nécrobiose aseptique d'un léiomyome utérin l.f.
aseptic necrosis of a uterine leiomyoma
Nécrose ischémique d’un fibrome utérin entrainant des douleurs pelviennes, des nausées, parfois un arrêt du transit, de la fièvre et un ramollissement du fibrome.
Elle est plus fréquente au cours de la grossesse et se traite par les médicaments antalgiques, l’intervention chirurgicale ne se justifiant qu'en cas d’incertitude sur le diagnostic ou d’occlusion intestinale confirmée.
Neoehrlichia mikurensis
Neoehrlichia mikurensis
Bactérie intracellulaire à Gram négatif de la famille des Anaplasmataceæ (Ordre des Rickettsiales) responsable d'infections parfois sévères, en particulier chez des sujets immunodéprimés ou splénectomisés.
Le tableau clinique comporte de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des thromboses veineuses susceptibles d'entraîner une ischémie ou une embolie pulmonaire, principalement chez les personnes âgées. Les examens biologiques mettent en évidence une anémie et une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles. Le diagnostic ne peut être établi que par PCR. La bactérie est sensible à la doxycycline.
Cette bactérie, découverte en 2004 au Japon et considérée comme émergente, infecte différents rongeurs en Eurasie ; sa transmission est assurée par des tiques Ixodidés, notamment Ixodes ricinus en Europe. Elle n'est pas cultivable in vitro.
Étym. île de Mikura (sud du Japon)
nephropathia epidemica l.f.
nephropathia epidemica
Forme modérée de fièvre hémorragique avec syndrome rénal, observée en Europe de l'Ouest et en Scandinavie, principalement en Finlande.
Syn. néphropathie épidémique
→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal
Nepuyo (virus)
Nepuyo (virus)
Virus à ARN de la famille des Bunyaviridæ, responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Bunyaviridæ, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant quatre à cinq jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs.
Sigle : NEPV
nostalgie n.f.
nostalgia
Intrication de manifestations psychiques (surtout dépressives) et somatiques ("fièvre hectique") et, parfois, massivement mortelles, mais réversibles avec le retour au foyer (J. Hofer, de Bâle, 1688 : "heimweh", mal du pays).
L'ampleur du phénomène culmina chez les conscrits en campagne lors des levées en masse de la Révolution et de l'Empire. Surtout à partir du premier conflit mondial, la description des divers aspects de la pathologie de guerre et des troubles liés aux traumatismes psychiques rendirent ce concept hors d'usage.
Il reste que la nostalgie préfigure à la fois les approches psychosomatiques et celles, sociales, de la pathologie des transplantés et des migrants.
Johannes Hofer, médecin de Mulhouse (1688)
Étym. gr. nostos : retour ; algos : douleur, ennui
œdème aigu hémorragique de la peau du nourrisson l.m.
acute hemorrhagic oedema of childhood, infantile acute haemorrhagic oedema
Affection résultant d'une vascularite aigüe du jeune enfant de 5 mois à 2 ans avec, comme facteurs déclenchants, une infection des voies aériennes supérieures, une vaccination ou la prise d'un médicament, se traduisant par une fièvre à 38-40°C et quelques signes cutanés qui associent un œdème douloureux et un purpura polymorphe avec des médaillons en cocarde, et dont l'évolution est le plus souvent favorable sans séquelles.
Il n'y a pas d'examens complémentaires discriminants ; on doit éliminer une méningococcémie.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Syn. purpura en cocarde infantile postinfectieux de Seidlmayer
Édit. 2017
OKT3 sigle m.
OKT3
Anticorps monoclonal murin (IgG2a) spécifique de la chaîne gamma de la molécule CD3 humaine.
Cet anticorps est un puissant immunosuppresseur utilisé dans le traitement des rejets de greffe et des réactions de greffon contre l’hôte. La première injection provoque une synthèse massive de cytokines inflammatoires (interféron gamma et TNF alpha) responsables de fièvre, parfois de diarrhée et de syndrome de fuite capillaire.
Édit. 2017
oligoarthrite juvénile l.f.
juvenile oligoarthritis
Concernant le plus souvent les filles (80%), l'oligoarthrite juvénile et débute vers l'âge de 2 à 4 ans, touchant une à quatre articulations au maximum, le plus souvent des membres inférieurs, de façon asymétrique.
