Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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caroncule (petite) l.f.

papille duodénale (petite)

[A1,L1]

Édit. 2015

CASP 1 gene sigle angl. pour caspase 1

Gène, situé sur le locus chromosomique 11q23, codant pour une protéine de la famille des cysteine-aspartic acide protease (caspase) dont l’activation séquentielle joue un rôle déterminant dans l’apoptose.

Syn. ICE; P45; IL1BC

apoptose

cast syndrome l.angl.m.

cast syndrome

plâtre (syndrome du)

[L1,I2]

cavernome portal l.m.

Ensemble formé par les vaisseaux collatéraux du système porte qui, en cas de thrombose de la veine porte, prennent une taille exagérée et un trajet contourné.
Nés du système porte en amont de l’obstacle, ils retournent au système porte en aval de l’obstacle permettant ainsi de maintenir le flux portal vers le foie. L’augmentation des résistances qui s’en suit est responsable d’une hypertension portale.

[L1,K4]

cellule acidosécrétrice de l'estomac l.f.

cellule bordante

[A2,L1]

cellule à gastrine l.f.

gastrin cell

L'une des cellules endocrines du système endocrinien diffus du tube digestif, triangulaire et possédant des microvillosités qui se projettent dans la lumière des glandes, responsable de la sécrétion de gastrine.
Ses granules sont très caractéristiques en microscopie électronique : ils mesurent environ 250 nm. La matrice est granuleuse ou filamenteuse de densité irrégulière d'un grain à l'autre. Elle est séparée de la membrane par un halo clair et étroit. Elle sécrète la gastrine et est localisée dans l'antre et un peu dans le duodénum.

[A2,L1,O4]

cellule antrale l.f.

antral cell

Cellule constitutive de la muqueuse glandulaire de l'antre de l'estomac, soit cellule à mucus tapissant les cryptes, soit cellule qui forme les acinus glandulaires de l'antre également appelés glandes pyloriques.
Ces glandes sont composées de cellules à mucus et de cellules endocrines.

[A2,L1]

cellule à pepsine l.f.

pepsin cell

Cellule gastrique principale, responsable de la sécrétion de pepsine.

[A2,L1]

cellule à somatostatine l.f.

D cell, somatostatin cell

Cellule très périphérique dans les glandes digestives, responsable de la sécrétion de somatostatine, possédant des granules sécrétoires mesurant avec 250 à 300 nm, et une matrice homogène peu dense sur laquelle s'applique étroitement la membrane.
Dans le fundus, elle n'a pas de connexion avec la lumière, dans l'antre au contraire l'apex atteint la lumière des glandes. Elle est localisée à l'ensemble du tube digestif, plus abondante dans l'estomac et le grêle.

Syn. cellule D

[A2,L1]

cellule bordante de l'estomac l.f.

parietal cell, oxyntic cell

Une des deux variétés de cellules caractérisant les glandes fundiques de l'estomac, de siège externe par rapport aux autres cellules de la glande (cellules principales).
Elles font saillies dans le chorion, repoussant la lame basale, plus nombreuses dans la partie supérieure, devenant plus rares vers le fond de la glande. Ces cellules ont dans leur cytoplasme un fin réseau de canaux en encorbellement autour du noyau ; ce réseau s'ouvre dans le canal glandulaire au sommet de la cellule. Elles sécrètent l'acide chlorhydrique, de l'eau et des électrolytes ainsi que le facteur intrinsèque nécessaire à l'absorption intestinale de la vitamine B12.

Syn. cellule pariétale, cellule acidosécrétrice

[A2,L1]

cellule digestive à mucus l.f.

mucus cell

Cellule qui sécrète du mucus dont il existe dans le tube digestif deux variétés morphologiques.
La première est dite cellule à mucus à pôle fermé : le mucus est sécrété au pôle apical recouvert de la membrane cellulaire avec quelques microvillosités. Ces cellules se retrouvent tout le long du tractus digestif dans les glandes œsophagiennes, cardiales, antrales, duodénales (glandes de Brunner), péri-anales. Elles tapissent également les cryptes et la surface de l'estomac.
La seconde variété est constituée par la cellule caliciforme, cellule cylindrique où le mucus est contenu dans les deux tiers supérieurs de la cellule, dans une cavité en forme de calice. Les mucines paraissent s'échapper à l'apex. Cette cellule est caractéristique du grêle et du côlon : dans le grêle, elle alterne avec les cellules entérocytaires absorbantes, de plus en plus nombreuses du duodénum à l'iléon, dans le côlon elle constitue la presque totalité des cellules des cryptes.

