hypothalamus n.m.
Région du diencéphale située à la base du cerveau, sous le thalamus, comprenant une série de noyaux de substance grise, groupés de part et d'autre du troisième ventricule, importants pour l'activité neurovégétative, endocrinienne et affective,
Ces nombreux centres régulateurs intéressent tout particulièrement les grandes fonctions suivantes : comportement alimentaire, soif, sexualité, horloges biologiques, rythme veille-sommeil, rapports avec le système immunitaire, processus émotionnels.
Ainsi, les réactions émotionnelles résultent de la mise en œuvre de deux mécanismes conjoints et complémentaires : l'un par voie humorale, à effet endocrinien, l'autre par voie neuronale et d'ordre neurovégétatif, à effet viscéral. Ces réactions varient selon le type d'émotion et les individus.
Étym. gr. hupo : sous ; thalamos: chambre nuptiale
hypothénar n.m.
hypothenar ; eminentia hypothenaris (TA)
hypothenar eminence
hypothenar (syndrome du marteau) l.m.
hypothenar hammer syndrome
Anévrisme de l'extrémité inférieure de l'artère cubitale lié à des microtraumatismes répétés de l'éminence hypothénar du poignet.
C'est une maladie professionnelle.
hypothermie n.f.
hypothermia
Température centrale inférieure à 36°C chez l'Homme.
L'hypothermie ralentit toutes les réactions biochimiques (loi du Q 10) et entraîne une diminution d'affinité de l'hémoglobine pour l'oxygène et une réduction d'activité des ferments respiratoires cellulaires : il en résulte une hypoxie tissulaire.
En médecine d'urgence, ce phénomène doit être pris en considération surtout en présence d'autres facteurs d'hypoxie (notamment une hémorragie) : un blessé doit être soustrait le plus vite possible à l'effet du froid qui favorise l'apparition de l'état de choc (isoler la victime du sol et la couvrir, donner de l’oxygène, utiliser des ambulances chauffées pour le transport). En salle d'opération, l'hypothermie a les mêmes effets défavorables.
Un coma profond avec hypertonie, aréflexie, ralentissements respiratoire et cardiaque, troubles du rythme et anomalies métaboliques, est observé dans les grandes hypothermies (inférieures à 30°C). Il conduit parfois à un tableau de mort cérébrale qui peut être curable.
Cet état peut être lié à une cause accidentelle, mais aussi à une imprégnation éthylique ou à une intoxication médicamenteuse plus fréquente chez les personnes âgées (barbituriques, benzodiazépines, neuroleptiques) qui inhibe les centres thermorégulateurs.
Étym. gr. hupo : sous ; thermê : chaleur
→ hypothermie accidentelle, normothermie, Q 10
hypothermie (équilibre acido-basique en) l.m.
correction of acide-base balance of hypothermic patient
La compensation entre la solubilité du gaz carbonique, le pouvoir tampon du sang (bicarbonates principalement) et la baisse du métabolisme en hypothermie laisse stable la pression partielle artérielle en dioxyde de carbone, de telle sorte l'équilibre acidobasique ne varie pas sensiblement avec l'abaissement de la température du corps.
Le pH en hypothermie dépend beaucoup plus de l'activité des grandes fonctions physiologique (métabolisme, ventilation, débit cardiaque) que de la dissociation de l'eau : ainsi la référence à un pH «neutre» = 7 est justifiée si la mesure du pH de l'échantillon de sang est fait à 37°C. Si la PaCO2 et le taux des bicarbonates restent stables, conformément à l'équation d'Henderson Hasselbalch, le pH reste à sa valeur initiale. Il ne semble donc pas nécessaire de corriger les résultats du laboratoire pour tenir compte de la température réelle (il faudrait théoriquement augmenter la valeur du pH mesurée à 37°C de 0,0147 unité par degré d'hypothermie).
La réanimation des hypothermiques montre que la stabilisation du pH (à la température du corps) apporte de moins bons résultats qu'un maintien classique de l'équilibre acide base, sans tenir compte de la température.
L. Henderson, chimiste et physiologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1908) ; K. Hasselbach, biochimiste danois (1916)
→ Henderson-Hasselbalch (équation d'), pH
hypothermie accidentelle l.f.
accidental hypothermia
Température centrale inférieure à 35°C (mesurée par voir rectale ou œsophagienne), consécutive à certains accidents.
