mamelle n.f.
mamma (TA)
breast
Ensemble constitué chez les mammifères par la glande mammaire, la peau qui la recouvre et la couche cellulo-adipeuse intermédiaire.
Il correspond, chez la femme, à la partie antérieure du thorax située entre le sternum et une ligne verticale tangente à la ligne antéro-interne de l’aisselle, de la troisième à la septième côte.
Syn. sein (dans l’espèce humaine)
mammographie n.f.
mammography
Examen radiographique de la glande mammaire sans préparation.
Il nécessite une technique rigoureuse avec un appareillage spécialisé (mammographe). Il a pour but de mettre en évidence le tissu glandulaire, d'éventuelles images de masses pleines ou kystiques et les plus fines calcifications. Le protocole de dépistage du cancer du sein fixe la périodicité et le nombre des clichés, ceux-ci devant être lus en double aveugle. La numérisation apporte un complément d'informations dans certains cas, en particulier pour l'examen des prothèses mammaires. La mammographie se pratique également chez l'homme. L'échographie est souvent un complément utile dans l'examen mammaire.
Étym. lat. mamma : mamelle ; gr. graphein : écrire
Syn. mastographie (peu usité)
mantelet (irradiation en) l.f.
mantel field
En radiothérapie, champ de forme complexe, défini par H. Kaplan, pour irradier le médiastin, les adénopathies axillaires, cervicales et susclaviculaires dans la maladie de Hodgkin.
Des briques de plomb d'épaisseur définie, protègent le cœur, les têtes humérales, les sommets des poumons, la glande thyroïde et le larynx.
H. S. Kaplan, médecin radiothérapeute américain (1962)
Étym. bas lat. mantellum, diminutif de mantum : mante, cape sans manches
mantléome n.m.
mantleoma
Dénomination parfois utilisée pour une tumeur de la face se développant à partir du manteau sébacé, formation dont dérive la glande sébacée.
Lésion de l’adulte, à l’aspect clinique de carcinome basocellulaire, elle est faite de cordons disposés en rayons autour d’un infundibulum pilaire, qui sont composés de cellules basaloïdes indifférenciées dont l’aspect plus ou moins vacuolisé témoigne de leur évolution vers un sébocyte ; des structures évoquant un conduit excréteur sébacé peuvent s’observer. Tumeur bénigne, son excision chirurgicale en apporte la guérison définitive.
Ch. Steffen, dermatologiste américain (1993)
→ manteau sébacé, prolifération basaloïde folliculocentrique
marsupialisation n.f.
marsupialization
Mise à plat d'une cavité pathologique en vue de son recouvrement progressif par progression des lèvres de la plaie, ou par épidermisation.
On procède ainsi p. par exemple pour un kyste ou un abcès de la glande de Bartholin.
Étym. lat. marsupium, gr. marsipion : bourse
marsupialisation de la glande de Bartholin l.f.
marsupialization of Bartholin’s gland
Traitement chirurgical des kystes du canal excréteur de la glande de Bartholin qui consiste à inciser la muqueuse vestibulaire et la paroi du kyste, puis à adosser, par une suture à points séparés, la paroi du kyste à la muqueuse.
massage prostatique l.m.
prostatic massage
Massage de la glande prostatique par un doigt rectal, autrefois largement utilisé pour faciliter le drainage des lésions suppurées de la prostatite chronique.
Il n'est plus qu'exceptionnellement pratiqué.
mastectomie n.f.
mastectomy
Exérèse chirurgicale de la glande mammaire.
Étym. gr. mastos : glande mammaire ; ectomein : enlever
Syn. mammectomie
mastectomie partielle l.f.
partial mastectomy
Variété de mastectomie n'enlevant qu'une partie importante de la glande mammaire : tumo
Étym. gr. mastos : glande mammaire ; ectomein : enlever
mastectomie sous-cutanée l.f.
subcutaneous mastectomy
Technique chirurgicale d'exérèse de la glande mammaire conservant le revêtement cutané, suivie d'une reconstruction du sein immédiate ou secondaire.
Étym. gr. mastos : glande mammaire ; ectomein : enlever
mastectomie totale l.f.
total mastectomy
Variété de mastectomie consistant en l'ablation de la totalité de la glande mammaire, de la plaque aréolomamelonnaire et de la plus grande partie de l'enveloppe cutanée.
Étym. gr. mastos : glande mammaire ; ectomein : enlever
mastite n.f.
mastitis
Inflammation de la glande mammaire.
acute mastitis
Étym. gr. mastos : glande mammaire ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation
mastologie n.f.
senology
Science se consacrant à l'étude de la glande mammaire, de son fonctionnement, de ses anomalies et de ses maladies.
