Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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diffusion (capacité de) des poumons l.f.

diffusion lungs capacity

Rapport entre le débit d'un gaz g et sa différence de pression partielle motrice entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire (ou plus exactement l'intérieur de l'hématie).
Elle se mesure en mL/min/mm de Hg, on l'exprime aussi maintenant en mL/min/hPa .
La formule
 
valable pour un alvéole, a été généralisée à l'ensemble des poumons bien qu'elle soit alors très approximative étant donné l'inhomogénité de la ventilation et de la circulation pulmonaires. Elle est pourtant utile en clinique pour caractériser les troubles de diffusion des gaz lors de leur passage de l'air au sang. A côté des éléments correspondants à la surface et à l'épaisseur de la membrane alvéolaire, figurés par Dm, il faut encore tenir compte du volume Qc du sang capillaire pulmonaire dans lequel le gaz se fixe avec une vitesse de fixation de sorte qu'on a (par analogie avec un circuit électrique :

formule qui explicite le rôle des deux éléments.
En pratique, la capacité de diffusion de l'oxygène, DLO2, peut difficilement se mesurer en régime stable à partir de la PaO2 en utilisant la formule initiale (la PaO2 est un peu plus faible que celle des capillaires pulmonaires) et de la PAO2, mal représentée par l'air de fin d'expiration, de sorte que cette mesure très approximative et peu fidèle n'est pratiquement pas utilisée en clinique.
Mais la formule initiale se simplifie pour les gaz qui, à très faible concentration, ont une très grande affinité pour l'hémoglobine, tel le monoxyde de carbone, CO, parce que la PCO est alors quasi-nulle à l'intérieur des globules rouges et la vitesse de fixation sur l'hémoglobine est très grande. On peut alors écrire :
DLCO = V'CO/PA CO.
Par conséquent la détermination de la capacité de diffusion des poumons au CO, plus facile à mesurer et mieux définie que la capacité de diffusion des autres gaz, sert de méthode de référence.
La DLCO est d'environ 40 mL/min/hPa au repos et de 44 mL/min/hPa à l'exercice chez le sujet normal. Elle est augmentée dans les cardiopathies avec court-circuit gauche-droit, diminuée légèrement au cours de la grossesse et fortement dans les pneumopathies.
La mesure de la DLCO se fait principalement par la méthode en apnée (Marie Krogh, 1915) ou par celle d'équilibration.
En ce qui concerne les autres gaz, notamment les gaz anesthésiques l'on se base sur les propriétés physiques du gaz considéré : masse moléculaire, solubilité dans la membrane (pratiquement celle dans l'eau). La capacité de diffusion est proportionnelle au coefficient de solubilité et inversement proportionnelle à la racine carrée de la masse moléculaire du gaz. On utilise la capacité de diffusion du CO, de masse moléculaire 28 comme référence : la formule donnée à l'article «diffusion», ci-dessus, devient pour un gaz g, de masse moléculaire Mg,
avec α CO = 0,0217 g/L à 37°C :
 
Etant donné tout ce qu'a de conventionnel la notion de capacité de diffusion pulmonaire, la généralisation de cette formule aux autres gaz que le CO ne peut donner qu'un ordre de grandeur. Pour l'azote, de masse moléculaire 28, le coefficient de proportionnalité, rapport des coefficients de solubilité, est égal à 0,67 et le rapport sous la racine est égale à l'unité, on a donc :
DLN2 = O, 67 DLCO.
Etant donné la grande solubilité du dihydroxyde de carbone dans l'eau (1,0522 g/L, soit 600 mL/L à 37°C), le CO2 a une capacité de diffusion de l'ordre de DLCO2 = 1500 mL/min/hPa, elle est 20 fois plus grande que celle de l'oxygène. De ce fait l'écart alvéolocapillaire de pression partielle de CO2 est très faible : pour un débit de dihydroxyde de carbone normal au repos, V'CO2 = 130 mL/min, l'écart alvéolo-capillaire du CO2 est inférieur à 0,1 mm de Hg, c'est-à-dire de l'ordre de grandeur des erreurs de mesure, ce qui justifie l'hypothèse d'Enghoff : PACO2 = PaCO2 .