L'hypothermie est dite pure si elle résulte d'une exposition au froid de victimes dont les défenses sont faibles (polytraumatisés, vagabonds, dénutris, alcooliques, vieillards) ou si le sujet est suractivé et épuisé (noyade, accident de montagne). Mais elle peut s'observer au cours de comas toxiques, d'atteintes neuroendocriniennes (comas myxœdémateux ou hypophysaire), d'accidents vasculaires cérébraux, du choc septique, de désordres métaboliques (encéphalopathie hépatique, acidocétose diabétique) ou du syndrome de Shapiro (agénésie du corps calleux).
Dans les hypothermies légères (34°C < T < 35°C) le patient est conscient, il frissonne, sa peau est froide et horripilée, son pouls rapide.
Dans les hypothermies modérées (32°C < T < 34°C) la peau est froide sèche, les extrémités sont marbrées, des signes nerveux apparaissent avec une dysarthrie.
Dans les hypothermies graves (T < 32°C), l'obnubilation évolue vers le coma, au-dessous de 28°C il y a hyper, hypo- puis aréflexie, hypertonie d'opposition (sauf en cas d'intoxication), le pouls devient lent, des signes cardiaques apparaissent : bradycardie sinusale, possibilité d'une onde d'Osborn et de troubles rythmiques variés (fibrillation auriculaire, tachysystolie auriculaire, dissociation auriculoventriculaire, rythme idioventriculaire qui peut persister plusieurs heures, être rebelle aux traitements habituels et évoluer favorablement sans séquelle). La pression artérielle peut s'effondrer par hypovolémie ou défaillance myocardique. Les perturbations biologiques sont nombreuses : acidose métabolique ou mixte, hypoxie, élévation de la glycémie, des amylases, des CPK, troubles de la fonction rénale et de la coagulation.
Le réchauffement doit être prudent (trop rapide il amène des dommages cérébraux), ainsi que la correction de l'équilibre du pH de la PaO2 et de la PaCO2 et la conduite des perfusions pour éviter l'œdème pulmonaire si l'on dépasse les possibilités cardiaques.
Les grandes hypothermies se présentent comme des états de mort apparente (coma, mydriase aréactive, rigidité musculaire, peau glacée pouls et pression artérielle imprenables, mais persistance d'un pouls capillaire, bradypnée extrême). L'évolution peut amener des complications : troubles du rythme (au réchauffement entre 30 et 34°C), arrêt cardiaque inopiné tardif, collapsus cardiocirculatoire par réchauffement trop rapide, rhabdomyolyse, insuffisance rénale aigüe, hémorragies digestives, etc.). En cas de noyade en eau glacée, même après un arrêt cardiaque de 10 min et plus, la ressuscitation cardiorespiratoire avec circulation extracorporelle peut permettre le retour à la vie chez une victime antérieurement en bon état général, surtout si c'est un enfant.
W. R. Shapiro, neurologue américain (1969)
→ hypothermie (équilibre acidobasique en), Shapiro (syndrome de), coma, choc septique, encéphalopathie hépatique, acidocétose diabétique, syndrome de Shapiro, onde d'Osborn, rhabdomyolyse,
[G1, G2]
Édit. 2018
hypothermie de surface l.f.
cutaneous hypothermia
Technique de refroidissement corporel par immersion, permettant d'abaisser la température aux environs de 31 degrés, pour une durée d'arrêt circulatoire de 5 minutes.
hypothermie modérée l.f.
moderate hypothermia
Abaissement de la température centrale du corps aux environs de 28-30°.
Elle est destinée à permettre un arrêt circulatoire de quelques minutes, pour pouvoir réaliser une intervention intracardiaque simple. La limitation à 28-30° de l’abaissement thermique permet de garder le cœur battant, alors qu’un refroidissement plus poussé entraine une fibrillation ventriculaire. L’hypothermie modérée est obtenue, sur un patient anesthésié par un bain glacé, ou une accumulation de glace.
hypothermie peropératoire provoquée l.f.
peroperative hypothermia
Utilisée en chirurgie cardiaque, le refroidissement sous anesthésie générale avec vasoplégie permet de diminuer le métabolisme ce qui permet de mieux tolérer l'arrêt cardiocirculatoire et de réduire les besoins médicamenteux (morphine, barbituriques, phénothiazine, curare, héparine).
