Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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imipramine n.m.

Antidépresseur tricyclique qui agit en inhibant la capture neuronale de catécholamines et de sérotonine.

R. Kuhn, psychiatre suisse (1957)

→ antidépresseur, sérotonine, catécholamine

[H3,G5 ]

Édit. 2017

imiquimod n.m.

imiquimod

DCI d’un dérivé de l'imidazole ayant une activité antivirale et immunomodulatrice, utilisé en crème à 5 % pour applications locales sur les condylomes génitaux, les kératoses actiniques et les carcinomes basocellulaires superficiels.
Des réactions locales, voire des manifestations générales peuvent s'observer, surtout en cas de surdosage.

imitation (comportement d') l.m.

imitation behaviour

Trouble du comportement observé dans des lésions frontales uni- ou bilatérales, lors duquel le patient imite les gestes que l'examinateur fait devant lui sans qu'on lui en donne la consigne, ou même après la consigne expresse de ne pas le faire.

F. Lhermitte, neurologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1984).

→ dépendance environnementale (syndrome de), utilisation (comportement d')

immatriculation n.f.

registration

Procédure administrative qui sanctionne l’assujettissement à un régime de sécurité sociale.
1) Elle s’exprime, pour l’assuré, par l’attribution d’un numéro matricule qui peut être le numéro national d’identification et la délivrance d’une carte d’immatriculation.
2) L’employeur est tenu de faire la demande d’immatriculation de son salarié à la Caisse locale d’assurance maladie dont celui-ci relève dans les huit jours qui suivent l’embauche.

immaturité affective l.f.

emotional immaturity

Concept qui se réfère à la théorie selon laquelle une partie des anomalies de la personnalité tient à un arrêt ou à une régression dans le développement normal qui conduit l'enfant à l'équilibre de l'âge adulte.
Sous cette expression, sont groupés des traits variés selon la perspective du développement que l'on a retenue : absence d'autonomie, difficulté à gérer la satisfaction des besoins, à contrôler ses réactions et ses émotions, persistance d'une élémentarité et d'une globalité des affects.
On a longtemps mis en rapport ces anomalies avec une immaturité neurobiologique. Ces explications sont considérées actuellement comme trop simplistes. Ou bien la notion d'immaturité a seulement une valeur descriptive et comparative, et le problème est d'en étudier les causes, ou bien elle entend se fonder sur une théorie du développement et celle-ci demeure problématique.

Syn. arriération affective

→ puérilisme mental

immaturité vésicale l.f.

bladder immaturity

État caractérisé par la persistance chez l'enfant des réflexes mictionnels archaïques du nouveau-né, génératrice de troubles fonctionnels de la miction.
La vessie du nouveau-né à terme peut stocker et expulser périodiquement environ 40 mL d'urine à la faveur d'une contraction phasique. Le réflexe mictionnel, dès lors organisé dans la moelle sacrée, peut être déclenché par la stimulation des récepteurs cutanés et muqueux. Ces réflexes archaïques disparaissent progressivement avec l'âge, de sorte que le réflexe mictionnel, dès lors organisé dans le tronc cérébral, ne prend plus en compte que la stimulation des récepteurs de tension du détrusor. Leur persistance au moment où l'enfant apprend la propreté se traduit par une pollakiurie, une impériosité avec ou sans incontinence, souvent associée à une énurésie. Les contractions vésicales mal inhibées mais énergiquement retenues par la contraction sphinctérienne volontaire peuvent aboutir à la constitution d'une vessie de lutte, provoquer des infections urinaires récidivantes et parfois de petits reflux vésico-urétéraux.

→ hyperréflectivité vésicale, instabilité vésicale

immersion n.f.

flooding

→ exposition (thérapie par)

immmunoélectrophorèse n.f.

immunoelectrophoresis

Technique associant successivement une séparation électrophorétique des antigènes en gel d’agarose, la diffusion d’un antisérum placé dans une gouttière créée parallèlement à l’axe de migration des antigènes, la coloration des axes de précipitation.
L’antisérum peut être polyvalent ou constitué d’anticorps spécifiques.

P. Grabar, membre de l’Académie de médecine, biologiste français et C. A. Wiliams Jr, biologiste américain (1953)

Étym. lat. immunis : exempt de

Sigle : AIE

immobilisation (ostéoporose de l') l.f.

immobilization bone loss

Perte osseuse observée au cours du repos au lit prolongé ou de l'apesanteur.
Cette perte osseuse survient chez des sujets alités pour des problèmes orthopédiques, des traumatismes médullaires, des affections neurologiques mais également au cours des voyages dans l'espace. On observe alors une augmentation de la résorption osseuse avec hypercalciurie et, parfois, hypercalcémie. On estime qu'une immobilisation complète d'un sujet pendant un an aboutit à la perte de 40 % de sa masse osseuse initiale.

immobilité laryngée l.f.

laryngeal fixation

Absence de mobilité du larynx.
Unilatérale, elle entraîne une dysphonie, bilatérale une dyspnée. Son étiologie est post traumatique, neurogène ou tumorale.

