Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

2441 résultats 

acide salicylique l.m.

salicylic acid

Acide aromatique dont des dérivés sont présents dans de nombreuses plantes et sont utilisés en thérapeutique antiinflammatoire et antipyrétique.
Il peut être employé comme conservateur alimentaire et antiseptique, utilisé en dermatologie dans le traitement des verrues.
Il est le précurseur de l'acide acétylsalicylique.

Étym. lat. salix : saule, d’où il peut être extrait

Syn. acide 2-hydroxybenzoïque

acétylsalicylique (acide), aspirine, verrue vulgaire

[C1, G5, J1, R2]

Édit. 2020

acide salicylique topique l.m.

topical salicylic acid

Acide antiseptique, bactéricide, utilisé en dermatologie pour son action kératolytique et dont l'application topique est suivie d'une absorption percutanée non négligeable.
Son action dépend de la concentration utilisée : à faible concentration (<0,3%), il est antiseptique, acidifiant, astringent, antiprurigineux ; de 1 à 2%, il a un effet kératoplastique ; de 2 à 10%, il est kératolytique par dissolution du ciment intercellulaire et effet desquamatif ; au dessus de 10%, il a un pouvoir nécrosant. Ses effets secondaires sont également dépendants de la concentration utilisée : phénomènes d'irritation cutanée réversibles à l'arrêt du traitement, intoxication salicylée, rare mais grave, par passage systémique important, avec acidose métabolique, encéphalopathie, hypoglycémie.

Syn. acide O-hydroxybenzoïque

vaseline salicylée

[C1,G5,J1]

Édit. 2017

acides aminés d'ancrage l.m.p.

anchor residues

Acides aminés qui assurent la liaison d'un peptide aux molécules de classe I ou de classe II du complexe majeur d’histocompatibilité.

[C1,F3]

Édit. 2017

acides de fruits l.m.p.

acids of fruits

Acides faibles organiques caractérisés par une fonction hydroxyle en position alpha de la fonction carboxyle.
Si, à l'origine, il s'agissait d'extraits de fruits, dont les principaux sont l'acide glycolique (provenant de la canne à sucre), l'acide lactique (du petit lait), l'acide tartrique (du raisin), l'acide mandélique (de l'amande), l'acide citrique (des agrumes) et l'acide malique (de la pomme), il existe actuellement des produits de synthèse qui seraient cependant moins efficaces que les produits naturels. Hydratants, plastifiants, ils ont une action épidermique essentielle et des effets dermiques avec stimulation des fibroblastes et du tissu élastique. Indiqués dans les troubles de la kératinisation, en particulier acné, xérose, ichtyose, pili incarnati, les troubles pigmentaires (mélasma) et le vieillissement cutané, ils s'utilisent à faible concentration en crème, lotion ou gel ou à forte concentration pour des peelings.

Syn. acide alpha -hydroxy-acétique, AHA

[C1,G5,J1]

Édit. 2017

acide sénécioïque l.m.

senecioic acid

Acide bêta-méthylcrotonique.
Sa combinaison avec le coenzyme A est un métabolite présent dans les cellules.

[C1,C3]

Édit. 2017

acide shikimique l.m.

shikimic acid

Acide organique formé du cyclohexène-1,2-triol-3,4,5 substitué en 1 par un radical carboxylique.
C'est un terme intermédiaire de la biosynthèse des noyaux aromatiques à partir du glucose, chez de nombreuses souches bactériennes et certaines plantes supérieures.
Ses précurseurs connus sont le sédoheptulose-1,7-diphosphate et l'acide dihydroshikimique. Il conduit directement au noyau indole du tryptophane, aux acides paraaminobenzoïque et parahydroxybenzoïque. Par l'intermédiaire de l'acide préphénique, il donne la phénylalanine et la tyrosine.

