SLC26A2 gene sigle angl ; pour solute carrier family 26 member 2
Gène situé sur le locus chromosomique 5q32 codant pour une protéine qui transporte des ions sulfates à travers la membrane cellulaire.
Cette protéine apparaît active dans de nombreux tissus et particulièrement au niveau du cartilage.
Des mutations entraînent le syndrome de Parenti-Fraccaro, le nanisme diastrophique, l’atélogénèse, la dysplasie épiphysaire multiple
Syn. diastrophic dysplasia sulfate transporter, DTD, DTDST, EDM4, S26A2_HUMAN, solute carrier family 26 (anion exchanger), member 2, solute carrier family 26 (sulfate transporter), member 2, sulfate anion transporter 1, sulfate transporter
→ Parenti-Fraccaro (syndrome de), nanisme diastrophique, atélogénès, dysplasie épiphysaire multiple
SURF1 gene l.angl. pour surfeit 1
Gène, situé sur le locus chromosomique 9q34.2, codant pour une protéine de la phosphorylation oxydative, processus qui fournit l’énergie aux cellules.
Cette phosphorylation oxydative nécessite une série de réactions faisant appel à l’action de différents complexes protéiques parmi lesquelles la protéine SRF1 intervient en tant qu’un enzyme actif dans la phosphorylation oxidative appellé cytochrome c oxydase ou COX..
Les mutations de ce gène entraîne l’encéphalite nécrosante subaigüe de Leigh et le déficit en cytochrome c oxydase.
Syn. SURF-1, SURF1 HUMAN, surfeit locus protein 1
→ Leigh (encéphalite nécrosante subaigüe), déficit en cytochrome-c oxydase
synaptobrévine n.f.
synaptobrevin, Sigle VAMP (Vesicle Associated Membrane Protein)
Protéine des synapses relativement petite (masse moléculaire 18 kDa) ancrée sur la surface cytoplasmique des vésicules synaptiques par son extrémité C-terminale, qui joue un rôle dans la fusion des membranes vésiculaires en s'associant à une syntaxine et à une protéine SNAP25.
Elle est le substrat d'une endoprotéase à zinc sensible à des toxines tétanique et botulinique B ou F et qui bloque la libération des neurotransmetteurs.
synaptotagmine n.f.
synaptotagmin
Protéine des synapses qui joue un rôle dans la fusion des membranes vésiculaires, capable de lier l'ion Ca2+ et des phospholipides anioniques.
De masse moléculaire 65 kDa, elle a un domaine NH2-terminal intravésiculaire et un domaine C-terminal cytoplasmique présentant deux séquences homologues du domaine C2 de la protéine-kinase C.
syndapine n.f.
syndapin
Protéine des synapses neuronales associée à la dynamine et colocalisée avec elle.
Son association avec une protéine dépolymérisant les molécules d’actine intervient dans le réarrangement du cytosquelette responsable du syndrome de Wiskott-Aldrich.
A. Wiskott, pédiatre allemand (1937) ; R. A. Aldrich, pédiatre américain (1954)
Étym. acronyme pour synaptin dynamin-associated protein
→ dynamine, Wiskott-Aldrich (syndrome de)
syndrome de Hallgren l.m. .
Hallgren’s syndrome
Syndrome associant une rétinite pigmentaire, une cataracte présénile, une surdité congénitale et une ataxie vestibulo cérébelleuse avec déficience mentale.
Il comporte un nystagmus horizontal, une héméralopie dans l’enfance et une cécité à la cinquantaine. Actuellement, considérée comme un syndrome de Usher de type III, l’affection est autosomique récessive liée à la mutation du gène CLRN1 (protéine clarine1, autrefois USH3A), localisé en 3q-21q25 codant pour la protéine USH3A intervenant dans le développement et la maintenance de l’oreille interne et de la rétine(MIM 276900).
