acide salicylique l.m.
salicylic acid
Acide aromatique dont des dérivés sont présents dans de nombreuses plantes et sont utilisés en thérapeutique antiinflammatoire et antipyrétique.
Il peut être employé comme conservateur alimentaire et antiseptique, utilisé en dermatologie dans le traitement des verrues.
Il est le précurseur de l'acide acétylsalicylique.
Étym. lat. salix : saule, d’où il peut être extrait
Syn. acide 2-hydroxybenzoïque
→ acétylsalicylique (acide), aspirine, verrue vulgaire
[C1, G5, J1, R2]
Édit. 2020
acide salicylique topique l.m.
topical salicylic acid
Acide antiseptique, bactéricide, utilisé en dermatologie pour son action kératolytique et dont l'application topique est suivie d'une absorption percutanée non négligeable.
Son action dépend de la concentration utilisée : à faible concentration (<0,3%), il est antiseptique, acidifiant, astringent, antiprurigineux ; de 1 à 2%, il a un effet kératoplastique ; de 2 à 10%, il est kératolytique par dissolution du ciment intercellulaire et effet desquamatif ; au dessus de 10%, il a un pouvoir nécrosant. Ses effets secondaires sont également dépendants de la concentration utilisée : phénomènes d'irritation cutanée réversibles à l'arrêt du traitement, intoxication salicylée, rare mais grave, par passage systémique important, avec acidose métabolique, encéphalopathie, hypoglycémie.
Syn. acide O-hydroxybenzoïque
[C1,G5,J1]
Édit. 2017
acides aminés d'ancrage l.m.p.
anchor residues
Acides aminés qui assurent la liaison d'un peptide aux molécules de classe I ou de classe II du complexe majeur d’histocompatibilité.
[C1,F3]
Édit. 2017
acides de fruits l.m.p.
acids of fruits
Acides faibles organiques caractérisés par une fonction hydroxyle en position alpha de la fonction carboxyle.
Si, à l'origine, il s'agissait d'extraits de fruits, dont les principaux sont l'acide glycolique (provenant de la canne à sucre), l'acide lactique (du petit lait), l'acide tartrique (du raisin), l'acide mandélique (de l'amande), l'acide citrique (des agrumes) et l'acide malique (de la pomme), il existe actuellement des produits de synthèse qui seraient cependant moins efficaces que les produits naturels. Hydratants, plastifiants, ils ont une action épidermique essentielle et des effets dermiques avec stimulation des fibroblastes et du tissu élastique. Indiqués dans les troubles de la kératinisation, en particulier acné, xérose, ichtyose, pili incarnati, les troubles pigmentaires (mélasma) et le vieillissement cutané, ils s'utilisent à faible concentration en crème, lotion ou gel ou à forte concentration pour des peelings.
Syn. acide alpha -hydroxy-acétique, AHA
[C1,G5,J1]
Édit. 2017
acide sénécioïque l.m.
senecioic acid
Acide bêta-méthylcrotonique.
Sa combinaison avec le coenzyme A est un métabolite présent dans les cellules.
[C1,C3]
Édit. 2017
acide shikimique l.m.
shikimic acid
Acide organique formé du cyclohexène-1,2-triol-3,4,5 substitué en 1 par un radical carboxylique.
C'est un terme intermédiaire de la biosynthèse des noyaux aromatiques à partir du glucose, chez de nombreuses souches bactériennes et certaines plantes supérieures.
Ses précurseurs connus sont le sédoheptulose-1,7-diphosphate et l'acide dihydroshikimique. Il conduit directement au noyau indole du tryptophane, aux acides paraaminobenzoïque et parahydroxybenzoïque. Par l'intermédiaire de l'acide préphénique, il donne la phénylalanine et la tyrosine.
Étym. jap. shikimi : anis étoilé
[C1,C3]
Édit. 2017
acide sialique l.m.
sialic acid
Combinaison naturelle de l’acide neuraminique avec l’acide acétique ou avec l’acide glycolique, formant un constituant de la fraction glucidique des glycoprotéines membranaires ou sécrétées.
L’acide sialique contrôle la demi-vie des glycoprotéines plasmatiques (immunoglobulines, hormones peptidiques), sa libération enzymatique permettant aux récepteurs des sialoglycoprotéines, situés sur les hépatocytes, d'internaliser ces protéines et de les soustraire à la circulation générale.
Le premier acide sialique découvert a été isolé de la mucine sousmandibulaire de Boeuf, qui en contient de 20 à 25%. Les acides sialiques sont distribués dans les glycoprotéines et les gangliosides. L'acide sialique O (des mucines d'Ovidés) est l'acide sialique le plus communément rencontré (acide N-acétylneuraminique) ; l'acide sialique B (de Bovidés) est l'acide N,O-diacétylneuraminique ; l'acide sialique P (du Porc) est l'acide N-glycolylneuraminique.