Étym. jap. shikimi : anis étoilé

[C1,C3]

Édit. 2017

acide sialique l.m.

sialic acid

Combinaison naturelle de l’acide neuraminique avec l’acide acétique ou avec l’acide glycolique, formant un constituant de la fraction glucidique des glycoprotéines membranaires ou sécrétées.
L’acide sialique contrôle la demi-vie des glycoprotéines plasmatiques (immunoglobulines, hormones peptidiques), sa libération enzymatique permettant aux récepteurs des sialoglycoprotéines, situés sur les hépatocytes, d'internaliser ces protéines et de les soustraire à la circulation générale.
Le premier acide sialique découvert a été isolé de la mucine sousmandibulaire de Boeuf, qui en contient de 20 à 25%. Les acides sialiques sont distribués dans les glycoprotéines et les gangliosides. L'acide sialique O (des mucines d'Ovidés) est l'acide sialique le plus communément rencontré (acide N-acétylneuraminique) ; l'acide sialique B (de Bovidés) est l'acide N,O-diacétylneuraminique ; l'acide sialique P (du Porc) est l'acide N-glycolylneuraminique.
Les acides sialiques sont des acides forts, facilement décarboxylables en milieu acide, donnant des réactions colorées par chauffage avec l'acide sulfurique en présence de nombreux réactifs (coloration violette avec le réactif de Bial). Ils présentent le site récepteur des virus sur les parois cellulaires ; ils sont détachés enzymatiquement par les sialidases (neuraminidases).

Étym. gr. sialon : salive (dérivé d’ose initialement trouvé dans les glycoprotéines de la salive)

Syn. acide N-acétyl-neuraminique

sialurie

[C1, C3]

Édit. 2020

acides nucléiques l.m.p.

nucleic acids

Structures polynucléotidiques complexes, de poids moléculaire élevé, présentes dans le noyau des cellules et généralement unies à des protéines pour former des nucléoprotéines.
Les acides nucléiques sont constitués d’un pentose, d’acide phosphorique et de bases puriques et pyrimidiques. On distingue les acides ribonucléiques (ARN) et les acides désoxyribonucléiques (ADN).

vaccination par acide nucléique

[C1,C3,Q1]

Édit. 2018

acide stéaridonique l.m.

stearidonic acid

Acide gras polyéthylénique à 18 carbones et 4 doubles liaisons de la famille linolénique (n-3), présent dans certaines huiles végétales telles que l'huile de pépins de cassis.

[C1,C3]

Édit. 2017

acide stéarique l.m.

stearic acid

Acide octadécanoïque : acide gras saturé, présent dans la plupart des huiles et des graisses en petite quantité (2 % dans l'huile d'olive, 4 % dans l'huile d'arachide et dans l'huile de palme, 1 % dans l'huile de noix, 17 % dans le saindoux, 20 à 30 % dans le suif de bœuf ou de mouton, 9 à 10 % dans la graisse de beurre).
Dans la graisse humaine, on en trouve environ 7 % ; mais les phospholipides en sont plus riches.
Il est remarquablement stable chimiquement et solide à la température ordinaire (F = 70°C), comme l'acide palmitique. Le taux de ces deux acides dans les glycérides détermine la consistance plus ou moins solide de ces derniers. La biogénèse de l'acide stéarique s'effectue par condensation de radicaux acétyle provenant essentiellement des glucides ; il peut aussi se former par élongation de l'acide palmitique (addition d'un radical acétyle). Sa dégradation s'effectue dans le foie et dans les muscles en fournissant du gaz carbonique et de l'eau, ainsi que de l'énergie (147 molécules d'ATP par molécule d'acide stéarique).

Étym. gr. stear, steatos : graisse

phospholipide, ATP, stéarine

[C1,C3]

Édit. 2017

acides teichoïques l.m.p.

teichoic acids

Polymères à base de glycérol-phosphate ou de ribitol-phosphate, présents dans la paroi des bactéries à Gram positif et de quelques rares bactéries à Gram négatif.

