Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hépatome n.m.

hepatoma

→ carcinome hépatocellulaire (CHC)

[L1,F2]

hépatomégalie n.f. .

hepatomégalia

Augmentation du volume du foie.
Relevant de nombreuses origines, l’hépatomégalie est appréciée cliniquement par la palpation qui précise sa consistance, par la percussion de la base thoracique qui évalue son volume. L’échographie apporte de précieux renseignements sur les anomalies structurelles.

Étym. gr. hêpar : foie, mégas : grand

[L1]

hépatomégalie polycorique l.f.

hépatomegaly of polycoria

Ensemble d’affections congénitales, parfois familiales, constatées dès la première enfance, associant ’hépatomégalie et retard de croissance, liées à des anomalies métaboliques glucidiques et lipidiques.
Le foie est le siège d’une accumulation de lipides (stéatose) ou de glycogène (glycogénose).

R. Debré, membre de l' Académies de médecine, G. Semelaigne, pédiatres français (1935)

Étym. gr. hêpar : foie, mégas : grand

→ stéatose, glycogénose

[L1,Q2]

Édit. 2018

hépatomphale n.m.

Hernie hépatique ombilicale.

Étym. gr. hêpar : foie, omphalos : nombril

[L1]

hépatonéphrite n.f.

hepatonephritis

Syndrome caractérisé par l'évolution simultanée, aigüe ou chronique, de manifestations hépatiques et rénales, étroitement intriquées, relevant d'un même facteur étiologique.
Les causes habituelles sont infectieuses (le type en est la leptospirose) et toxiques (exposition à l'arsenic, au plomb, au tétrachlorure de carbone, etc). Les manifestations cliniques principales sont l'ictère et l'oligo-anurie.

[L1,M1]

hépatopathie n.f.5]

hepatopathy

Affection touchant le foie.

Étym. gr. hêpar : foie, pathê : souffrance

→ hépatite

hépatorénal (syndrome) l.m.

hepatorenal syndrome

Association d’une insuffisance rénale aigüe, d’abord fonctionnelle, et d’une insuffisance hépatique grave (cirrhose ascitique avec hypertension portale ou hépatite fulminante), à l’occasion d’une hypovolémie (hémorragie, traitement diurétique) entraînant des phénomènes de redistribution sanguine dans les territoires splanchniques et rénaux.
Ce tableau clinique doit être distingué des insuffisances rénales fonctionnelles de cause connue (hypovolémie par hémorragie, déshydratation induite p. ex. par les diurétiques), d'une insuffisance rénale aigüe organique due notamment à un choc infectieux ou à la néphrotoxicité de médicaments, et d'une néphropathie organique associée à la cirrhose (glomérulonéphrite à dépôts d'IgA p. ex.). La natriurèse est quasi-nulle, la concentration uréique urinaire élevée. Ce syndrome est dû à une vasoconstriction artériolaire rénale sévère, elle-même secondaire à l'activation des systèmes vasoconstricteurs humoraux et nerveux sympathiques. Son pronostic est très sévère, et, si elle est possible, la transplantation hépatique doit être envisagée.

[L1,M1]

hépatorraphie n.f.

Suture d’une plaie hépatique

Étym. gr. hêpar : foie, raphê : suture

[L2]

hépatosidérose n.f.

Étym. gr. hêpar : foie, sidêros : fer

→ hémochromatose

[L1]

hépatosidérose dysmétabolique l.f

dysmetabolic iron overload syndrome, insuline resistance hepatic iron overload

Association d’une surcharge hépatique en fer et d’un syndrome métabolique (surpoids, hypertension artérielle, dyslipidémie et résistance à l’insuline).
Touchant préférentiellement les hommes d’âge moyen, c’est la première cause de surcharge en fer avec une prévalence dix fois supérieure à celle de l’hémochromatose génétique. L’hyperferritinémie, de caractère modéré, corrélée au degré d’insulino-résistance, est en règle comprise entre 500 et 1000 µg/L. Le coefficient de saturation de la transferrine est le plus souvent normal. Il convient de rechercher une surcharge en fer hépatique par une IRM (elle est habituellement modérée), une stéatose hépatique non alcoolique et parfois une fibrose hépatique. Le génotypage n’est indiqué que si la saturation de la transferrine est élevée. Il existe une corrélation entre l’IMC et la valeur de l’hepcidine. Une prise en charge diététique et la modification du style de vie est recommandée chez ces malades. L’utilité des saignées dans le traitement est discutée.

Syn. hyperferritinémie métabolique

→ hémochromatose génétique, hépatite stéatosique non alcoolique, cirrhose syndrome métabolique, hepcidine

hépatosplénographie n.f.

hepatosplenography

→ splénoportographie

[L1,B2]

hépatostéatose aigüe gravidique l.f.

acute fatty liver of pregnancy

Surcharge lipidique du foie chez la femme enceinte, avec cytolyse hépatique, thrombopénie, insuffisance rénale, hypertension artérielle.
Evoluant parfois vers la mort par insuffisance hépatique, elle impose l'interruption immédiate de la grossesse.

