myélolipome surrénalien l.m.
adrenal myelolipoma
Tumeur bénigne de la glande surrénale, habituellement de petite taille, non fonctionnelle et asymptomatique, constituée histologiquement d'éléments hématopoïétiques de type myéloïde et de cellules graisseuses.
Son origine exacte n'a pas été clairement définie.
Étym. gr. muelos : moelle ; lipos : graisse, -ome : suffixe indiquant une tumeur
myopathie endocrinienne l.f.
Myopathie trouvant son origine dans l'affection d'une glande endocrine majeure.
Peuvent p. par exemple donner des troubles de la contraction musculaire : les hyper ou hypothyroïdies, l'hyperparathyroïdie, le syndrome de Cushing, l'acromégalie, l'hypocorticisme, etc.
nerf auriculo-temporal l.m.
nervus auriculotemporalis (TA)
auriculotemporal nerve
Branche sensitive du tronc terminal postérieur du nerf mandibulaire.
Elle sort de la région infra-temporale par la boutonnière rétro-condylienne ; elle traverse la partie haute de la loge parotidienne, se recourbe vers le haut et en avant du méat acoustique externe, derrière les vaisseaux temporaux superficiels ; elle se distribue aux téguments de la face latérale du crâne par de nombreux rameaux temporaux superficiels. Elle donne auparavant quelques filets à l’articulation temporo-mandibulaire, le nerf du méat acoustique externe, les rameaux de la membrane du tympan et les nerfs auriculaires antérieurs. Elle véhicule les rameaux parotidiens pour l’innervation sécrétoire de la glande parotide venue du noyau salivaire inférieur, noyau parasympathique du nerf glosso-pharyngien par l’intermédiaire de sa branche tympanique, le nerf petit pétreux et le ganglion otique dans lequel se fait le relais préviscéral. Le nerf auriculo-temporal fournit en outre des rameaux communicants pour le nerf facial.
→ nerf du méat acoustique externe, rameaux de la membrane du tympan, rameaux parotidiens du nerf auriculo-temporal, rameaux communicants pour le nerf facial (du nerf auriculo-temporal), nerfs auriculaires antérieurs
nerf du canal ptérygoïdien l.m.
nervus canalis pterygoidei (TA)
nerve of pterygoid canal
Rameau nerveux formé par l’union du grand nerf pétreux et du nerf pétreux profond.
Il parcourt d’arrière en avant le canal ptérygoïdien et se termine dans le ganglion ptérygo-palatin. Il véhicule en particulier les fibres parasympathiques sécrétoires destinées à la glande lacrymale et à la muqueuse nasale.
Syn. anc. nerf vidien
nerf facial l.m.
nervus facialis (TA)
facial nerve
Nerf crânien appartenant à la septième paire.
Le nerf facial proprement dit est moteur. Ses fibres motrices naissent d’un noyau situé dans la substance réticulaire grise du pont. Il émerge du névraxe par la partie latérale du sillon bulbo-pontique. Il pénètre dans le méat auditif interne et gagne le canal du nerf facial dont il suit la coudure au niveau du genou du nerf facial. Il sort de la partie pétreuse de l’os temporal par le foramen stylo-mastoïdien. Il pénètre dans la parotide où il se divise en ses deux branches terminales, temporo-faciale et cervico-faciale unies par de nombreuses anastomoses qui constituent le plexus intra-parotidien. Dans son trajet intra-pétreux, il fournit une branche motrice, le nerf stapédien. A sa sortie du foramen stylo-mastoïdien il donne quatre branches : le nerf auriculaire postérieur qui fournit un rameau occipital et un rameau auriculaire destinés aux muscles correspondants ; un rameau digastrique pour le ventre postérieur du muscle digastrique ; un rameau stylo-hyoïdien pour le muscle stylo-hyoïdien ; un rameau communiquant avec le nerf glosso-pharyngien ; un rameau lingual inconstant. Les branches terminales émergent de la glande parotide. La branche supérieure, temporo-faciale, fournit des rameaux temporaux, frontaux, palpébraux, zygomatiques et buccaux supérieurs. La branche inférieure, cervico-faciale, fournit un rameau marginal mandibulaire qui donne les rameaux buccaux inférieurs et mentonniers, et un rameau cervical.