J. Brunner, anatomiste suisse (1687)

Brunner( glandes de)

[A2, L1]

Édit. 2018

cellule digestive endocrine l.f.

endocrine cell

Cellule dont la sécrétion se déverse dans le flux sanguin, à l'inverse de la sécrétion exocrine dont la sécrétion est exportée vers la lumière du tube digestif par un canal ou un conduit cryptique.
Les cellules endocrines du tube digestif sont disposées de façon diffuse le long du tractus digestif dans les structures épithéliales des muqueuses.
De forme triangulaire, elles comportent des granules sécrétoires caractéristiques, de polarité basale. L'apex peut avoir des microvillosités lorsqu'il atteint la lumière des glandes. Les granules sécrétoires examinés en microscopie électronique, comprennent une matrice centrale et une membrane séparée de la matrice par un halo clair. L'ensemble de ces structures a permis de distinguer divers types cellulaires caractérisés par leur sécrétion. Ces cellules ont été caractérisées par leur affinité pour les sels de métaux lourds (cellule chromaffine) et en particulier par la réactivité au sel d'argent. Les réactions de Masson et celles de Grimellius sont les plus utilisées. L'immunohistochimie a apporté de nouvelles possibilités de caractérisation. La nomenclature les intègre dans le système de cellules neuro-endocrines.

L. Grimelius, anatomopathologiste suédois (1968)

[A2,L1]

cellule étoilée du foie (CEF) l.f.

fat-storing cells +

Cellule localisée dans les espaces entre les hépatocytes et les cellules endothéliales des sinusoïdes veineux (espaces de Disse), servant essentiellement au stockage de la vitamine A, sous forme estérifiée, dans des gouttelettes lipidiques.
Elle contribueà réguler le flux sanguin capillaire.
Après activation par des cytokines, notamment TGF-β produit par les cellules de Kupffer adjacentes, les CEF acquièrent des propriétés myofibroblastiques et synthétisent du collagène conduisant à la fibrose hépatique.

C. von Kupffer, anatomiste allemand (1876); T. Itô, anatomopathologiste japonais (1951)

Syn. cellule stellaire hépatique, cellule de Ito, péricyte hépatique, cellule périsinusoïdale

Disse (espace de), von Kupffer (cellule de), myofibroblaste, fibrose hépatique

[L1,A2 ]

Édit. 2017

cellule gastrique principale l.f.

gastric chief cell, zymogenic cell

Cellule de la muqueuse fundique gastrique, responsable de la sécrétion de pepsinogène et d'autres pro-enzymes.
Les cellules principales sont situées dans la partie profonde des glandes fundiques, dont elles représentent avec les cellules pariétales le type cellulaire le plus abondant. En microscopie optique, elles sont caractérisées par leur forme prismatique ou cylindrique et leur cytoplasme basophile, dû à leur richesse en ergastoplasme et à leurs volumineux granules sécrétoires de 1 à 2 mm à l'apex des cellules et constitués de pepsinogène, précurseur de la pepsine..
Elles sont peu abondantes dans le collet et deviennent de plus en plus abondantes vers le fond des glandes.

[A2,L1]

cellule M l.f.

M cell, microfold cell

Cellule appartenant à l'épithélium qui recouvre les follicules lymphoïdes du tube digestif ou les plaques de Peyer.
Cette cellule difficile à identifier en microscopie optique se caractérise en microscopie électronique par l'absence de microvillosités et l'existence d'un repli cytoplasmique contenant lymphocyte et/ou macrophage. De par sa situation entre les antigènes de la lumière intestinale et la zone du dôme des follicules, elle a une fonction de cellule présentatrice d'antigène. Elle est spécifique du tractus digestif.