Le temps d'ischémie cérébrale réversible est de 3 min à 37°C, 30 min à 20°C, 60 min à 15°C et 120 min à 10°C, celui du myocarde est de 40 min à 37°C, 50 min à 28°C.
Pour maitriser les réactions adrénergiques normales de lutte contre le froid on emploie une anesthésie générale profonde.
Trois modes de refroidissement peuvent être utilisés:
- externe de surface (bain glacé, soufflerie d'air froid) jusqu'à 30°C;
- central par circulation extracorporelle de sang refroidi ;
- de surface relayée à 30°C par une circulation extracorporelle.
Chez le jeune enfant, cette méthode permet d'atteindre rapidement 10 à 15°C. De même le refroidissement sélectif du cœur par bain péricardique glacé ou par une circulation coronaire à 10°C peut compléter une hypothermie modérée à 28°C. Le réchauffement entraine la reprise du métabolisme cellulaire, d'où l'augmentation de la consommation de glucose ce qui amène un risque de fibrillation cardiaque vers 30°C.
hypothermie postopératoire l.f.
postoperative hypothermia
Abaissement de la température centrale au-dessous de 37°C dans les suites d'une anesthésie générale ou locorégionale.
L'hypothermie postopératoire est due à la réduction de la thermogénèse et à l'augmentation de la thermolyse induites par l'anesthésie. Immédiatement après l'induction anesthésique, la vasodilatation cutanée explique une hypothermie de redistribution. Après la première heure d'anesthésie et pendant environ 3 à 4 heures, la température centrale continue à baisser pour ensuite se stabiliser en raison de la vasoconstriction cutanée.
L'hypothermie postopératoire doit être prévenue : elle a des conséquences cardiovasculaires, respiratoires et métaboliques défavorables.
hypothermie profonde l.f.
profound hypothermia
Refroidissement corporel homogène au moyen de la perfusion de circulation corporelle, en-dessous de 28 degrés.
Observée dans certains accidents d’exposition prolongée au froid, l’hypothermie profonde est délibérément recherchée dans certaines techniques de chirurgie du cœur, pour permettre un arrêt circulatoire total prolongé et ouvrir le cœur. Contrairement à l’hypothermie modérée, l’hypothermie profonde exige une circulation extracorporelle non seulement pour réaliser l’abaissement thermique, mais aussi pour assurer la fonction cardiaque pendant la période d’arrêt ou de fibrillation ventriculaire.
hypothermie provoquée l.f.
core cooling
Abaissement provoqué de la température centrale dans le but de réduire les besoins métaboliques de l’organisme et de permettre ainsi un arrêt circulatoire rendant possible une opération à cœur ouvert.
L’hypothermie modérée assez simple à réaliser par réfrigération externe sous anesthésie générale profonde n’autorise qu’un abaissement thermique limité au seuil de 26°, en raison des risques de fibrillation ventriculaire, ce qui limite l’arrêt circulatoire possible à 7/8 minutes, et l’opération réalisable dans ces conditions à quelques techniques simples (fermeture d’une communication interauriculaire simple ; ouverture d’une sténose valvulaire). L’hypothermie profonde exige une circulation extracorporelle qui permet d’abaisser la température centrale aux environs de 15°, rendant ainsi possible des arrêts circulatoires assez longs et des opérations cardiaques complexes.
hypothèse informatrice l.f.
Théorie expliquant la spécificité de la réponse immunitaire : l'anticorps n'est fait que de chaines polypeptidiques non repliées dont la conformation finale est déterminée par le contenu propre de l'antigène autour duquel elles se replient
Cette théorie s'oppose à celle de la sélection clonale considérée actuellement comme la plus probable.
hypothèse nulle l.f.
null hypothesis
Dans une comparaison cherchant à montrer la supériorité d’un examen ou d’un traitement sur un autre, on commence par calculer les effectifs attendus en l’absence de différence de résultats entre les deux examens ou les deux traitements.
C’est l’hypothèse nulle. La comparaison des résultats observés et des résultats attendus est à la base des tests statistiques. Le rejet de l’hypothèse nulle implique que l’on considère que la différence observée a moins de 5% de chances d’être due au hasard.