Le nerf facial doit être distingué du nerf intermédiaire, souvent considéré comme sa racine sensitive.
nerf glosso-pharyngien l.m.
nervus glossopharyngeus (TA)
glossopharyngeal nerve
Nerf crânien appartenant à la neuvième paire.
C’est un nerf mixte d’origine branchiale, annexé au troisième arc branchial ; il a ses origines réelles dans les noyaux de la partie supérieure de la moelle allongée. Les fibres motrices naissent du noyau ambigu et contribuent à l’innervation des muscles du pharynx et de certains muscles de la langue. Les fibres sensitives, qui proviennent de la muqueuse du pharynx et du tiers postérieur de la langue ont leur corps cellulaire dans les ganglions supérieur et inférieur du nerf et gagnent le noyau solitaire, véritable noyau gustatif. Les fibres viscéromotrices proviennent du noyau salivaire inférieur et sont destinées à l’innervation sécrétoire de la glande parotide. Les fibres viscérosensibles émanées du territoire viscéral du troisième arc branchial (pharynx, sinus carotidien) gagnent le noyau rond. Leur corps cellulaire est également situé dans les ganglions supérieur et inférieur du nerf.
L’origine apparente du nerf se fait par émergence à la partie supérieure du sillon postéro-latéral du bulbe au-dessus du nerf vague. Le nerf glosso-pharyngien traverse la base du crâne au niveau de la partie antérieure du foramen jugulaire. Au-dessous de la base du crâne il traverse l’espace sous-parotidien postérieur et gagne, par l’espace paratonsillaire, la base de la langue. Il fournit des branches collatérales : le nerf tympanique, le rameau communiquant avec le rameau auriculaire du nerf vague, des rameaux pharyngiens, un rameau du muscle stylopharyngien, un rameau du sinus carotidien, des rameaux tonsillaires, le nerf petit pétreux, un rameau communiquant avec le rameau méningé, un rameau communiquant avec le nerf auriculo-temporal, un rameau communiquant avec la corde du tympan. Ses branches terminales s’épuisent dans la muqueuse de la langue autour des papilles linguales de la base de la langue (V lingual).
nerf lacrymal l.m.
nervus lacrymalis (TA)
lacrymal nerve
L’une des trois branches de terminaison du nerf ophtalmique née à l’extrémité antérieure du sinus caverneux.
Elle traverse la fissure orbitaire supérieure, longe le bord supéro-latéral de l’orbite et se distribue à la glande lacrymale et à la moitié latérale de la paupière supérieure. Elle s’anastomose avec les rameaux orbitaires du nerf maxillaire.
nerf lingual l.m.
nervus lingualis (TA)
lingual nerve
Branche du tronc terminal postérieur du nerf mandibulaire ; elle descend, en avant du nerf alvéolaire inférieur, dans la région inter-ptérygoïdienne, en décrivant une courbe concave en avant qui l’amène sous la muqueuse du sillon gingivo-lingual.
Le nerf lingual croise de dehors en dedans la face inférieure du conduit submandibulaire, se distribue à la muqueuse de la langue en avant du V lingual (rameaux linguaux) et fournit des rameaux à l’isthme du gosier (muqueuse de l’arc palato-glosse et tonsille palatine). Peu après son origine il reçoit la corde du tympan. Dans sa descente sur l’hyoglosse il émet des rameaux communicants avec le nerf hypoglosse, le nerf sublingual qui se ramifie sur la partie postérieure et la face latérale de la glande sublinguale. Il envoie des rameaux ganglionnaires aux ganglions submandibulaire et sublingual d’où partent des filets nerveux destinés aux glandes correspondantes.
nerf petit pétreux l.m.
nervus petrosus minor ; radix parasympathica ganglii otici (TA)
lesser petrosal nerve ; parasympathetic root of otic ganglion
Branche du nerf tympanique née dans le cavum tympanique.
Elle effectue d’abord un trajet dans la partie pétreuse de l’os temporal au cours duquel elle reçoit le rameau communiquant avec le plexus tympanique (branche du nerf intermédiaire), puis pénètre dans le crâne par le hiatus du canal du nerf petit pétreux. Elle en ressort presque aussitôt par la suture sphéno-pétreuse ou par le canal innominé d’Arnold. Elle se termine dans le ganglion otique accolé au nerf mandibulaire à son émergence du foramen ovale du sphénoïde. Elle véhicule les fibres neuro-végétatives venues du noyau salivaire inférieur qui atteindront la glande parotide par le nerf auriculo-temporal après relais dans le ganglion otique.
