Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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épuisement professionnel, l.m.

burn-out syndrome

Perte progressive d'énergie et de motivations, sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail (OMS, 2006).
Le « burnout » est le produit d’efforts disproportionnés (en temps, en émotion et en engagement), accompagnés d’une faible satisfaction professionnelle et de conditions de stress en milieu de travail. Formation insuffisante, surcharge de clientèle, excès d'heures supplémentaires, rémunération faible, ingratitude d'autrui, contraintes politiques et bureaucratiques : tels sont les facteurs éprouvants incriminés, pouvant aller jusqu’au harcèlement moral, en rapport avec des techniques de management violentes avec injonctions contradictoires, mise en situation où le travail va profondément contre les convictions morales du salarié, « mise au placard » etc….
Dans les années 1970, on réservait l’expression aux personnes engagées, de façon particulièrement émotive, dans une relation d’aide, tels les infirmières, les médecins, les travailleurs sociaux et les enseignants. Des études françaises récentes (2007) menées dans les milieux de réanimation ont montré qu'au moins la moitié des médecins et un tiers des infirmières étaient atteints. La première cause chez les médecins est l'excès de gardes de nuit et l'insuffisance de repos. Chez les infirmières, les défauts d'organisation et les décisions de fin de vie jouent un rôle déterminant. Cependant, dans les deux groupes, le facteur le plus souvent impliqué est l'existence de conflits au sein de l'équipe.
Maintenant, on sait que tous les travailleurs, de l’ouvrier au chef d’entreprise, peuvent être exposés à cet épisode d’épuisement professionnel. Dans pareil cas, la victime peut alors manifester une anxiété profonde, souffrir de troubles alimentaires, s'adonner à une toxicomanie et, à l’extrême, présenter un état dépressif à l’origine de pensées suicidaires.

H. J. Freudenberg, psychologue américain (1974)

Étym. angl. to burn out : s’éteindre

[E2, H3]

Édit. 2020

équivalent de dose génétique l.m.

genetic dose equivalent

En radiologie, équivalents de dose délivrés aux gonades individuelles, pondérés par un facteur relatif à l’âge qui tient compte de l’espérance de procréation (nombre d’enfants attendus).

[B1,B2]

Édit. 2020

érythrodermie desquamative de Leiner-Moussous l.f.

Leiner's disease, seborrhoeic dermatitis of infancy

Forme majeure disséminée de la dermite séborrhéique du nourrisson qui débute par une dermite bipolaire (cuir chevelu et siège) suivie de l'apparition de médaillons érythématosquameux abdominaux avec extension et confluence des lésions sans intervalle de peau saine, le tout réalisant une érythrodermie érythématosquameuse, parfois pustuleuse et suintante dans les plis.
Ses risques sont une perte protidique et hydro-électrolytique avec arrêt de croissance et des complications infectieuses, digestives, et éventuellement systémiques. L'association à un déficit en facteur 5 du complément a été signalée. Ce tableau clinique est actuellement exceptionnel.

C. Leiner, pédiatre autrichien (1908), A. Moussous pédiatre français (1893)

Étym. gr. eruthros : rouge ; derma : peau

Syn. maladie de Leiner-Moussous, syndrome de Leiner

érythrodermie, dermite séborrhéique du nourrisson

[J1,O1]

Édit. 2018 

estomac m.n.

gaster (TA)

