Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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héliophobie n.f.

heliophobia

Peur morbide de la lumière solaire.

Étym. gr. hêlios : soleil, phobos : crainte

[H3]

héliothérapie n.f.

heliotherapy

Utilisation thérapeutique du rayonnement solaire.

Étym. gr. hêlios : soleil, therapeia : traitement

[G5]

héliotropisme n.m.

heliotropism

Attirance pour le rayonnement solaire.

Étym. gr. hêlios : soleil, trepein : tourner

héliox ® n.m.

heliox

Mélange d'hélium et d'oxygène utilisé pour les ventilations mécaniques difficiles.
Nom commercial.

→ hélium

[G1]

hélitron n.m.

helitron

Grand transposon se trouvant chez certains eucaryotes.
Il se réplique en cercle roulant et peut emporter et insérer dans le génome des séquences, parfois fonctionnelles.

→ génome, réplication en cercle roulant, transposon

[Q1]

Édit. 2018

hélium n.m.

helium

Gaz rare de faible densité (14% de celle de l'air) utilisé en réanimation et en plongée à la place de l'azote dans les mélanges respiratoires pour en diminuer la densité et réduire ainsi les résistances dynamiques bronchiques.
L'inhalation d'un mélange à base d'hélium réduit de près de 1/5e la résistance des bronches, d'où l'intérêt pour la ventilation mécanique des bronchiolites du jeune enfant et celle des spasmes bronchiques de l'état de mal asthmatique grave.
En respiration spontanée les mélanges respiratoires à base d'hélium sont utilisés en plongée profonde pour réduire le travail ventilatoire et éviter la narcose à l'azote, ce qui permet d'augmenter considérablement la profondeur de plongée.

Symb. He

→ gaz (caractéristique de quelques), gaz rare, hydrogène

[G1]

helix n.m.

helix (TA)

helix

Repli périphérique de l’auricule prenant naissance au niveau de la racine de l’helix et se terminant en s’effaçant (queue de l’helix) au-dessus du lobule de l’oreille.

Étym. gr. helix : spirale

→ auricule, lobule de l'oreille, queue de l'helix

[A1,P1]

Édit. 2015

Heller (démence de) l.f.

Heller’s demencia, dementia infantilis

Démence apparaissant vers l’âge de trois ans caractérisée par une angoisse, une agitation, des troubles du langage et une détérioration intelectuelle.

T. Heller, neuropsychiatre autrichien (1908)

[H3]

Édit. 2015

Heller (dystrophie unguéale de) l.f.

Heller’s median nail dystrophy, dystrophia unguis mediana canaliformis

Rainure longitudinale plus ou moins profonde, dont les bords peuvent prendre un aspect "en chevrons", atteignant les ongles des premiers doigts.
En général symétrique et médiane, elle débute sous la cuticule et se termine au bord libre de l'ongle qu'elle ébrèche. Transitoire, mais récidivante, elle pourrait être liée à des traumatismes répétés de la région lunulaire.

J. Heller, dermatologiste allemand (1928)

Syn. dystrophie canaliforme de Heller

[J1]

Édit. 2015

Heller (opération de) l.f.

Heller’s opération

E. Heller, chirurgien allemand (1913)

Syn. œsophagocardiotomie extramuqueuse, œsocardiomyotomie extramuqueuse

→ œsophagocardiotomie extramuqueuse, mégaœsophage, achalasie

[L2]

Édit. 2015

Heller-Blondeau (indice de) l.m.

Heller-Blondeau’s index

Indice chiffré destiné à apprécier et à quantifier une hypertrophie du ventricule gauche du cœur : défini par l’addition de la longueur en millimètres de l’onde électrocardiographique S en dérivation V2, et de l’onde R en dérivation V7.
Une valeur supérieure à 35/45 mm (selon le sexe et l’âge) est pathologique. Il est considéré par beaucoup comme plus sensible que le classique indice de Sokolow-Lyon.

M. Blondeau, J. Heller, médecins cardiologues français (1956) ; M. Sokolow et T.P. Lyon, médecins cardiologues américains (1949)

→ hypertrophie ventriculaire, Sokolow-Lyon (indice de)

[K2]

Édit. 2015

Hellin (loi de) l.f.

Hellin's rule

Loi selon laquelle une grossesse est 80 fois moins fréquente que la grossesse de rang inférieur.
Ainsi une grossesse gémellaire est 80 fois moins fréquente qu'une grossesse simple ; une grossesse triple est 80 fois moins fréquente qu'une grossesse gémellaire, etc.

D. Hellin, médecin allemand (1895)

[O3]

Édit. 2015

Hellman (formule de) l.f.

Hellman’s formula

Formule mathématique donnant une estimation du poids fœtal à partir de la mesure échographique du diamètre bipariétal.

