Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hormone lactogène placentaire l.f.

placenta lactogenic hormone

Hormone protéinique sécrétée par le placenta, présentant beaucoup d'homologies avec la prolactine.
Constituée de deux chaînes d’un poids moléculaire de 35 000, comportant 190 acides aminés, elle est aussi voisine de l’hormone de croissance. Elle stimule la montée laiteuse, mais elle a aussi un rôle dans la formation des tissus fœtaux et des annexes. Elle est sécrétée par le syncytiotrophoblaste dès le 13ème jour de la grossesse. Sa teneur, reflet de la fonction placentaire, augmente progressivement jusqu’à la 36ème semaine puis diminue légèrement jusqu’à la 40ème semaine. Elle possède des propriétés lutéotrophiques, mammotrophiques et lactogéniques. Son action somatotrope participe à la croissance fœtale. Elle présente par ailleurs une activité lipolytique, protéolytique et hyperglycémiante. Son dosage présente un intérêt pronostique en cas de retard de croissance intra-utérin, traduit par une baisse de la teneur plasmatique et dans le dépistage de la souffrance fœtale.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. hormone chorionique somatotrope, hormone lactogène placentaire, hormone chorionique somato-mammotrope, somato-mammotrophine chorionique humaine

[O4]

hormone lactogénique l.f.

lactogenic hormone

prolactine

[O4]

hormone lipocaïque l.f.

lipocaic hormone

Hormone d'origine pancréatique dont le rôle serait de stimuler la dégradation ou la mobilisation des triglycérides du foie.

L. R. Dragstedt, chirurgien américain (1936)

Syn. lipocaïne

[O4]

hormone lutéale l.f.

luteal hormone, progesterone

Hormone sécrétée par le corps jaune de l'ovaire.

Syn. progestérone

progestérone

[O4]

hormone lutéinisante l.f.

luteinizing hormone, luteotropine, LH

Syn. hormone lutéotrope, gonadotrophine B (désuet)

Sigle LH, ICSH (Interstitial Cell Stimulating Hormone)

gonadostimulines ou gonadotrophines

[O4]

hormone lutéotrope l.f.

luteinizing hormone

Abrév. LH (hormone lutéinisante), ICSH (Interstitial Cell Stimulating Hormone)

gonadostimulines ou gonadotrophines

[O4]

hormone mammotrope l.f.

mammotropic hormone

prolactine

[O4]

hormone mélanotrope l.f.

melanostimulating hormone

mélanotropine

hormone mélanostimulante l.f.

melanocyte stimulating hormone

Sigle MSH

mélanotropine

[O4]

hormone natriurétique l.f.

natriuretic hormone

Hormone qui provoque une augmentation de l'excrétion rénale des ions Na+.
On distingue deux types de peptides natriurétiques : l'un sécrété par l'hypothalamus exerce son action inhibitrice au niveau de la Na+K+-ATPase rénale qui sert de pompe à sodium pour sa réabsorption dans les tubules. L'autre, sécrété par l'atrium, essentiellement droit, sous l'effet de l'augmentation du volume sanguin dans cette cavité, agit en provoquant une vasodilatation dans le rein, augmentant la diurèse, et inhibant la sécrétion d'aldostérone.
Une augmentation dans le plasma du peptide natriurétique de type B (BNP,) de son précurseur, le pro-BNP ou du fragment N-terminal de ce dernier (NT-pro-BNP) est un marqueur sensible d’insuffisance cardiaque.

Étym. gr. hormaô : j'excite

NT-pro-BNP sodium / potassium adenosyltriphosphatase (Na/K ATPase, pompe à sodium), facteur atrial natriurétique