La douleur est inconstante chez le petit enfant et le signe d’alerte est fréquemment une augmentation de volume de l'articulation et/ou une boiterie. Dans un tiers des cas, s’associe une iridocyclite asymptomatique qui exige une recherche systématique, répétée, par l’examen à la lampe à fente.
C’est la plus fréquente des arthrites juvéniles idiopathiques (près de 50% des cas). Sa prévalence est comprise entre 15 et 150 enfants pour 100 000, avec une incidence annuelle de 0.1 à 2/100 000 enfants.
Deux sous-groupes sont identifiés : l'oligoarthrite persistante (moins de quatre articulations touchées) et l'oligoarthrite extensive (concernant cinq articulations et plus après 6 mois).
Le syndrome inflammatoire biologique est inconstant mais la recherche de facteurs anti-nucléaires est positive dans 70 à 80% des cas, de spécificité indéterminée et à des taux relativement modérés. Il s'agit d'une maladie de type auto-immun, mais le mécanisme précis et les facteurs déclenchants restent inconnus. Une liaison a été mise en évidence avec les antigènes du système HLA de classe II, HLA DR3 et DRB108.
L'association à une iridocyclite et/ou la présence de facteurs antinucléaires permettent d'affirmer le diagnostic, en l'absence de fièvre et de psoriasis. Les critères d'exclusion sont chez le patient: la présence d'une arthrite systémique, d’une arthrite chez un garçon HLAB27 débutant après l'âge de 6 ans, de facteur rhumatoïde IgM à deux reprises à 3 mois d'intervalle et aussi chez un parent de premier degré : l’existence ou un antécédent de psoriasis, de spondylarthrite ankylosante, d’arthrite et d’enthésite, d'une sacroiliite avec entéropathie inflammatoire, d'une uvéite antérieure aiguë.
Le traitement initial est basé sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas d'échec, l'injection intra-articulaire d'un dérivé corticoïde retard est nécessaire et efficace. L'utilisation d'un traitement de fond (méthotrexate, anti TNF alpha) est réservée aux formes récidivantes et/ou extensives. L'atteinte ophtalmologique doit être traitée par des collyres mydriatiques et corticoïdes, voire une corticothérapie générale dans les formes très sévères. 50% des cas ne sont plus évolutifs à l'âge adulte et les séquelles articulaires sont mineures (asymétrie possible de longueur des membres inférieurs). Dans la moitié des cas, la maladie reste évolutive : extension polyarticulaire et risque de destruction ostéocartilagineuse. Dans 10% des cas, l'iridocyclite entraîne une amblyopie.
Chantal Job-Deslandre, médecin rhumatologue française (2007)
Réf. Orphanet, Chantal Job-Deslandre rhumatologue française (2007)
→ arthrites juvéniles idiopathiques, iridocyclite, facteurs anti-nucléaires, HLA, HLAB27, facteur rhumatoïde, psoriasis, arthrite, enthésite, sacro-iliite, entésopathie, uvéite antérieure aiguë, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti TNF al
[I1,O1]
Édit. 2017
opistorchiase hépatique l.f.
liver opistorchiasis
Variété de distomatose hépatique due à un parasite de la famille des opisthorchidae : Clonorchis sinensis, Opisthorchis felineus en Asie et en Europe de l'Est, Opisthorchis viverrini en Thaïlande et au Laos.
La chair de poisson consommée crue ou peu cuite est à l'origine de la contamination. Les parasites se localisent dans les voies biliaires où ils peuvent provoquer une cholangite se manifestant par des douleurs abdominales et de la fièvre. Cette infection favorise la survenue ultérieure d'un cholangiocarcinome. Le traitement de référence actuel est le praziquantel.
Étym. gr. opisten : en arrière ; orkhis : testicule
Édit. 2017
Orbivirus
Orbivirus
Genre de virus à ARN bicaténaire, de la famille des Reoviridae, à capside icosaédrique, mesurant de 60 à 80 nm.
Les Orbivirus infectent de nombreuses espèces animales dans le monde entier et, pour certains d'entre eux, l'Homme. Ce sont des arbovirus, transmis par différents vecteurs (tiques, Cératopogonides, phlébotomes, moustiques, …). Ils présentent une grande importance en médecine vétérinaire, responsables notamment de la fièvre catarrhale ovine, de la maladie hémorragique épizootique des Cervidés et de la peste équine. Chacun d'eux comprend plusieurs sérotypes.
Édit. 2017
Ornithodoros moubata
Ornithodoros moubata
Acarien de la famille des Argasidae, vivant dans les régions chaudes et sablonneuses d’Afrique et de Madagascar.
