Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hyposalivation n.f.

hyposalivation

Diminution physiologique de la sécrétion salivaire.

Ant. hypersalivation

hyposensibilisation n.f.

hyposensitization

Administration graduelle de doses croissantes d'allergènes à des sujets souffrant d'hypersensibilité immédiate à cet allergène, afin de diminuer l'intensité des réactions ultérieures pouvant survenir à l'occasion d'un nouveau contact avec l'antigène.

hyposialie n.f.

hyposialosis

Diminution pathologique de la sécrétion salivaire.
Elle peut être responsable de sécheresse buccale, dite xérostomie, et de dysphagie.

Syn. hypoptyalisme

Ant. hypersialie

→ dysphagie, xérostomie

hyposialorrhée n.f.

hyposialorrhea

Diminution de l’excrétion salivaire.
Anomalie secondaire à une obstruction des canaux salivaires.

Étym. gr. hupo : au-dessous ; sialon : salive ; rhein : couler

Ant. hypersialorrhée

hyposidérémie n.f.

Concentration en fer du plasma sanguin inférieure à la normale (9 à 30 µmol/L chez la femme, 12 à 30 µmol/L chez l’homme)

Elle est abaissée chez la femme enceinte, surtout en fin de grossesse. Elle est aussi abaissée dans les anémies ferriprives, après des hémorragies et dans les syndromes inflammatoires.

[R1,F1]

hyposignal (en IRM) n.m.

hyposignal

Signal de faible intensité, apparaissant sur l’image IRM comme une plage noire ou gris foncé. C’est le cas en l’absence de protons (air), des substances à T2 court (tissus calcifiés (os cortical, émail, calcifications), des tissus riches en collagène (tendons, ligaments, fascias…), des liquides riches en protéines, des liquides stagnants (urine, LCS, épanchements, œdème, inflammation…), des substances à effet paramagnétique (gadolinium concentré), du fer en concentration élevée (hémochromatose), des certains hématomes….

→ signal (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2018

hypospade adj.

Qui a rapport à l'hypospadias.

hypospadias n.m.

hypospadias

Malformation fréquente de l'urèthre antérieur, due à un arrêt de développement du plancher uréthral, reportant le méat urinaire en arrière, à la face ventrale du pénis ou du périnée et déviant le jet mictionnel vers le bas.
Suivant la topographie du méat l'on distingue les hypospadias antérieurs (balaniques, du sillon balanopréputial, péniens antérieurs) les plus fréquents (70% des cas) et les hypospadias postérieurs (péniens postérieurs, pénoscrotaux, périnéaux, vulviformes) plus rares, plus graves, plus complexes.
Des anomalies de la verge et du scrotum sont fréquemment associées, d'autant plus sérieuses que le méat est plus postérieur : hémiprépuce inférieur manquant, sténose du méat hypospade, incurvation de la verge, inclinaison du gland, torsion de la verge, enfouissement de la verge dans le scrotum, bifidité scrotale, hypoplasie pénienne. Ces anomalies doivent fréquemment être corrigées en un premier temps chirurgical, avant le traitement de l'hypospadias lui-même.
La malformation reste d'ordre esthétique et fonctionnel ; elle n'intéresse jamais la région sphinctérienne et ne crée donc aucun trouble de la continence ni de l'éjaculation.
Chez la femme, il s’agit d’une aplasie de la face postérieure de l’urètre avec absence de méat urétral, l’abouchement de l’urètre se faisant sur la paroi antérieure du vagin à une distance variable de l’hymen. La forme majeure réalise une ouverture directe de la vessie dans le vagin avec incontinence totale des urines.

→ désenlisement de verge, uréthroplastie

hypospadias et dysphagie (syndrome d') l.m.

hypospadias-dysphagia syndrome

→ G (syndrome)

hypospadias vulviforme l.m.

perineal hypospadias

Variété la plus postérieure et la plus grave des hypospadias, qui, du fait de l'atrophie de la verge, de la séparation complète du scrotum de chaque côté d'un méat uréthral périnéal postérieur, prend cliniquement l'aspect d'une vulve, et ouvre le chapitre des ambigüités sexuelles.
La réparation chirurgicale est particulièrement complexe et nécessite un certain nombre d'interventions successives. Un bilan génétique est toujours nécessaire.

hyposthénurie n.f.

hypostenuria

Urines à densité faible indépendamment des apports métaboliques, généralement associée à une polyurie.

hypostimulinie n.f.

hypopituitarism

Sécrétion insuffisante des stimulines hypophysaires.

→ hypopituitarisme

hyposystolie n.f.

hyposystoly

Diminution de la force de contraction cardiaque, observée dans les cardiopathies progressivement décompensées avant la phase d’asystolie.

hypotaurine n.f.

hypotaurine

Dérivée de la cystéine et précurseur métabolique de la taurine, qui possède des activités anti-oxydantes et de neurotransmetteur.

Syn. acide 2-aminoéthyl succinique.

hypotélorisme l.m.

Malformation craniofaciale caractérisée par un rapprochement excessif des orbites associé à d’autres anomalies : épicanthus, microcéphalie avec turricéphalie et insuffisance de développement de la cavité buccale

La malformation est secondaire à un défaut de développement du bourgeon facial médian : cébocéphalie avec des orbites séparées par un nez à une seule narine, arhinencéphalie avec des orbites séparées par un probocis médian, trigonocéphalie avec une hypotrophie du squelette facial médian.
Ce syndrome rentre dans le cadre des neurocristopathies.

