épispadias n.m.
epispadias
Malformation de l'urèthre et du mésoderme de la paroi abdominale antérieure, caractérisée par un arrêt de développement de sa paroi dorsale, reportant le méat plus ou moins loin sur le dos de la verge ou la région pubienne, s'accompagnant d'une dysjonction symphysaire.
Chez le garçon, deux catégories d'épispadias sont de gravité très différente :
- les formes antérieures, balaniques ou péniennes, ouvrent la verge sur sa face dorsale et ne constituent qu'une anomalie morphologique assez facilement curable chirurgicalement,
- les formes postérieures, par contre, où le méat se présente comme une déhiscence cutanée sous-pubienne en forme d'ogive, intéressent la région cervicoprostatique et donc sphinctérienne, créant une incontinence urinaire totale dont la difficulté thérapeutique rejoint celle de l'exstrophie vésicale.
Chez la fille, l'urèthre est extrêmement court et l'atteinte sphinctérienne constante, l'incontinence inévitable.
[M2, O6, Q2]
Édit. 2020
épithélioma intra-épidermique l.m.
intraepidermal epithelioma
Tumeur cutanée rare qui se présente cliniquement sous la forme d'une plaque bien circonscrite, ovalaire ou polycyclique, légèrement surélevée, à surface plus ou moins squameuse et de teinte rosée ou brunâtre, caractérisée histologiquement par un remaniement épidermique limité au corps muqueux et dû à la présence dans celui-ci d'amas ou tourbillons cellulaires.
Cet aspect histologique est en réalité très diversement interprété, et l'existence même de l'épithélioma intra-épidermique, auquel ont été accolés les noms de Borst et de Jadassohn est même controversée. En effet, l'appellation épithélioma intra-épidermique de Borst-Jadassohn, ne devrait pas être conservée puisqu'elle réunit deux faits différents : d'une part, le phénomène de Borst, ou envahissement de l'épiderme par un carcinome spinocellulaire qui, ailleurs, pénètre le derme et, d'autre part, le phénomène de Jadassohn, c'est-à-dire l'origine intra-épidermique multicentrique d'un carcinome basocellulaire. Si certains pensent que, bien que rare, l'entité épithélioma intra-épidermique existe réellement en tant qu'état pré-épithéliomateux donc de carcinome in situ, pour les autres, il s'agit d'une lésion bénigne qui correspond soit à une prolifération épidermique telle que la verrue séborrhéique ou l'acanthome intra-épidermique de Haber, soit à une tumeur annexielle intra-épidermique telle que l'hidroacanthome de Smith et Coburn.
M. Borst, anatomopathologiste (1904) et J. Jadassohn (1926) dermatologue allemands ; H. Haber, dermatologue britannique d’origine tchèque (1953) ; J. G. Coburn et J. L. Smith, anatomopathologistes britanniques (1986)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
Syn. acanthome intra-épidermique, hidroacanthoma simplex
[F5,A3,J1]
Édit. 2018
épithélioma sébacé l.m.
sebaceous carcinoma
Variété de tumeur cutanée correspondant, pour les uns, à un carcinome sébacé, pour d'autres à une forme moins agressive intermédiaire entre l'adénome et le carcinome sébacés.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
→ cancer sébacé, hyperplasie sébacée, adénome sébacé
[A3, F5, J1]
Édit. 2020
érosion n.f.
erosion
Perte de substance cutanée ou muqueuse superficielle n'intéressant que l'épiderme et le sommet des papilles dermiques, ou l'épithélium malpighien, et s'épidermisant habituellement sans laisser de cicatrices.
Une érosion peut être la seule indication d'une lésion bulleuse préexistante, surtout muqueuse, dont le toit a très vite disparu du fait des conditions locales.
Étym. lat. erodere : ronger
Syn. exulcération
[J1]
Édit. 2018
éruptif adj.
eruptive
Qui se caractérise par une éruption cutanée : maladie éruptive.