Le cycle triphasique de cette espèce comporte de 3 à 8 stades nymphaux. Son habitat est constitué par les terriers d'Oryctérope, de Phacochère, de Porc-épic, mais on le trouve aussi dans les porcheries ou même dans le sol et les anfractuosités des murs des habitations humaines. O. moubata transmet, par la salive et par le liquide coxal, Borrelia duttonii, agent d'une fièvre récurrente africaine.
→ Argasidae, Ornithodoros, fièvre récurrente, Borrelia, Borrelia duttonii, borreliose
[D1, D4]
Édit. 2019
paludisme (anomalies hépatiques du) l.f.
liver abnormalities
Anomalies hépatiques constatées au cours du paludisme habituellement au second plan, derrière la fièvre, les frissons, les céphalées, les myalgies, les nausées, et, dans les formes graves, les troubles de conscience.
Cependant, une hépatomégalie est banale, un ictère, surtout hémolytique est fréquent, ainsi qu'une augmentation discrète de l'activité sérique des enzymes hépatiques. Les cellules de Kupffer sont hypertrophiées et contiennent des érythrocytes phagocytés ; il existe une dilatation sinusoïdale hépatique modérée, et dans les cas graves, une nécrose centrolobulaire. Le diagnostic est fait par l'examen d'un frottis sanguin ou d'une goutte épaisse.
panaris n.m.
panaritium, whitlow, felon (obsolète)
Infection staphylococcique aigüe des éléments constitutifs d'un doigt après inoculation septique, par blessure ou piqûre et, par extension, toute infection aigüe d'un doigt quel que soit le microorganisme responsable.
Le panaris se traduit par une tuméfaction rouge, chaude, douloureuse (douleur pulsatile) d'un doigt, avec fièvre et fréquemment une adénopathie satellite. Le risque est l'extension aux structures anatomiques sous-jacentes avec possibilité de phlegmon des gaines voire d'ostéite.
Il existe de très nombreuses variétés anatomopathologiques de panaris selon la localisation, la profondeur : panaris superficiel ou phlycténulaire, panaris profond sous-dermique le plus habituel, panaris en bouton de chemise, panaris osseux et ostéo-articulaire avec atteinte de l’os et de l’articulation du doigt. Le panaris superficiel périunguéal prend le nom de tourniole. Le traitement associe une excision de la lésion collectée et nécrosée et une antibiothérapie antistaphylococcique. On doit le distinguer du panaris mélanique, du panaris herpétique, du faux panaris d'Osler et du panaris analgésique de Morvan.
Étym. lat. panaricium : panaris
pancréas (cancer du) l.m.
pancreatic cancer
Cancer développé à partir du pancréas exocrine, il s’agit histologiquement d’un adénocarcinome dans 90 % des cas.
Le cancer du pancréas a connu ces dernières années une augmentation significative de son incidence, deuxième cancer digestif après le cancer colorectal. Il est la cinquième cause de décès par cancer. Il survient le plus souvent entre 70 et 80 ans, avec une incidence discrètement plus élevée chez l’homme que chez la femme.
Les facteurs de risque sont dominés par le tabac. Une susceptibilité génétique peut être en cause dans 5 à 10 % des cas.
Le diagnostic est le plus souvent porté à un stade avancé du fait d’une expression tardive de la maladie. Le plus souvent le cancer est localisé à la tête du pancréas et se manifeste par un ictère de type cholestatique, ictère dit « nu » car sans fièvre et souvent sans douleur avec un prurit progressivement croissant. Lorsque le cancer est corporéo-caudal, la découverte est encore plus tardive car se manifestant lorsque la tumeur atteint un volume important responsable de douleurs ou d’un amaigrissement ou au stade métastatique. Il n’y a pas de marqueur tumoral à visée diagnostique. L’Ag CA 19-9 est non spécifique et augmenté en cas d’ictère.
L’imagerie comporte l’échographie, examen de première intention qui, lorsque le cancer est situé au niveau de la tête montre les signes indirects que sont une dilatation de la voie biliaire principale et/ ou du canal de Wirsung et peut visualiser la tumeur d’aspect hypoéchogène le plus souvent ; elle contribue au bilan d’extension. L’examen tomodensitométrique thoraco-abdomino-pelvien visualise la tumeur hypodense dans la majorité des cas, permet de détecter les métastases et l’envahissement artériel, veineux, ganglionnaire.