J. Peyer, anatomiste suisse (1677)

plaques de Peyer.

[A2,L1]

cellule musculaire lisse viscérale l.f.

visceral smooth muscle cell

Cellule allongée, fusiforme, de petite taille, aux extrémités pointues parfois bifides, elle ne contient qu'un seul noyau au centre de son cytoplasme occupé, dans sa quasi-totalité, par des myofilaments parallèles au grand axe de la cellule, avec des corps denses d'ancrage.
Ces myofilaments n'ont pas de striations, d'où l'adjectif lisse, et sont formés essentiellement d'actine et de myosine. L'ergastoplasme, peu développé, est enveloppé dans un sarcolemme lui-même entouré d'une membrane basale.

muscle lisse

[A2,L1]

cellules de Cajal l.f.p.

Cajal’s cell

Les cellules interstitielles de Cajal sont à l'origine de l'automatisme des fibres lisses gastro-intestinales.
Elles sont situées entre les couches musculaires lisses longitudinales et circulaires et autour des ganglions des plexus myentériques. Connectées aux cellules lisses par des jonctions serrées, elles développent de nombreuses ramifications interconnectées pour former un réseau.
Les cellules de Cajal ont quatre fonctions majeures :
1) l'automatisme du tube digestif,
2) la dépolarisation des cellules musculaires lisses en ouvrant leurs canaux calciques "voltage dépendant", à l'origine des ondes lentes qui déterminent un rythme électrique de base de fréquence propre à chaque segment du tube digestif,
3) la conduction électronique des ondes lentes,
4) la liaison entre les motoneurones (excitateurs ou inhibiteurs) et les fibres lisses.
Leur déficit serait à l’origine de l'achalasie. Les tumeurs stromales gastro-intestinales dérivent des cellules de Cajal

S. Ramón Cajal, anatomopathologiste espagnol, prix Nobel de médecine en 1906 (1852-1934)

[A2,L1]

cellules de Paneth l.f.p.

Cellule de l’intestin grêle qui, avec l’entérocyte et la cellule caliciforme, constitue un des trois éléments cellulaires de l’épithélium tapissant les villosités intestinales de l’intestin grêle et de l’appendice.
Cellules des glandes intestinales de l’intestin grêle, au nombre de cinq à six, situées au fond de ces glandes.
Généralement groupées à la base des cryptes de Lieberkühn, les cellules de Paneth, de forme polyédrique, renferment de nombreux grains dont la nature est encore discutée. Ces grains seraient composés de glycoprotéines et de certains acides aminés : arginine, tyrosine et tryptophane. Ils représenteraient ainsi un produit de sécrétion enzymatique assurant un bon fonctionnement des cryptes et des villosités intestinales. Les cellules de Paneth semblent donc constituer une véritable séreuse diffuse dans la muqueuse intestinale, fournissant aux glandes intestinales de l’intestin grêle les protéines endogènes qui leur sont nécessaires.
On ne trouve de cellules de Paneth dans l’estomac qu’en cas de métaplasie.

J. Paneth, physiologiste autrichien (1857-1890) M. von Davidoff, histologiste allemand (mort en 1904)

Syn. cellules de Davidoff

[A2,L1]

Charcot-Gombault (infarctus de) l.m.

Charcot-Gombault’s infarctus

J-M. Charcot, membre de l'Académie de médecine et A. Gombault, neurologues français (1876)

Syn. infarctus biliaire

[L1]

Charcot (triade symptomatique de) l.f.

Charcot’s symptomatic triad

1) Triade spécifique de l’angiocholite lithiasique.
Succession pendant une courte période d’une douleur biliaire (colique hépatique), de fièvre pseudo palustre et d’ictère.
2) Triade de signes évocateurs de sclérose en plaque :
nystagmus, tremblement intentionnel, parole saccadée.
Charcot-Gombault’s infarctus

J-M. Charcot, membre de l'Académie de médecine et A. Gombault, neurologues français (1876)

infarctus de Charcot-Gombault

[L1,H1]

Chiari (maladie de) l.f.