Étym. gr. mastos : mamelle ; logos : discours, étude
Syn. sénologie
mastopathie n.f.
mastopathy
Lésion dystrophique de la glande mammaire.
Étym. gr. mastos : mamelle ; pathos : maladie
→ maladie fibrokystique du sein
médullaire de la glande suprarénale l.f.
medulla glandulae suprarenalis (TA)
medulla of suprarenal gland
Portion centrale de la glande suprarénale qui constitue le plus important des systèmes glandulaires parasympathiques chromatoffines.
Syn. anc. médullosurrénale
Meibomius (glande de)
Meibomian gland
Glande sébacée localisée dans le tarse des paupières, dont le sébum constitue une protection pour le bord des paupières.
H. Meibom, dit Meibomius, anatomiste allemand (1638-1700)
Syn. glande tarsienne
mélatonine n.f.
melatonin
Hormone dérivée de la sérotonine, de formule N-acétyl-méthoxy-5-tryptamine, sécrétée par la glande pinéale pendant la nuit ou les périodes d’obscurité.
Elle est considérée comme l'aiguille de l'horloge interne (noyaux suprachiasmatiques).
Son pic de sécrétion, nocturne, situé entre minuit et 4 heures du matin, est inhibé par l'exposition à la lumière. Elle apporte à l'organisme l'information temporelle du jour et de la nuit.
Elle est très rapidement captée et métabolisée par le foie qui l’excrète sous forme conjuguée dans les urines. Son rythme de sécrétion nocturne est assuré par l’horloge circadienne localisée dans les noyaux hypothalamiques suprachiasmatiques régissant le cycle veille-sommeil. Sa sécrétion est réglée par l’intensité de l’éclairage ambiant et les changements dans la durée de sa sécrétion permettent à l’organisme de mesurer la photopériode et donc de s’adapter par anticipation aux changements saisonniers du climat.
Les sites et mécanismes d’action de cette hormone restent à préciser. Elle possède de nombreuses propriétés pharmacologiques : antiradicalaire, antioxydant, agent de resynchronisation de l'horloge interne, augmentation des défenses immunitaires…En effet l’ensemble des fonctions de l’organisme est soumis à l’horloge circadienne.
La mélatonine freine la sécrétion de l’hormone lutéinique L. H (luteinizing hormone), elle s’oppose à l’action des hormones corticotropes et mélanotropes, elle contrôle directement la mélanogénèse en inhibant divers facteurs qui déclenchent la sécrétion d’hormones hypophysaires et en agissant comme antagoniste de la MSH (Melanocyte Stimulating Hormone) au niveau des mélanocytes. Divers troubles, en particulier chez les personnes âgées qui sécrètent moins de mélatonine, proviennent d’un dérèglement de cette organisation temporelle. Elle peut être utilisée pour améliorer le rythme circadien des voyageurs qui franchissent rapidement plusieurs fuseaux horaires.
Étym. gr. melas : noir ; tonos : tension
→ noyaux suprachiasmatiques, mélanotropine
mérocrine adj.
merocrine
1) Se dit d'une glande dont la sécrétion se fait par expulsion hors de la cellule : le protoplasme cellulaire est préservé, la cellule demeure apte à poursuivre l’élaboration d’un nouveau matériel sécrétoire.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Ce type de sécrétion exocrine concerne les cellules mucipares gastriques, les acini séreux et muqueux.
L. Ranvier, histologiste français, membre de l'Académie de médecine (1869)
Étym. gr. méros : partie, krinein : sécréter
→ cellules mucipares gastriques, acini séreux et muqueux.
mésoblaste n.m.
mesoblast
Couche cellulaire qui, au cours de la 3ème semaine (développement du disque embryonnaire tridermique), va constituer, par le processus de gastrulation, à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire didermique et par leur migration en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud primitif de Hensen, un contingent de cellules mésoblastiques qui s’interposent entre l’ectoblaste et l’entoblaste.
Les cellules invaginées sur la ligne médiane, au niveau du nœud primitif de Hensen, à l’extrémité crâniale de la ligne primitive, vont migrer en direction crâniale jusqu’à la plaque préchordale et constituer la notochorde. Latéralement le mésoblaste se différencie en trois parties : le mésoblaste para-axial se segmente en somatomères à l’origine des somites ; le mésoblaste intermédiaire se différencie en ébauches urogénitales segmentées en région céphalothoracique (les néphrotomes) et non segmentées en région caudale, le cordon néphrogène ; plus latéralement, le mésoblaste de la lame latérale se clive en deux couches, l’une pariétale la somatopleure, l’autre viscérale la splanchnopleure.