August Krogh, prix Nobel de médecine en 1920 et Marie Krogh-Jørgensen, physiologistes danois (1910)

Syn. capacité de transfert pulmonaire, constante de diffusion pulmonaire

capacité, diffusion, diffusion pulmonaire (mesure de la), physiologie respiratoire (symboles de)

diverticule de la trompe de Fallope l.m.

diverticulum of the Fallopian tube

Hernie de la muqueuse tubaire vers la musculeuse, responsable parfois de grossesse extra-utérine.

G. Fallopio, anatomiste italien (1561)

Étym. lat. diverticulum : chemin détourné

division palatine l.f.

cleft palate, palatoschisis

Malformation de la face résultant d’un défaut de soudure des bourgeons maxillaires supérieurs avec le processus intermaxillaire du bourgeon ethmoïdofrontal au niveau de la gencive et de la lèvre et d’un défaut de réunion des processus palatins des deux bourgeons maxillaires supérieurs qui forment le palais osseux.
Il en résulte une fente faciale plus ou moins étendue pouvant diviser d’avant en arrière la lèvre, l’arc gingival, le palais osseux et le voile du palais, faisant communiquer la cavité buccale avec la cavité nasale. Il en existe de nombreuses formes anatomiques :
- la fente labio-alvéolaire n’intéresse que le palais antérieur (ou primaire), en avant du canal palatin antérieur ; elle divise la lèvre supérieure et la gencive à travers le germe de l’incisive latérale ;
- la fente labiopalatine totale (labiopalatodysraphie) intéresse en plus le palais postérieur ( ou secondaire) : voûte osseuse et voile du palais. Ces fentes peuvent être uni ou bilatérales, symétriques ou asymétriques, complètes ou incomplètes. La forme bilatérale totale avec projection vers l’avant du bourgeon médian intermaxillaire est communément appelé gueule de loup ;
- la division palatine simple ou palatodysraphie n’intéresse que la palais osseux postérieur et le voile musculomuqueux qui le prolonge en arrière ; elle est médiane ;.
- la division vélaire n’intéresse que le voile du palais avec toutefois une encoche plus ou moins étendue du rebord postérieur du palais osseux ;
- la division sous muqueuse du voile par défaut de soudure de ses berges musculaires n’est souvent décelée que par la bifidité de la luette et la transparence anormale de la partie médiane du voile réduite à l’accolement des deux muqueuses supérieure et inférieure. Dans tous ces cas, la musculature du voile est hypoplasique ;
- le syndrome de Pierre Robin associe une division vélopalatine large, une glossoptose et une hypoplasie mandibulaire.
Les troubles fonctionnels de la succion, de la déglutition, de la phonation et le préjudice esthétique nécessitent une réparation chirurgicale souvent en plusieurs temps, un traitement orthodontique prolongé et une rééducation orthophonique.
Le diagnostic prénatal de ces malformations peut être fait par échographie dès la 16e semaine de grossesse. D’autres anomalies associées sont à rechercher (10% des cas)
Ces malformations entrent dans le cadre des neurocristopathies par défaut dans la migration et dans le rôle de différentiation et d’induction des cellules de la crête neurale embryonnaire. La fente est créée par la persistance de l’écart entre les bourgeons maxillaires primordiaux ou, s’ils étaient en contact, par la résorption du « mur épithélial » intermédiaire.
Les formes familiales ne sont pas exceptionnelles (au moins 10% des cas). Des carences, des facteurs toxiques, métaboliques et génétiques sont des causes évoquées.

Pierre Robin, chirurgien-dentiste français (1923)

Syn. fente palatine

fente labiopalatine, fente palatine, staphylorraphie, neurocristopathie, Robin (syndrome de Pierre)

DOHaD sigle angl. pour developmental origins of health and disease l.f.

Théorie affirmant que la santé et les maladies survenant à l’âge adulte prennent leur origine au cours des phases précoces du développement, vie intra-utérine et période post-natale.
Il est admis que le développement d’un organisme vivant est programmé par son génome. Les agressions environnementales précoces peuvent altérer le programme génétique et retentir durablement sur le phénotype. Le code génétique reste inchangé mais l’expression des gènes est modifiée par un processus appelé épigénétique qui sert d’interface entre environnement et génome. Il modifie la quantité de protéines produites à partir des gènes et, également, les fonctions de ces protéines en affectant leurs futures interactions. Les mécanismes épigénétiques sont complexes. Ils comprennent, entre autres, la méthylation, l’hydroxyméthylation de l’ADN, les modifications post-traductionnelles des histones et l’apparition de nouveaux variants d’histone. Les preuves du rôle des agressions d’origine environnementale et des mécanismes épigénétiques qui s’ensuivent et modifient l’état de santé à l’âge adulte sont nombreuses, d’ordre épidémiologique chez l’homme et expérimental chez l’animal. C’est ainsi que la restriction de croissance intra-utérine et le faible poids à la naissance sont associés au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires. Le DOHaD a pour conséquence la nécessité de prévoir des méthodes de prévention adéquates durant la grossesse et les premières années de la vie afin de diminuer l’incidence croissante des maladies chroniques non transmissibles de l’âge adulte.