L’exérèse chirurgicale reste la seule chance de guérison mais seuls 20 % des patients ont une tumeur localisée, non métastasée et résécable. Après intervention, le taux de survie à 5 ans a augmenté significativement ces dernières années étant actuellement de l’ordre de 30 %. Cette amélioration est due à une baisse de la mortalité opératoire divisée par 3, à une meilleure sélection des patients et à l’utilisation de la chimiothérapie adjuvante post-opératoire. La résection ne doit pas être réalisée en cas de maladie métastatique ou d’envahissement de l’artère mésentérique ou du tronc cœliaque. L’atteinte veineuse même complexe n’est pas une limite à la résection. En cas de tumeur résécable, la biopsie est inutile, le diagnostic histologique sera obtenu par l’examen anatomopathologique de la pièce d’exérèse mais la biopsie est impérative si un traitement chirurgical n’est pas envisagé. Une chimiothérapie adjuvante de 6 mois est un standard après l’intervention chirurgicale.
Les malades ayant un cancer localement avancé sont traités par chimiothérapie ou radio-chimiothérapie. Un petit nombre d’entre eux, qui est très faible, peut secondairement être opéré, mais globalement leur survie reste médiocre.
Les malades en situation métastatique sont traités par chimiothérapie.
En cas d’ictère, le « déjaunissement » est obtenu le plus souvent par pose endoscopique d’une prothèse.
Différents protocoles de chimiothérapie sont proposés. La Gemcitabine garde sa place chez les patients âgés de plus de 75 ans, dont le score OMS est supérieur à 1. Pour les patients en excellent état général (OMS 0-1) avec une bilirubine normale, le FOLFIRINOX est le standard,
association médicamenteuse (FOL-F-IRIN-OX : acide folinique, 5 fluoro-uracile, irinotécan, oxalipalatine).
Une faible proportion d’adénocarcinomes du pancréas survient dans un contexte d’agrégation familiale évoquant une prédisposition génétique. Dans ces cas il faut distinguer les formes syndromiques et les formes familiales non syndromiques. Les formes syndromiques son très rares. Il s’agit des pancréatites chroniques héréditaires, du syndrome de Peutz-Jeghers, des formes héréditaires de mélanome cutané associées aux mutations du gène CDKN2A/p16INK4a, des formes héréditaires de cancers du sein et de l’ovaire associées aux mutations des gènes BRCA 1 et 2. Le risque cumulé de cancer du pancréas au cours de l’existence chez les sujets porteurs de la mutation du gène BRCA 2 est le l’ordre de 5 % et plus important en cas d’antécédent familial de cancer du pancréas.
Les formes familiales non syndromiques concernent des familles parmi lesquelles plusieurs membres sont atteints d’un adénocarcinome (au moins 2 apparentés au premier degré ou au moins 3 apparentés quel que soit le degré). Le déterminisme génétique n’est pas encore bien identifié. Les sujets à risque élevé doivent bénéficier d’un dépistage.
→ CDKN2A/p16INK4a, BRCA gene 1 et 2, Peutz-Jeghers (syndrome de)
[F2, L1]
Édit. 2020
pancréatique (nécrose) l.f.
pancreatic necrosis
Lésion tissulaire irréversible qui s'est constituée au cours des pancréatites aigües.
La plus grave des complications des poussées de pancréatite aigüe (quelle qu'en soit l'étiologie), elle s'accompagne d'une mortalité élevée.
La nécrose a tendance à déborder la loge pancréatique et peut même se localiser en dehors de l'abdomen (peau).
Elle résulte de l'activation des enzymes pancréatiques (trypsine et autres protéases) qui, libérées dans le parenchyme pancréatique, provoquent son "autodigestion". Ce mécanisme complexe n'est pas encore parfaitement expliqué.
La nécrose peut s'accompagner de foyers hémorragiques intrapancréatiques et d'îlots de nécrose graisseuse (cytostéatonécrose) parsemant le péritoine, même à distance de la région pancréatique.
Les foyers nécrotiques peuvent se surinfecter, ou s'étendre aux organes de voisinage ou entraînant des hémorragies ou des fistules (principalement coliques), ou s'organiser en "faux kystes". À ces éventualités, correspondent les diverses indications opératoires qui peuvent se poser au cours et au décours de l'évolution des pancréatites aigües.