[O4]

hormone parathyroïdienne l.f. (PTH)

parathyroid hormone

Homome polypeptidique produite par les parathyroïdes, à tropisme principalement osseux, fondamentalement hypercalcémiante et hyperphosphaturiante.
Elle est sécrétée par les cellules principales des glandes parathyroïdes, à partir de précurseurs (préproPTH, puis proPTH). Elle est constituée de 84 aminoacides, comporte un fragment 1-34 (N-terminal) actif, et un fragment 34-84 (C terminal) protégeant la molécule de la dégradation enzymatique. La sécrétion est liée au taux circulant du calcium qui possède au niveau des parathyroïdes un récepteur spécifique (calcium sensor). Le fragment actif de la PTH se lie aux récepteurs du rein et de l’os, stimule par l’intermédiaire de protéines de liaison (Gs) la production d’AMPc (Adénosine MonoPhosphate cyclique), second messager de l’action hormonale. La PTH stimule le remodelage osseux, contribue surtout à l’ostéolyse, indirectement par stimulation des ostéoblastes. La PTH favorise la réabsorption tubulaire rénale du calcium. Elle active l’absorption intestinale du calcium, mais cette activation est indirecte liée à la stimulation de la 1alpha-hydroxylase rénale. Par ailleurs la PTH réduit la réabsorption tubulaire rénale des phosphates, réduit l’élimination rénale des ions H+ et du magnésium.
L’activité des parathyroïdes est accrue dans les situations d’hyperpathyroïdismes primaires (surtout liés à un adénome parathyroïdien), secondaires (notamment dans les carences en vitamine D et les états de réduction néphronique).
L’hormone parathyroïdienne est utilisable en thérapeutique dans les ostéoporoses fracturaires et pour l’optimisation de l’équilibre métabolique des sujets traités pour hypo- ou pseudohypo-parathyroïdie.

Syn. parathormone

Adénosine MonoPhosphate cyclique, 1-hydroxylase rénale, hyperparathyroïdie, hypovitaminose D, insuffisance rénale chronique

[O4]

hormone placentaire l.f.

placental hormone

Hormone sécrétée par le placenta.
Ces hormones sont de natures diverses :
- soit protéique : l'hormone chorionique gonadotrope (ou HCG), l'hormone chorionique somatotrope (appelée aussi hormone placentaire lactogéne placentaire ou HPL ou hormone chorionique somatomammotrope), le NGF (ou facteur de croissance des cellules nerveuses), la relaxine, accessoirement la protéine placentaire PP ;
- soit stéroïde : testostérone et œstrogènes biosynthétisés à partir du sulfate de déhydro-épiandrostérone (ou SDHEA, androgène de la surrénale fœtale, désulfaté dans le foie fœtal par une sulfatase et aromatisé dans le placenta par une aromatase)
La progestérone biosynthétisée à partir de la 8ème semaine d'aménorrhée, à partir du cholestérol plasmatique, se substitue à la progestérone du corps jaune pour assurer le maintien de la grossesse.

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4]

Édit. 2015

hormone placentaire lactogène l.m.

human placental lactogen

Hormone polypeptidique placentaire de structure et d'action voisines de celles de l'hormone somatotrope et de la prolactine.
Elle contribue au développement mammaire pendant la grossesse et à l'élaboration de la sécrétion lactée.
Son rôle réel est mal élucidé. Elle semble ne pas avoir d’effet direct sur le fœtus, car elle ne passe pas la barrière placentaire. Chez la mère elle favoriserait les synthèses protéiques, une meilleure utilisation des graisses contribuant à un bon équilibre glycémique maternel et fœtal. Son dosage constitue un très bon reflet de la vitalité placentaire.

Syn. somato-mammotrophine chorionique humaine, hormone chorionique somato-mammotrophique, hormone lactogène placentaire

Sigle HPL

hormone chorionique somatotrope

[O4]

hormone prolactinique l.f.(PRL)

