amnioblaste n.m.
amnioblast
Cellule bordant la cavité amniotique, constituant un feuillet d’apparition précoce chez les embryons d’amniotes et participant à la constitution du liquide amniotique de l'œuf.
Au 8ème jour de développement de l’embryon une cavité se creuse dans l’épiblaste du bouton embryonnaire ; les cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.
Étym. gr. amnios : amnios ; blastos : germe
→ cavité amniotique, liquide amniotique, épiblaste, bouton embryonnaire, cytotrophoblaste, amnios
[A4,O6]
Édit. 2017
amniocentèse n.f.
amniocentesis
Ponction par voie transabdominale d’un échantillon de liquide amniotique en vue d’examens biologiques.
Elle se pratique avec une longue aiguille introduite à travers la paroi abdominale et utérine, sous contrôle échographique et après repérage placentaire. Elle est surtout destinée à l’analyse des composants du liquide amniotique : les cellules fœtales (pour la réalisation d’un caryotype), le dosage de protéines comme l’acétylcholinestérase ou l’alpha-fœtoprotéine (pour le diagnostic des malformations digestives ou neurologiques), le dosage de la bilirubine dans les iso-immunisations rhésus fœtomaternelles, l’identification par biologie moléculaire du toxoplasme ou des virus (le cytomégalovirus ou le parvovirus), l’identification des gènes de l’hémoglobine ou de l’antigène rhésus du fœtus. Elle permet aussi, au troisième trimestre, le dosage des phospholipides constituant le surfactant, la lécithine et la sphingomyéline, pour l’appréciation de la maturité pulmonaire fœtale.
Ces examens sont utiles pour le diagnostic anténatal d'anomalies fœtales dont certaines peuvent être de caractère génétique : le caryotype des cellules fœtales permet de mettre en évidence une anomalie chromosomique.
Étym. gr. amnios ; kentein : piqûre
[B4,O3,Q1]
Édit. 2017
amniocentèse précoce l.f.
early amniocentesis
Ponction du liquide amniotique réalisée entre la 12ème et la 17ème semaine.
Elle se pratique à travers les parois abdominale et utérine, sous contrôle échographique après localisation placentaire. Elle est indiquée en cas d'antécédent de malformation fœtale ou de maladie chromosomique parentale ou héréditaire liée au sexe, en cas de découverte d’une anomalie morphologique à l’échographie, et chaque fois que le dépistage sérique de la trisomie 21, le dosage de l’HCG bêta indique un risque supérieur à 1/250, enfin pour toutes les patientes au-delà de 37 ans et 11 mois au moment de la conception. Les cellules desquamées du fœtus permettent, après culture, la réalisation d’un caryotype, tandis que sur le liquide on dose l’alpha-foetoprotéine et l'acétylcholinestérase à la recherche d’anomalie de fermeture du tube neural. Elle permet aussi le dosage de la bilirubine dans les incompatibilités rhésus, l’identification par biologie moléculaire du gène D ou des gènes de l’hémoglobine du fœtus, soit encore la présence de toxoplasme ou de cytomégalovirus. Elle entraîne un risque de 0,5% de rupture des membranes et d’avortement.
Étym. gr. amnios ; kentein : piqûre
[B4,O3,Q1]
Édit. 2017
amniocentèse sélective l.f.
selective amniocentesis
Ponction de l’une puis l’autre poche amniotique en cas de grossesse gémellaire ou multiple.
L'instillation d'un colorant non toxique, le rouge carmin, après la première ponction permet d'éviter une double ponction du même œuf. Il est préférable et moins risqué de vérifier la ponction des différents œufs par échographie.
Étym. gr. amnios ; kentein : piqûre
[B4,O3,Q1]
Édit. 2017
amniocentèse tardive l.f.
late amniocentesis
Ponction transabdomino-utérine de liquide amniotique réalisée au cours du troisième trimestre de la grossesse sous contrôle échographique.