Le diagnostic se fait sur la tomodensitométrie abdominale avec injection intraveineuse de produit de contraste ; la nécrose apparait comme une zone avasculaire non rehaussée après injection. L'examen histologique des prélèvements peropératoires éventuels est systématique. La principale complication de la nécrose est son risque de surinfection qui doit être suspectée en cas de bactériémie, de fièvre et de modifications des lésions aux tomodensitométries successives, et être affirmée par des ponctions. La tendance actuelle est de ne pas opérer de principe les malades ayant une nécrose pancréatique, sauf si elle est surinfectée.
paracétamol n.m.
paracetamol
Médicament symptomatique de la fièvre et de la douleur d'intensité moyenne, pratiquement dénué d'activité anti-inflammatoire et possédant des effets indésirables minimes aux doses thérapeutiques.
Largement utilisé chez l'adulte comme chez l'enfant, sa consommation à titre d'antalgique-antipyrétique est devenue voisine de celle de l'aspirine. Hépatotoxique à doses massives souvent ingérées dans un but de suicide.
Médicament essentiel de l'OMS.
Syn. acetaminophen
paratyphoïde n.f.
paratyphoid fever
Fièvre typhoïde provoquée par l’un des trois bacilles paratyphiques.
péliose hépatique l.f.
liver peliosis
Affection, principalement due à des bactéries du genre Bartonella, caractérisée par une prolifération vasculaire et une dilatation des sinusoïdes hépatiques.
Cliniquement, la maladie associe une fièvre, des douleurs abdominales et des troubles digestifs. Elle s'observe le plus souvent chez des personnes immunodéprimées. La bactérie en cause est surtout Bartonella henselae, observée principalement chez les sidéens ; elle se maintient chez le chat par l'intermédiaire des puces de cet animal. Le germe peut être isolé sur culture cellulaire ou parfois sur gélose au sang ; le diagnostic peut aussi reposer sur la PCR ou le séquençage du gène de L'ARNr 16S. L'administration d'érythromycine par voie parentérale durant plusieurs mois est le traitement de choix.
Étym. du gr. pélios, sombre
Syn. angiomatose hépatique, péliose bacillaire
→ Bartonella, Bartonella henselae, bartonellose
pelvipéritonite du postabortum l.f.
post-abortion pelviperitonitis
Complication infectieuse la plus commune des avortements provoqués, débutant quelques jours après l'avortement.
Elle se traduit par une fièvre élevée, une accélération du pouls, associée à des signes discrets d'irritation péritonéale (nausées, vomissements, arrêt du transit intestinal) avec douleurs hypogastriques plus ou moins vives. Les signes d'examen sont localisés à la partie basse de l'abdomen avec douleur provoquée et défense pariétale de siège sousombilical à maximum hypogastrique. Le toucher vaginal objective un utérus bloqué, douloureux à toute tentative de mobilisation. Les culs-de-sac latéraux et le Douglas sont le siège d'un empâtement diffus et douloureux. L’examen de sang montre une hyperleucocytose avec polynucléose. L'évolution traitée peut se faire vers la résolution et la guérison avec séquelles à type d'algies ou stérilité. Des complications peuvent survenir : salpingite, abcès du Douglas, phlegmon du ligament large, péritonite généralisée.
périhépatite n.f.
perihepatitis
Péritonite localisée autour du foie, secondaire à une infection gynécologique plus souvent due à Chlamydia trachomatis qu'à Neisseria gonorrhoeae.
Des douleurs de l'hypocondre droit, une fièvre et une douleur à la palpation du foie augmentant à l’inspiration font souvent passer les symptômes de l'infection génitale au second plan. Un frottement péritonéal est possible. L'échographie est normale, les tests hépatiques sont normaux ou peu perturbés. Le germe responsable peut être isolé dans les sécrétions vaginales, les adhérences périhépatiques et, pour N. gonorrheae, du sang et d'éventuelles atteintes cutanées et articulaires. La laparoscopie montre les adhérences périhépatiques “en corde à violon”. Le traitement antibiotique adapté permet la guérison.
périhépatite d'origine génitale l.f.
gonococcal perihepatitis, Fitz-Hugh and Curtis’ syndrome
Péritonite localisée péri-hépatique consécutive, chez la femme, à la propagation d'une infection de la trompe de Fallope due au gonocoque ou à Chlamydia trachomatis.
Elle se traduit par une douleur vive de l'hypochondre droit accompagnée de fièvre. La laparoscopie permet le diagnostic et les prélèvements pour isolement de la bactérie en cause.
