne, mais il existe des guides à extrémité distale courbe, ou en "J", qui facilitent certains cathétérismes sélectifs.
S. Seldinger, médecin radiologue suédois (1921-1998)
[B2,F1]
Édit. 2018
haploscopie n.f.
haploscopy
Méthode générale d'examen consistant à séparer les objets présentés à chacun des yeux au moyen d'un système réglable permettant de les superposer visuellement.
Les procédés de séparation des deux yeux sont multiples : écrans, systèmes optiques de miroirs ou de prismes, couleurs complémentaires, polarisation, différence de phases, etc.
[P2]
Édit. 2015
haptonomie n.f.
haptonomia
Méthode d'approche affective des malades, basée sur des contacts tactiles cutanés, utilisée lors des soins palliatifs.
Chez les êtres primitifs et les très jeunes enfants, les contacts tactiles constituent la première forme du langage avant les gestes et avant la parole.
Étym. gr. haptô : toucher ; nomizô : avoir l'usage
[H4]
Édit. 2015
hémoperfusion n.f.
hemoperfusion
Méthode d'épuration extrarénale qui fait appel au pouvoir absorbant de certaines substances comme le charbon activé pour retirer de l'organisme diverses substances éventuellement toxiques.
Elle est complémentaire de l'hémodialyse mais ne peut se substituer à elle dans la mesure où elle ne peut assurer le contrôle du bilan hydro-électrolytique et notamment la soustraction d'eau de l'organisme
[M1]
hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une) l.f.
digestive bleeding (radioisotopic measurement)
Confirmation et mesure d'un saignement digestif occulte, effectuées par méthode isotopique.
On prélève quelques millilitres de sang du patient ; les globules rouges sont alors marqués par 51Cr puis réinjectés au patient. Connaissant l'activité du millilitre de sang marqué réinjecté et celle des selles (du jour de l'administration des globules marqués et des jours suivants), on calcule l'élimination fécale quotidienne de sang.
Il a également été proposé d'administrer directement des colloïdes marqués. En cas d'hémorragie digestive importante, on peut déceler un foyer radioactif intraabdominal.
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
[L1]
Hering (test de) l.m.
Hering's test
Méthode d'examen de la correspondance rétinienne.
Elle consiste en la présentation au sujet de deux postimages en croix, l'une horizontale devant un œil, l'autre verticale devant l'autre œil.
K. E. Hering, physiologiste allemand (1868)
[P2]
Édit. 2015
hétérosondage urinaire intermittent l.m.
intermittent catheterization
Sondage uréthrovésical, évacuateur, pratiqué de façon régulière par un personnel soignant en vue de la rééducation d’une vessie neurologique.
Cette méthode combat la rétention chronique et la distension vésicale, et préserve mieux l'intégrité du bas appareil que la sonde à demeure. Plusieurs sondages sont nécessaires chaque jour.Cette technique indiquée dans les rétentions chroniques complètes ou incomplètes, à titre transitoire ou définitif, évite la sonde à demeure et, en permettant l'évacuation complète de la vessie quatre à six fois par jour, vise à prévenir l'infection urinaire. Il peut également favoriser la continence et protège le haut appareil. C'est le mode mictionnel de plus de 80% des handicapés neurologiques. Il est remplacé si cela est possible par l'autosondage.
[M2]
Hijmans van den Bergh (réaction d') l.f.
Hijmans van den Bergh’s reaction
Principe de la méthode du dosage de la bilirubine plasmatique.
Dans la réction d’Hijmans van den Bergh, la quantité de bilirubine conjuguée, dite « directe », est déterminée par la production d’azobilirubine de couleur violette sous l’influence de l’acide sulphanilique diazoté (« diazoréaction »). La bilirubine non conjuguée est, pour sa part, dosée après addition d’alcool (solvants de miscibilité). Elle est, pour cette raison, appelée aussi « bilirubine indirecte ».
Le dosage de la bilirubine basé sur la diazoréaction est toujours utilisé aujourd’hui, sous une forme optimisée, dans les automates modernes de Biochimie. L’alcool initialement utilisé pour la solubilisation de la bilirubine conjuguée est maintenant remplacé par d’autres solvants de misciblité plus efficaces (caféine ou, surtout, agents tensio-actifs).
A. A. Hijmans van den Bergh, médecin interniste hollandais (1913)
Hodge (technique de) l.f.
Hodge's technique
Méthode de radiologie déterminant la longueur de la diaphyse fémorale du fœtus, pour préciser soit l'âge gestationnel soit le risque de nanisme.
La longueur du fémur mesurée quand elle est parallèle au film est multipliée par un facteur de correction (0,9). Normalement, la longueur fémorale est de 7 cm à 36 semaines et de 7,5 cm à 38 semaines.
→ fémur fœtal, mesure de la diaphyse fémorale
Holden et Sovak (technique de) l.f.
Holden and Sovak's technique
Méthode de salpingostomie ampullaire par éversion de la muqueuse tubaire après résection de la portion altérée de l'ampoule.
Cette technique n'est plus guère employée depuis l'apparition de la microchirurgie
F. C. Holden et F. W. Sovak, gynécologues amércains (1932)
[O3]
Édit. 2015
Holger Nielsen (méthode de) l.f.