Chiari's disease

Affection caractérisée par l’obstruction d'une ou de plusieurs veines hépatiques de siège limité à l'abouchement dans la veine cave inférieure.
Cette affection est actuellement considérée comme une forme de bloc supra-hépatique sans particularité étiologique, clinique, pronostique ni thérapeutique.

H. Chiari, médecin autrichien (1898) ; G. Budd, médecin britannique (1845)

maladie de Budd-Chiari

[L1,K4]

Child (classification de) l.f.

C. G. Child, chirurgien américain (1964) ; R. N. Pugh, hépatologue britannique (1973)

Pugh

[L1]

Child-Pugh (syndrome de) l.m.

Child-Pugh’s syndrome

Ensemble de troubles qui associent l'insuffisance hépatique et/ou l'hypertension portale, à un dysfonctionnement cérébral potentiellement réversible.
On distingue habituellement quatre stades cliniques. Le stade 1 est caractérisé par des anomalies des tests psychométriques, des troubles du sommeil, du comportement ou de l'humeur ; un astérixis peut être présent, comme au stade 2 où il est associé à une confusion mentale ; l'existence d'un coma réactif définit le stade 3, un coma profond aréactif le stade 4. Un fœtor hepaticus est souvent associé. L'électroencéphalogramme montre un ralentissement du rythme électrique cérébral, avec parfois des ondes triphasiques caractéristiques. Une hyperammoniémie est constante. Il n'existe pas de signe réellement spécifique d'encéphalopathie hépatique, et le diagnostic est fait devant une association de signes survenant dans un contexte évocateur, en éliminant d'autres causes possibles. En cas d'hépatite aiguë, l'existence d'une encéphalopathie peut faire rechercher l’existence d’un facteur déclenchant curable (hémorragie digestive, infection, insuffisance rénale et perturbation électrolytique et acidobasique). La répétition d'épisodes d'encéphalopathie aiguë, grave ou fulminante, fait discuter l'indication d'une transplantation hépatique en urgence. En cas de cirrhose, elle indique un pronostic sévère qui peut s'associer à des perturbations neurologiques irréversibles (dégénérescence “pseudowilsonienne” et myélopathie portocave).
Le traitement symptomatique de référence comporte celui d'un éventuel facteur déclenchant, l'évacuation du sang du tube digestif, la réduction des apports protéiques per os, et l'administration de lactulose et/ou d'antibiotiques ; en cas d'hépatite grave, des mesures visant à prévenir ou à traiter l’œdème cérébral sont indiquées. D’autres traitements sont d'efficacité incertaine : administration d'α-cétoglutarate d'ornithine, de benzoate ou de phénylacétate, d'acides aminés.
La physiopathologie de l'encéphalopathie hépatique est obscure, l'hyperammoniémie étant probablement un facteur nécessaire mais non suffisant.

C. G. Child, chirurgien américain (1964) ; R. N. Pugh, hépatologue britannique (1973)

[L1]

chimio-embolisation hépatique l.f.

chemoembolization

Thérapeutique qui associe une chimiothérapie locale intraartérielle et une embolisation pour une lésion hépatique.
Le principe de la chimio-embolisation est de réaliser une chimiothérapie au contact de la tumeur après avoir placé une sonde par voie fémorale dans l'artère hépatique puis d'occlure temporairement cette artère en injectant des agents embolisants de façon à augmenter le temps de contact des substances chimiothérapiques. La chimio-embolisation entraîne une nécrose hépatique à l'origine de fièvre, de douleurs et de perturbations du bilan hépatique prédominant pendant les trois jours qui suivent la chimio-embolisation. Elle s'emploie essentiellement dans le traitement des tumeurs primitives malignes hépatiques p. ex. le carcinome hépatocellulaire.

[G5,L1 ]

chimio-embolisation lipiodolée du foie l.f.

hepatic lipiodol chemo-embolization

Traitement des hépatocarcinomes par injection intra-artérielle de lipiodol ultrafluide et d'antimitotiques.
Technique d'efficacité discutée.

[G5,L1]

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