épigénétique

doppler fœtal cérébral l.m.

fetal cerebral doppler

Méthode de dépistage de la souffrance fœtale cérébrale avant ou pendant le travail par mesure de la vélocité sanguine dans les vaisseaux de la base du cerveau.
La mesure est faite par Doppler pulsé pendant la grossesse, par Doppler continu pendant le travail, le cristal étant appliqué sur le lambda. Le rapport de la vélocité maximale télédiastolique D dans l'artère cérébrale moyenne sur la vélocité maximale systolique S définit un index cérébral moyen D/S qui augmente d’abord en cas de souffrance fœtale, puis s’effondre en phase ultime pré-agonique.

Douglas (cri du) l.m.

Douglas’cry

Signe caractéristique de la rupture de la trompe utérine au cours d’une grossesse extra utérine (GEU) dont Henri Mondor donne la description suivante : « une malade sans hémorragie externe, mais saignée à blanc, à qui le toucher vaginal fait pousser « le cri du Douglas ».
Le péritoine tolère particulièrement mal le sang épanché dans le cul de sac recto-utérin (excavatio retrouterina). Par le toucher vaginal on déclenche à ce niveau une « douleur exquise » (très localisée) et l’on perçoit « une sorte de dédoublement, de résistance molle, pâteuse ou faiblement rénitente : le remplissage peu à peu plus tendu ». C’est le signe de la complication majeure de la GEU, la rupture.
A l’heure actuelle, le diagnostic beaucoup plus précoce de GEU peut être fait au moindre signe d’appel, au stade de l’avortement tubaire, avant la grande inondation péritonéale, par l’échographie pelvienne et le dosage des β-HCG .
La rupture de GEU ne s’accompagne pas d’une défense ou d’une contracture abdominale qui est plus le témoin d’un syndrome inflammatoire péritonéal comme dans l’appendicite aigüe au cours de laquelle une douleur peut être retrouvée par le toucher dans le cul de sac latéral droit du vagin. Dans le cas d’un abcès du cul de sac rétrovaginal, même si la collection est abondante, la douleur au toucher vaginal est plus diffuse, moins aigüe.

H. Mondor, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1930)

signe de Mondor

dyspareunie n.f.

dyspareunia

Sensation douloureuse vulvo-vaginale gênant ou empêchant tout rapport sexuel.
Elle s’accompagne d’une contracture de la portion élévatrice des muscles releveurs de l’anus.
Elle peut avoir une cause somatique, p. ex. une vaginite, une maladie dermatologique, une rétroversion utérine, une endométriose, une malformation, etc. Mais, dans la majorité des cas, les examens cliniques et complémentaires ne révèlent pas d’anomalie.. Certains privilégient alors une origine affective, que ce trouble apparaisse dès les premières relations sexuelles ou secondairement. On relève parfois un événement déclenchant (deuil, accouchement, crainte d’une autre grossesse…) et, à un niveau plus profond, un refus du plaisir d’ordre masochiste, une autopunition, un rejet ou un moyen de contrôle du comportement du partenaire, un état dépressif plus ou moins marqué, un caractère phobique, un syndrome hystérique, etc.

Étym. gr. dus : difficulté ; pareunos : compagnon de lit

vaginisme

dystrophie myotonique congénitale l.f.

congenital myotonic dystrophy

Affection musculaire constatée dès la naissance caractérisée par une hypotonie musculaire.
Elle s’associe souvent à des pieds bots, voire à une arthrogrypose. La parésie faciale rend compte du visage allongé avec bouche triangulaire et amimie. La succion et la déglutition sont difficiles. L'atteinte des muscles intercostaux et du diaphragme peut être responsable du décès du nouveau-né dans la détresse respiratoire. Un retard psychomoteur, des malformations crâniennes et une cryptorchidie sont fréquents. La myotonie apparaît en général tardivement.
L’affection peut être suspectée pendant la grossesse devant un hydramnios ou la rareté des mouvements fœtaux. Le diagnostic est porté par l'examen clinique ou électromyographique pratiqué chez la mère qui est porteuse de la tare.
La physiopathologie est discutée : augmentation de l'acide désoxycholique, hyperinsulinisme et résistance anormale à l'insuline, qui pourraient entraîner des carences d'apport in utéro, responsables des troubles du développement du fœtus.