Elle permet d'évaluer la maturité pulmonaire fœtale par le dosage de la lécithine et de la sphingomyéline, ou du phosphatidyl glycérol, ou par méthode optique en lumière dépolarisée, l'anisotropie, toutes techniques qui apprécient la concentration amniotique en surfactant. Elle indique par le dosage optique de la bilirubine le degré de l’anémie fœtale dans les iso-immunisations rhésus. Elle est moins fiable pour le diagnostic des anomalies chromosomiques parce que les amniocytes se cultivent mal à ce terme ; on lui préfère alors la cordocentèse.
Étym. gr. amnios ; kentein : piqûre
[B4,O3,Q1]
Édit. 2017
amniochorial adj.
amniochorionic
Qui se rapporte aux parois de l'œuf, constituées par l'amnios et le chorion.
Par ex. poche amniochoriale.
[A4,O6]
Édit. 2017
amniocyte n.m.
Cellule constitutive de l'épithélium amniotique
[A2,A4,O6]
Édit. 2017
amniographie l.f.
amniography
Injection de produit de contraste radio-opaque dans le liquide amniotique pour silhouetter les contours du fœtus.
Pratique disparue depuis l'avènement de l'échographie et de l'IRM.
[A4,B2,O6, O3]
Édit. 2020
amnion nodosum l.m.
amnion nodosum
Granulations de la surface normalement lisse de l'amnios, constatées en particulier dans certains cas d'oligo- amnios.
[A4,O6]
Édit. 2017
amnios n.m.
amnios
Couche profonde des membranes de l'œuf issue, au 8ème jour de développement de l’embryon, des cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste qui prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.
L’amnios délimite la cavité amniotique qui contient le liquide amniotique dans lequel va se développer le fœtus. L’amnios, feuillet épithélial pauvre en cellules, adhère au chorion frondosum qui en constitue la partie externe dès le 3ème mois de la grossesse. Il est en continuité avec l’épiderme fœtal au niveau du cordon (ligne de jonction amnio-ectoblastique). Il tapisse ainsi la face fœtale du placenta et engaine le cordon jusqu'à la couverture cutanée ombilicale. Il contient les précurseurs des prostaglandines qui déclencheront la parturition. Il représente une considérable surface d’échange entre le fœtus, via la cavité amniotique, et le sérum maternel puisqu’on estime qu’il y transite chaque jour, dans les deux sens, plus de 20 litres de liquide.
Étym. gr. amnios : amnios
→ épiblaste, cytotrophoblaste, amnioblaste, cavité amniotique, liquide amniotique, chorion frondosum, ligne de jonction amnio-ectoblastique, placenta
[A4,O6]
Édit. 2017
amnioscope n.m.
amnioscope
Endoscope métallique de diamètre variable muni d'un mandrin mousse permettant d'évaluer, par transillumination des membranes du pôle inférieur de l'œuf, la coloration du liquide amniotique et la présence de vernix caseosa.
Il ne peut être utilisé que si le défilé cervical est perméable et en l'absence de placenta bas inséré.
[A4,B3,O3,O6]
Édit. 2017
amnioscopie n.f.
amnioscopy
Examen visuel du liquide amniotique à travers le col utérin.
Réalisée à la fin de la grossesse, l’amnioscopie permet surtout d’apprécier l’aspect et la quantité du liquide amniotique pour détecter une éventuelle souffrance fœtale, et accessoirement vérifier la présentation. Elle est formellement contrindiquée en cas d’insertion basse du placenta.
[A4,B3,O3,O6]
Édit. 2017
amniote adj., n.m.
amniota
Caractérise tout animal vertébré dont l'embryon se développe dans un amnios.
Tels sont les Reptiles, les Oiseaux et les Mammifères.
Étym. gr. amnios : amnios
Syn. amnien, allantoïdien
→ amnios
[A4,D2,O6]
Édit. 2017
amniotique adj.
Qui se réfère à l'amnios
→ amnios
[A4,O6]
Édit. 2017
amniotite n.f.
amniotitis
Infection ou inflammation de la couche amniotique de l’œuf.