[C1,D1]

Édit. 2020

acide succinique l.m.

succinic acid

Acide butanedioïque, COOH-CH2-CH2-COOH, diacide isolé du succin (ambre jaune) et des tissus végétaux et animaux, peu soluble dans l'eau.
C'est un des éléments du cycle tricarboxylique de Krebs, dans lequel il se forme à partir du succinyl-coenzyme A, et, chez les microorganismes, du cycle glyoxylique, dans lequel il se forme à partir de l'acide isocitrique.
Il est oxydé en acide fumarique sous l'influence de la succinate-déshydrogénase. On l'utilise dans la préparation des laques, des colorants et des esters. Il a des propriétés laxatives.

H. A. Krebs, Sir, biochimiste britannique d’origine allemande, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1953 (1937 et 1940)

Étym. sel volatil de succin

Syn. acide éthanedicarboxylique

Krebs (cycle de)

[C1, C2, D1, L1]

Édit. 2020

acide sulfurique l.m.

sulphuric acid

Acide fort, de formule H2SO4, liquide incolore, inodore, sirupeux, très caustique, miscible à l'eau en toutes proportions, miscible aux solvants organiques.
L'acide commercial à 66°B contient 98 % de H2SO4. Très corrosif, il doit être manipulé avec précaution. Il peut être utilisé dans l'hypo- ou l'anacidité gastrique (en solution à 10 %), et comme stimulant de l'appétit (à raison de 0,6 à 2 mL dans 200 mL d'eau). L'acide sulfurique fumant (oléum) renferme jusqu'à 80 % d'anhydride SO3.

Syn. huile de vitriol, esprit de vitriol

[C1]

Édit. 2020

acide tartrique l.m.

tartric acid

Diacide-dialcool, insoluble dans l'éther, réduisant le nitrate d'argent et donnant des complexes avec les sels de métaux lourds.
Il existe sous trois formes isomères : l'une inactive par nature (acide mésotartrique), les deux autres respectivement dextrogyre (acide D-tartrique) et lévogyre (acide L-tartrique).
A l'étude de cet acide est lié le nom de Louis Pasteur qui donna la première méthode de dédoublement d'un mélange racémique. L'acide D-tartrique est présent dans certains végétaux, dans les raisins, les feuilles de vigne, la betterave et les fruits. Il a été employé pour la préparation de limonades et pour l'acidification des vins. Il sert également en teinturerie, et plusieurs de ses dérivés ont des usages pharmaceutiques. Seule la forme dextrogyre est utilisée par Penicillium glaucum.

L. Pasteur, biochimiste français, membre de l'Académie de médecine (1822-1895)

Syn. acide dioxysuccinique

[C1]

Édit. 2020

acide taurocholique l.m.

taurocholic acid

Acide biliaire conjugué, formé par la combinaison de l'acide cholique et de la taurine.
Cette forme de conjugaison, dominante ou exclusive chez les carnivores, est plus faible chez l'Homme et dépend du régime (rapport acides glycoconjugués/acides tauroconjugués = 3/1). Sous forme de taurocholate de sodium, il est un constituant des sels biliaires. Il est hydrolysé en taurine et acide cholique par les bactéries intestinales. L'acide cholique est en grande partie réabsorbé dans le système porte et revient dans le foie.

[C1, L1]

Édit. 2020

acide tétradécanoïque l.m.

Syn. acide myristique

acide myristique

[C1,R2]

Édit. 2017

acide tétrahydrofolique l.m.

