hypercoagulabilité n.f.
hypercoagulable state
Augmentation de l'aptitude à coaguler.
Syn. thrombophilie
[F1]
hypercoagulable adj.
hypercoagulable
Qui a une hypercoagulabilité.
[F1]
hypercolonne n.f.
hypercolumn
Module de traitement de l'information d'orientation, d'ocularité, de couleur et de mouvement dans l'aire V1.
Ce module d'une surface de 2 mm de côté environ comporte une série de colonnes d'orientation et une paire de colonnes de dominance oculaire.
[P2,N1]
hypercomplexité n.f.
hypercomplexity
Propriété de la réponse du champ récepteur de certaines cellules simples ou complexes de l'aire V1 qui atténue la décharge de potentiels d'action lorsque le stimulus excède les limites du champ récepteur.
Cette catégorie est abandonnée en tant que classe de cellules au profit d'un caractère d'hypercomplexité ou inhibition des extrémités qui est retrouvé aussi bien dans les cellules simples que complexes.
Syn. inhibition des extrémités
[N1]
hypercontractilité vésicale l.f.
bladder hypercontractility
Augmentation pathologique de la force des contractions vésicales.
Cette situation est généralement la conséquence d'une obstruction ou d'un dysfonctionnement neurologique. Cependant certaines instabilités vésicales de l'enfant et de l'adulte peuvent y aboutir du fait d'efforts de retenue répétés surentrainant les résistances sphinctériennes et provoquant une obstruction fonctionnelle. Elle peut être cause d'une altération pariétale analogue à celle d'une vessie de lutte.
[M2]
hypercorrection chirurgicale d'un strabisme l.f.
surgical overcorrection
Surcorrection par la chirurgie d'une déviation strabique.
[P2]
hypercorrection prismatique l.f.
prism overcorrection
Surcorrection par des prismes d'une déviation strabique.
[P2]
hypercorticisme n.m.
hypercorticism
État pathologique caractérisé par une sécrétion excessive de corticostéroïdes.
L’hyperproduction hormonale peut concerner, sélectivement ou en association, les minéralocorticoïdes, les glucocorticoïdes ou les sexocorticoïdes. L'hypercorticisme résulte d’une cause primitivement surrénale (adénome, cancer, hyperplasie, enzymopathie). Mais il peut aussi être fonctionnel, réactionnel à un facteur de stimulation comme l'hypoperfusion rénale déterminant stimulation du système rénine-angiotensine et hyperaldostéronisme secondaire, production excessive de corticotrophine (ACTH) par l’hypophyse (adénome corticotrope) ou une tumeur (hypercorticisme paranéoplasique) responsables d’hyperproduction glucocorticoïde (cortisol) et d’androgènes surrénaux.
→ hyperaldostéronismes, Cushing (syndromes de), hyperandrogénies , blocs enzymatiques surrénaux, hyperplasies congénitales des surrénales
[O4]
hypercuprémie n.f.
hypercupremia
Présence dans le sang d'une quantité de cuivre supérieure à 1 mg/L.
Elle s'observe dans la grossesse, ainsi que dans certaines infections aigües ou chroniques.
[O3,D3]
hyperdactylisme n.m.
hyperdactilism
Présence d'un ou plusieurs doigts surnuméraires.
[I1]
hyperdense adj
En tomodensitométrie, se dit d’une structure qui absorbe beaucoup les rayons X.
P. ex ; l’os, le métal, les produits de contraste iodés sont hyperdenses.
[B2]
hyperdiastolie n.f. (obs.)
hyperdiastoly
Augmentation temporaire de la capacité des cavités cardiaques, augmentant leur remplissage diastolique et permettant aussi d’accroitre le débit cardiaque.
[K2]
hyperéchogène adj.
hyperechoic, hyperechogenic
En échographie, se dit d’une structure qui réfléchit fortement les ultrasons sous forme d’échos qui enregistrés par la sonde, se traduisent sur l’image par des points blancs.
C’est le cas des structures solides (graisse notamment) et de certains liquides épais (pus, lait calcique).
L’os et l’air arrêtent les échos : leur surface apparaït comme une ligne hyperéchogène recouvrant une zone vide d’échos (noire).
Le sinus du rein est hyperéchogène.
L’hyperéchogénicité au sein de la thyroïde, particulièrent éloquente au cours des nodules et goîtres colloïdes, est un argument très fortement suggestif de bénignité.