B. Hallgren, généticien et psychiatre suédois (1958) ; C. H. Usher, ophtalmologiste britannique (1914)
Syn. syndrome otoneurorétinien
[P2,P1,H1,H4,Q2]
syndrome de la corne occipitale (SCO) l.m.
Forme rare (prévalence <1 / 1 000 000) atténuée de la maladie de Menkès qui se caractérise par une neurodégénérescence progressive et une atteinte du tissu conjonctif dues à un défaut du transport du cuivre.
Le SCO peut se révéler de l'enfance jusqu'à l'âge adulte jeune. La transmission est récessive liée à l'X.
A la naissance, la peau est ridée et hyperlaxe, des hernies ombilicales ou inguinales peuvent être observées. Dans les jours qui suivent, une hypothermie, un ictère, une hypotonie ainsi que de troubles alimentaires peuvent se manifester. Les premiers signes peuvent être une diarrhée rebelle et des infections urinaires à répétition dues à des diverticules vésicaux. Il existe un retard du développement moteur dû à l'hypotonie musculaire associée à une maladresse gestuelle. La taille est en général normale, mais une discrète disproportion est fréquente, avec tronc longiligne, thorax et épaules étroites, cyphose ou scoliose dorsolombaire et déformation thoracique. Les articulations sont hyperlaxes. La mobilité du coude est limitée avec une tendance aux luxations. La physionomie devient progressivement caractéristique, avec visage allongé et mince souvent avec front haut, fentes palpébrales obliques en bas et en dehors, nez crochu ou proéminent, philtrum long, palais ogival et oreilles proéminentes. Le degré d'hyperélasticité de la peau est variable et peut augmenter avec l'âge entraînant des replis de peau flasque autour du tronc. Il n'y a en général pas d'anomalie notable des cheveux, mais ils peuvent être ternes et inhabituellement drus dans certains cas. Des hernies inguinales récurrentes sont fréquentes. Des anomalies vasculaires telles que des varicosités sont souvent notées et des anévrysmes artériels ont aussi été décrits. Les capacités intellectuelles sont inférieures ou proches de la normale. Le développement pubertaire est normal.
Le SCO est dû à des mutations du gène ATP7A (Xq21.1) qui code une protéine de transport du cuivre, ATP7A (pour Cu2+-transporting ATPase-alpha polypeptide). Une forme atténuée de la maladie est observée chez les patients ayant un nombre élevé de mutations entraînent la production d'une protéine partiellement fonctionnelle ou de structure normale mais en quantité réduite.
Les radiographies montrent des cornes occipitales caractéristiques : ce sont des exostoses occipitales symétriques pointant vers le bas. Elles peuvent être détectées dès l'âge de 1 à 2 ans mais elles le sont en général vers 5 à 10 ans et continuent à croître jusqu'au début de l'âge adulte.
Syn. cutis laxa liée à l'X, EDS 9, syndrome d'Ehlers-Danlos type 9
Réf. Orphanet, Lisbeth Møller et Z. Tümer, généticiens danois (2011)
→ maladie de Menkès, syndrome d'Ehlers-Danlos classique
[A4,O6,Q2]
syndrome de l'X-fragile l.m.
FX syndrome
Maladie génétique rare, dominante liée à l'X, qui associe un déficit intellectuel léger à sévère à des troubles du comportement et à des signes physiques caractéristiques.
Sa prévalence estimée est d'environ 1/2500 (prévalence de la mutation complète) à 1/4000 (cas symptomatiques) dans les deux sexes.