Étym. lat. erumpere : sortir
[J1]
Édit. 2018
érythème n.m.
erythema
Lésion élémentaire cutanée caractérisée par une rougeur congestive, localisée ou diffuse, liée à une vasodilatation et disparaissant à la vitropression, observée dans un grand nombre de dermatoses dont elle représente parfois le symptôme majeur.
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
[J1]
Édit. 2018
érythème du neuvième jour l.m.
erythema of the ninth day
Manifestation la plus fréquente de l'allergie médicamenteuse cutanée apparaissant en moyenne entre cinq et quinze jours après le début du traitement, pouvant revêtir différents aspects (tels qu’une éruption morbilliforme, roséoliforme ou scarlatiniforme, parfois réticulée, livédoïde ou purpurique), dont aucun n'est spécifique de l'étiologie médicamenteuse, mais qui parfois possèdent quelques caractères évocateurs : absence d'atteinte muqueuse, respect du visage, aspect polymorphe, prurit quasi-constant.
L'exanthème disparaît en une à deux semaines après l'arrêt du médicament. Les récidives sont fréquentes en cas de réintroduction du médicament, avec parfois des tableaux beaucoup plus sévères.
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
[J1,F3,G3]
Édit. 2018
érythème lupique l.m.
lupic erythema
Manifestation cutanée la plus fréquente et la plus caractéristique du lupus érythémateux disséminé.
L’érythème cutané lupique est soit localisé au visage où il a une disposition caractéristique en ailes de papillon (vespertilio) ou en morsure de loup (lupus), soit périphérique et alors fait de lésions banales à type de papules érythémateuses disséminées sur les bras et les jambes, laissant place, à sa disparition, à des zones de dépigmentation. Aux doigts, les lésions prennent un aspect érythématosquameux respectant la peau située en regard des articulations.
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
→ lupus érythémateux disséminé
[J1,N3]
Édit. 2018
érythème marginé de Besnier l.m.
erythema marginatum of Besnier
Éruption cutanée érythématopapuleuse non prurigineuse observée au cours du rhumatisme articulaire aigu.
L'éruption siège sur le tronc, les fesses et la racine des membres. L'extension se fait de manière centrifuge et les plaques peuvent confluer. Les lésions apparaissent en quelques heures et la pression les fait disparaître. Survenant à la phase précoce de la maladie, elles sont souvent associées aux atteintes cardiaques.
E. Besnier, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1831-1909)
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
[J1,D1,K1]
Édit. 2018
érythème marginé discoïde de Besnier l.m.
erythema annulare rheumaticum
Éruption cutanée siégeant sur le tronc, formée de plaques érythémateuses arrondies s'étendant de manière centrifuge avec une bordure périphérique plus marquée et réalisant un aspect clinique d'érythème annulaire centrifuge.
Elle apparaît assez rarement, et d'une façon fugace, au cours de certaines crises graves de rhumatisme articulaire aigu.
E. Besnier, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1831-1909)
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
Syn. érythème annulaire rhumatismal, érythème marginé rhumatismal
[J1,D1,K1]
Édit. 2018
érythème noueux l.m.
erythema nodosum
Forme typique d'hypodermite nodulaire aigüe débutant par un syndrome fébrile d'allure grippale qui précède l'apparition de nouures, douloureuses surtout lors de la station debout, chaudes, fermes, peu nombreuses, mesurant de un à quatre centimètres, et siégeant sur les faces d'extension des jambes et des genoux, moins souvent sur les cuisses et les avant-bras.
L’histologie montrerait une péricapillarite à polynucléaires neutrophiles au début, enrichie plus tardivement d’un infiltrat lymphohistiocytaire.
L'évolution se fait vers la disparition des nouures, spontanée ou sous traitement ; chaque élément passe par les teintes de la biligénie locale et disparaît sans séquelles. Les récidives sont fréquentes. Alors qu'autrefois l'érythème noueux était considéré comme une manifestation de la primo-infection tuberculeuse, les causes en sont actuellement nombreuses : sarcoïdose, yersiniose, suspectée en cas de syndrome pseudoappendiculaire précédant les nouures, infection à streptocoque bêta hémolytique, évoquée devant l'existence d'une angine précédant l'éruption cutanée, médicaments (aspirine, anti-inflammatoire non stéroïdien, œstroprogestatif), infection à Chlamydiae, maladie des griffes du chat, tuberculose, poussées de rectocolite hémorragique ou de maladie de Crohn, etc. Le traitement est celui de la cause.