Les acides sialiques sont des acides forts, facilement décarboxylables en milieu acide, donnant des réactions colorées par chauffage avec l'acide sulfurique en présence de nombreux réactifs (coloration violette avec le réactif de Bial). Ils présentent le site récepteur des virus sur les parois cellulaires ; ils sont détachés enzymatiquement par les sialidases (neuraminidases).
Étym. gr. sialon : salive (dérivé d’ose initialement trouvé dans les glycoprotéines de la salive)
Syn. acide N-acétyl-neuraminique
→ sialurie
[C1, C3]
Édit. 2020
acides nucléiques l.m.p.
nucleic acids
Structures polynucléotidiques complexes, de poids moléculaire élevé, présentes dans le noyau des cellules et généralement unies à des protéines pour former des nucléoprotéines.
Les acides nucléiques sont constitués d’un pentose, d’acide phosphorique et de bases puriques et pyrimidiques. On distingue les acides ribonucléiques (ARN) et les acides désoxyribonucléiques (ADN).
→ vaccination par acide nucléique
[C1,C3,Q1]
Édit. 2018
acide stéaridonique l.m.
stearidonic acid
Acide gras polyéthylénique à 18 carbones et 4 doubles liaisons de la famille linolénique (n-3), présent dans certaines huiles végétales telles que l'huile de pépins de cassis.
[C1,C3]
Édit. 2017
acide stéarique l.m.
stearic acid
Acide octadécanoïque : acide gras saturé, présent dans la plupart des huiles et des graisses en petite quantité (2 % dans l'huile d'olive, 4 % dans l'huile d'arachide et dans l'huile de palme, 1 % dans l'huile de noix, 17 % dans le saindoux, 20 à 30 % dans le suif de bœuf ou de mouton, 9 à 10 % dans la graisse de beurre).
Dans la graisse humaine, on en trouve environ 7 % ; mais les phospholipides en sont plus riches.
Il est remarquablement stable chimiquement et solide à la température ordinaire (F = 70°C), comme l'acide palmitique. Le taux de ces deux acides dans les glycérides détermine la consistance plus ou moins solide de ces derniers. La biogénèse de l'acide stéarique s'effectue par condensation de radicaux acétyle provenant essentiellement des glucides ; il peut aussi se former par élongation de l'acide palmitique (addition d'un radical acétyle). Sa dégradation s'effectue dans le foie et dans les muscles en fournissant du gaz carbonique et de l'eau, ainsi que de l'énergie (147 molécules d'ATP par molécule d'acide stéarique).
Étym. gr. stear, steatos : graisse
→ phospholipide, ATP, stéarine
[C1,C3]
Édit. 2017
acides teichoïques l.m.p.
teichoic acids
Polymères à base de glycérol-phosphate ou de ribitol-phosphate, présents dans la paroi des bactéries à Gram positif et de quelques rares bactéries à Gram négatif.
[C1,D1]
Édit. 2020
acide succinique l.m.
succinic acid
Acide butanedioïque, COOH-CH2-CH2-COOH, diacide isolé du succin (ambre jaune) et des tissus végétaux et animaux, peu soluble dans l'eau.
C'est un des éléments du cycle tricarboxylique de Krebs, dans lequel il se forme à partir du succinyl-coenzyme A, et, chez les microorganismes, du cycle glyoxylique, dans lequel il se forme à partir de l'acide isocitrique.
Il est oxydé en acide fumarique sous l'influence de la succinate-déshydrogénase. On l'utilise dans la préparation des laques, des colorants et des esters. Il a des propriétés laxatives.
H. A. Krebs, Sir, biochimiste britannique d’origine allemande, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1953 (1937 et 1940)
Étym. sel volatil de succin
Syn. acide éthanedicarboxylique
[C1, C2, D1, L1]
Édit. 2020
acide sulfurique l.m.
sulphuric acid
Acide fort, de formule H2SO4, liquide incolore, inodore, sirupeux, très caustique, miscible à l'eau en toutes proportions, miscible aux solvants organiques.
L'acide commercial à 66°B contient 98 % de H2SO4. Très corrosif, il doit être manipulé avec précaution. Il peut être utilisé dans l'hypo- ou l'anacidité gastrique (en solution à 10 %), et comme stimulant de l'appétit (à raison de 0,6 à 2 mL dans 200 mL d'eau). L'acide sulfurique fumant (oléum) renferme jusqu'à 80 % d'anhydride SO3.
Syn. huile de vitriol, esprit de vitriol
[C1]
Édit. 2020
acide tartrique l.m.
tartric acid
Diacide-dialcool, insoluble dans l'éther, réduisant le nitrate d'argent et donnant des complexes avec les sels de métaux lourds.
Il existe sous trois formes isomères : l'une inactive par nature (acide mésotartrique), les deux autres respectivement dextrogyre (acide D-tartrique) et lévogyre (acide L-tartrique).