stomac

Segment dilaté du tube digestif communiquant en haut avec l’œsophage par le cardia et en bas avec le duodénum par le pylore.
Il est situé dans la loge sous-phrénique gauche (région hypochondriaque gauche et région épigastrique). En forme de J, il comprend deux parties : une portion verticale formée du fundus gastrique et du corps gastrique dont la partie la plus déclive est la petite tubérosité ; une portion horizontale, la portion pylorique comprenant l’antre pylorique auquel fait suite une portion rétrécie, le canal pylorique qui s’ouvre sur le pylore. Les parois antérieure et postérieure de l’estomac sont réunies au niveau de la grande courbure à gauche et de la petite courbure à droite.
La paroi gastrique est constituée  de cinq tuniques superposées de la superficie à la profondeur : la tunique séreuse, la couche sous séreuse, la tunique musculaire, la couche sous muqueuse et la tunique muqueuse.
L’estomac est innervé par les nerfs vagues et des rameaux d’origine sympathique.
En dehors de son rôle mécanique de brassage des aliments, l’estomac prend une part importante à la digestion par sa sécrétion exocrine de suc gastrique. La muqueuse antropylorique est riche en glandes à mucus. La muqueuse fundique comporte quatre types de cellules sécrétrices : cellules à mucus épais, cellules à mucus clair, cellules principales élaborant le pepsinogène, converti en pepsine par l’acide chlorhydrique et des cellules bordantes situées à la périphérie des tubes glandulaires et sécrétant l’acide chlorhydrique.  La muqueuse fundique sécrète en outre le facteur intrinsèque de Castle. Chez le nourrisson, la muqueuse gastrique sécrète la présure ou labferment.

Étym. gr. stomachos : estomac

[A1,L1]

Édit. 2018  

extrachromosomique adj.

extrachromosomal

Désigne une structures ou un facteur extérieur aux chromosomes.

hérédité cytoplasmique, hérédité maternelle

[Q1]

Édit. 2018  

facteur angiogénique l.m.

angiogenic factor

Facteur qui stimule l’angiogenèse c’est à dire un processus de croissance de nouveaux vaisseaux sanguins (néo vascularisation) à partir de vaisseaux préexistants par la migration ou la prolifération des cellules vasculaires (p. ex. l'angiogénine).
L’angiogénèse est un processus physiologique normal en particulier du développement embryonnaire, mais aussi un processus pathologique, intervenant dans la croissance des tumeurs malignes et l’apparition de métastases. A partir d’une certaine taille, la tumeur pour survivre doit développer de nouveaux vaisseaux.
L’angiogenèse  est régulée par un équilibre complexe entre des facteurs pro- et anti-angiogéniques produits par les cellules saines et tumorales. 

J. Folkman, chirurgien américain (1971)

angiogenèse, facteurs anti-angiogéniques, facteurs pro-angiogéniques, inhibiteurs de l'angiogenèse, angiogénine

[K4,C1,C2,C3]

Édit. 2017

facteur bifidus l.m.

bifidus factor
Composé oligosidique activant la croissance d'une espèce bactérienne du genre Lactobacillus (L. bifidus ou Bifidobacterium), prédominante dans le microbiote intestinal des nouveau-nés.
Le lait de femme en contient, contrairement au lait de vache. Le facteur bifidus est un ensemble de plusieurs oligosides sialylés.

Lactobacillus, Bifidobacterium

[D1,O1,O3]

Édit. 2018

facteur criminogène l.m.

criminogenic factor

Éléments susceptibles de favoriser une infraction, un délit ou un crime.
Ces facteurs sont multiples : biologiques (âge, sexe, fonctionnement du système nerveux autonome, éventuellement lésion encéphalique et/ou facteur génétique) ; psychiques (type de personnalité, maladies mentales, développement psychomoteur de la petite enfance et rôle du père et de la mère) ; sociologiques (type de société, place de l'individu dans le tissu social et anomie, cultures ou sous-cultures, rôle de la famille, facteurs économiques, stigmatisation) ; situationnels (relation à la victime, profession), etc.

[H3]

Édit. 2017

facteur d'activation des plaquettes l.m.