prolactin

L’ hormone prolactinique ou prolactine est une hormone polypeptidique, produite pas les cellules lactotropes de l’antéhypophyse, intervenant dans la montée laiteuse, la régulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique et la libido.
Constituée de 199 aminoacides, la PRL est soumise surtout à un contrôle inhibiteur de l’hypothalamus par la PIH (Prolactin Inhibiting Hormone), identifiée comme la dopamine. Elle se lie à des récepteurs notamment présents au niveau de la glande mammaire, des gonades. La PRL intervient dans le déclenchement de la lactation sur une glande préalablement soumise à l’action des œstrogènes. Son effet sur le développement de la glande mammaire est discuté. En revanche l’excès de PRL détermine une inhibition des fonctions gonadiques et des altérations de la libido.
Physiologiquement la PRL s’accroît au décours de l’accouchement, en réponse à la succion mamelonnaire, et détermine la montée laiteuse. Elle explique aussi l’anovulation et l’hypo-œstrogènie, responsable de l’absence de réapparition des menstruations.
Chez la femme jeune, l’excès de PRL détermine typiquement un syndrome aménorrhée-galactorrhée, parfois une simple situation d’anovulation avec infertilité, ou une galactorrhée isolée, ou des troubles de la libido. Chez l’homme l’excès de PRL est responsable d’impuissance ou plus volontiers d’une franche diminution de la libido, mais se révèle souvent par un syndrome tumoral.
L’excès de PRL est en effet d’abord lié au développement de tumeurs hypophysaires (macro- ou microprolactinomes), accessibles au traitement dopaminergique (bromocriptine, cabergoline..), Mais l’excès de PRL est aussi lié à des médications (anti-émétiques, neuroleptiques, psychotropes, œstrogènes à fortes doses, vérapamil, réserpine, opiacés et cocaïne…), à des désordres généraux (hypothyroïdie, insuffisances hépatique et rénale), à des déconnections fonctionnelles au cours de pathologies hypothalamiques, hypophysaires ou de la tige pituitaire.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. prolactine, prolactin inhibiting facteur, prolactinome

[O4]

hormone somatotrope l.f.

growth hormone (GH), human growth hormone (hGH),

Choh Hao Li, biochimiste américain (1965) ; J. Dixon et Choh Hao Li, biochimistes américains (1968)

hormone de croissance

[O4]

Édit. 2015

hormone thymique l.f.

thymic hormone

Produit sécrété par la glande thymique qui assure le contrôle de la maturation et de la différenciation des lymphocytes T.
En réalité le thymus semble produire deux hormones :la thymopoïétine active sur les cellules nourricières des prothymocytes,et la thymuline stimulant l’immunocompétence des lymphocytes T.

[O4]

Édit. 2015

hormone thyrostimulante l.f.

thyrotropic hormone,

Hormone glycoprotéique, produite par les cellules thyrotopes de l’antéhypophyse, intervenant dans la trophicité, l’organisation en follicules et la sécrétion de la thyroïde.
C’est une hormone à deux sous-unités alpha et bêta dont l’assemblage et la sialylation sont dépendantes de la TRH (ou thyrolibérine) hypothalamique. Elle est extrémement sensible au rétrocontrôle par les hormones thyroïdiennes libres, au point qu’en situation d’équilibre hormonal les taux de TSH sont corrélés au logarithme de la T4 libre circulante. La mesure de son taux plasmatique (physiologiquement proche de 0,3 - 4 mU/L chez les sujets jeunes en bonne santé) constitue par conséquent un indice très sensible du fonctionnement thyroïdien. Elle se lie à des récepteurs membranaires (à sept domaines transmembranaires) qui agissent essentiellement par stimulation intracellulaire de la production d’AMPc.
Elle est utilisable en thérapeutique sous forme de TSH recombinante, notamment pour l’application du traitement radio-isotopique et la surveillance des sujets thyroïdectomisés pour cancer thyroïdien.

Sigle TSH

thyrostimuline, exploration fonctionnelle de la thyroïde, sialylation

[O4]

Édit. 2015

hormones androgènes l.f.p.

androgenic hormones

hormones mâles

[O4]

hormones antéhypophysaires l.f.p.

anterior pituitary hormones

Hormones sécrétées par l’antéhypophyse : corticotrophine, hormone somatotrope, hormone thyrostimulante, prolactine, gonadostimulines.
L’antéhypophyse sécrète principalement des polypeptides ou des glycoprotéines ayant une activité de stimulation des autres glandes endocrines : corticotropine, gonadostimulines, thyréotropine, etc. L'hormone de croissance ou somatotrope exerce de nombreux effets métaboliques. La prolactine est une hormone lactogène et inhibitrice des fonctions gonadiques.
La durée de vie de ces hormones dans le plasma sanguin est brève, de l'ordre d'une demi-heure.
La sécrétion de ces hormones est stimulée par des hormones hypothalamiques oligopeptidiques appelées libérines : la TSH (hormone thyrostimulante) est contrôlée par la TRH (thyrotropin releasing hormone) ou thyrolibèrine, l'ACTH par la CRH (corticotropin releasing hormone), la GH (hormone de coissance) par la GH-RH (hormone de libération de l'hormone de croissance). La production de la prolactine est contrôlée négativement par la dopamine. La LH (hormone lutéinisante) et en partie la FSH (hormone folliculostimulante) sont sous la dépendance de la LH-RH (luteinising hormone- releasing hormone) encore appelée GH-RH ou Gn-RH (gonadotropin hormone-releasing hormone). La sécrétion des gonadotropines antéhypophysaires est freinée par l'œstradiol ovarien jusqu'à un seuil critique qui provoque au contraire une décharge ovulante de LH. La FSH est freinée électivement par l'inhibine ovarienne.