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
[J1,D1,N3]
Édit. 2018
érythrodermie ichtyosiforme congénitale bulleuse l.f.
Brocq’s bullous erythroderma ichthyosiformis congenita
Éruption cutanée bulleuse, rougeâtre, à la naissance, puis secondairement hyperkératose avec aspect en "hérisson" secondaire aux squames.
Aspect à la naissance de bébé ébouillanté, puis lors de l'hyperkératose rigidité de la peau aux épaules, genoux et coudes avec importantes squames. Le renouvellement de ces squames est très rapide puisque le kératinocyte traverse l'épiderme de la membrane basale à la couche cornée en 4 jours. Les complications oculaires sont dues aux rétractions cutanées des paupières: ectropion, symblépharon, rougeur conjonctivale et lésions cornéennes. La maladie est due à une mutation dans le gène de la kératine en 12q11-13. La maladie de Leiner-Moussu correspond à la forme infantile de la dermatose. L’affection est autosomique dominante (MIM 113800).
L. Brocq, dermatologue français, membre de l’Académie de Médecine (1902) ; Sir E. W.J. Wilson, dermatologue britannique (1870) ; C. Leiner, pédiatre autrichien (1908), A. Moussous pédiatre français (1857-1926)
Étym. gr. eruthros : rouge ; derma : peau ; ichthus : poisson
Syn. érythrodermie ichtyosiforme bulleuse, hyperkératose épidermolytique, Wilson-Brocq (maladie de), Leiner-Moussus (maladie de)
[J1,O1,Q2]
Édit. 2018
érythrose faciale l.f.
facial erythrosis
Poussée congestive des joues et du nez avec rougeur et sensation de chaleur cutanée, survenant lors des émotions ou après le repas, l'absorption d'alcool ou de mets épicés, une modification de la température externe, ou parfois sans cause évidente.
Elle peut précéder l'apparition d'une couperose ou d'une rosacée qui n'est qu'une érythrose permanente.
Étym. gr. eruthros : rouge
→ couperose, rosacée, bouffée vasomotrice
[J1]
Édit. 2018
escarre de décubitus l.f.
bedsore
Nécrose cutanée survenant chez les patients maintenus en position allongée prolongée au niveau d'une zone de pression: région sacrée, trochantérienne, talonnière etc.
[N1,N2,J2]
Édit. 2018
espundia n.f.
espundia
Forme évolutive de certaines leishmanioses cutanéomuqueuses américaines correspondant à une extension en profondeur de l’ulcération cutanée, atteignant au niveau de la face le palais et envahissant progressivement tout l’appareil respiratoire supérieur.
S’accompagnant de surinfections fréquentes, cette forme entrave considérablement la respiration et l’alimentation. Les espèces parasitaires en cause sont Leishmania guyanensis et L. braziliensis.
Étym. esp. port. esponja : éponge
→ leishmaniose tégumentaire sud-américaine, leishmaniose, Leishmania, Leishmania guyanensis, Leishmania braziliensis
[D1, P1, J1]
Édit. 2019
éveinage n.m.
venous stripping
Procédé chirurgical destiné au traitement de l’incontinence des veines superficielles des membres inférieurs, saphène interne surtout mais aussi saphène externe.
Il consiste à réséquer le segment veineux pathologique par retournement et arrachement, après avoir lié et sectionné cette veine de part et d’autre de la zone pathologique. L’éveinage permet l’arrachement des collatérales veineuses et évite une longue incision cutanée. Cette opération est plus souvent désignée par son nom anglais de "stripping". Sa simplicité et son efficacité en ont fait le traitement de choix des varices des membres inférieurs.