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

E3 symb.

E3

Œstriol : œstrogène dont la molécule possède trois sites hydroxyle sur le noyau carboné polycyclique cyclopentanophénanthrène.
Il est l'œstrogène dominant pendant la grossesse.

oestrogène

[03]

Édit. 2018

échocardiographie fœtale l.f.

fœtal echocardiography

Exploration de l’activité cardiaque et des structures cardiaques du fœtus par les ultrasons.
La coupe des quatre cavités cardiaques, pratiquée lors de l'échographie morphologique au deuxième trimestre de la grossesse, ne suffit pas à affirmer l'intégrité du cœur fœtal. En cas de cardiopathie congénitale de la mère ou d'un aîné, de diabète, de retard de croissance intra-utérine, d'arythmie cardiaque fœtale, d'une asymétrie des cavités cardiaques... une étude plus minutieuse du cœur fœtal est nécessaire. Elle analyse spécialement, avec des incidences particulières, le tronc des gros vaisseaux de la base du cœur, la crosse de l'aorte ou le septum interventriculaire. Une étude doppler couleur qui indique le sens des flux sanguins complète utilement l'exploration.

Étym. gr. Echo : héros mythologique

échocardiographie

[B2, B3, K2, O6]

Édit. 2019

écho embryonnaire l.m.

embryonic echo

Image échographique de l’embryon.
La première image échographique de l'embryon apparaît vers la 6ème semaine d’aménorrhée. La mesure de sa longueur craniocaudale permet de dater avec précision le début de la grossesse.

Syn. échogramme embryonnaire

échogramme

[B2, B3, O3]

Édit. 2019

échographie embryonnaire l.f.

Echographie de l’embryon.
L' image de l’embryon apparaît à  partir de la 5ème ou 6 ème semaine d’aménorrhée. La mesure de la longueur cranio-caudale (vertex-coccyx) permet d’apprécier avec précision la date du début de la grossesse et de dénombrer les embryons.

échographie fœtale, échographie obstétricale

[A4, B2, B3, O3]

Édit. 2019

échographie pelvienne l.f.

pelvic ultrasonography

Echographie du pelvis par voie transpariétale ou endocavitaire.
En gynécologie, elle sert à mettre en évidence, outre les malformations, une pathologie ovarienne, tubaire ou utérine. Elle permet aussi la surveillance de l'ovulation induite, le diagnostic précoce de la grossesse extra-utérine, etc.
En urologie, elle est indiquée dans la pathologie vésicale et prostatique.

échographie, échographie endovaginale, échographie endorectale

[B2, B3, O3, M2, M3]

Édit. 2019

échotomographie périnéale l.f.

perineal echotomography

Exploration échographique, par voie abdominale, du col de l’utérus.
Réalisée pendant la grossesse, elle visait à dépister les béances cervico-isthmiques. Manquant de sensibilité et de spécificité, elle est actuellement supplantée par l’exploration échographique du col par voie vaginale.

échographie endovaginale

[B2, B3, 03]

Édit. 2019

éclampsie n.f.

eclampsia

Crise convulsive brutale, tonicoclonique, au cours d'une grossesse compliquée d'hypertension et de protéinurie.
Elle évolue comme une crise d’épilepsie authentique, mais sans perte d'urine, avec une phase d’invasion, une phase tonique, une phase clonique, puis un coma. La répétition des crises traduit l’état de mal éclamptique. Elle survient typiquement après 20 semaines d’aménorrhé, pendant l'accouchement, ou dans les 48 heures du postpartum. Un petit nombre de cas  apparaissent avant 20 semaines d’aménorrhée, ou après les 48 premières heures du postpartum. A son origine sont des perturbations microcirculatoires et plaquettaires au niveau de l'encéphale. Elle met en danger la vie du fœtus et de la mère. Sa fréquence a considérablement diminué grâce au dépistage et au traitement de l'hypertension gravidique
La crise d'éclampsie se traite par l'évacuation utérine.