In fine, du mésoblaste dérivent les tissus de soutien (conjonctif, cartilage, os), les muscles striés et lisses, tout le système circulatoire et les cellules sanguines, les reins, les gonades et leurs canaux excréteurs, la glande corticosurrénale, la rate et le revêtement des cavités cœlomiques.
Étym. gr. mesos : au milieu ; blastos : germe
Syn. mésoderme, chordomésoblaste
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, épiblaste, disque embryonnaire didermique, lame latérale du mésoblaste, ligne primitive, nœud primitif de Hensen, plaque préchordale, notochorde, somatomère, somite, néphrotome, cordon néphrogène, somatopleure, splanchnopleure, ectoblaste, entoblaste
[A4,O6]
minéralocorticostéroïde n.m.
mineralocorticoid
Stéroïde hormonal de la glande corticosurrénale ayant une action sur le métabolisme du sodium et du potassium.
Les principaux minéralocorticostéroïdes sont l'aldostérone, la corticostérone et la désoxycorticostérone. Ce sont des stéroïdes à 21 carbones dont le C17 porte un atome d'hydrogène.
Syn. minéralocorticoïde
mono-iodotyrosine n.f.
monoiodotyrosine
Produit de la substitution d'un atome d'hydrogène de la tyrosine par un atome d'iode.
Elle se forme au sein de la thyroglobuline ; elle apparaît parmi les acides aminés libérés lors de l'hydrolyse de cette protéine à côté des hormones thyroïdiennes mais, comme elle n'est pas sécrétée, elle subit une désiodation dans la glande elle-même.
Sigle MIT
mono-iodotyrosine-désiodase n.f.
monoiodotyrosine desiodase
Enzyme à NADPH (Nicotinamide-Adénine-Dinucléotide-Phosphate Hydrogéné) catalysant la désiodation de la mono-iodotyrosine dans la glande thyroïde.
Il a été trouvé aussi dans le foie et le rein.
Syn. iodotyrosine déshalogénase
→ nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate hydrogéné
Morel-Fatio (opération de) l.f.
Morel-Fatio procedure
Plastie mammaire chirurgicale par un lambeau graisseux de rotation en cas d'hypoplasie de la glande.
D. Morel-Fatio, chirurgien français (1966)
morsure de serpent l.f.
snake bite, snake envenomation
La morsure par un serpent venimeux peut être accompagnée d’injection de venin, entraînant alors une envenimation ophidienne.
Parmi toutes les morsures reçues, la moitié environ est suivie d’envenimation. L’appareil venimeux des serpents est constitué d’une glande à venin et de dents plus ou moins spécialisées (crochets) munies d’un sillon ou d’un canalicule permettant l’évacuation et l’inoculation du venin au cours de la morsure.
Les serpents venimeux appartiennent à deux ordres : protéroglyphes (à crochets mobiles), qui comprennent les Elapidae et les Hydrophidae, et scléroglyphes (à crochets fixes), comprenant les Crotalidae et les Viperidae.
Principaux serpents venimeux :
Hydrophidae : (serpents marins, tête ovoïde et queue plate) : Hydrophis, Laticauda, …
Elapidae : (tête ovoïde, plaques céphaliques très développées) : Acanthophis, Aspidelaps, Bungarus, Desmansia, Dendroaspis, Deesnisonia, Elaps, Hemachatus, Micrurus, Naja (cobra), Notechis, Pseudechis.
Crotalidae : (tête lancéolée, avec présence d'une petite fossette, queue comportant un organe sonore : "serpents à sonnette") : Ancistrodon, Ancistrodon, Bothrops, Crotalus, Lachesis, Sistrurus, Trimesurus.
Viperidae : (tête lancéolée, sans fossette, pupille allongée verticalement et petites écailles céphaliques chez les espèces communes) (Vipera aspis, V. berus) : Atractaspis, Bitis, Causus, Cerastes, Echis, Vipera.
Les couleuvres, non-venimeuses, ont une pupille ronde et de grandes écailles céphaliques.
Répartition géographique :
Europe : Viperidae essentiellement, Hydrophidae et Ancistrodon. Les morsures de serpents exotiques sont assez courantes chez les collectionneurs (herpétologues).
Afrique du Nord et tropicale : Viperidae (Bitis, Cerastes, Echis, Vipera), Elapidae (Naja).
Afrique du Sud : Elapidae (Dendroaspis, Hemachatus).
Amérique du Nord et tropicale : Hydrophidae, Elapidae (Micrurus), Crotalidae (Ancistrodon, Crotalus).