A l'étude de cet acide est lié le nom de Louis Pasteur qui donna la première méthode de dédoublement d'un mélange racémique. L'acide D-tartrique est présent dans certains végétaux, dans les raisins, les feuilles de vigne, la betterave et les fruits. Il a été employé pour la préparation de limonades et pour l'acidification des vins. Il sert également en teinturerie, et plusieurs de ses dérivés ont des usages pharmaceutiques. Seule la forme dextrogyre est utilisée par Penicillium glaucum.
L. Pasteur, biochimiste français, membre de l'Académie de médecine (1822-1895)
Syn. acide dioxysuccinique
[C1]
Édit. 2020
acide taurocholique l.m.
taurocholic acid
Acide biliaire conjugué, formé par la combinaison de l'acide cholique et de la taurine.
Cette forme de conjugaison, dominante ou exclusive chez les carnivores, est plus faible chez l'Homme et dépend du régime (rapport acides glycoconjugués/acides tauroconjugués = 3/1). Sous forme de taurocholate de sodium, il est un constituant des sels biliaires. Il est hydrolysé en taurine et acide cholique par les bactéries intestinales. L'acide cholique est en grande partie réabsorbé dans le système porte et revient dans le foie.
[C1, L1]
Édit. 2020
acide tétradécanoïque l.m.
Syn. acide myristique
[C1,R2]
Édit. 2017
acide tétrahydrofolique l.m.
tetrahydrofolic acid
Dérivé ptérinique représentant la forme biochimiquement active des vitamines du groupe de l'acide folique dans les tissus animaux.
Il est constitué d'un noyau ptéridine substitué et partiellement saturé et d'une molécule d'acide p-aminobenzoïque, dont la fonction carboxylique amidifie une molécule d'acide glutamique.
L'acide tétrahydrofolique joue le rôle de coenzyme dans le transport des radicaux monocarbonés sous leurs différentes formes : il peut prendre à certains substrats (sérine, acide formimino
Sigle THF
[C1,C3,F1,F2,G3,G5]
Édit. 2017
acide tétraiodothyroacétique l.m.
tetraiodothyroacetic acid
Produit de dégradation et d'élimination urinaire de la thyroxine.
Il résulte de la désamination et de la décarboxylation oxydatives de cette hormone
[C1,O4]
Édit. 2017
acide thioctique l.m.
thioctic acid
Étym. gr. thio : soufre ; octô : huit (atomes de carbone)
Syn. acide lipoïque
[C1,C3,D1]
Édit. 2020
acide thymidylique l.m.
thymidylic acid
Nucléotide dont la base est la thymine.
Jusqu'à une période récente, on ne connaissait dans les milieux naturels que l'acide thymidylique à désoxyribose, tel que celui qui figure dans les acides désoxyribonucléiques.
La découverte d'acide thymidylique à ribose dans certains acides ribonucléiques solubles a rendu nécessaire la distinction entre l'acide désoxythymidylique (à désoxyribose) et l'acide thymidylique à ribose. L'acide (désoxy-) thymidylique (à désoxyribose) est formé dans toutes les cellules à partir d'acide désoxyuridylique par transhydroxyméthylation réductrice avec le méthylène-5,10-tétrahydrofolate.
Syn. acide thymidine-monophosphorique
Sigle s. TMP ou dTMP
[C1]
Édit. 2017
acide thymidine-monophosphorique l.m.
Syn. acide thymidylique
[C1]
Édit. 2020
acide timnodonique l.m.
timnodonic acid
Acide gras polyéthylénique à 20 carbones et 5 doubles liaisons de la famille linolénique (n-3), présent dans certaines huiles de poissons.
Sigle EPA (pour EicosaPentaénoïque Acide)
[C1]
Édit. 2017
acide trichloracétique l.m.
trichloracetic acid
Substance chimique se présentant sous forme de cristaux blancs hydrosolubles utilisée soit comme kératolytique pour des peelings cutanés superficiels, moyens ou profonds, soit pour cautériser de petits saignements.
Ses propriétés de germicide, de solvant de la kératine, et de coagulant des protéines, ainsi que son effet caustique, le font utiliser en préparations aqueuses à des concentrations de 20, 30, 40 et parfois 50%.
[C1, J1]
Édit. 2020
acide undécylénique l.m.
undecylenic acid
Acide gras insaturé à 11 atomes de carbone contenant une double liaison 10-11.
L’acide undécylénique et ses sels de zinc ou de calcium sont utilisés en dermatologie pour leurs propriétés fongistatiques sur les dermatophytes
[C1,J1]
Édit. 2017
acide ungulique l.m.
Sulfatide qui a été isolé de la peau, des ongles et des reins et dont la molécule contient de l'acide N-acétylneuraminique et de l'acide sulfurique
[C1, J1, M1]
Édit. 2020