Hirn (guérite de) l.f.
Hirn's box
Dispositif de calorimétrie directe consistant en une enceinte ouverte par le bas et comportant un anémomètre à la sortie par le haut.
Une source de chaleur connue permet d'étalonner le débit d'air par convection thermique et de l'exprimer en terme d'énergie.
On mesure avec l'anémomètre le débit d'air V' produit par le sujet assis sous la guérite. Ce dispositif simple pourrait être appliqué à un patient couché à condition d'éviter toute autre source de chaleur dans l'enceinte et de se placer dans une pièce isolée et sans courant d'air.
G. Hirn, ingénieur et physicien alsacien, membre de l’Académie des sciences (1815-1890)
→ calorimétrie directe, anémomètre
[C2]
Édit. 2018
Hirschberg (test de) l.m.
Hirschberg’s test
Méthode de mesure objective de l'angle du strabisme, d'après la position du reflet cornéen par rapport au centre de la pupille.
Pour Hirschberg, 1 mm de décentration correspond à une déviation de 7 degrés (environ 12 dp prismatiques). En supposant un diamètre cornéen de 12 mm, un reflet décentré au limbe correspond à 42 degrés de déviation. La décentration se fait dans le sens opposé à la déviation (ex. elle est temporale pour une ésotropie). Il faut en principe tenir compte de l'angle kappa. Cette méthode est précieuse quand l'âge du sujet ne permet pas d'utiliser la méthode de Krimsky, le synoptophore ou les méthodes subjectives.
J. Hirschberg, ophtalmologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1886) : E. Krimsky, ophtalmologiste américain (1943)
→ Krimsky (méthode de), synoptophore, strabisme, ésotropie
[P2]
Édit. 2018
Hirschsprung (maladie de) l.f.
Hirschsprung’s disease
Affection congénitale due à une dyskinésie segmentaire rectale ou sigmoïdienne par agénésie localisée des plexus de Meissner et d'Auerbach, déterminant une dilatation parfois monstrueuse du côlon susjacent.
Le tableau clinique est très variable depuis l’occlusion néonatale jusqu'à la difficulté d’évacuation. La distension abdominale est toujours importante. Le segment aganglionnaire est de longueur variable : tantôt court, rectosigmoïdien, le plus fréquent, tantôt long rectocolique, pouvant même déborder sur le grèle. Entre la partie dilatée, histologiquement normale, et la partie distale se trouve un segment intermédiaire en forme d’entonnoir où les plexus sont rares. Il n’y a pas de forme suspendue segmentaire. Sur le plan diagnostic chez le nouveau-né et l'enfant, l'absence du réflexe rectoanal inhibiteur est, sauf difficulté technique, pathognomonique de la maladie. À l'exception des formes ultracourtes de la maladie, la compliance rectale chez ces enfants est significativement plus basse que dans la population normale. Chez la personne âgée, constipée chronique, un réflexe inhibiteur faible ou absent peut être mis en évidence et ceci en l'absence d'aganglionose.
La fréquence est de 1 sur 5000 naissances. Les formes sporadiques sont les plus fréquentes (85%) avec une majorité de garçons ; les formes familiales, plus rares et parfois étendues, se voient surtout chez les filles et seraient de transmission autosomique dominante, multigénique (loci sur le bras long du chromosome 10 et sur le chromosome 13). Il existe de nombreux gènes de susceptibilité. La maladie est due à un défaut de migration ou de maturation des neuroblastes provenant de la crête neurale et devant former les plexus intrinsèques intestinaux ; elle entre dans le cadre des neurocristopathies.
A côté des formes isolées, il existe de nombreux syndromes comportant une maladie de Hirschprung tels que les syndromes de Dandy-Walker, Riley-Day, Waardenburg-Shah ou la trisomie 21 entre autres.
H. Hirschsprung, pédiatre danois (1888) ; W. D. Dandy, neurochirurgien américain (1914) ; A. E. Walker, neurochirurgien américain (1942) ; C. M. Riley, R. L. Day, pédiatres américains (1949) ; P. Waardenburg, ophtalmologiste et généticien néerlandais ; K. N. Shah, pédiatre indien (1981)
→ Meissner (plexus de), mégacôlon congénital, neurocristopathie, Dandy-Walker (syndrome de), Riley-Day (syndrome de), Waardenburg-Shah (syndrome de), trisomie 21
[Q2,L1]
Édit. 2015
Hirschsprung et anomalies oculaires (maladie de) l.f.
Hirschsprung’s disease with ocular anomalies
H. Hirschsprung, pédiatre danois (1888)
→ maladie d'Hirschsprung et iris bicolore bilatéral, colobome irien, microcéphalie et maladie d'Hirschsprung
[Q2,L1,P2]
Édit. 2015
Hirst (réaction de) l.f.