Étym. gr. eklampein, exploser

toxémie gravidique

[H1, O3]

Édit. 2019

ectropion cervical l.m.

cervical ectropion

Eversion de la muqueuse de l'endocol utérin qui déborde vers l’extérieur, sur la surface habituellement occupée par l’épithélium de l’exocol.
La zone de jonction, qui sépare la muqueuse cylindrique de l’endocol de l’épithélium malpighien de l’exocol, est déportée vers l’extérieur. Fréquent après une grossesse, il est aussi souvent congénital. il est à l'origine des dysplasies et des états précancéreux du col utérin.

Étym. gr. ek : en dehors ; trepein : tourner

[O3]

Édit. 2019

embryofoetopathie au valproate l.f.

valproic acid embryopathia

Embryofoetopathie survenant à la suite de l’exposition du fœtus à l’acide valproïque, agent antiépileptique contre-indiqué chez la femme enceinte.
Elle associe une dysmorphie faciale caractéristique, des anomalies congénitales et un retard de développement, surtout du langage et de la communication. Le front est haut et large avec un rétrécissement bifrontal, une craniosynostose métopique, un épicanthus, une déficience médiane des sourcils, un sillon infraorbitaire, un nez retroussé, petit et large, un philtrum long et plat, une lèvre supérieure longue avec des bords vermillon fins, une lèvre inférieure épaisse et des coins de la bouche tombants.
Peuvent s’y associer un spina bifida ouvert, une communication interventriculaire, des fentes buccales, un hypospadias avec cryptorchidie et des anomalies des membres ; plus rarement une hernie ombilicale, une trachéomalacie, un mamelon surnuméraire, des côtes bifides et des malformations préaxiales des pieds.
Métabolisé par le foie, l’acide valproïque  atteint facilement le placenta où les concentrations sont plus élevées que chez la mère. La principale période de risque est le 1er trimestre de la grossesse. Chez 5 à 10% des utilisatrices enceintes peut survenir une non fermeture du tube neural. 30 à 40% des enfants nés de mères sous valproate ont un risque de déficit cognitif, d’autisme ou de troubles apparentés.

A. Ornoy, neurobiologiste israélien (2015)

Syn. embryofoetopathie à l’acide valproïque

Réf. A. Ornoy - Orphanet, A. Ornoy (2015)

acide valproïque, embryofoetopathie, craniosynostose, suture métopique, philtrum, spina bifida, communication interventriculaire, hypospadias, cryptorchidie, autisme

[A4, G5, H1, H3, K2, P1, P2, P3]

Édit. 2019

embryopathie à l'acitrétine l.f.

acitretine embryopathy

Risque très grave de survenue de malformations du fœtus si de l’acitrétine (analogue de synthèse l’acide rétinoïque) est utilisée en début de grossesse. 
L’utilisation de ce médicament, prescrit dans les dermatoses sévères, exige une contraception  concomitante rigoureuse, de sorte que les cas signalés sont exceptionnels (incidence < 1 / 100 000).

Étym. gr. embruon : embryon ; pathê : souffrance

embryopathie, acitrétine

[A4, G5? J1]

Édit. 2019

embryopathie herpétique l.f.

herpetic embryopathy

Infection de l'embryon  au cours du premier trimestrede la grossesse par le virus de l'herpès, pouvant provoquer diverses malformations dont une microcéphalie et une microphtalmie avec dysplasie rétinienne et cataracte.
Les lésions cérébrales varient selon le stade de développement du cerveau fœtal lors de l'infestation, peuvent être observées des zones nécrotiques disséminées qui laissent ultérieurement une microcéphalie et des calcifications cérébrales. La microphtalmie est accompagnée d'une choriorétinite qui passe par un stade de plages exsudatives blanc jaunâtre puis de plages plus ou moins pigmentées grisâtres à l'équateur et enfin d'aires d'atrophie blanche jouxtant des plages d'hyperplasie, d'hyperpigmentation ou d'atrophie de l'épithélium pigmentaire. Les zones atrophiques peuvent être ultérieurement à l'origine d'une néovascularisation. Il existe également une kératite épithéliale, une conjonctivite, des opacités du cristallin et assez rarement une cataracte. La nécrose rétinienne est exceptionnelle et peut donner une cécité. On peut aussi observer une cécité d'origine corticale.