[K3,K4]
Édit. 2018
exanthème n.m.
exanthema
Éruption cutanée d'apparition brutale, transitoire, observée au cours de maladies infectieuses éruptives ou d'allergies médicamenteuses.
Étym. gr. exanthêma : exanthème, efflorescence ; exô : hors de ; anthos : fleur
Syn. rash
[J1]
Édit. 2018
excoriation n.f.
excoriation
Petite ulcération cutanée superficielle d'origine traumatique produite habituellement par grattage de la peau saine ou pathologique avec les ongles.
Les excoriations sont un signe indirect de prurit, quelle qu'en soit la cause, mais ce signe manque à la fois de sensibilité car un prurit très intense peut ne s'accompagner d'aucune lésion de grattage, et de spécificité parce que des excoriations peuvent résulter d'un grattage d'origine psychogène ou d'une pathomimie, en dehors de tout prurit. Elles gênent l'analyse sémiologique des lésions élémentaires et constituent une porte d'entrée pour les pyodermites.
Étym. lat. ex : en dehors ; corium : peau
→ acné excoriée des jeunes filles
[J1]
Édit. 2018
excoriation névrotique l.f.
neurotic excoriation
Lésion cutanée dont le patient ne dissimule pas le caractère provoqué mais irrépressible, même en l'absence de prurit.
De ces conduites de type compulsif concernant les régions accessibles, principalement la face et les membres supérieurs, peuvent être rapprochés les tics de léchage des lèvres, la trichotillomanie, ainsi que l'aggravation de lésions préexistantes comme l'acné.
[J1,H3]
Édit. 2018
exophtalmos pulsatile l.m.
pulsating exophthalmos
Exophtalmie, le plus souvent unilatérale, s'accompagnant d'une vasodilatation cutanée et conjonctivale, d'un chémosis, parfois de douleurs orbitaires.
Les causes principales sont les fistules carotidocaverneuses, les anévrismes artérioveineux orbitaires et les varices orbitaires.
[P2,K4]
Édit. 2018
expansion cutanée l.f.
skin expansion
Technique de chirurgie plastique permettant un gain de surface cutanée.
Cette expansion est obtenue en plaçant sous la peau une poche que l’on gonfle progressivement, sur une durée de trois semaines environ.
[J1]
Édit. 2018
exploration photobiologique l.f.
phototesting
Méthode d'exploration cutanée qui permet, par l'utilisation d'un simulateur solaire, d'étudier les photodermatoses.
Elle comprend quatre parties : le test de Saidman, qui évalue la réponse érythémateuse induite par l'exposition lumineuse, le phototest qui tente de reproduire l'éruption, les photopatchtests qui recherchent la responsabilité d'un agent photosensibilisant, et, éventuellement, la détermination du spectre d'action (longueurs d'onde responsables de la photodermatose).
→ photodermatose, Saidman (test de), phototest, photopatchtest
[B3,j1]
Édit. 2018
face antérieure de la patella l.f.
facies anterior patellae (TA)
anterior surface of patella
Sous-cutanée, elle est convexe et creusée de nombreux trous vasculaires et de sillons verticaux détermines par le passage des faisceaux les plus antérieurs du tendon du muscle quadriceps fémoral.
[A1]
Édit. 2017
face antérieure de la paupière l.f.
facies anterior palpebrae (TA)
anterior surface of eyelid
Face cutanée de la paupière à laquelle on décrit deux portions: la portion tarsale et la portion orbitaire.
→ portion tarsale de la paupière, portion orbitaire de la paupière
[A1]
Édit. 2017
face latérale de la fibula l.f.
facies lateralis corpus fibulae (TA)
lateral surface of shaft of fibula
Convexe en haut, déprimée en gouttière dans sa partie moyenne, elle donne insertion au muscle long fibulaire et au muscle court fibulaire.
A son extrémité inférieure une crête oblique en bas et en arrière délimite une partie antérieure sous-cutanée et une partie postérieure sur laquelle glissent les tendons des muscles fibulaires.
[A1]
Édit. 2017