L. M. Hellman, gynécologue obstétricien américain (1967)

[O3]

Édit. 2015

HELLP syndrome l.m. sigle angl. pour Hemolysis, Elevated Liver enzymes and Low Platelet count.

Ce syndrome associe une hémolyse (H de hemolysis), une élévation des enzymes hépatiques (elevated liver enzymes) et un nombre abaissé de plaquettes (low platelet count).
Il s’agit d’une variante ou d’une complication grave de la pré-éclampsie de la femme enceinte.
Une atteinte hépatique est présente dans la moitié des cas de pré-éclampsie. C’est une forme particulière de la toxémie gravidique, survenant avant ou après l'accouchement et associant hémolyse, anémie de type macrocytaire avec diminution de l'haptoglobine, réticulocytose élevée avec présence de schizocytes, cytolyse hépatique avec élévation des enzymes hépatiques (phosphatase alcaline, alanine-amino-transférase, aspartate amino-transférase) et thrombopénie. La cholestase est inconstante (60%). Il s’associe à une hypertension artérielle sévère, des œdèmes et une protéinurie. Le diagnostic différentiel avec la stéatose hépatique aigüe gravidique peut être difficile d'autant que les deux conditions peuvent être associées. Hématomes, infarctus hépatiques et rupture du foie sont les complications les plus graves. La constatation de cet ensemble doit être considérée comme un signe d'alarme annonciateur d'une éclampsie et justifie l'interruption rapide de la grossesse. Celle-ci est pratiquée dans les cas extrêmes lorsque la vie de la mère ou du fœtus est menacée. Elle est pratiquée au-delà de 34 semaines d’aménorrhée. La physiopathologie est celle de la toxémie gravidique.

L. Weinstein, gynécologue obstétricien américain (1982)

→ toxémie gravidique, stéatose hépatique aigüe gravidique

Hellsing (syndrome d') l.m.

Hellsing's syndrome

Polyneuropathie avec spasme facial et aréflexie pupillaire.

G. Hellsing, médecin suédois (1930)

[H1,P2]

Édit. 2015

helminthe n.m.

helminth, worm

Ver parasite de l’Homme ou des animaux, monoxène ou hétéroxène.

Étym. gr. helmins : ver

→ monoxène, hétéroxène

[D2]

helminthiase n.f.

helminthiasis

→ helminthose

[D2]

helminthide n.f.

Manifestations cutanées éruptives provoquées par les toxines sécrétées par les helminthes.

Étym. gr. helmins : ver

→ helminthe

[D2]

helminthologie n.f.

helminthology

Etude des helminthes et des affections qu’ils provoquent.

Étym. gr. helmins : ver, logos : traité

→ helminthose

[D2]

helminthose n.f.

helminthosis

Maladie causée par les parasites vermineux de l'Homme et des animaux : nématodes, trématodes et cestodes.
Les nématodes sont à l’origine de la trichocéphalose, de l’oxyurose, de l’ascaridiose, de l’ankylostomose, de l’anguillulose, de la trichinose et des filarioses.
Les trématodes sont responsables des schistosomoses ou bilharzioses et des distomatoses.
Des cestodes proviennent le taeniasis et les échinococcoses.

Étym. gr. helmins : ver

Syn. helminthiase (obs), verminose (obs)

→ nématode, trématode, cestode

[D2]

hélodermie n.f.

helosis

Nodosités calleuses, indolores, siégeant sur la face dorsale des articulations métacarpo-phalangiennes et phalangiennes.
Elles peuvent s’associer à une rétraction des aponévroses palmaires ou plantaires.

Étym. gr. helos: excroissance en forme de clou, dermos: peau

[I1,J1]

helper adj.angl.

→ auxiliaire

helper (cellule T) l.f.

helper T cell

Cellule T coopérant avec les cellules B dans la production des anticorps et avec d’autres cellules T dans l’immunité à médiation cellulaire.

Syn. cellule auxiliaire

→ immunité à médiation cellulaire

[F3]

hémagglutination n.f.

hemagglutination

Agglutination des hématies.
Cette agglutination peut être obtenue par des lectines ou des anticorps dirigés contre des épitopes naturels présents à la surface des hématies ou des épitopes d’un antigène préalablement fixé à la surface des hématies.

Étym. gr.haima : sang

→ lectine, épitope

[F1]

hémagglutination (réaction d'inhibition de l') l.f.

haemagglutination inhibition test

Inhibition de l’agglutination passive des hématies sur lesquelles est fixé artificiellement un antigène soluble, par un immun-sérum spécifique de cet antigène, lorsque cet immun-sérum a été auparavant mélangé à un produit biologique contenant cet antigène.
Cette réaction est utilisée pour le diagnostic biologique de maladies virales et pour le dosage d’hormones plasmatiques ou urinaires.

Étym. gr.haima : sang

→ hémagglutination passive

[D1,O4]

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