tetrahydrofolic acid

Dérivé ptérinique représentant la forme biochimiquement active des vitamines du groupe de l'acide folique dans les tissus animaux.
Il est constitué d'un noyau ptéridine substitué et partiellement saturé et d'une molécule d'acide p-aminobenzoïque, dont la fonction carboxylique amidifie une molécule d'acide glutamique.
L'acide tétrahydrofolique joue le rôle de coenzyme dans le transport des radicaux monocarbonés sous leurs différentes formes : il peut prendre à certains substrats (sérine, acide formiminoglutamique, etc.) un tel radical monocarboné, ce qui explique la découverte des dérivés suivants : acides N5-formyl-tétrahydrofolique (acide folinique), N10-formyl-tétrahydrofolique, N5.10-méthényl-tétra-hydrofolique, N5.10-méthylène-tétrahydrofolique, N5-formimino-tétrahydrofolique, N5-méthyl-tétrahydrofolique, toutes formes capables de se transformer l'une en l'autre sous l'action d'enzymes spécifiques. Ces dérivés peuvent à leur tour céder l'unité monocarbonée qu'ils portent à différents accepteurs. L'acide tétrahydrofolique intervient ainsi dans la biosynthèse de la sérine à partir de la glycine, dans celle de la méthionine, des bases puriques, de la thymine. La réduction enzymatique de l'acide folique en acide tétrahydrofolique est une étape indispensable au rôle métabolique de cette vitamine. L'acide tétrahydrofolique est aussi un donneur d'hydrogène, impliqué en particulier dans la biosynthèse des nucléotides à thymine (dTMP) spécifiques de l'ADN, à partir de dUMP, par un cycle entre l'acide dihydrofolique (DHF) et l'acide tétrahydrofolique (THF) ; la réduction du DHF par le NADPH est inhibée par les antifoliques qui sont des analogues structuraux, comme le méthotrexate, et qui sont utilisés comme des antitumoraux.

Sigle THF

[C1,C3,F1,F2,G3,G5]

Édit. 2017

acide tétraiodothyroacétique l.m.

tetraiodothyroacetic acid

Produit de dégradation et d'élimination urinaire de la thyroxine.
Il résulte de la désamination et de la décarboxylation oxydatives de cette hormone

[C1,O4]

Édit. 2017

acide thioctique l.m.

thioctic acid

Étym. gr. thio : soufre ; octô : huit (atomes de carbone)

Syn. acide lipoïque

acide lipoïque

[C1,C3,D1]

Édit. 2020

acide thymidylique l.m.

thymidylic acid

Nucléotide dont la base est la thymine.
Jusqu'à une période récente, on ne connaissait dans les milieux naturels que l'acide thymidylique à désoxyribose, tel que celui qui figure dans les acides désoxyribonucléiques.
La découverte d'acide thymidylique à ribose dans certains acides ribonucléiques solubles a rendu nécessaire la distinction entre l'acide désoxythymidylique (à désoxyribose) et l'acide thymidylique à ribose. L'acide (désoxy-) thymidylique (à désoxyribose) est formé dans toutes les cellules à partir d'acide désoxyuridylique par transhydroxyméthylation réductrice avec le méthylène-5,10-tétrahydrofolate.

Syn. acide thymidine-monophosphorique

Sigle s. TMP ou dTMP

[C1]

Édit. 2017

acide thymidine-monophosphorique l.m.

Syn. acide thymidylique

acide thymidylique

[C1]

Édit. 2020

acide timnodonique l.m.

timnodonic acid

Acide gras polyéthylénique à 20 carbones et 5 doubles liaisons de la famille linolénique (n-3), présent dans certaines huiles de poissons.

Sigle EPA (pour EicosaPentaénoïque Acide)

[C1]

Édit. 2017

acide trichloracétique l.m.

trichloracetic acid

Substance chimique se présentant sous forme de cristaux blancs hydrosolubles utilisée soit comme kératolytique pour des peelings cutanés superficiels, moyens ou profonds, soit pour cautériser de petits saignements.
Ses propriétés de germicide, de solvant de la kératine, et de coagulant des protéines, ainsi que son effet caustique, le font utiliser en préparations aqueuses à des concentrations de 20, 30, 40 et parfois 50%.

[C1, J1]

Édit. 2020

acide undécylénique l.m.

undecylenic acid

Acide gras insaturé à 11 atomes de carbone contenant une double liaison 10-11.
L’acide undécylénique et ses sels de zinc ou de calcium sont utilisés en dermatologie pour leurs propriétés fongistatiques sur les dermatophytes

[C1,J1]

Édit. 2017

acide ungulique l.m.

Sulfatide qui a été isolé de la peau, des ongles et des reins et dont la molécule contient de l'acide N-acétylneuraminique et de l'acide sulfurique

[C1, J1, M1]

Édit. 2020

| page précédente | /98 | page suivante