ataxie visuomotrice l.f.
visuomotor ataxia
Trouble de la coordination "œil-main", caractérisé par l'incapacité de saisir avec précision un objet sous contrôle visuel, en l'absence de déficit sensitivomoteur, cérébelleux ou extrapyramidal pouvant perturber le mouvement.
L'ataxie visuomotrice s'accompagne souvent de difficultés de dessin et d'écriture paradoxalement améliorées par l'occlusion des yeux. Selon son caractère uni- ou bimanuel et la partie de l'espace où elle se manifeste, on reconnaît des formes : unilatérale directe (une main dans l'hémichamp visuel ipsilatéral), unilatérale croisée (une main dans l'hémichamp visuel controlatéral), bilatérale croisée (chaque main dans l'hémichamp visuel controlatéral), bilatérale directe et croisée (chaque main dans les deux hémi-champs). Ce trouble de la saisie unimanuelle doit être distingué de la simultagnosie, où seule la saisie simultanée de deux cibles différentes est perturbée, alors que celle de chaque cible isolée est correcte.
Il s'agit de lésions pariétales postérieures corticales, ou de la substance blanche, ou plus rarement du corps calleux.
Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre
Syn. ataxie optique, ataxie visuomanuelle
[H1]
Édit. 2018
ATRX gene l.m.
Gène localisé en Xq21.1 codant une protéine qui jouerait un rôle essentiel dans la régulation, au cours du processus de remodelage de la chromatine, de l’activité des gènes
Les mutations de ce gène sont à l’origine de l’alpha-thalassémie liée à l’X avec retard mental et du syndrome myélodysplasique.
Syn. alpha thalassemia/mental retardation, syndrome X-linked (RAD54 homolog, S. cerevisiae), ATR2, DNA dependent ATPase and helicase, helicase 2, X-linked, MGC2094, MRXHF1, RAD54, RAD54L, SFM1, SHS, transcriptional regulator ATRX, X-linked nuclear protein, XH2
→ alpha-thalassémie liée à l'X avec retard mental, syndrome myélodysplasique
[F1, Q2]
Édit. 2018
atténuateur n.m.
attenuator
Séquence de l’ARN capable de diminuer l’efficacité de la traduction (production de protéine) bactérienne, apparaissant dans certains opérons.
→ atténuation, ARN, opéron
[Q1]
Édit. 2017
atténuation n.f.
attenuation
1) En biologie moléculaire : système de contrôle de la traduction d’un ARN messager consistant en l’interruption prématurée de la biosynthèse protéique en réponse à un métabolite, une protéine ou même à la température.
L’atténuation a lieu en un site appelé « atténuateur » et aboutit à la formation d’ARN messagers incomplets.
2) En microbiologie : diminution, artificiellement provoquée, de la virulence (pouvoir pathogène) d’une bactérie ou d’un virus, permettant par exemple d’utiliser la souche ainsi traitée comme vaccin.
→ vaccin vivant atténué, ARN messager, opéron
[D1, Q1]
Édit. 2019
basophile n.m.
polynuclear basophilic
Syn. polynucléaire basophile
[F1]
Édit. 2018
BCNU sigle pour BisChloroNitrosoUrée
Syn. carmustine
Édit. 2017
bed nucleus of stria terminalis
→ corps amygdaloïde,noyau de la strie terminale
Édit. 2017
bed nucleus of the accessory olfactory tract 1 de Paxinos
G. Paxinos, neuroscientifique australien (2008)
Édit. 2017
Berger (espace prézonulaire de) l.m.
Berger’s prezonular space
Zone périphérique de la chambre postérieure de l'œil située devant le ligament zonulaire du cristallin.
E. Berger, ophtalmologiste français (1892)
[A1,P2]
Édit. 2018
Berkeley (canule de) l.f.
Berkeley's cannula
Canule d'aspiration en polyester rigide, droite ou courbe, utilisée pour les interruptions volontaires de grossesse.
Étym. Berkeley : ville de Californie
Édit. 2017
Bernutz (diaphragme pelvien de) l.m.
Bernutz's pelvic diaphragm
Cloisonnement constitué à partir de l’épiploon et des viscères au cours d’une péritonite pelvienne, isolant la grande cavité péritonéale du petit bassin infecté.
G. Bernutz, gynécologue français, membre de l'Académie de médecine (1860)
→ péritonite, péritonite pelvienne
Édit. 2017
bêta-hydroxy-butyrate-déshydrogénase n.f.