L’hyperéchogénicité du foie traduit la présence d’une stéatose, lorsque celle-ci est supérieure à 30 % des hépatocytes. La stéatose hépatique est une constatation très fréquente liée le plus souvent au syndrome métabolique.
[B2]
hyperekplexie n.f.
hyperekplexia, startle disease
Affection de l'enfance à transmission autosomique dominante (gène localisé sur le bras long du chromosome 5), plus rarement sporadique, caractérisée par des réponses hypertoniques excessives à des stimulus somatosensoriels ou auditifs inattendus.
Il existe parfois une hypertonie diffuse avec perte du contrôle postural et chute "en statue".
Dans la forme néonatale, l'hypertonie est permanente et la percussion de la racine du nez entraine une apnée prolongée qui peut être létale. Le risque de mort subite est décrit comme élevé.
Une hyperactivité du cortex et des formations réticulées du tronc cérébral est retenue.
Le clonazépam atténuerait la symptomatologie.
Étym. gr. huper : avec excès ; ekplêxis : frayeur
Syn. maladie des sursauts
[Q2,O1,H1]
hyperémèse n.f.
hyperemesis
Vomissements incoercibles.
[L1]
Édit. 2019
hyperemesis gravidarum l.f.
pernicious vomiting of pregnancy
Intolérance totale aux aliments solides ou liquides en période de grossesse, pouvant entraîner deshydratation, altération de l'état général voire dénutrition.
Elle était traditionnellement considérée comme un refus de l'état de grossesse. Elle coïncide souvent avec l’hyperthyroïdie gravidique, particulièrement fréquente et marquée au cours des grossesses gémellaires.
→ vomissements incoercibles de la grossesse
[O3]
hyperémotivité n.f.
hyperemotivity
Se dit de réactions émotionnelles, p. ex. neurovégétatives, excessives à un évènement relativement imprévu et mobilisant fortement les intérêts de la personne.
Cette émotivité pathologique affecte généralement des émotions négatives (peur, colère, etc.). Le terme de labilité de l'humeur s'appliquerait plutôt à l'association éventuelle de réactions positives (joie, surprise heureuse). De telles dispositions sont parfois liées à des situations vécues comme éprouvantes ou à des altérations neurologiques. Habituellement, il s'agit d'une particularité de tempérament (impressionnabilité, susceptibilité, vulnérabilité) avec faible seuil de réaction, dont les origines sont encore inconnues et mettent peut-être en cause des facteurs génétiques.
[H4]
hyperencéphale n.m.
hyperencephalus
Absence de voute crânienne, avec sortie de tout ou partie de l'encéphale hors du crâne.
[H1,O1,Q2]
hyperendémique adj.
hyperendemic
Se dit d’une maladie endémique, avec une morbidité élevée.
[D3]
hyperéosinophile sanguine (variante lymphocytique) l.m.
lymphocytic variant hypereosinophilic syndrome
Hyperéosinophilie secondaire à la sécrétion de substances éosinophilopoïétiques par les lymphocytes T responsables de sécrétion de IL-5.
Cette pathologie est marquée par des manifestations cutanées et exceptionnellement par des atteintes systémiques. Les marqueurs cellulaires identifient des cellules CD3- CD4+.
L’affection répond aux glucocorticoïdes. Il existe un risque accru de développer un lymphome T périphérique
F. Roufosse, médecin interniste belge (2005)
→ hyperéosinophilie sanguine, hyperéosinophilie sanguine (causes des), hyperéosinophilies sanguines secondaires
hyperéosinophile sanguine idiopathique l.m.
idiopathic hypereosinophilic syndrome
Éosinophilie sanguine supérieure à 1,5 G/L d’une durée de six mois à l’exclusion d’une éosinophilie réactionnelle ou secondaire, une hémopathie clonale à éosinophile, un syndrome myéloprolifératif, un syndrome myéloprolifératif/myélodysplasique, une mastocytose systémique et en l’absence d’un excès de blastes.
En présence d’une atteinte d’organes en relation avec l’éosinophilie on évoque un syndrome hyperéosinophile idiopathique ; en l’absence d’atteinte d’organes on parle d’hyperéosinophilie idiopathique ou hyperéosinophilie de signification indéterminée
W. R. Hardy et R. E. Anderson, médecins américains (1968) ; M. J. Chusid, pédiatre américain (1975) ; P. Valent, hématologiste autrichien (2012)
Syn. syndrome hyperéosinophile essentiel
→ hyperéosinophilie sanguine, hyperéosinophilie sanguine (causes des), syndrome myéloprolifératif, mastocytose systémique
[F1]
Édit. 2018
hyperéosinophilie de signification indéterminée l.f.
hypereosinophilia undetermined significance, HEUS
Hyperéosinophilie persistante, asymptomatique et sans cause apparente.