Amérique du Sud et Centrale : Elapidae (Micrurus), Crotalidae (Ancistrodon, Bothrops, Crotalus, Lachesis).
Asie : Hydrophidae, Elapidae (Bungarus, Naja), Crotalidae (Ancistrodon, Trimesurus), Viperidae (Echis, Vipera).
Les venins des serpents sont des mélanges complexes d’enzymes (nécrosants, anticoagulants et fibrinolytiques, protéolytiques), de toxines (glycoprotéines, polypeptides) et d’ions métalliques, variables selon les espèces : selon les cas, les troubles engendrés résultent de processus neurotoxiques, d’une action dépressive de la fonction circulatoire, d’une atteinte de l’hémostase (CIVD, syndrome de défibrination, thrombolyse,…) et de nécrose tissulaire.
Les atteintes de l’hémostase résultent de troubles de la perméabilité capillaire et de l’adhésion plaquettaire ; souvent accompagnées d’œdème et de nécrose, elles se manifestent par des hémorragies et parfois par un syndrome de choc. Elles sont surtout le fait de Vipéridés d’Afrique ou du Moyen-Orient principalement (Cerastes, Bitis, Echis, Vipera, Daboia…), de Crotalidés américains ou asiatiques (Crotalus, Ancistrodon, Bothrops, Trimeresurus…), d’Elapidés australiens (Pseudonaja, Notechis, Oxyuranus, Pseudechis …) ou d’un Colubridé africain (Dispholidus typus). Ces envenimations sont généralement graves : le pronostic peut être réservé en l’absence de traitement rapide.
Les syndomes neurotoxiques résultent d’un blocage pré- ou post-synaptique de l’influx nerveux ; ils sont surtout caractérisés par l’apparition progressive de paralysies et s’accompagnent d’œdème local et d’engourdissement, de nausées et vomissements, d’hypotension. La mort peut survenir par paralysie des muscles respiratoires. Les principaux serpents responsables sont des Elapidés : mambas africains (Dendroaspis), cobras d’Afrique et d’Asie (Naja, Ophiophagus, Bungarus) ainsi que les serpents cracheurs (Sepedon, Hemachatus), Elapidés d’Australie (Acanthophis).
Surtout fréquentes dans les pays tropicaux, les envenimations ophidiennes sont souvent liées aux activités professionnelles (travaux agricoles, chasse,…). Leur nombre serait de l’ordre de 2,5 à 3 millions par an (125 000 décès). Selon les régions, les incidences annuelles des envenimations varient de 0,1 à 600 p. 100 000 habitants ; la fréquence des décès varie de 0,1 à plus de 50% des envenimations (elle dépend de l’espèce en cause et des capacités thérapeutiques locales).
En France, où les vipères sont les seuls serpents dangereux, la plupart des envenimations sont bénignes : les syndromes hémorragiques sont rares, mais il est possible d’observer, dans le Sud-Ouest et en Provence, des signes neurotoxiques discrets (ptosis, troubles de la déglutition ou de la phonation) à la suite de morsures par Vipera aspis.
Les envenimations ophidiennes graves sont des urgences médicales. Aux côtés des thérapeutiques symptomatiques de la douleur et de l’œdème, de l’hypotension, des détresses respiratoires, des syndromes hémorragiques, l’immunothérapie précoce, à l’aide d’un sérum antivenimeux, constitue, lorsque ce dernier existe, le seul traitement spécifique des envenimations ophidiennes.
→ envenimation, venin, sérum antivenimeux, vipère
muqueuse vaginale l.f.
tunica mucosa vaginae (TA)
vaginal mucosa
Tunique interne du vagin, improprement appelée muqueuse car, étant dépourvue de glande, elle ne sécrète aucun mucus.
Son épithélium est de type pavimenteux stratifié non kératinisé organisé en trois couches. La couche basale la plus profonde, est divisée en deux zones : la zone germinative basale interne, riche en mitoses, formée de petites cellules cubiques ou rondes et la zone parabasale, basale externe, constituée de plusieurs assises de cellules arrondies ou polyédriques. La couche intermédiaire fonctionnelle présente plusieurs rangées de grandes cellules un peu aplaties. La couche superficielle, ou zone de maturation se divise également en deux zones : la zone intra-épithéliale, ou zone granuleuse et la zone superficielle, ou zone cornifiée, terme ultime de l'évolution des cellules vaginales qui desquament ensuite dans la cavité vaginale. Elle présente des modifications au cours du cycle menstruel en rapport avec l'imprégnation hormonale. Elle est le siège d'une desquamation cyclique de son épithélium.