Enzyme catalysant de façon réversible le transfert d'hydrogène du β-hydroxybutyrate sur le NAD (nicotinamide-adénine-dinucléotide)
Dans le foie cet enzyme sert à réduire l'acide acétylacétique en acide β-hydroxybutyrique, dont la sécrétion dans le sang est beaucoup moins acide. Dans le muscle il est au contraire impliqué dans l'utilisation du β-hydroxybutyrate pour fournir en hydrogènes la chaîne respiratoire.
→ nicotinamide-adénine-dinucléotide, acide acétylacétique, acide β-hydroxybutyrique
Édit. 2017
bêta-méthylcrotonylglycinurie n.f.
β-methylcrotonylglycinuria
Anomalie autosomique récessive du métabolisme de la glycine due à un déficit congénital en β-méthylcrotonyl-CoA carboxylase.
Le diagnostic anténatal se fait par culture d'amniocytes.
→ glycine β-méthylcrotonyl-CoA carboxylase
Édit. 2017
bicaténaire adj.
double-stranded
Constitué de deux chaînes.
Syn. double brin pour désigner les acides nucléiques constitués de deux chaînes hybrides.
Édit. 2017
bilan musculaire l.m.
manual muscle test
Technique d'évaluation manuelle de la force d'un muscle.
Parmi les nombreuses méthodes d'évaluation proposées, sont présentées ici les cotations suivantes :
0 : aucune contraction visible ni palpable ;
1 : contraction perceptible mais insuffisante pour engendrer un mouvement ;
2 : mouvement partiel contre la pesanteur ou mouvement complet sans intervention de la pesanteur ;
3 : mouvement contre la pesanteur d'amplitude complète ;
4 : mouvement d'amplitude complète contre une résistance modérée,
5 : mouvement d'amplitude complète contre une forte résistance (force musculaire normale).
Une précision supérieure peut être apportée par des cotations intermédiaires, affectées des signes + ou -. Cette classification s'applique plus spécialement aux atteintes périphériques.
Dans les atteintes motrices centrales où, notamment, le muscle reste le plus souvent apte à une mise en tension de puissance normale, le bilan devra porter sur :
- la commande volontaire, en particulier : force, amplitude, vitesse du mouvement, syncinésies ;
- le tonus : intensité et persistance de la spasticité ; amplitude d'apparition du mouvement et vitesse du mouvement déclenchant dans les troubles supramédullaires (bilan rendu difficile par la variabilité de la spasticité dans le temps, qui doit comporter notamment l'évaluation de l'exagération du réflexe d'étirement, de la faiblesse de la contraction musculaire, du maintien postural et des troubles gestuels) ; appréciation de la spasticité par exagération du réflexe myotatique et des contractures spontanées ou liées à l'exagération des réflexes ostéotendineux dans les troubles médullaires (quantification par des échelles adaptées).
Syn. testing musculaire (anglicisme)
Édit. 2017
bilieuse hémoglobinurique (fièvre) l.f.
bilieuse hemoglobinurique fever
→ fiévre bilieuse hémoglobinurique
Édit. 2017
bilirubinurie n.f.
bilirubinuria
Présence ou teneur de la bilirubine dans l'urine, où elle se trouve sous forme conjuguée.
On l'observe au cours des hépatites et des ictères par obstruction.
Édit. 2017
Birbeck (corps de) l.m.
Birbeck’s granule
Organite décrit en microscopie électronique dans le cytoplasme des cellules de Langerhans de la peau, en forme de raquette de tennis, à partie centrale lamellaire portant des striations transversales régulières en "fermeture éclair".
Cette structure est également caractéristique des éléments cellulaires observés dans l'histiocytose X et décrite sous le nom de corps X.
M. S. Birbeck, anatomopathologiste britannique (1961), P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)
Syn. corpuscule de Langerhans, granules de Langerhans, granules de Birbeck, corps de Langerhans, corps X
→ cellule de Langerhans, histiocytose langerhansienne
Édit. 2017
blépharo-conjonctivite phlycténulaire l.f.
phlyctenular blepharoconjunctivitis
Association d'une blépharite à la présence de lésions hyperplasiques inflammatoires persistantes ou récurrentes, phlycténulaires de la conjonctive bulbaire.
Il s'agit d'une hypersensibilité de type retardé à un antigène. Dans le passé les protéines du bacille tuberculeux étaient souvent impliquée. Actuellement, il s'agit plus souvent de réactions aux antigènes provenant de staphylocoques. L’atteinte est subaiguë ou chronique.
→ blépharo-conjonctivite, phlyctène
Édit. 2017
Bohr (effet) l.m.