Les critères diagnostiques s’appuient sur l’exclusion de signes cliniques, de données biologiques et de tout symptôme évocateur d’une situation héréditaire, d’un processus réactionnel, d’une maladie immunologique sous-jacente ou d’une néoplasie hématologique qui devraient mener au diagnostic et expliquer l’hyperéosinophilie. En outre il y a lieu d’exclure toute lésion organique liée à l’éosinophilie.
Le pronostic reste incertain et la surveillance clinique et biologique s’impose.
P. Valent, hématologiste autrichien (2012)
→ hyperéosinophilie sanguine, hyperéosinophilie sanguine (causes des), hyperéosinophile sanguine idiopathique
hyperéosinophilie idiopathique l.m.
idiopathic hypereosinophilia
→ hyperéosinophilie de signification indéterminée
hyperéosinophilie sanguine n.m.
hypereosinophilia
Augmentation du nombre des éosinophiles sanguins supérieur à 0,5 x 109/L, confirmée à plusieurs examens.
Il existe des variations physiologiques des éosinophiles dont le nombre est plus élevé chez la femme et le nourrisson. La découverte d’une hyperéosinophilie peut être fortuite à l’occasion d’un examen biologique de routine.
On classe les hyperéosinophilies en trois degrés : légère (mild) de 0,5 à 1,5 109/L, modérée (marked) de 1,5 à 5 109/L et sévère (massive) ˃ 5 109/L.
Une éosinophilie soutenue et supérieure à 1,5 x 109/L risque, quelle que soit son origine, d’entraîner des dommages aux tissus. L’activation des éosinophiles, et en particulier la libération du contenu des granules, s’avère cytotoxique, active les cellules endothéliales, favorise la formation de thromboses et est neurotoxique. Ces effets toxiques se répercutent sur la fonction de plusieurs organes. Les atteintes cardiaques (myocardite et cardiomyopathie dilatée, endocardite et fibrose endomyocardique, thrombus intracardiaque, péricardite constrictive) sont les plus redoutées et sont une cause majeure de décès dans le syndrome hyperéosinophilique idiopathique et dans le syndrome de Churg-Strauss. Les atteintes neurologiques sont variées et touchent autant le système nerveux central (encéphalopathie, méningite, atteinte cérébelleuse, épilepsie…) que périphérique (mononévrite multiple, polyneuropathie). L’hyperéosinophilie peut aussi se compliquer d’atteintes pulmonaires (infiltrats, fibrose, embolie pulmonaire), digestives et/ou cutanées (angiœdème, urticaire, ulcérations).
A.D. Klion, médecin américaine (2015)
→ polynucléaire éosinophile, hyperéosinophilie sanguine (causes des), hyperéosinophilies sanguines secondaires, hyperéosinophilies sanguines primaires, hyperéosinophile sanguine idiopathique, hyperéosinophilie de signification indéterminée, Churg-Strauss (maladie de)
hyperéosinophilie sanguine (causes des) l.f.p.
Les causes d’hyperéosinophilie sont multiples et se répartissent en formes secondaires et primitives.
On différencie les éosinophilies secondaires à une stimulation cytokinique (notamment via l’IL-5) des éosinophilies primaires. Il existe des formes rares d’éosinophilie familiale.
Les éosinophilies secondaires ou réactionnelles sont de loin les plus fréquentes et représenteraient plus de 95% des cas. Elles sont induites par une stimulation des lymphocytes TH2 (parasitose, allergie…) ou par l’activation d’autres cellules immunitaires, dont les mastocytes. Elles peuvent également être paranéoplasiques en raison de la production de cytokines par les cellules lymphomateuses ou cancéreuses.
Le tableau détaille les causes principales d’éosinophilie sanguine dans les pays occidentaux :
→ hyperéosinophilie sanguine, hyperéosinophilies sanguines secondaires, hyperéosinophilies sanguines primaires, hyperéosinophile sanguine idiopathique, hyperéosinophilie de signification indéterminée, hyperéosinophile sanguine (variante lymphocytique), éosinophilie familiale, cytokine, éosinophilie familiale, mastocyte, syndrome paranéoplasique