Le tableau clinique est variable. Dans l'enfance, les garçons ont un retard des acquisitions motrices et/ou du langage. Chez les garçons et 50 % des filles, les troubles intellectuels s'associent à des troubles du comportement et/ou à des signes dysmorphiques. Otites et sinusites récidivantes et convulsions sont possibles. Le déficit intellectuel va de troubles mineurs de l'apprentissage avec QI normal, à un déficit sévère pouvant toucher la mémoire immédiate et de travail, les fonctions exécutives, les capacités visuo-spatiales et mathématiques. Les troubles du comportement peuvent être discrets (humeur instable) ou sévères, de type autisme (battements de mains, contact oculaire pauvre, évitement du regard, morsures de mains, défense tactile et désinhibition). Troubles de l'humeur, anxiété et agressivité sont possibles. Chez les filles, les troubles intellectuels et du comportement sont en règle discrets, à type de troubles affectifs et de l'apprentissage. Dans les deux sexes les signes physiques sont discrets : visage étroit et allongé, oreilles et front proéminents, hyperlaxité des doigts, pieds plats et macro-orchidie chez le garçon après la puberté.
La plupart des garçons et environ 30 % des filles auront un déficit intellectuel significatif à l'âge adulte.
Le syndrome de l'X fragile est dû à l'inhibition de la transcription du gène FMR1 (Fragile Mental Retardation), (Xq27.3), causée par l'expansion de la répétition de triplets (CGG) n dans sa région 5' non traduite et les méthylations qui s'en suivent. Ces mutations complètes proviennent d'allèles instables, prémutés (55 à 200 répétitions de CGG). Les prémutations sont notamment associées à un risque d'insuffisance ovarienne précoce (IOP) chez les femmes au syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile (FXTAS). De rares cas de mutations ponctuelles intragéniques de FMR1 sans expansion de répétitions CGG ont été décrits. Le gène FMR1 code pour la protéine FMRP, une protéine de liaison de l'ARN qui régule la synthèse protéique et d'autres voies de signalisation dendritiques. L'inhibition transcriptionnelle de FMR1 réduirait la plasticité et la modulation synaptique dans l'ensemble du cerveau, y compris l'hippocampe.
G. Turner (1978),Yingratana McLennan, médecin américaine (2011)
Syn. syndrome FRAXA, syndrome FraX, syndrome de Martin-Bell
Sigle FXS
Réf. Orphanet, (2011) R. Hagerman
→ protéine FMRP, FMR1 gene, syndrome FXTAS, syndrome de Dravet, crises partielles migrantes malignes du nourrisson
[H1, H4, Q3]
Édit. 2019
taffazine n.f.
taffazin
Protéine codée par le gène TAZ, intervenant dans le métabolisme du cardiolipide.
La taffazine est abondante dans les muscles cardiaque et squelettiques. Des mutations de cette protéine sont responsables du syndrome de Barth et du myocarde non compacté.
→ TAZ gene, cardiolipide, syndrome de Barth
tankyrase n.f.
tankyrase
Enzyme qui joue un rôle dans le contrôle de la longévité des cellules en stimulant la télomérase. Cet enzyme catalyse l’ADP-ribosylation de la protéine TRF1 qui normalement se fixe sur le télomère de l’ADN en inhibant la fixation de la télomérase.
Cette protéine comprend 1327 acides aminé et dans sa partie C-terminale une séquence analogue à la PARP (polyADPribose-polymérase).
Étym. acr. pour TRF1-interacting, ankyrin-related ADP-ribose polymerase.
tauopathies héréditaires l.f.p.
hereditary taupathies
Groupe d'affections neurodégénératives liées à des mutations du gène codant la protéine tau, situé sur le bras long du chromosome 17, dans la région q21-q22, et qui concernent l'exon 10 ou l'intron qui le suit, les exons 9, 12 et 13.
Elles réunissent les signes d'une atteinte corticale de localisation surtout fronto-temporale à ceux d'un dysfonctionnement des structures grises sous-corticales et des noyaux du tronc cérébral. À la différence des dégénérescences cortico-basales, les lésions sont en général symétriques. Malgré plus de quinze mutations décrites, donc une grande hétérogénéité clinique, on relève notamment, à des degrés divers, une démence fronto-temporale et un syndrome parkinsonien conjoints.