[E1]
Édit. 2020
hypothyroïdie n.f.
hypothyroidy, hypothyroidism, hypothyreosis
Insuffisance de la sécrétion hormonale thyroïdienne, soit primaire par atteinte du corps thyroïde (myxœdème), soit secondaire à une insuffisance hypophysaire.
Son diagnostic repose moins sur la clinique que sur les données de la biologie : abaissement de la T4 et de la T4 libre (l’abaissement de la T3 n’est pas spécifique de l’hypothyroïdie) et surtout élévation de la TSH. Une TSH normale ou basse, avec une T4 basse, indique une insuffisance hypophysaire. Les complications principales sont cardiovasculaires : athérosclérose, surtout insuffisance coronaire, péricardite, épanchements pleuraux. Le traitement repose sur la L-thyroxine.
Syn. myxœdème.
→ exploration fonctionnelle de la thyroïde
[O4]
hypothyroïdie (manifestations neuromusculaires dans l') l.f.p.
hypothyroidism (neuromuscular troubles in)
Participation en fait rare, comportant surtout un syndrome majoritairement bilatéral du canal carpien, lié à un œdème tissulaire au niveau du nerf médian.
Il peut s'agir également d'une polyneuropathie sensitivomotrice distale, plus rare, dans laquelle les études électrophysiologiques et histologiques montrent des lésions mixtes, associant atteinte axonale et démyélinisante.
À ces signes d'atteinte nerveuse périphérique peuvent s'associer ceux d'une encéphalopathie hypothyroïdienne.
Qu'il y ait, ou non, atteinte nerveuse, une hyperprotéinorachie isolée est généralement relevée au cours d'une hypothyroïdie.
→ encéphalopathies endocriniennes non diabétiques, endocriniennes (neuropathies)
hypothyroïdie congénitale l.f.
congenital hypothyroidism, neonatal hypothyroidism
Syndrome d’insuffisance thyroïdienne survenant dans les premières semaines de la vie et qui, en l’absence de traitement, peut conduire au nanisme et à l’arriération intellectuelle.
Les signes cliniques les plus caractéristiques associent : hypothermie et ictère néonataux, difficultés respiratoires d’autant plus importantes qu’existe un goitre volumineux, constipation, cri rauque, bref, d’émission retardée. C’est un enfant « trop sage », qui dort beaucoup, qui présente une hypotonie musculaire et souvent une hernie ombilicale.
L’hypothyroïdie peut être d’origine périphérique, avec un taux de TSH élevé, due à des troubles de la morphogénèse (athyréose, ectopie du tissu thyroïdien que l’on retrouve à différents niveaux dans le canal thyréoglosse) ou à des troubles congénitaux de l’hormonogénèse qui entravent chacune des étapes de la biosynthèse hormonale. Elle peut également être d’origine centrale, hypophysaire ou hypothalamique.
En France, l'hypothyroïdie congénitale fait l'objet d'un dépistage systématique dès la naissance, pour permettre son traitement immédiat. Elle peut être due, dans 15% des cas environ, à une génopathie de transmission autosomique récessive..
Syn. hypothyroïdie néonatale, hypothyroïdisme néonatal
hypothyroïdie et psychisme l.f.
hypothyreosis, hypothyroidism and psychism
Manifestations mentales d'une sécrétion insuffisante d'hormones thyroïdiennes.
1. Chez l'enfant, l'excès de sagesse et la passivité du bébé, puis le retard psychomoteur et intellectuel, plus rarement des formes frustes avec difficultés scolaires, s'associent aux autres signes classiques (myxœdème p. ex.) en l'absence de dépistage systématique à la naissance et de traitement.
2. Chez l'adulte, les troubles psychiques sont constants et précoces : ralentissement et apathie d'aspect parfois subconfusionnel ou pseudodémentiel, indifférence affective, irritabilité, parfois morosité, contrastant avec une somnolence diurne et l'hyposexualité. Rares, sans lien toujours net avec le déficit hormonal, les psychoses dites myxœdémateuses sont très polymorphes. Les traitements peuvent les améliorer.
L'hypothyroïdie semble rendre plus précoce la sénescence cérébrale et favoriser les démences.
[O4,H3]
hypothyroïdie néonatale l.f.
neonatal hypothyroidism
hypotonie n.f.
hypotonia
Tonicité inférieure à une autre prise pour référence.