Holger Nielsen’s method
Méthode de respiration artificielle du sujet en décubitus ventral les bras écartés du corps à 90° et les avant-bras fléchis, consistant à tirer les bras en arrière puis à comprimer fortement la base du thorax.
Technique obsolète.
H. Nielsen, officier et athlète danois (1932)
[G2]
Édit. 2015
Holland (méthode de) l.f.
Holland's method
Méthode de traitement prophylactique des tumeurs trophoblastiques.
Il consiste en une injection de méthotrexate (0,6 mg /kg) répétée six fois, tous les trois à quatre jours.
J. F. Holland, médecin oncologue américain (1967)
[03,F2]
Édit. 2015
homéopathie n.f.
homeopathy
Méthode de traitement dans laquelle on administre, contre une maladie, des substances susceptibles de produire, à doses mesurables, des effets semblables à ceux que détermine la maladie elle-même, les effets thérapeutiques, étant supposés à s’accroître après agitation du produit et en même temps que la concentration du produit devient plus faible.
1) L’homéopathie s’est répandue à la suite d’une idée théorique de Hahnemann, idée qui n’a encore reçu aucune confirmation expérimentale.
2) Dans la langue française le suffixe –pathie s’applique généralement à une maladie et non à une thérapeutique.
S. Hahnemann , médecin allemand (1807)
Étym. gr. homoïos : semblable, pathê : maladie
[G5]
homéothérapie n.f.
homoeotherapy
Méthode thérapeutique selon le principe des semblables.
Étym. gr. homoïos : semblable,thérapéia : traitement
[G5]
hospitalisation à domicile (HAD) l.f.
home hospital
Méthode d’organisation des soins, grâce auquel un malade préalablement hospitalisé peut continuer à recevoir des soins à domicile sur prescription d’un médecin hospitalier.
Des soins lui sont donnés par une équipe de l’établissement de soins (infirmier, aide-soignante, masseur-kinésithérapeute, etc.), en liaison avec son médecin traitant. Cette formule vise à donner au malade, dans son environnement habituel les soins qui n’exigent pas son maintien à l’hôpital. Elle est donc subordonnée à la qualité de l’environnement, confort minimal, présence familiale, etc. L'hospitalisation à domicile implique la pratique de visites régulières par des membres d'une équipe médicosociale polyvalente (médecins, psychologues ou infirmiers) agissant à plusieurs et effectuant un travail coordonné. Elle évite l'hospitalisation de certains malades intolérants à l’hôpital, en les traitant à moindre coût.
Admise pour les maladies organiques, l'HAD n'est pas reconnue en psychiatrie par l'autorité sanitaire ni les organismes sociaux payeurs, pour qui elle appartient au domaine de la prévention, et non des soins. Pourtant des expériences ont été menées, qui ont démontré la possibilité de maintenir certains patients à leur domicile et de les traiter efficacement.
Huguier (opération de) l.f.
Huguier's procedure
Méthode chirurgicale de traitement des prolapsus génitaux et de l'incontinence urinaire d'effort.
Elle comporte trois temps : une colpopexie antérieure rétropubienne, une hystéropexie postérieure et un soutènement intervésicovaginal par une bandelette de peau.
J. Huguier, chirurgien français (1958)
[O3]
Édit. 2015
humidificateur n.m.
humidifier
Appareil permettant d'humidifier l'air inspiré.
L'humidification de l'air se fait normalement dans l'espace mort (nez, trachée et bronches). Lorsque l'espace mort naturel est réduit du fait d'une trachéotomie ou d'une intubation trachéale, il est nécessaire d'humidifier l'air inspiré.
Plusieurs types d'appareils sont utilisés : pulvérisateurs sous pression près de l'orifice de trachéotomie en respiration spontanée, humidificateurs chauffants, à ultrasons ou à évaporation sur le circuit d'insufflation en ventilation artificielle.
Rappelons la vieille méthode d'humidification de l'air de la chambre du malade en faisant bouillir une infusion de feuilles d'eucalyptus.
→ aérosol, échangeur de chaleur et d'humidité, espace mort, humidité relative
[G5]
hybridation moléculaire l.f.
molecular hybridisation
Formation in vitro de molécules double-brin d'ADN, d'ARN ou d'hybrides ADN-ARN par appariement des séquences nucléotidiques complémentaires appartenant à un même brin ou à deux brins différents.
Cette méthode permet de mesurer l'homologie existant entre les séquences de ces molécules. Cette réaction peut se réaliser sur membrane (hybridation sur filtre), ou entre une sonde et le matériel biologique lui-même : tissu, colonie bactérienne, phage de lyse phagique (hybridation in situ).
Syn. hybridation
[Q1]
hybridation fluorescente in situ l.f.
fluorescence in situ hybridation (FISH)
Hybridation in situ faisant appel à une sonde d’ADN marquée par un fluorochrome permettant de visualiser sous le microscope à fluorescence la position d’un fragment d’ADN sur un chromosome.
L’expression méthode Fish est à proscrire.
[Q1]
Édit. 2018