Une d'entre elles, détectée sur le codon 279, à transmission autosomique dominante, caractérisée par la substitution d'une asparagine par une lysine et débutant à la quarantaine, comporte principalement une atteinte oculaire assez précoce, affectant la verticalité du regard, qui, jointe à un syndrome extrapyramidal et à une démence, peut faire penser à une paralysie nucléaire progressive.
Des inclusions neuronales tau-positives s'associent à la perte neuronale, avec notamment une atteinte spectaculaire du globus pallidum. Une accumulation de fer, inconstante, intervient probablement dans la dégénérescence cellulaire, agent de la perte neuronale, car elle est notée dans les régions particulièrement atteintes.
Certaines populations neuronales distinguées par leur capacité à produire les isoformes de la protéine tau exprimant, ici, l'exon I0, sont probablement davantage vulnérables.
Les résultats, du traitement par la L-Dopa paraissent, au mieux modestes.
→ dégénérescence corticobasale, paralysie supranucléaire progressive, protéine tau, tauopathies
tératome n.m.
teratoma
Formation tumorale constituée d'une variété de cellules ou de tissus par définition étrangers à la région qui l'abrite mais provenant du développement, à des stades variés, y compris jusqu'au stade adulte (tératome adulte ou mature), d'un ou de plusieurs des trois feuillets embryonnaires (tératome uni- ou pluritissulaire), ce qui explique son polymorphisme histologique ; mais il existe presque toujours une composante neuroépithéliale.
Suivant le degré de maturation ou de différenciation des tissus produits par la tumeur, on distingue les tératomes matures ou bénins constitués de tissus bien différenciés dérivés d’un ou deux ou trois feuillets embryonnaires ( les dérivés du tissu ectodermique sont les plus représentés) et les tératomes immatures, malins,(parfois nommés térato-carcinome) produisant des tissus embryonnaires, plus ou moins identifiables, le plus souvent capables d’élaborer de l’α-fœto-protéine. L’immaturité ou la régression tumorale peuvent aller jusqu’à la production de tissu placentaire (chorio-carcinome) ou de tissu vitellin (tumeur vitelline caractérisée par la production de globules hyalins, PAS et α-fœto-protéine positifs).
C’est une tumeur rare de l'enfant et de l'adulte jeune, appartenant au groupe des tumeurs germinales (ovaire, testicule), prenant naissance dans les gonades ou dans d'autres territoires tels que médiastin, rétro-péritoine, hypophyse. Les tératomes sacro-coccygiens, à développement exo- ou endo-pelvien sont fréquents et peuvent être diagnostiqués pendant la vie fœtale.
C’est une volumineuse tumeur bosselée, irrégulière, plus ou moins infiltrante, hétérogène à la section, où les zones kystiques alternent avec des zones denses, riches en os, en cartilage et en cheveu. Dans le système nerveux, plus de la moitié siègent dans la région pinéale ou parapinéale et prédominent dans le sexe masculin. Les autres s'observent dans la région sellaire, la fosse postérieure et la région sacrococcygienne, associées à un spina bifida. Le degré de malignité d'un tératome est généralement en fonction inverse du degré de différenciation tissulaire. Certaines de ces tumeurs ne comportent que des tissus parfaitement différenciés : elles sont dites matures. D'autres possèdent un contingent de cellules immatures : elles vont subir une évolution maligne d'autant plus fréquente qu'elles sont immatures.
Les tératomes sont peu sensibles à la radiothérapie et à la chimiothérapie.
Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur
Syn. dysembryome, tumeur dysembryoplasique
testis determining factor l. angl.
Protéine codée par le gène SRY, responsable de la détermination du sexe male chez l’embryon.
Le testis determining factor, appelé aussi protéine Sry est un facteur de transcription qui active la transcription du gène Sox9, ce qui induit le développement du testicule et inhibe celui de l’ovaire.
Syn. Sry protein
Abrév. TDF
→ lipopolysaccharide, SRY gene
transporteur n.m.
carrier
Substance capable de prendre en charge une molécule et de la transporter d'un lieu à un autre dans l'organisme, ou d'un compartiment à un autre dans une cellule.