T. L. Fitz-Hugh Jr, médecin interniste américain (1934) ; A. H. Curtis, gynécologue américain (1930)
Syn. syndrome de Fitz-Hugh et Curtis
péritonite du postabortum l.f.
post-abortion peritonitis
Complication infectieuse la plus commune des avortements provoqués, débutant quelques jours après l'avortement.
Elle se traduit par une fièvre élevée, une accélération du pouls, associée à des signes discrets d'irritation péritonéale (nausées, vomissements, arrêt du transit intestinal) avec douleurs hypogastriques plus ou moins vives. Les signes d'examen sont localisés à la partie basse de l'abdomen avec douleur provoquée et défense pariétale, de siège sousombilical à maximum hypogastrique. Le toucher vaginal objective un utérus bloqué, douloureux à toute tentative de mobilisation. Les culs-de-sac latéraux et de Douglas sont le siège d'un empâtement diffus et douloureux. L’examen de sang montre une hyperleucocytose avec polynucléose. L'évolution traitée peut se faire vers la résolution et la guérison avec séquelles à type d'algies ou stérilité. Des complications peuvent survenir : salpingite, abcès du Douglas, phlegmon du ligament large, péritonite généralisée.
péritonite spontanée bactérienne (PSB) l.f.
spontaneous bacterial peritonitis
Infection bactérienne du péritoine à germes banals survenant en l'absence de lésion infectieuse ou de perforation des organes intraabdominaux.
Il s'agit principalement d'infection bactérienne d'une ascite préexistante compliquant une cirrhose, rarement de péritonite primitive, généralement pneumococcique.
La PSB est une complication très grave de la cirrhose, avec une mortalité à court terme de 20-50% et un pronostic très sévère à un an chez les survivants. Elle est secondaire à une bactériémie le plus souvent d'origine entérique, urinaire, respiratoire ou cutanée. Des douleurs abdominales, une fièvre ou une hypothermie, un iléus, une dégradation des fonctions hépatiques (ictère, encéphalopathie), une hémorragie digestive, une insuffisance rénale ou un choc infectieux peuvent la révéler quand elle n'est pas asymptomatique, découverte par une ponction systématique. L'examen du liquide de ponction montre un liquide clair ou trouble contenant des polynucléaires neutrophiles en excès (>100/µL). Le germe responsable (Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, streptocoques, entérocoques, Clostridium notamment) peut être isolé du liquide d'ascite, des hémocultures, des urines. Un traitement antibiotique précoce et adapté réduit la mortalité.
phlébite de la grossesse l.f.
thrombophlebitis of pregnancy
Phlébite survenant pendant la grossesse, le plus souvent au 3e trimestre.
Elle est favorisée par l'hypercoagulabilité et la stase veineuse induites par la grossesse, et par des facteurs individuels : varices, antécédents thrombo-emboliques, alitement prolongé, hémorragies obstétricales, âge supérieur à 35 ans, grande multiparité. La phlébite peut être superficielle, se traduisant par un cordon veineux douloureux et inflammatoire, situé sur le trajet d'une varice superficielle. Sans gravité, elle nécessite alors une contention locale et des anti-inflammatoires. La phlébite peut être surale profonde, se traduisant par de la fièvre, avec accélération du pouls, douleur du mollet, augmentation du diamètre du membre atteint, signe de Homans. Elle se traite par l'héparine. La phlébite iliofémorale est plus rare, elle se distingue par une douleur plus haut située, dans la région rétro-crurale ou inguinale, et par un risque emboligène plus important. En fait, le diagnostic est difficile. Le moindre doute impose aujourd'hui un examen Doppler pour vérifier la perméabilité des troncs veineux. Le meilleur traitement est préventif : contention élastique en cas de varices importantes et traitement anticoagulant préventif chez les patientes à haut risque.
phlébite pelvienne l.f.
pelvic thrombophlebitis
Phlébite siégeant dans les gros troncs veineux latéro-utérins.
La symptomatologie associe une fièvre à 38-38°,5, une accélération du pouls et des signes pelviens : douleurs, dysurie, pollakiurie, ténesme rectal. Le toucher vaginal perçoit les veines thrombosées sous la forme de cordons indurés, au contact de la paroi pelvienne. L'évolution peut se faire vers une extension surale de la thrombose ou vers une surinfection avec syndrome septicémique. La phlébite pelvienne ne se voit guère que dans le postpartum, dans les tumeurs pelviennes compressives ou dans les suites d'une chirurgie gynécologique, surtout septique ou compliquée.