Réaction d’inhibition de l’hémagglutination utilisée pour le diagnostic sérologique de diverses infections virales.
G. K. Hirst, virologue américain (1942)
→ hémagglutination (réaction d'inhibition de l')
[D1]
Édit. 2015
hirsutisme n.m.
hirsutism
Etat constitutionnel ou acquis résultant du développement excessif chez la femme, d'une pilosité hormonodépendante de topographie masculine (moustache, menton, favoris, région présternale, zones périaréolaires, ombilic et ligne blanche avec une pilosité pubienne de forme losangique, épaules et région lombaire, face interne des cuisses, sillon interfessier et région périanale).
La sévérité d'un hirsutisme est appréciée selon l'échelle de Ferriman et Gallwey. L'hirsutisme primaire résulte d’un excès de transformation cutanée des androgènes circulants ou encore d'un excès d'expression des récepteurs cytosoliques cutanés. Il est souvent associé à une hyperséborrhée, à une alopécie androgénique et à une acné.
L'hirsutisme secondaire traduisant une hyperandrogénie organique, s'associe habituellement à d'autres signes de virilisme. Il peut avoir une cause surrénalienne (hyperplasique ou tumorale) ou ovarienne (dystrophique ou tumorale).
idiopathic hirsutism
Syndrome d’hyperpilosité de type masculin chez la la femme indépendamment de toute anomalie des productions hormonales, ovariennes et surrénaliennes.
D. M. Ferriman, J. D. Gallwey, médecins brianniques (1961)
Étym. lat. hirsutus : velu
Syn. virilisme pilaire
→ Ferriman et Gallwey (échelle de), alopécie androgénogénétique
[O4,J1]
Édit. 2015
hirsutisme idiopathique l.m.
idiopathic hirsutism
Syndrome d’hyperpilosité de type masculin chez la la femme indépendamment de toute anomalie des productions hormonales, ovariennes et surrénaliennes.
[O4,J1]
hirsutisme secondaire l.m.
secondary hirsutism
Chez la femme, accentuation et diffusion de la pilosité vers les zones de pilosité masculine, dues à un excès d'androgènes d'origine exogène (androgènes ou anabolisants), à une production anormale d'androgènes endogènes (syndrome des ovaires polykystiques, hyperthécose ovarienne, tumeur ovarienne, tumeur surrénalienne ou hyperplasie des surrénales), ou à une élévation de la réceptivité des récepteurs pilosébacés.
hyperplasie congénitale des surrénales
→ hirsutisme, virilisation, ovaires polykystiques (syndrome des), hyperthécose ovarienne,
[O4,J1]
Hirtz (incidence de) l.f.
submentovertex view, axial view
Incidence axiale permettant l'étude radiologique de la base du crâne et des sinus.
Dans cette incidence, la tête du sujet doit être défléchie le plus possible de façon à ce que la base du crâne soit parallèle au plan du film et le rayon directeur perpendiculaire à ce plan, d'où le nom d'incidence menton-vertex-film. Elle conserve ses indications en ORL et en stomatologie. Elle n'est plus guère utilisée en neurologie car elle est dangereuse chez les patients atteints d'hypertension intracrânienne et se trouve avantageusement remplacée par la scanographie ou l'IRM.
E. J. Hirtz, radiologue militaire français (1920)
→ Berger (incidence de), Bouvet (incidence de)
[B2, B3, P3, P1]
Édit. 2020
hirudine n.f.
hirudin
Substance anticoagulante isolée de la salive de sangsue.
C'est une protéine contenant 65 acides aminés (d'une masse moléculaire environ 7000 daltons) qui agit comme un inhibiteur spécifique de la thrombine en formant un étroit complexe stœchiométrique irréversible de très haute affinité. L'hirudine obtenue par recombinaison génétique est utilisée en thérapeutique chez l'Homme. Elle n'est active que par voie injectable.
Étym. lat. hirudo : sangsue
[F1]
hirudinisation n.f.
Traitement par l'hirudine.
→ hirudine
[F1]
His (angle de) l.m.
Angle aigu formé entre le bord gauche du bas-œsophage abdominal et le bord droit de la grosse tubérosité gastrique.
Cet angle de His correspond donc à la jonction entre l'œsophage et l'estomac, il s'oppose au reflux gastroœsophagien. Il s'atténue ou disparaît en cas de hernie hiatale par glissement, celle-ci s'accompagnant d'une ascension de l'œsophage abdominal dans le médiastin.