P. ex. l'hémoglobine assure le transport des molécules d'oxygène dans le sang.
Des protéines plasmatiques jouent des rôles de transporteurs spécifiques de molécules peu solubles dans l'eau, telles que les hormones stéroïdes ; la CETP, protéine transférant les esters de cholestérol d'une lipoprotéine à une autre est un exemple de transporteur permettant un échange de molécules. Des protéines appelées transporteurs sont aussi nécessaires au transport de molécules à travers les membranes. La translocation qui permet de faire passer une molécule d'ATP en échange d'un ADP à travers la membrane mitochondriale est catalysée par un transporteur appelé translocateur. D'autres protéines effectuent le transport de ligands dans le cytoplasme cellulaire, comme p. ex. les protéines transporteurs de cholestérol (sterol carrier proteins). La biosynthèse d'un acide gras utilise une protéine transporteur d'acyle (acyl carrier protein) pour transporter la molécule d'un site enzymatique au suivant. Un autre type de transporteurs est représenté par les transporteurs d'hydrogène ou d'électrons de la chaine respiratoire, qui, par des réactions d'oxydoréduction, transmet hydrogène ou électron d'un donneur à un accepteur, jusqu'à la molécule de dioxygène qui sert d'accepteur final.
triplet (CGG) n l.m.p.
triplet (CGG) n
Triplet dans la région 5' du gène FMR1 (Xq27.3).
L'inhibition de la transcription du gène FMR1 (Xq27.3), causée par l'expansion de la répétition de triplets (CGG) n dans sa région 5' non traduite et les méthylations qui s'en suivent, est à l’origine du syndrome de l'X fragile. Ces mutations complètes proviennent d'allèles instables, prémutés (55 à 200 répétitions de CGG). Les prémutations sont notamment associées à un risque d'insuffisance ovarienne précoce (IOP) chez les femmes et au syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile. De rares cas de mutations ponctuelles intragéniques de FMR1 sans expansion de répétitions CGG ont été décrits. Le gène FMR1 code pour la protéine FMRP, une protéine de liaison de l'ARN qui régule la synthèse protéique et d'autres voies de signalisation dendritiques. L'inhibition transcriptionnelle de FMR1 réduirait la plasticité et la modulation synaptique dans l'ensemble du cerveau, y compris l'hippocampe.
Syn. CGG trinucléotide
→ triplet, FMR1 gene, syndrome de l'X fragile, syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile, protéine FMRP
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
ubiquitine-ligase n.f.
ubiquitin ligase
Enzyme qui catalyse la combinaison d'une protéine avec l'ubiquitine.
Il existe au moins une centaine d’ubiquitine-ligases différentes qui permettent la reconnaissance spécifique de différents substrats. Elles peuvent appartenir à deux grandes classes : celles de la famille HECT catalysent la fixation de l’ubiquitine sur la protéine cible, tandis que celles qui contiennent un domaine RING ne possèdent pas d’activité catalytique intrinsèque mais facilitent l’ubiquitination en fixant le substrat sur lequel l’ubiquitine est transférée
Étym. lat. ubique : partout
Syn. E3-ubiquitine ligase
→ ubiquitine, UBE3A gene, famille HECT, domaine RING
[C1]
Édit. 2017
vecteur d'excrétion l.m.
excretion vector
Vecteur de clonage portant, près d'un site de restriction, une séquence-signal.
Quand un gène est greffé sur cette séquence, lors de son expression, le peptide-signal est fusionné avec la protéine du gène cloné qui peut alors être excrétée hors de la cellule-hôte. Ce vecteur permet ainsi de recueillir plus efficacement la protéine produite.
→ clonage, site de restriction, séquence-signal, gène d'expression
Waldenström (maladie de) l.f.
Waldenström’s disease
Prolifération maligne de cellules lymphocytaires B (lymphome lymphoplasmocytaire) dans la moelle osseuse, la rate, les ganglions et parfois le sang, responsables de la sécrétion dans le sérum d’une immunoglobuline monoclonale IgM.