1-hexadécyl-2-acétyl-glycérol-3-phosphoryl-choline

Facteur produit par les cellules activées : polynucléaires, basophiles et éosinophiles ; les monocytes, les macrophages, les plaquettes et les endothéliums vasculaires.
Il entraîne l’agrégation et la dégranulation des plaquettes, le chimiotactisme, l’augmentation de l’adhésivité, la libération des enzymes lysosomiques et la production d’anions peroxydes par les neutrophiles, les monocytes et les macrophages. Il provoque une vasodilatation cutanée et, à forte dose, une vasoconstriction, des effets sur les systèmes pulmonaire et cardiovasculaire : arythmie, hypotension systémique, pression artérielle pulmonaire et ventriculaire droite élevées : œdème, diminution de la compliance.

P. M. Henson, médecin américain (1971) ; D. J. Hanahan, biologiste américain (1986)

[F1]

Édit. 2017

facteur d'activation des macrophages l.m.

macrophage activating factor

Lymphokine augmentant les capacités microbicides et tumoricides des macrophages.
Le MAF et le MIF (facteur d'inhibition de la migration) pourraient correspondre à une même molécule. L'interféron gamma en serait voisin.

Müjgân Timur, biochimiste turque en activité en Grande Bretagne (1975, 1977)

Sigle angl. MAF

interféron

[[F1,F3]]

Édit. 2018

facteur de croissance dérivé de l'œil l.m.

eye derived growth factor



Protéine de masse moléculaire 17 kDa, isolée de divers tissus oculaires et ayant valeur d’un facteur de croissance.

L'EDGF stimule la multiplication de plusieurs types de cellules : endothéliales, kératinocytes, et il accroit la vitesse de cicatrisation des ulcères de la cornée.

Sigle angl. EDGF

[P2]

Édit. 2018

facteur de croissance dérivé des plaquettes l.m.

platelet derived growth factor

Facteur de croissance synthétisé par les mégacaryocytes,  les cellules endothéliales et par les cellules cancéreuses,  stocké dans les granules alpha des plaquettes, cette glycoprotéine circule dans le sang et stimule certaines voies métaboliques dans les fibroblastes et les cellules musculaires lisses.
 
Il participe à la biosynthèse du collagène, du cholestérol, des phospholipides, des prostaglandines. Son activation permet l'effet mitogène d'autres facteurs de croissance. Il comporte plusieurs formes : PDGF-I, de masse moléculaire 35 kDa (constitué de deux chaînes appelées PDGF-1 et PDGF-2), PDGF-II, de masse moléculaire 32 kDa. Pour agir, il se fixe sur un récepteur glycoprotéique membranaire, dont le domaine intracellulaire peut s'autophosphoryler par une activité tyrosine-protéine-kinase et phosphoryler d'autres protéines.



.

Sigle PDGF

[C1,C3,F1,F2]

Édit. 2018

facteur de croissance dérivé du cartilage l.m.

cartilage derived growth factor

Facteur de croissance sécrété par le tissu cartilagineux.

Sigle angl. CDGF

[C1,C3]

Édit. 2018

facteur de croissance glial l.m.

glial growth factor

Facteur de croissance des cellules gliales.
Polypeptide de masse moléculaire 31 kDa, qui stimule la prolifération des cellules gliales.

Sigle GGF

[C1]

Édit. 2018

facteur de grandissement ophtalmologique l.m.

magnification factor

Relation entre une surface rétinienne et sa projection sur les aires visuelles, particulièrement l'aire V1 (17 de Brodmann).
Le facteur de grandissement est très important pour la région fovéale dont le traitement cortical se trouve ainsi privilégié.

K. Brodmann, neuroanatomiste allemand (1908)

Syn. facteur de magnification

[C1,F1]

Édit. 2018

facteur XI de la coagulation sanguine l.m.

factor XI, plasma thromboplastin antecedent

Composant du système contact de la coagulation, adsorbé sur verre et surface similaire à partir du plasma et du sérum.
Activé, il devient une sérine-protéase convertissant le facteur IX en IXa. Sa déficience, fréquente chez les juifs Ashkénases, entraîne un syndrome hémorragique transmis selon le mode autosomique récessif.