→ amnios
[A4, D1, O3]
Édit. 20200
amniotomie n.f.
amniotomy
Rupture artificielle des membranes de l’œuf, à l’aide d’un perce-membrane, long instrument à bout perforant introduit à travers l’orifice du col utérin.
Avant le début du travail, elle est dite « première » et constitue une méthode de déclenchement. Elle doit alors être précédée d'une amnioscopie. Elle peut aussi se pratiquer en cours de travail.
[A4,B3,O3,O6]
Édit. 2017
amorçage n.m.
priming
1) En biologie moléculaire, initiation de la synthèse d'un brin d'ADN par la synthèse d'une amorce d'ARN.
2) En ophtalmologie, facilitation à court terme d'une tâche de reconnaissance visuelle par exposition préalable à une image identique ou de même catégorie.
3) En psychologie cognitive, l’amorçage désigne une famille de paradigmes expérimentaux dans lesquels la présentation préalable d’un stimulus (l’amorce) facilite le traitement d’un stimulus ultérieur (la cible).
Il y a effet d’amorçage lorsque le traitement de la cible (par exemple sa reconnaissance ou sa dénomination) a été facilité par la présentation préalable de l’amorce.
Syn. indiçage
[C3,H4,P2,Q1]
Édit. 2017
AMP cyclique sigle pour Adénosine MonoPhosphate cyclique
cyclic AMP (cAMP)
Nucléotide adénylique dans lequel le bêta-D-ribose est estérifié par un phosphate à la fois sur ses carbones n° 3 et 5 (3',5'AMPc) ou 2 et 3 (2',3'AMPc).
Le 3',5'AMPc est un des messagers secondaires impliqués dans la transmission cytoplasmique des signaux endocriniens.
Syn. acrasine
Sigle AMPc
[C1, O4]
Édit. 2020
amphétamines (neuropathies des) l.f.p.
neuropathies with amphetamines
Mononeuropathies multiples chez les toxicomanes, provoquées par des amphétamines, par le biais d'une angéite d'hypersensibilité.
[G3,G4,H1]
Édit. 2017
amphétaminomanie n.f.
amphetamine addiction
Toxicomanie aux amphétamines.
Elle s'est répandue rapidement, de façon quasi épidémique, dans le Japon d'après-guerre. Il n'y a pas de dépendance physique mais psychique. Les toxicomanes utilisent des anorexigènes commercialisés mais ils recourent aussi aux amphétaminiques de fabrication clandestine. La voie orale est plus fréquente que la voie intraveineuse. Le tableau clinique de l'amphétaminomanie est proche de celui de la cocaïnomanie.
De nombreux toxicomanes aux stimulants alternent les périodes d'amphétaminomanie et de barbituromanie (ou de toxicomanie aux benzodiazépines). Elles finissent par s'intriquer pour créer une toxicomanie mixte, comportant une consommation d'amphétamines qui prédomine le jour et une consommation de tranquillisants et de barbituriques à prédominance nocturne. Cette action est liée à l'augmentation de la neurotransmission dopaminergique qu'elles suscitent : elles bloquent la recapture de la dopamine et favorisent sa libération.
Les amphétamines provoquent des effets sympathomimétiques : vasoconstriction, hypertension artérielle, mydriase, tachycardie. Elles exaltent la vigilance et la mémoire, redonnent confiance en soi, mais aussi entraînent angoisses, insomnie, anorexie voire hallucinations et vécu persécutif dit "effet parano"
[G3,G4,H1,H4]
Édit. 2017
amphimixie n.f.
amphimixia
Liaison des chromosomes du génome paternel et maternel lors de la fécondation.
Elle correspond à la première mitose de l’œuf après pénétration de la tête du spermatozoïde dans l'ovule.
Syn. caryogamie, syngamie
[A4,O6]
Édit. 2017
amphithélique adj.
amphithelic
Se dit d'un centromère dont les deux chromatides s'orientent vers les pôles opposés du fuseau en anaphase I de la méiose.
[A4,O6]
Édit. 2017
Amplatz (gaine d') l.f.
Amplatz’s percutaneous nephrostomy tube, Amplatz sheath
Tube plastique de gros calibre utilisé dans la chirurgie percutanée du rein.