Hémopathie maligne rare, avec une incidence ajustée à l’âge aux États-Unis de 3,4 pour 1.000.000 chez l’homme et de 1,7 chez la femme, son incidence augmente avec l’âge.
Nombreux sont les cas indemnes de tout symptôme clinique. La présence d'un excès de protéine monoclonale IgM (macroglobuline) est révélée par l'électrophorèse et l'immunoélectrophorèse du sérum. Lorsque sa concentration augmente de façon importante (>50 g/L), elle entraîne une augmentation de la viscosité du sang et l'apparition de symptômes tels que des paresthésies, des céphalées, des saignements muqueux (nez, gencives), une baisse de la vision ou de l'audition. A côté de ce syndrome dit d’«hyperviscosité », on peut observer d'autres complications : atteinte neurologique périphérique, troubles de l'hémostase, syndrome tumoral comme des adénopathies ou une hépatosplénomégalie, des maladies auto-immunes.
Le séquençage génomique des lymphocytes a mis en évidence des mutations somatiques de MYD88 affectant la grande majorité des patients et de la partie C-terminale de CXCR4 dans un faible pourcentage de cas. Ces mutations jouent un rôle primordial dans la pathogénie de la maladie. MYD88 est fortement impliqué dans la voie de signalisation des TLR (toll-like receptor) et joue le rôle de protéine adaptatrice. Après stimulation par les TLR, MYD88 est recruté et forme un homodimère qui se complexe à IRAK4( interleukin-4 receptor associated kinase), qui active IRAK1 (interleukin-1 receptor associated kinase) conduisant ainsi à l’activation de NF-κB (nuclear factor-kappa B). Des études récentes montrent qu’IRAK et BTK (Bruton tyrosine kinase) activent de façon indépendante la voie NF-κB, suggérant de façon évidente l’intérêt d’une association des inhibiteurs d’IRAK et de BTK dans la prise en charge des patients avec une macroglobulinémie de Waldenström. L’Ibrutinib s’avère un traitement actif et de longue durée chez des patients porteurs de la mutation MYD88
J. G. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l’Académie de médecine (1944) ; S. P. Treon, hématologue américain (2015)
Syn. macroglobulinémie
→ macroglobulinémie, lymphome lymphoplasmocytaire, MYD88, CXCR4, NF-κB, ibrutinib
ZMYM2 gene zinc finger MYM-type containing 2
zinc fingerzinc finger.
Ces domaines dans la protéine ZMYM2 jouent un rôle de régulation dans les interactions avec d’autres protéines. La protéine ZMYM2, située dans le noyau, intervient dans de nombreux mécanismes cellulaires tels le repérage de erreurs de l’ADN, le contrôle de l’activité des gènes, la structure nucléaire appelée qui bloquent la croissance et la division cellulaire et promeuvent leur apoptose.
Des modifications génétiques du gène ZMYM2 entraînent le syndrome myéloprolifératif avec 8p11
syndrome myéloprolifératif avec 8p11
ATM gene sigle angl.
ATM serine/threonine kinase
Gène situé sur le locus chromosomique 11q22.3 qui gère l’activité d’une protéine du noyau cellulaire contrôlant la croissance et la division cellulaire de nombreux organes et en particulier des systèmes nerveux et immunitaire.
De plus cette protéine assiste les cellules dans la reconnaissance des lésions de brin d’ADN.
Des mutations de ce gène sont responsables de l’ataxie-télangiectasie, interviennent dans la genèse du cancer du sein et d’autres cancers.