Étym. gr. têle : loin ; urizein : séparer

→ hypertélorisme

hypotélorisme orbitaire l.m.

orbital hypotelorism

→ hypotélorisme

hypotenseur adj.

hypotensive

Qualifie la propriété de certaines substances de faire baisser la pression artérielle.
Ce terme est impropre quand il s’agit d’un médicament qui doit être désigné anti-hypertenseur.

[K2]

hypotenseur oculaire l.m.

→ antiglaucomateux

hypotension artérielle l.f.

arterial hypotension

Baisse de la pression sanguine dans le système vasculaire artériel concernant surtout la pression systolique.
Elle est un signe majeur du tableau de l'hypovolémie relevant de causes diverses : hémorragie, déshydratation extracellulaire, ultrafiltration excessive de l'hémodialyse, etc.
Généralement modérée, elle s'observe principalement en position debout, dite alors « orthostatique », survient souvent dans un contexte de neurotonie et peut entraîner des troubles fonctionnels à type de vertiges, étourdissements.

→ pression artérielle, hypotension orthostatique

hypotension contrôlée l.f.

induced hypotension

Méthode consistant à provoquer volontairement une baisse de la pression artérielle dont on règle l'intensité et la durée, afin de réduire le saignement opératoire soit pour faciliter l'acte chirurgical (anévrisme artériel intracrânien, chirurgie de l'oreille moyenne), soit pour réduire les pertes sanguines (chirurgie plastique ou orthopédique).
L'hypotension est obtenue avec des vasodilatateurs d'action brève, tels le nitroprussiate de sodium, les inhibiteurs calciques, la trinitrine ou les anesthésiques volatils (isoflurane). L'hypotension est facilitée par une position surélevée du cœur par rapport à la zone opératoire. On distingue l'hypotension contrôlée modérée (pression artérielle moyenne > 60 mm de Hg) et l'hypotension contrôlée profonde (pression artérielle moyenne <60 mm de Hg). Cette dernière est exceptionnellement utilisée en raison de ses inconvénients (risque d'accident vasculaire cérébral, insuffisance coronarienne).

→ contrôle

hypotension orthostatique l.f.

orthostatic hypotension, orthostatic low blood pressure

Chute importante de la pression artérielle survenant lors du passage de la position couchée en position debout, pouvant s’accompagner de vertiges et de lipothymies.
Ses répercussions sont surtout marquées lorsque la chute tensionnelle dépasse 20mm Hg. Ses causes sont multiples : syndrome de Shy-Drager, neuropathie végétative du diabète, insuffisance surrénale, phéochromocytome et volumineuses varices. Elle peut être d’origine médicamenteuse : diurétiques, ganglioplégiques, sympathicolytiques, prazocine, α1 et β-bloquants, dérivés nitrés, antidépresseurs, neuroleptiques, antiparkinsoniens, vincristine, morphine, barbituriques. Elle peut aussi survenir chez les personnes âgées, après un alitement prolongé. Parfois aucune cause n’est décelable. Elle est combattue par le port de bas de contention.

G. M. Shy et G. A. Drager, neurologues américains (1960)

→ pression artérielle, hypotension artérielle, orthostatisme, hypotension orthostatique idiopathique et neurologie, Shy Drager (syndrome de)

hypotension orthostatique idiopathique et neurologie l.f.

idiopathic orthostatic hypotension and neurology

→ hypotension orthostatique, dysautonomie

hypothalamique adj.

hypothalamic

Qui a trait à l’hypothalamus.

→ hormones hypothalamiques

hypothalamiques (syndromes) l.m.p.

hypothalamic syndromes

Ensemble de perturbations neuroendocriniennes qui sont à la base des syndromes hypothalamo-hypophysaires.
En relation avec une atteinte du système hypothalamo-antéhypophysaire, on relève seulement un tableau de puberté précoce et probablement des galactorrhées non puerpérales.
Lors d'une atteinte du système hypothalamo-post-hypophysaire, les perturbations de l'hormone antidiurétique (HAD) ont seules été bien mises en évidence : diabète insipide, lié à une insuffisance de la sécrétion ou de la mise en circulation de l'HAD ; syndrome de Schwartz-Bartter, dû à sa sécrétion excessive.
Des troubles majeurs de la régulation thermique sont provoqués principalement par des lésions hypothalamiques aigües, d'ordre traumatique ou vasculaire. A contrario, parmi les lésions chroniques, le syndrome de Shapiro comporte une association d'hypothermie paroxystique, de crises épileptiques et d'une agénésie du corps calleux.
Les perturbations des conduites alimentaires peuvent concerner la soif (adipsie, souvent latente et parfois détectée par une hypernatrémie, polydipsies primaires organiques, bien plus rares que les potomanies) ou la faim (hyperphagie ou anorexie, en fait exceptionnelles).

W. B. Schwartz et F. C. Bartter, médecins américains (1957) ; W. R. Shapiro, neurologue américain (1969)

hypothalamohypophysaire l.f.

hypothalamo-pituitary

→ hypothalamique

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