Syn. anc. petit nerf pétreux profond
→ plexus tympanique ,nerf glosso-pharyngien
nœuds lymphatiques axillaires pectoraux l.m.p.
nodi lymphoidei axillares pectorales, nodi lymphoidei axillares anteriores (TA)
pectoral axillary lymph nodes, anterior axillary lymph nodes
Groupe de nœuds lymphatiques appliqués sur la paroi thoracique de la région axillaire et échelonnés dans le voisinage des vaisseaux thoraciques latéraux, depuis la deuxième jusqu’à la sixième côte.
Ils sont répartis en deux groupes, supérieur et inférieur. Ils reçoivent la majeure partie des vaisseaux lymphatiques de la peau et des muscles de la paroi antéro-latérale du thorax, de la glande mammaire et des téguments et des muscles de la portion sus-ombilicale de la paroi abdominale.
Syn. anc. chaîne ganglionnaire mammaire externe de Rouvière, chaîne ganglionnaire thoracique de Poirier et Cunéo
nœuds lymphatiques brachio-céphaliques l.m.p.
nodi lymphoidei bronchopulmonales (TA)
brachiocephalic lymph nodes
Nœuds lymphatiques qui siègent dans le médiastin supérieur en avant des veines brachio-céphaliques et des gros troncs artériels issus de l’arc aortique.
Ils drainent le thymus, la glande thyroïde, le péricarde, le cœur droit, les nœuds lymphatiques diaphragmatiques latéraux et des lymphatiques pulmonaires (surtout à gauche). Leurs efférents s’unissent avec ceux ces nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs et des nœuds lymphatiques parasternaux pour former les troncs broncho-médiastinaux droit et gauche.
→ nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs
nœuds lymphatiques paramamillaires l.m.p.
Nœuds lymphatiques mammaires superficiels qui siègent au-dessous et très près de la glande mammaire.
Il ne faut pas les confondre avec les nœuds lymphatiques paramammaires.
D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)
Syn. anc. ganglions lymphatiques paramamillaires ; ganglions lymphatiques paramammaires de Gerota
nœuds lymphatiques paramammaires l.m.p.
nodi lymphoidei paramammarii (TA)
paramammary lymph nodes
Groupe de nœuds lymphatiques recevant la plus grande partie des efférents de la glande mammaire.
Il est situé au contact des vaisseaux thoraciques latéraux de la deuxième à la sixième côte, près du bord inférieur du muscle grand pectoral.C’est l’un des cinq groupes formant les nœuds lymphatiques axillaires pour Rouvière mais non pour la Terminologia anatomica.
Le groupe paramammaire est subdivisé en deux amas : le supérieur le plus important fait de deux à trois nœuds lymphatiques placés en avant de l’artère thoracique latérale en regard de la troisième côte et des espaces intercostaux sus-jacent et sous-jacent dont le plus volumineux, décrit par Sorgius, siège sur la troisième digitation du muscle dentelé antérieur ; l’amas inférieur fait de un à trois nœuds peut manquer ; il siège en arrière des vaisseaux thoraciques latéraux entre la quatrième et la sixième côte.
W. Sorgius, anatomiste allemand (1880)
Syn. anc. ganglions lymphatiques paramammaires, ganglions lymphatiques de Sorgius, ganglions lymphatiques mammaires externes
nœuds lymphatiques parasternaux l.m.p.
nodi lymphoidei parasternales (TA)
parasternal lymph nodes
Groupe de quatre à cinq petits nœuds lymphatiques intercostaux situés à la partie antérieure de chacun des espaces intercostaux au niveau de l’artère thoracique interne.
Ils drainent les vaisseaux lymphatiques de la partie antérieure des espaces intercostaux et de la moitié interne de la glande mammaire ainsi que les nœuds lymphatiques diaphragmatiques antérieurs. Ils se drainent dans le tronc broncho-médiastinal homolatéral.