Bohr’s effect
Influence inhibitrice du dioxyde de carbone pour la fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine.
Ce mécanisme physiologique de régulation de l’affinité pour l’oxygène(O2) de l’hémoglobine (Hb) par le dioxyde de carbone (CO2) est dû à la fixation des protons H+ sur certains sites de la molécule désoxygénée, stabilisant ainsi, en agissant sur des effecteurs hétérotropes, la structure T à faible affinité pour l’oxygène
L'affinité de l'Hb pour l'O2 se mesure par la quantité d'O2 fixée sur elle.
L’effet Bohr est chiffré par la quantité de protons libérés par sous-unité d’Hb lors du passage de la forme désoxygénée à la forme oxygénée. Sa valeur normale est de – 0,5.
En pathologie, l'Hb anormale des hématies falciformes dans la drépanocytose et dans certaines intoxications, notamment celles qui transforment l'Hb en méthémoglobine, ralentit la fixation d'O2 et diminue l'affinité. La réduction de la concentration en Hb dans le sang ne la modifie pas : la courbe de dissociation reste normale dans l'anémie par dilution (hémorragie, etc.). Dans l'anémie chronique il y a en outre une adaptation de la concentration de 2,3-DPG.
Ch. Bohr, physiologiste danois (1904)
→ effet Haldane, diphosphoglycérate (2,3-DPG), drépanocytose, saturation oxyhémoglobinée
[Cette réaction réversible règle la pO2 en fonction de la quantité d'O2 fixée sur l'Hb. Elle est représentée par la courbe sigmoïde de dissociation de l'hémoglobine en fonction de la pO2. Une diminution de la pCO2 augmente l'affinité lors des échanges entr]
Édit. 2017
Bonnet (syndrome de P. et I.) l.m.
cavernous sinus syndrome
Forme postérieure du syndrome de la paroi latérale du sinus caverneux.
Il comporte : une paralysie globale sensitivomotrice de la Vème paire crânienne (trijumeau), avec notamment anesthésie de la cornée, faciale et paralysie masticatrice ; une paralysie de la VIèmepaire (moteur oculaire externe), parfois de la IIIème (moteur oculaire commun) et de la IVème (trochléaire, anciennement pathétique) ; une atteinte du grand nerf pétreux superficiel, admis plutôt comme branche de la IXèmepaire (glossopharyngien), avec larmoiement, et du sympathique péricarotidien (syndrome de Claude Bernard-Horner).
Il serait lié le plus souvent à un anévrisme de la portion intracrânienne de l’artère carotide interne.
P. et Ilinca Bonnet, ophtalmologistes français (1953)
Syn. syndrome du trou déchiré antérieur
Édit. 2017
bord postérieur du poumon l.m.
margo posterior (pulmonis) (TA)
posterior border (lung)
Bord épais, arrondi qui répond à l'union de la face médiastinale et de la face costale dans son segment paravertébral.
Il ne représente donc pas la partie la plus postérieure du poumon. En bas, il s'arrête au col de la 11e côte, où il est en arrière de l'aorte à gauche, de la veine azygos à droite.
Anc. dénom. bourrelet marginal interne du poumon
[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]
Édit. 2017
botryomycome n.m.
granuloma pyogenicum, granuloma telangiectaticum, botryomycosis
Petite tumeur vasculaire, inflammatoire, bénigne, d’évolution chronique, très souvent pédiculée, indolore, succédant à une plaie, surtout au niveau des doigts ou de la plante des pieds.
D’aspect framboisé, rouge vif, saignant facilement, c’est une pyodermite végétante particulière, provoquée par une infection chronique à bactéries pyogènes, entretenue par des traumatismes répétés. L'examen histologique montre une prolifération capillaire dans un stroma inflammatoire. Le traitement consiste en sa destruction par électrocoagulation, nitratage ou chirurgie.
L'appellation botryomycome vient de la confusion faite en 1897 par ses découvreurs, Poncet et Dor, qui l'attribuèrent à une infection par l'agent pathogène du bourgeon de castration du cheval qu'ils pensaient être un champignon (Botryomyces).
Étym. gr. botrus : grappe de raisin ; mukês : champignon
Syn. granulome pyogénique, granulome télangiectasique, bourgeon charnu, botriomycome
Édit. 2017
bourgeon charnu l.m.
granulation tissue
→ botryomycome, cicatrisation, tissu de granulation
Édit. 2017
bourrelet annulaire de Gerlach l.m.
J. von Gerlach, anatomiste allemand (1820-1896)
→ anneau fibrocartilagineux de la membrane du tympan
Édit. 2017