→ hypotonie musculaire, hypotonie plasmatique
hypotonie musculaire l.f.
muscular hypotonia, hypotonia, hypotonicity
Diminution de la force de contraction d'un muscle lisse ou strié, de la résistance perçue lors de la mobilisation passive d'un segment de membre.
Isolée ou monosymptomatique, elle peut être liée à l'obnubilation, à la stupeur, au coma ou au sommeil physiologique.
Elle s’accompagne d’une hyperextensibilité articulaire et doit faire rechercher une atteinte neurologique.
Associée à l'ataxie, son origine est :
- cérébelleuse, avec son importante passivité et ses diverses étiologies (dégénératives et tumorales en particulier) ;
- sensitive, avec une hyperextensibilité franche du membre atteint, une fréquente parésie musculaire, due au tabès (maintenant exceptionnel) et aux autres
affections atteignant les colonnes dorsales de la moelle ;
- plus rarement vestibulaire, posturale, avec signe de Romberg labyrinthique.
Associée à une parésie musculaire avec flaccidité, l'hypotonie est habituellement de cause périphérique.
Elle comporte des mouvements anormaux, chorée ou hémiballisme, dans certaines affections des noyaux gris centraux, réunissant alors hyperextensibilité et hyperpassivité.
Chez le petit enfant, l'hypotonie est très tôt reconnaissable en soi, qu'il s'agisse d'une affection neurologique centrale, d'une atteinte héréditaire du tissu conjonctif (syndrome d'Ehlers-Danlos p. ex.), d'une affection systémique majeure (septicémie, hypercalcémie infantile, acidose rénale tubulaire, etc.), voire d'une hypotonie congénitale bénigne ou "physiologique".
E. Ehlers, dermatologiste danois (1901) ; H. Danlos, dermatologiste français (1912)
hypotonie plasmatique l.f.
plasma hypotonia
Diminution de la teneur plasmatique en osmoles avec hyponatrémie sous l'effet d'une rétention d'eau excessive ou de pertes hydriques inférieures aux pertes électrolytiques, essentiellement sodiques.
→ hypo-osmolarité plasmatique, intoxication par l'eau (syndrome d')
hypotonie sphinctérienne anale l.f.
anal sphincter hypotonia
Hypotonie sphinctérienne anale, caractérisée par un anus peu tonique ou se contractant mal, à l’origine d’une incontinence fécale dont il faut rechercher la cause.
Il peut s’agir d’une déchirure ou plaie sphinctérienne dans les suites d’un accouchement ou d’un geste chirurgical ou de troubles de la commande nerveuse. L’incontinence fécale a d’autres causes que les lésions du sphincter anal. En effet, l’incontinence fécale peut aussi survenir lorsque les capacités du réservoir situé en aval le rectum sont dépassées, par exemple, fécalome, tumeur rectale, diarrhée même s’il existe une bonne fonction anale.
L’exploration de l’hypotonie sphinctérienne anale à l’origine d’une incontinence fécale passe par l’étape clinique et l’examen local de l’anus et du rectum. En fonction de l’orientation apportée par ces données, il peut être utile de compléter par une étude fonctionnelle, la manométrie ano-rectale, une échographie sphinctérienne, permettant d’identifier les lésions du sphincter, une IRM qui apporte, comme l’échographie, des informations sur le sphincter et permet surtout de visualiser le rectum et une étude des nerfs du pelvis.
hypotonie sphinctérienne uréthrale l.f.
sphincteric hypotony
Baisse du pouvoir contractile des fibres musculaires d'un sphincter aboutissant à son altération fonctionnelle.
L'hypotonie du sphincter uréthral est traduite et mesurable par la profilométrie.
Une pression de clôture inférieure à 30 cm d'eau est considérée comme un seuil d'hypotonie sphinctérienne susceptible d'altérer les résultats de la chirurgie de l'incontinence.
hypotonie utérine l.f.
uterine hypotonia
Défaut d’activité contractile de l’utérus.
En cours de travail, l’hypotonie utérine est la conséquence d’une hypocinésie de fréquence et d’intensité. Dans le postpartum immédiat, l’hypotonie utérine est à l’origine d’hémorragie de la délivrance, secondaire à une grande multiparité, une surdistension utérine par grossesse multiple, macrosomie, hydramnios, tentative de version, arrêt de l’administration d’ocytociques. Elle est rarement isolée, et plus souvent associée à une rétention placentaire.