Syn. anc. ganglions lymphatiques mammaires internes, ganglions lymphatiques thoraciques internes, ganglions lymphatiques sternaux
nœuds lymphatiques parotidiens profonds l.m.p.
nodi lymphoidei parotidei profundi (TA)
deep parotid lymph nodes
Nœuds lymphatiques intra-glandulaires au nombre de quatre à dix, situés entre les deux lobes de la glande parotide, au voisinage de la veine jugulaire externe et de la veine rétro-mandibulaire, en particulier dans la région où le nerf facial croise la veine jugulaire externe.
Ils comprennent les nœuds lymphatiques intra-glandulaires proprement dits et les nœuds lymphatiques pré-auriculaires et infra-auriculaires souvent décrits sous le terme de nœuds lymphatiques parotidiens sous-aponévrotiques extra-glandulaires.
Syn. anc. ganglions lymphatiques parotidiens profonds
nœuds lymphatiques pré-auriculaires l.m.p.
nodi lymphoidei preauriculares (TA)
pre-auricular lymph nodes
Groupe de un à deux nœuds lymphatiques parotidiens sous aponévrotiques extra-glandulaires situés entre l’aponévrose superficielle et la face externe de la glande parotide, près du tragus ou plus en avant à distance du pavillon de l’oreille.
Syn. anc. ganglions lymphatiques parotidiens sous-aponévrotiques pré-auriculaires
noradrénaline n.f.
noradrenaline, norépinephrine
Catécholamine naturelle, neurotransmetteur du système nerveux sympathique périphérique (neurones post-ganglionnaires) et de certaines synapses du tronc cérébral.
Biosynthétisée par les cellules noradrénergiques, par hydroxylation de la chaîne latérale de la dopamine, sa structure est celle de l’adrénaline non méthylée. Elle en est un précurseur au sein de la glande médullosurrénale où sa synthèse se fait à partir de phénylalanine.
C’est un vasoconstricteur puissant. L'action physiologique est prépondérante sur les récepteurs alpha 1, elle est plus modérée sur les bêta. Elle s'arrête par recaptage dans les terminaisons nerveuses, par diffusion locale et par transformation métabolique sous l'effet de deux enzymes, catéchol-O-méthyl-transférase et monoamine-oxydase.
Ses récepteurs se situent surtout dans le système limbique et dans les terminaisons post-ganglionnaires : noyaux gris, mésencéphale, hypothalamus, bulbe olfactif notamment. En dehors de sa contribution au contrôle des mouvements et de la posture, elle semble jouer un rôle important dans les processus de vigilance et de sommeil. Un déficit en noradrénaline a été relevé au cours du syndrome de Korsakoff alcoolique.
Dans la réanimation des états de choc avec vasoplégie (choc septique) la noradrénaline est utilisée sous forme de bitartrate (Lévophed®).
La noradrénaline peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique. Ce dosage est utilisé dans le bilan de certaines hypertensions artérielles complexes.
Syn. norépinéphrine, artérénol
noyau supra-chiasmatique l.m.
supra chiasmatic nucleus
Partie de l'hypothalamus constituée d'un groupe cellulaire situé sur la ligne médiane au-dessus du chiasma optique.
Les efférents quittent l'hypothalamus pour aller vers les différentes formations avoisinantes et jusqu'à la moelle épinière.
La voie la plus importante est le tractus mamillothalamique. Fonctionnant comme une horloge biologique primaire dans le cycle veille-sommeil, il reçoit une information sur les variations lumineuses nycthémérales par l'intermédiaire de connexions directes avec la rétine.
De plus, sa densité particulière en synapses dendrodendritiques relie étroitement les cellules entre elles, constituant un support morphologique possible du synchronisme de leur activité. Son rôle essentiel est d'assurer le rythme de sécrétion de la mélatonine par la glande pinéale.
Sigle : NSC
oncocytome n.m.
oncocytoma, Hürthle’s cells tumor
Tumeur formée d’oncocytes, observée plus généralement sous forme d'adénome, dans les parenchymes glandulaires (hypophyse, thyroïde, glandes salivaires) et dans les reins.
A priori, les oncocytomes sont des tumeurs bénignes. Les tumeurs oncocytaires qui renferment des mitoses ou des zones de nécrose devraient être nommées onco-carcinomes, car leur avenir est incertain et parfois marqué par des métastases possédant une autre morphologie.