→ dysphonie, dyspnée

immotivé adj.

motiveless

Se dit d'un acte, d'un comportement ou d'une mimique parfois paradoxaux, en tout cas sans relation suffisante avec des motifs d'ordre intellectuel ou affectif, ni avec le contenu gai ou triste du vécu, ni avec les circonstances du moment.
Qu'il s'agisse de sourires ou de sanglots, voire de fous rires convulsifs ou de raptus coléreux, ces expressions émotionnelles énigmatiques constituent une forme majeure de l'inadaptation mimique ou gestuelle. Sous la dépendance presque exclusive de la vie intérieure des patients et de ses couches profondes, elles doivent évoquer avant tout un état schizophrénique.

→ hermétisme, schizophrénie (symptômes)

immun adj.

immun

1) Se dit d'un sujet protégé contre une ou plusieurs maladies infectieuses.
2) Se dit d'anticorps produits après une immunisation à l'occasion d'une injection ou d'un contact avec un antigène ou une vaccination, ce qui oppose ces anticorps aux anticorps dits naturels.

Étym. lat. immunis : exempt de

→ anticorps

immun complexe l.m.

immune complex

→ complexe immun

immunisation n.f.

immunization

Processus par lequel un sujet acquiert une immunité spécifique à l’égard d’un antigène.
L'immunisation est dite active quand elle résulte de l’action sur le système immunitaire d’un sujet receveur d’un antigène (vaccin, antigène provenant d’un agent infectieux, antigène inerte) introduit dans l’organisme ou produit par lui. Elle est dite passive quand elle résulte de l’administration au sujet receveur d’immunsérum, d’anticorps purifiés ou encore de lymphocytes sensibilisés spécifiques les uns et les autres pour un antigène donné. En cas d’immunisation active, l’antigène peut être introduit dans l’organisme ou y pénétrer par voie cutanée ou muqueuse (orale, nasale, oculaire, digestive). Il peut aussi être introduit par voie parentérale (injection sous-cutanée, intramusculaire ou intravasculaire). Une immunisation peut aussi être réalisée en utilisant des acides nucléiques contenant des séquences codantes pour l’antigène d’intérêt. L’immunisation peut concerner un hétéroantigène (c’est-à-dire un antigène provenant d’une autre espèce animale, végétale ou microbienne), un isoantigène (antigène provenant d’un sujet de même espèce mais génétiquement différent), un antigène provenant du sujet lui-même (autoantigène) ou d’un sujet génétiquement identique (individu dit syngénique ou encore isogénique).

Étym. lat. immunis : exempt de

→ antigène, immunisation active, vaccination, immunisation passive, immunsérum, anticorps

immunisation active l.f.

active immunization

Stimulation par un organisme de sa propre réponse immunitaire sous l'influence d'un vaccin ou à la suite d'une infection.
Elle est assez lente à s'établir mais durable.

Étym. lat. immunis : exempt de

→ vaccination

immunisation antirhésus l.f.

Rh disease

Immunisation survenant après transfusion de sang hétérospécifique ou pendant la grossesse par passage transplacentaire d’hématies fœtales rhésus positif dans la circulation d’une mère rhésus négatif.
Elle peut survenir à tout moment de la grossesse. Au premier trimestre, au cours d’un avortement spontané, d’une interruption volontaire de grossesse, d’une grossesse extra-utérine ; au deuxième trimestre, lors de tous les gestes anténatals comme l’amniocentèse, la ponction de sang fœtal ; au troisième trimestre, lors de l’accouchement, qu’il soit normal ou par césarienne ou lors de la délivrance. Elle est responsable des accidents de la maladie hémolytique du nouveau-né entraînant un anasarque fœtal et une mort fœtale par anémie. Sa prévention repose sur l’injection d’immunoglobuline anti-D après l’accouchement de toute femme enceinte de groupe rhésus négatif jusque-là non immunisée et donnant naissance à un enfant de groupe rhésus positif. Son traitement repose sur la pratique des transfusions in utero, de sang rhésus négatif, dans le cordon, à partir du 4èmemois de la grossesse dans les cas les plus sévères.