R. L. Rosenthal, biologiste américain (1955)

Syn. facteur Rosenthal

coagulation

[C1,F1]

Édit. 2018

facteur de régulation de l'interféron 6 l. f.

interferon regulatory factor 6

L’interferon regulatory factor 6 (IRF 6) est une protéine nucléaire ayant une fonction de facteur de transcription qui régule l’expression de plusieurs gènes impliqués dans le développement.
Des mutations d’IRF 6 sont responsables du syndrome de van der Woude, caractérisé par des anomalies labiales, palatines et dentaires.

van der Woude (syndrome de)

[C1,F3]

Édit. 2018

facteur de transfert l.m.

transfer factor

1) En génétique, ensemble des gènes responsables du transfert dans un plasmide conjugatif.
On les nomme gènes de transfert.
2) En immunologie, facteur capable de transférer la mémoire immunitaire des lymphocytes vis à vis d'un antigène à d'autres lymphocytes non sensibilisés.

facteur sexuel, facteur RTF, plasmide conjugatif

[Q1,D1,F3]

Édit. 2018

facteur de transformation lymphocytaire l.m.

lymphocyte transforming factor, LTF

Facteur qui déclenche la transformation blastique des lymphocytes non sensibilisés en présence de l’antigène auquel ils sont sensibilisés.

[F3]

Édit. 2018

facteur Hageman l.m.

Hageman's factor

Facteur XII de la coagulation.

Étym. Hageman est le nom du patient chez lequel l’affection a été décrite la première fois

Syn. facteur XII

facteur XII de la coagulation

[F4]

Édit. 2018

facteur inhibant la synthèse de l'ADN l.m.

inhibitor of DNA synthesis

Facteur qui empêche la prolifération de toute cellule.

lymphokine

[Q1]

Édit. 2018

facteur mitogène l.m.

mitogenic factor

Facteur qui provoque la multiplication cellulaire.
Par ex. lymphokine

[C1]

Édit. 2018

facteur relaxant d'origine endothéliale l.m.

endothelial cell dented relaxing factor

Facteur sécrété par les endothéliums vasculaires sous l'effet de la bradykinine, qui exerce un effet de relaxation sur les muscles lisses et inhibe la croissance cellulaire.
Il a été chimiquement identifié au monoxyde d'azote.

Sigle angl. EDRF

bradykinine, monoxyde d'azote

[K4]

Édit. 2019

facteur rtf l.m.

resistance transfer factor (RTF)

1) Facteur de transfert d'un plasmide R.
2) Plasmide R Syn. impropre.

plasmide conjugatif, facteur de résistance, plasmide de résistance

[D1]

Édit. 2018

facteurs anti-angiogéniques l.m.

anti-angiogenic factors

Les facteurs anti-angiogéniques empèchent l’angiogénèse, c’est-à-dire la formation de vaisseaux sanguins.
Ils ont permis le développement de nouveaux médicaments. Les applications concernent essentiellement les tumeurs, mais aussi les pathologies au cours desquelles il existe un processus d’hypervascularisation comme par exemple dans certaines formes de dégénérescence maculaire. Dans le cas des tumeurs,ces médicaments empêchent l’alimentation en sang et entraînent la disparition progressive de la tumeur.
Parmi les anti-angiogéniques, citons : les inhibiteurs des métalloprotéinases (MMP), les anticorps anti-récepteurs FlK-1 (VEGFR2), le facteur plaquettaire 4, la thrombospondine-1, l'angiostatine / endostatine, le TNP-470 / interleukine 12 (IL-12).
Les inhibiteurs de tyrosines kinases (TKIs) inhibent aussi l’angiogenèse en bloquant le récepteur au VEGF, mais aussi le fonctionnement des récepteurs d’autres facteurs, empêchant ainsi la vascularisation de la tumeur.

angiogenèse, métalloprotéase, VEGF, thrombospondine, angiostatine, interleukines, facteur plaquettaire 4, inhibiteurs de l'angiogenèse

[C1,C3,G5,K4,F2,P2]

Édit. 2018

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