Étym. gr. embruon : embryon ; pathê : souffrance

Syn. infection anténatale à herpesvirus, herpès

embryopathie, Herpes simplex virus, microcéphalie, microphtalmie, dysplasie rétinienne, cataracte, choriorétinite

[A4, D1, H1, P2]

Édit. 2019

embryoscope de contact l.m.

contact embryoscope

Appareil d'endoscopie à lumière froide qui, au contact des membranes de l'œuf, permet de voir tout ou partie de l'embryon au premier trimestre de la grossesse pour déceler une malformation.

embryoscope de contact

[A4, B3, O3]

Édit. 2019

embryoscopie de contact n.f.

contact embryoscopy

Technique d'endoscopie à lumière froide permettant, à travers les membranes, de voir l’embryon au premier trimestre de la grossesse afin de déceler une malformation.
L’appareil utilisé est introduit par voie transcervicale jusqu’au pôle inférieur de l’œuf.

embryoscope de contact

[Z4, B3, D3]

Édit. 2019

embryotomie n.f.

embryotomy

Réduction chirurgicale du volume du fœtus obtenue en perforant, écrasant ou sectionnant certains de ses segments.
Le terme embryon est ici pris dans un sens large, car l’embryotomie est par définition réalisée sur un fœtus en deuxième partie de grossesse. Exceptionnelle aujourd'hui, elle ne s'applique que sur un fœtus mort.

Étym. gr. embruon : embryon; temnô : couper

embryotome, embryotome à guillotine de Tarnier, embryotomie céphalique, embryotomie cervicale, embryotomie rachidienne

[A4, B3, O3]

Édit. 2019

enceinte adj.

pregnant

Se dit à propos d’une femme porteuse d’une grossesse.

Étym. lat. incingere : se ceindre

[O3]

Édit. 2019

encéphalopathie n.f.

encephalopathy

Ensemble des troubles nerveux liés à des altérations anatomiques diffuses, secondaires à des désordres variés d'origine cardiovasculaire, respiratoire, métabolique, toxique ou génétique, sans prédominance de l’inflammation.
Les encéphalopathies se différencient des encéphalites par l’absence d’inflammation et par leurs causes qui ne sont ni bactériennes ni virales.
On distingue les encéphalopathies :
- anoxiques secondaires à une hypoxie exogène, à une insuffisance respiratoire aigüe (pneumopathies) ou chronique, à une insuffisance cardiocirculatoire (arrêt cardiaque…) ou a certaines intoxications (oxyde de carbone) ;
- métaboliques consécutives, en général, à une altération du milieu intérieur par hyper- ou hyponatrémie, par acidocétose, atteinte hépatique... ;
- toxiques de causes diverses : alcool, bismuth, bromure de méthyle, plomb (sels de), cuivre (sels de)… ;
- carentielles diverses, en protéines (kwashiorkor), en vitamines (pellagre endogène ou exogène, béribéri...) ;
- congénitales (séquelle d'une rubéole ou d'une toxoplasmose de la mère au cours de la grossesse, d'une incompatibilité fœtomaternelle...) ;
- héréditaires, qui surviennent à différents âges (syndrome de Reye du nourrisson, chorée de Huntington) ;
- par apoptose (p. ex. maladie d'Alzheimer).
Le pronostic dépend de la cause, de la précocité et de l'efficacité du traitement.

[H1]

Édit. 2019

neuropathies endocriniennes l.f.p.

endocrine neuropathies

Lésions des nerfs périphériques secondaires à une endocrinopathie, qui peuvent soit révéler, soit compliquer celle-ci.
Le diabète, quel que soit son type, est le principal pourvoyeur de neuropathies endocriniennes intéressant les nerfs périphériques et crâniens.
En dehors du diabète, on individualise
- les polyneuropathies, rarement hyper, surtout hypothyroïdiennes, accompagnées ou non d'un syndrome bilatéral du canal carpien;
- les neuropathies de l'acromégalie, par syndrome du canal carpien ou hypertrophie nerveuse diffuse ;
- les polyneuropathies hyperinsuliniques, en rapport avec des hypoglycémies répétées;
- les neuropathies hyperparathyroïdiennes et les neuropathies de néoplasies endocriniennes multiples, qui sont très rares ;
- au cours de la grossesse, des syndromes du canal carpien et des méralgies paresthésiques, qui ne sont pas rares.

encéphalopathies endocriniennes non diabétiques, méralgie

[H1, O3, O4, R1]

Édit. 2019

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