Étym. lat. immunis : exempt de

→ maladie hémolytique du nouveau-né, transfusion fœtomaternelle

immunisation fœtomaternelle l.f.

feto-maternal immunization

Apparition d’anticorps dans la circulation maternelle dirigés contre les antigènes correspondants du fœtus.
Ces anticorps maternels utilisent la voie transplacentaire pour atteindre la circulation fœtale où ils provoquent la
destruction de cellules fœtales. Sa gravité est évaluée par le dosage de la bilirubine fœtale dans le liquide amniotique et le dosage de l’hémoglobine fœtale obtenue par cordocentèse. Elle se traite par des transfusions in utero, dans la veine ombilicale, de sang rhésus négatif, jusqu’à la viabilité fœtale, autour de 34 semaines d’aménorrhée en pratique. Elle se prévient par l’injection dans les 72 heures qui suivent la naissance, de gamma globulines anti-D à toute femme rhésus négatif non encore immunisée, dont le nouveau-né est rhésus positif, cette sérothérapie s'applique aussi à toute femme enceinte rhésus négatif non immunisée à l’occasion d’une fausse couche, d’une grossesse extra-utérine, d’une amniocentèse, d’un cerclage, d’une version par manœuvre externe ou de métrorragies d’un placenta praevia.
Cette immunisation peut concerner le système érythrocytaire rhésus avec production d’anticorps anti-D, anti-E, anti-e, anti-C, anti-c et le système Kell. Il peut s’agir d’une immunisation antiplaquettaire dans le système Pla, responsable de purpura thrombopénique néonatal, ou d’une immunisation antileucocytaire dans le système HLA, responsable de granulopénie transitoire.

Étym. lat. immunis : exempt de

→ immunoglobuline anti-D, maladie hémolytique du nouveau-né, plasmaphérèse, transfusion fœtale in utero

immunisation intracellulaire l.f.

intracellular immunization

Variété de thérapie génique destinée à tenter d’introduire, dans des cellules humaines, des gènes codant pour une ou plusieurs protéines susceptibles d’interférer avec la reproduction d’un virus, tel que le VIH, qui infecte ces cellules.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunisation passive l.f.

passive immunization

Utilisation d'un anticorps ou de lymphocytes sensibilisés provenant d'un individu immunisé, pour établir chez le receveur un état d'immunité passive à court terme contre une substance antigénique telle qu'une toxine.

Étym. lat. immunis : exempt de

→ sérothérapie

immuniser v.tr.

immunize (to)

Conférer l'immunité.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunitaire adj.

immune

Qui se rapporte à l'immunité.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunité n.f.

immunity

1- En biologie, état de l’organisme réfractaire à une infection par un microorganisme ou aux effets toxiques d’une substance antigénique qu’elle soit d’origine microbienne ou non.
 L'immunité peut être spécifique ou non, innée ou acquise, humorale, cellulaire ou mixte. Elle peut résulter d’une première exposition à l'agent pathogène ou à ses antigènes, p. ex. après vaccination. On parle alors d’immunité spécifique ou adaptative. L’immunité peut être consécutive à l’injection d’anticorps produits dans un autre organisme. Il s’agit alors d’immunité passive. Elle peut être induite par injection de lymphocytes provenant d’un organisme résistant. On parle alors d’immunité adoptive et l’expérience est désignée sous le nom de transfert adoptif de lymphocytes T.
2- En droit pénal, exception prévue par la loi, interdisant la condamnation d’une personne qui se trouve dans une situation bien déterminée.
En droit international public, l’immunité diplomatique ou consulaire a pour but de favoriser le libre exercice de ces fonctions.
En droit constitutionnel, l’immunité parlementaire met  les représentants élus à l’abri des poursuites judiciaires en vue d’assurer le libre exercice de leur mandat.

Étym. lat. immunis : exempt de

→ vaccination, immunité passive

immunité à médiation cellulaire l.f.

cell mediated immunity, cellular immunity, delayed hypersensitivity, tuberculin type hypersensitivity

Immunité spécifique, acquise ou passive, reposant sur l’intervention de lymphocytes T sensibilisés, transmissible par ces lymphocytes, intervenant dans les phénomènes d’hypersensibilité retardée (type IV), dans la résistance à de nombreuses infections bactériennes, fongiques et virales ainsi que dans la réaction aux cancers, dans le rejet des greffes, dans les auto-immunités et dans certaines formes d’allergie (hypersensibilité ou dermite de contact, eczéma).

Étym. lat. immunis : exempt de

immunité à médiation humorale l.f.

Humoral immunity, antibody-mediated immunity

Immunité spécifique, acquise ou passive, dépendant de l’intervention d’anticorps produits par les lymphocytes B et les plasmocytes, transmissible par le sérum et intervenant dans les hypersensibilités de type I (hypersensibilité anaphylactique à IgE), de type II (cytotoxicité anticorps dépendante) et de type III (pathologie à complexes immuns).

Étym. lat. immunis : exempt de

immunité cellulaire l.f.

cell immunity

→ immunité à médiation cellulaire

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