H. L. Sheehan, anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1937)

Syn. stéatose aigüe hépatique,  Sheeha (maladie de)

[L1, O3]

Édit. 2015

hépatothérapie l.f.

hepatotherapy

Ancienne thérapeutique par extraits hépatiques.

hépatotomie n.f.

Incision de la glande hépatique

Étym. gr. hêpar : foie, tomê : section

[L2]

hépatotoxicité n.f.

hepatostoxicity

Toxicité exercée sur le foie par une substance ou un agent infectieux.

[L1]

hépatotoxine n.f.

Anticorps dirigé contre un antigène hépatique

[L1,F3]

hépatotrope adj.

[L1]

hepatotropic

Désigne ce qui est attiré par le foie.

Étym. gr. hêpar : foie, trépein : tourner

Hepatovirus

Hepatovirus
Genre de virus à ARN appartenant à la famille des Picornaviridae, dont la seule espèce pathogène pour l'Homme est le virus de l'hépatite A.

→ hépatite A, virus de l'hépatite A

[L1,D1]

hepcidine n.f.

hepcidin

Peptide hormonal de 25 acides aminés, biosynthétusé par les hépatocytes, qui réduit l’absorption intestinale du fer et augmente le stockage du fer dans les hépatocytes et les macrophages.
L'hepcidine est la principale hormone de régulation du métabolisme du fer. Si la sidérémie augmente,  il se produit une augmentation de la production d’hepcidine. Celle-ci se fixe sur la ferroportine, transporteur membranaire  nécessaire à la sortie du fer hors des cellules, qui est internalisée puis dégradée dans les lysosomes. La ferroportine ne peut donc plus exercer sa fonction de transport du fer de l'intérieur des entérocytes (ce qui réduit l'absorption intestinale du fer) mais aussi des hépatocytes et des macrophages vers le plasma. Par conséquent, la concentration en fer sérique baisse. Inversement, si la sidérémie diminue, la production d'hepcidine diminue. Il se produit alors une augmentation de l'absorption intestinale de fer et une sortie accrue du fer des réserves macrophagiques et hépatocytaires vers le plasma , ce qui résulte en une augmentation de la sidérémie. 
A côté des hépatocytes, l'hepcidine est aussi synthétisée par la graisse. Cette notion peut expliquer l'hyposidérémie, voir l'anémie souvent observée en cas d'obésité morbide.
L'hepcidine possède également  une activité antimicrobienne, mais uniquement à des concentrations supra-physiologiques.

L’ hepcidine  est codée à partir du gène HAMP (hepcidin antimicrobial peptide) en19q13. Les mutations de ce gène sont responsables de l’hémochromatose juvénile HFE 2B.

Étym. gr. hêpar : foie ; lat. caedere : tuer

Syn. LEAP-1 (Liver-Expressed Antimicrobial Peptide-1), hepatic bacteriocidal protein

→ ferroportine, hémochromatose génétique (mutations responsables de l'), hémochromatose juvénile HFE 2B

[C1, L1]

Édit. 2019

hepcidino-déficience l.f.

L’hepcidino-déficience correspond aux pathologies du métabolisme du fer associées à un déficit en hepcidine.
Elles correspondent à la majorité des hémochromatoses génétiques : l’hémochromatose
HFE 1qui est la plus fréquente, les hémochromatoses rares : hémochromatose 2 A liée au gène de l’hémojuvéline, 2 B liée au gène de l’hepcidine HAMP, hémochromatose 3 liée au gène de la ferroportine.
Une situation particulière est représentée par l’hémochromatose de type 4, forme B de la maladie de la ferroportine. La production d’hepcidine sanguine est normale mais, elle n’est plus capable d’interagir avec son récepteur ferroportine, protéine exportatrice du fer hors de la cellule.

→ transferrine, hepcidine, hémochromatose génétique, hémochromatose juvénile, transferrine, ferropotine, hémojuvéline

[L1]

Édit. 2015

héphaestine n.f.

hephaestin

Enzyme de l’oxydation du Fe2++ en Fe3++.
Cette transformation permet le transport du fer par la transferrine.

Étym. héphaestos : dieu forgeron de la mythologie

→ transferrine

[C1]

Heppner (opération de) l.f.

Heppner's operation

Plastie vaginale utilisant les muscles fessiers et périnéaux.

K. Heppner, chirurgien allemand (1872)

[O3]

heptose n.m.

Ose à 7 atomes de carbone.
On ne trouve chez les végétaux et dans le corps humain que des cétoheptoses ou heptuloses.
heptosuria
Présence d'heptoses dans l'urine.
La présence d’heptoses dans les urines est observée en cas de déficit en transaldolase, enzyme de la voie métabolique dite des pentoses-phosphates

→ heptose, transaldolase, pentoses-phosphates (voie des), transaldolase (déficit en)

[C1]

Édit. 2015

heptulose n.m.

heptulose

Cétose constitué de 7 atomes de carbones.
On trouve des heptuloses chez les végétaux, notamment le sédoheptulose des feuilles de Sedum spectabile, qui est aussi un métabolite de la voie des pentoses-phosphates dans les tissus animaux.

Syn. cétoheptose.

→ heptose

[C1]

Édit. 2015

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