W. His Jr, anatomiste et physiologiste suisse (1863-1934)
→ incisure cardiale, hernie hiatale
[A1]
Édit. 2015
HIS (déficit) l. m. abrév. angl. pour HIStidase Deficiency
[C1,Q2,H4,P2]
Édit. 2015
His (faisceau de) l.m.
His’ bundle
W. His Jr, anatomiste et physiologiste suisse (1893)
→ faisceau atrio-ventriculaire, système de conduction du coeur
[A1]
Édit. 2015
hisien adj.
hisian
Qui siège au niveau du faisceau de His ou se rapporte à lui.
→ His (faisceau de), système de conduction du coeur
[A1]
histaminase n.f.
histaminase
Diamine-oxydase catalysant l'oxydation de l'histamine en ammoniac et aldéhyde imidazole-acétique.
Elle est présente dans les poumons, le foie, le pancréas, le duodénum, les reins.
[C1]
histamine n.f.
histamine
Imidazolyl-4-éthylamine, amine biogène, hormonale et neurotransmettrice, provenant de l'histidine par décarboxylation.
Elle existe dans tous les tissus animaux, en particulier dans le poumon et le foie et spécialement dans les mastocytes et les polynucléaires basophiles. Présente dans les plaquettes, elle peut être libérée lors de leur agrégation et sous l'effet du Platelet Activating Factor (PAF), dans des réactions faisant intervenir des IgE. Elle est sécrétée par les mastocytes (en cas d'agression de l'organisme, lors des réactions inflammatoires banales ou allergiques, lors du choc anaphylactique), ainsi que par les neurones histaminergiques. Elle a une action vasodilatatrice et bronchoconstrictrice. Elle stimule la sécrétion gastrique et joue probablement un rôle dans l'éveil et le maintien de la vigilance. Elle est désaminée par une histaminase et secondairement oxydée en acide imidazole-acétique qui est éliminée dans les urines.
Ses récepteurs sont de trois types principaux:
- H1 dont la stimulation provoque la contraction des fibres lisses (bronches, intestin, utérus) et augmente la perméabilité capillaire,
- H2 dont la stimulation provoque la sécrétion des ions H+ par la muqueuse gastrique et l'accélération du cœur,
- H3 que l'on trouve en particulier dans différentes régions du système nerveux central, associés à une diminution de la libération de l'histamine par les neurones histaminergiques. Ces derniers sont également mis en évidence dans le système cardiovasculaire ainsi que sur les terminaisons nerveuses sympathiques.
A. Windaus, prix Nobel de chimie en 1928 et W. Vogt, chimistes allemands (1907)
Étym. gr. histos : tissu
→ autacoïde, histaminolibération, PAF, histaminase
[C1]
histaminémie n.f.
histaminemia
Concentration d'histamine dans le plasma.
L’histaminémie peut être dosée par technique radio-immunologique dans quelques laboratoires spécialisés. Elle est habituellement de 40 à 60 µg/L. Elle augmente dans l'ulcère gastrique, les intoxications alimentaires, les dermatites et les chocs anaphylactiques.
→ histamine, ulcère gastrique, intoxication alimentaire, dermatite, choc anaphylactique
[C1]
histaminergie n.f.
Médiation chimique de certains nerfs.
G. Ungar, neuropharmacologue américain (1936)
[H1]
Édit. 2015
histaminergique adj.
histaminergic
Dont le médiateur est l'histamine.
[H1]
Édit. 2015
histaminique adj.
histaminic
Qui se rapporte à l'histamine, ou qui lui est dû.
[H1]
Édit. 2015
histaminolibération l.f.
histamine release
Libération brutale de l'histamine contenue dans les mastocytes tissulaires, les basophiles circulants, ainsi qu'accessoirement dans les plaquettes et les éosinophiles sous l'influence d'un xénobiotique (médicament, substance chimique, aliment) introduit dans l'organisme.
La gravité des symptômes est fonction de la concentration plasmatique d'histamine, qui est normalement de 40 à 60 µg/L. Elle est classée de grade I (simple flush cutané) à grade IV (choc, arrêt cardiaque) ce qui correspond à une concentration d'histamine comprise entre 1 et 100 µg/L. Le dosage de l'histamine est réservé à quelques laboratoires spécialisés. En revanche la méthyl-histamine urinaire plus aisément dosable est un témoin indirect de l'intensité de l'histaminolibération.
[H1,G2]
Édit. 2015
histaminolytique adj.
Qui détruit l'histamine
[C1]
histaminopexie n.f.
histaminopexy
Action de substances qui fixent l’histamine: mucine, héparine et plasmapexine I qui est absente chez les sujets allergiques.
J. L. Parrot, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1957)
histaminurie n.f.
histaminuria
Présence d'histamine dans l'urine.
Normalement on ne trouve que des traces d'histamine dans les urines.
[C1]