Au niveau de l’œil, cette tumeur peut atteindre la caroncule, le repli semi-lunaire, la glande lacrymale et le sac lacrymal. Au niveau de la thyroïde 80% des tumeurs oncocytaires sont bénignes. Les cancers thyroïdiens à cellules oncocytaires, souvent de grande taille, de variété folliculaire plutôt que papillaire, sont de moins bon pronostic, car inaccessibles au traitement radioactif en cas de récidive ou de métastase. Les termes de tumeurs thyroïdienne, d’adénomes ou de carcinomes à cellules de Hürthle sont abandonnés dans la littérature médicale francophone au profit de tumeurs à cellules oncocytaires ou oxyphiles, mais restent très usités dans le littérature anglosaxonne.
K. Hürthle, histologiste allemand (1894)
Étym. gr. ogkos : tumeur ; kytos : cellule
Syn. Hürthle (tumeur à cellules de)
→ oncocyte
[O4]
Édit. 2017
opération de Conway l.f.
Conway’s operation
Traitement chirurgical de l'hypertrophie mammaire avec, dans un premier temps, l'ablation de l'aréole et du mamelon, dans un second temps, le modelage de la glande et, dans un troisième temps, la greffe aréolomamelonnaire en un nouveau site.
Elle est abandonnée en raison des risques très importants de nécrose mamelonnaire.
H. Conway, chirurgien plasticien américain (1958)
[O5]
Édit. 2017
orchidectomie n.f.
orchidectomy
Ablation chirurgicale d'un testicule.
Cette intervention peut être pratiquée par voie scrotale, p. ex. pour destruction infectieuse du testicule ou, plus souvent, par voie inguinale, dans la cure des tumeurs malignes de la glande ; dite "élargie", elle comporte alors l'ablation concomitante de l'ensemble du cordon spermatique jusqu'à son épanouissement souspéritonéal et peut être suivie immédiatement ou de façon différée de la mise en place d'une prothèse testiculaire. Elle peut être uni- ou bilatérale.
Étym. gr. orchis : testicule
Édit. 2017
orchidotomie n.f.
orchidotomy
Ouverture chirurgicale de l'albuginée testiculaire, dans le but d'explorer l'intérieur de la glande, principalement à la recherche de tumeurs de petite taille.
Cette orchidotomie exploratrice est devenue exceptionnelle en raison des progrès de l'échographie.
Édit. 2017
orchite aigüe l.f.
acute orchitis
Inflammation aigüe de la glande testiculaire, généralement par extension hématogène de diverses maladies infectieuses systémiques.
L'orchite ourlienne est la plus fréquente et représente une complication des oreillons ; elle est redoutable après la puberté par son caractère très aigu, douloureux et éventuellement bilatéral, par sa durée, et surtout par son évolution possible vers l'atrophie testiculaire, atrophie portant sur les tubes séminifères (atteignant donc la spermatogenèse), mais non sur les cellules de Leydig.
Édit. 2017
organe juxta-oral l.m.
organum juxtaorale (TA)
juxta-oral organ
Petit prolongement de tissu glandulaire dans la région postéro-inférieure de la glande parotide.
Long de dix à quatorze millimètres et d’un diamètre de deux millimètres, il est situé en dehors du muscle buccal dans chacune des joues. Il est constitué d’un cordon ramifié central de parenchyme épithélial entouré d’un tissu conjonctif particulièrement riche en fibres nerveuses. Initialement reconnu par Chievitz comme une structure rudimentaire qui disparait au cours du développement embryonnaire avant la naissance, il a été prouvé par Zenker que cette formation peut être trouvée fréquemment chez l’adulte.
J. H. Chievitz, anatomiste danois (1885), W. Zenker, anatomiste autrichien (1953)
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. anc. organe de Chievitz
[A1]
Édit. 2019
otalgie n.f.
otalgia
Douleur ressentie dans la région de l’oreille.
Elle peut être provoquée par une maladie évoluant au niveau de l’oreille externe ou de l’oreille moyenne ; mais il s’agit parfois d’«otalgies rapportées » secondaires à des affections de voisinage, touchant l’articulation temporo-mandibulaire, le pharynx, les dents, la langue, la glande thyroïde, le nerf glossopharyngien (en cas de long processus styloïde) ou le territoire des deuxième et troisième racines cervicales.
Étym. gr. ous, ôtos : oreille, algos : douleur
Édit. 2017