Leila Dorling, épidémiologiste britannique (2021) ; Chunling Hu, scientifique américaine (2021)
Syn. AT mutated, AT protein, AT1, ATA, ataxia telangiectasia mutated, ataxia telangiectasia , mutated (includes complementation groups A, C and D), ataxia telangiectasia mutated protein, ATC, ATD, ATDC, ATE, ATM_HUMAN, human phosphatidylinositol 3-kinase , omo
[H1,K2,Q1,O5]
Édit. 2021
ABCA4 gene sigle angl. pour
ATP Binding Cassette subfamily A member 4
Gène, situé sur le locus chromosomique 1p22.1, codant une protéine produite dans les cellules réceptrices de la lumière dans la rétine.
Cette protéine intervient dans la phototransduction : processus par lequel la lumière entrant dans l’œil est convertie en signal électrique transmis au cerveau.
Des mutations de ce gène entraînent la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la rétinite pigmentaire, la dystrophie des cônes et des bâtonnets, la dégénérescence maculaire juvénile dominante, la maladie de Stargardt.
K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909) (1875-1927)
Syn. ABCA4_HUMAN, ABCR, ATP-binding cassette sub-family A member 4, ATP-binding cassette transporter, retinal-specific, ATP-binding cassette, sub-family A (ABC1), member 4, photoreceptor rim protein, retina-specific ABC transporter, retinal-specific A
→ dégénérescence maculaire liée à l'âge, rétinite pigmentaire, dystrophie des cônes et des bâtonnets, dégénérescence maculaire juvénile dominante, Stargardt (maladie de)
[P2,Q1,Q2]
Édit. 2017
SRCAP gene l.m.
Le gène eSRCAP situé sur le bras court du chromosome 16 en position 11.2. est à l’origine de la synthèse de la protéine CREBBP en relation avec Snf2.
Cette protéine joue un rôle dans la régulation de la croissance cellulaire et a un rôle important dans le développement normal.
Au minimum, 5 mutations du gène SRCAP ont été identifiées dans le syndrome de Floating Harbor.
Syn. domino homolog 2, DOMO1, EAF1,FLHS,helicase SRCPA, KIAA0309, Snf2-related activator protein, Snf2-related CREBBP activator protein, SRCAP_Human, Swi2/Snf2-related ATPase homolog, domino homolog 1, SWR1
[Q1]
Édit. 2018
morpholino n.m.
morpholino
Oligonucléotide de synthèse antisens bloquant l’expression d’un ARN messager.
Ces oligonucléotides sont des outils de génétique inverse agissant en bloquant l’expression d’un gène à l’étape de la traduction de l’ARN messager en protéine. On peut ainsi étudier la fonction de la protéine. Cette technique a été utilisée chez plusieurs animaux pris comme modèles dont la Souris, le Poisson zèbre et le Xénope.
[Q1]
Édit. 2018
protéine mTOR acr. angl. pour mammalian Target Of Rapamycine ou mechanistic Target Of Rapamycine
mTOR
Protéine kinase intracellulaire impliquée dans de nombreuses voies de signalisation.
Elle est activée par phosphorylation par la protéine kinase AKT et est elle-même capable de phosphoryler de nombreuses autres protéines intracellulaires. Elle joue un rôle majeur dans la prolifération et la survie cellulaire mais aussi dans la régulation de voies métaboliques et du système immunitaire.
[C1,C3,F1]
Édit. 2018
GUCY2D gene l. angl. pour guanylate cyclase 2D retinal
Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine qui joue un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine se trouve dans les cellules photo réceptrices de la rétine. Il existe deux types de cellules photoréceptrices : les bâtonnets pour la vision de faible intensité, les cones pour la lumière de forte intensité et les couleurs.
Des mutations de ce gène entraînent la dystrophie des cones et des bâtonnets et l’amaurose congénitale de Leber.
Syn. CORD6, CYGD, guanylate cyclase 2D, membrane (retina-specific), GUC1A4, GUC2D, GUC2D_HUMAN, LCA1, RCD2, retGC, RETGC-1, RETGC1, retinal guanylyl cyclase 1, rod outer segment membrane guanylate cyclase, ROS-GC, ROS-GC1, ROSGC
→ dystrophie des cônes et des bâtonnets, Leber (amaurose congénitale de)