Cette gaine de travail crée un tunnel cutanéocaliciel permanent, permet le passage des endoscopes et des instruments opératoires, et évite toute hyperpression intracavitaire per-opératoire.
K. Amplatz, médecin radiologue américain (né en 1924)
→ chirurgie percutanée du rein
[B3,B4,M2]
Édit. 2017
Amplatzer (dispositif) l.m.
Amplatzer’s device
Dispositif utilisé en cardiologie interventionnelle pour obturer une communication inter auriculaire par voie veineuse percutanée.
[B3,B4,K3]
Édit. 2017
amyline n.f.
amylin
Hormone polypeptidique de 37 acides aminés, cosecrétée et costockée avec l’insuline par les cellules béta des îlots de Langherans du pancréas dans un rapport de 100/1 (100 pour l’insuline et 1 pour l’amyline).
Cette protéine est considérée comme une hormone dans la mesure où elle intervient sur des récepteurs, présents notamment sur les cellules béta (insulinosécrétrices). Structurellement elle est voisine du CGRP (calcitonine Gene Related peptide) avec une homologie proche de 50%, ce qui explique l’affinité pour un récepteur commun IAPP/CGRP/calcitonine, présent au niveau des ostéoblastes. Comme la calcitonine, l’amyline a une forte propension à la constitution de fibres amyloïdes (comme dans le stroma amyloïde des cancers médullaires).
Dans les cellules béta , la production d’amyline est, comme celle de l’insuline, majorée par l’hyperglycémie. En retour l’amyline favorise la satiété et retarde la vidange gastrique, entraînant une diminution de la concentration plasmatique du glucose et contribuant à la réduction du poids corporel. Insuline et amyline ont ainsi un rôle important pour le contrôle de la glycémie : cosécrétés en réponse aux repas, elles ralentissent l’augmentation postprandiale du glucose, alors que parallèlement se réduit la prise alimentaire.
Le diabète de type 2 est caractérisé par une hyperglycémie chronique qui conduit à un hyperinsulinisme et une hyperamylinémie. A terme survient une résistance aux hormones puis une diminution de la production d’insuline et d’amyline.
De nombreuses protéines, parmi lesquelles l’amyline s’agrègent et forment des amyloïdes. Les agrégats d’amyloïdes liés à l’amyline peuvent induire la mort cellulaire par apoptose dans les cellules béta du pancréas, favorisant le diabète de type 2. Des dépôts d'amyline sont trouvés dans les ilôts de Langherans du pancréas de plus de 90 % des patients atteints de diabète de type 2.
L’amyline peut franchir la barrière hémato-encéphalique et atteindre différents sites du système nerveux central. Les agrégats de substance amyloïde peuvent induire une cytotoxicité conduisant à certaines maladies parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer. Le diabète de type 2 et la maladie d’Alzheimer sont fortement associés. La maladie d’Alzheimer se caractérise par l’accumulation de peptides amyloides bêta (A bêta). L’amyline peut s’accumuler dans le cerveau et les malades atteints de maladie d’Alzheimer peuvent avoir des plaques A bêta, d’amyline ou mixtes. Cependant le rôle nocif de l’amyline dans la maladie d’Alhzeimer reste discuté : l’amyline fonctionnelle pourrait être bénéfique et ce serait la perte de l’amyline native en raison de la formation d’agrégats qui serait toxique.
L'amyline a aussi une action au niveau osseux ; elle se fixe sur le récepteur de la calcitonine et a un effet inhibiteur de la résorption osseuse.
→ insuline, diabète de type 2, amyloïde, apoptose, pancréas, Alzheimer (maladie d'), calcitonine, CGRP[C1, C2, C3, H1, O4 ]
Syn. polypeptide amyloïde des ilôts du pancréas, islet amyloid polypeptide
Sigle IAPP pour islet amyloid polypeptide
→ insuline, diabète de type 2, amyloïde, apoptose, pancréas, Alzheimer (maladie d'), calcitonine, CGRP
[C1, C2, C3, H1, O4 ]
Édit. 2020