Étym. gr. hormaô : j'excite

corticotrophine, hormone somatotrope, hormone thyrostimulante, prolactine, gonadostimulines, thyrotropine, corticotropine, dopamine, hormone folliculostimulante, luteinising hormone-releasing hormone, libérine, inhibines gonadiques, thyrolibérine

[O4]

hormones corticosurrénales l.f.p.

cortical hormones

Ensemble des hormones sécrétées par le cortex surrénal.
On en distingue une trentaine, toutes de stucture stéroïde, classées en trois groupes : les minéralocorticostéroïdes comme l'aldostérone et la désoxycorticostérone, synthétisés dans la zone glomérulée, contribuant à la réabsorption tubulaire du sodium et de ce fait au contrôle de la volémie et de la pression artérielle, les glucocorticostéroïdes comme le cortisol, synthétisés dans la zone fasciculée et ayant une activité essentiellement sur le métabolisme glucidoprotidique, et les sexocorticoïdes synthétisés par la zone réticulée comme l'androstène-dione, la déhydro-épiandrostérone sécrétée sous forme sulfoconjuguée, androgènes mineurs précurseurs de testostérone et d’estradiol.

Étym. gr. hormaô : j'excite

aldostérone, désoxycorticostérone, cortisol, androstène-dione

[O4]

hormones digestives l.f.

Terme impropre, pourtant communément utilisé pour désigner les hormones sécrétées par des cellules annexées à l’appareil digestif, intervenant non spécifiquement sur les sécrétions digestives, la contraction de l’estomac, de l’intestin, des voies biliaire

On en distingue une quinzaine, sécrétine, gastrine, cholécystokinine, bombésine, substance P, le VIP, la neurotensine, entéroglucagon, somatostatine, incrétines (GLP1ou Glucagon-Like-Peptide, GIP ou Gastric Inhibitory Peptide), sérotonine, catécholamines…..

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4,L1]

hormones entéro-digestives l.f.

hormones digestives

[O4,L1]

hormones femelles l.f. ]

female hormones

Chacune des hormones responsables de l'apparition et du maintien des caractères sexuels féminins.

risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives

[O3,O4]

Édit. 2015

hormones génitales l.f.p.

sexual hormones

Hormones ayant une activité sur les caractères sexuels mâles ou femelles.
On distingue les hormones mâles et les hormones femelles, bien que la plupart de ces hormones soient présentes et aient une activité dans les deux sexes.

hormones mâles, hormones femelles

[O4]

hormones gonadotropes l.f.p.

gonadotropic hormones

Groupe d’hormones antéhypophysaires agissant sur la croissance du tissu germinal et sur le tissu interstitiel de la gonade.
On en distingue trois: l'hormone folliculo-stimulante (FSH), l'hormone lutéinisante (LH), sécrétées de manière intermittente par l'antéhypophyse sous le contrôle d'un décapeptide hypothalamique appelé Gn-RH (gonadotropin hormone - releasing hormone) ou somatolibérine. Au cours du cycle menstruel, l'excrétion des hormones gonadotropes, qui maîtrisent la croissance du follicule de De Graaf, est freinée par l'œstradiol ovarien jusqu'à un seuil critique qui déclenche au contraire une décharge ovulante de LH. La sécrétion de la progestérone par le corps jaune ovarien, en début de la grossesse, est sous la dépendance de la gonadotrophine chorionique (hCG). Chez l'homme, la FSH stimule la spermatogénèse et la LH la sécrétion de testostérone.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. gonadostimulines, gonadotrophines, gonadotropines, prolans

gonadotrophine, prolans (désuet), De Graaf (follicule de), corps jaune, risques cérébrovasculaires des hormones œstroprogestatives

[O4]

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