Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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habitat n.m.

housing environment

1) Milieu naturel dans lequel se développe préférentiellement une espèce animale ou végétale.
Habitat.
Elle se caractérise par de nombreux traits physiques, sociaux, etc...Les écologistes distinguent habituellement les micro-habitats correspondant à une distribution très localisée au sein d'un biotope et des macro-habitats qui sont des entités écologiques plus étendues et sont souvent confondus à tort avec le biotope lui-même.
2) Ensemble des faits matériels relatifs à la résidence d’un individu (emplacement, taille, forme, environnement, etc.).
housing environment
Cette notion est plus extensive que celle d’habitation. L’hygiène de l’habitat recouvre l’ensemble des moyens mis en œuvre pour protéger les personnes vis-à-vis des risques sanitaires liés aux habitations et aux hébergements collectifs ; elle concerne les matériaux de construction, l’acoustique, la pollution atmosphérique intérieure aux locaux, etc.

→ biotope

[E4]

Édit. 2015

habituation n.f.

Phénomène de diminution progressive ou de disparition d'une réponse à la suite de la répétition d'un même stimulus

Il s’agit d’un phénomène physiologique des réflexes polygraphiques. L'extinction ou apprentissage négatif, qui concerne les réponses introduites par un expérimentateur (conditionnement), diffère de l'habituation, qui porte sur les réponses à des stimulus dont la signification préexiste à l'expérimentation (clignement palpébral à la menace, réaction EEG d'arrêt à un bruit, p. ex.).
La perte de l’habituation est un signe électrophysiologique recherché dans la pathologie extrapyramidale.

R. Dodge, psychologue américain (1923)

Étym. lat. habitus : manière d’être, de habituare : accoutumer

→ accoutumance

[H1]

Édit. 2015

habituation vestibulaire l.f.

vestibular habituation

Diminution de l’intensité de la réponse de l’appareil vestibulaire soumis à des stimulations répétées.
Phénomène psychophysiologique caractérisé par son acquisition (apprentissage), sa spécificité, sa rétention, ses variations intra et interindividuelles importantes sous l’influence de divers facteurs non spécifiques (éveil, médications etc.)

Étym. lat. habitum : supin de habere : avoir

[P2,P1]

Édit. 2015

habitus n. m.

habitus, habit

Présentation générale d’une personne dont l’observation, premier temps de l’examen clinique, peut conduire à des considérations diagnostiques.

Étym. lat. habitus : manière d’être

[H4]

Édit. 2015

hachette (déformation en) l.f.

hatchet distortion

Aplatissement de la surface articulaire de la tête humérale qui est réduite, anguleuse à ses extrémités qui s’accompagne d’un allongement et d’une coudure du col huméral.
Se voit surtout après luxation de l’épaule.

L. Bazy chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1883-1960)

[I25]

Édit. 2015

Hackethal (technique de) l .f.

Hackethal’s method

Traitement des fractures humérales diaphysaires par embrochage fasciculé à foyer fermé.

K. H. J. Hackethal, chirurgien orthopédiste allemand (1957)

[P2]

Édit. 2015

HAD sigle  pour:
1) hypertrophie atriale droite,
2) hyperactivité du détrusor,
3) hospitalisation à domicile.

→ hypertrophie atriale droite, hyperactivité détrusorienne, hospitalisation à domicile

[E1, K2, M2]

Édit. 2019

HADHA gene sigle angl. pour hydroxyacyl-CoA dehydrogenase/3-ketoacyl-CoA thiolase/enoyl-CoA hydratase (trifunctional protein), alpha subunit

Gène localisé en 2p23 qui code une partie d’un complexe mitochondrial de trois enzymes nécessaires au métabolisme des acides gras à longue chaîne.
Ce complexe est constitué de sous-unités : les unes alpha produites par le gène HADHA, les autres bêta produites par le gène HADHB.
La sous-unité alpha contient deux enzymes : hydroxyacyl-CoA dehydrogenase des acides gras à longue chaîne et 2-énoyl-CoA hydratase. La sous-unité bêta contient le troisième enzyme
Les mutations de ce gène sont à l’origine du déficit en hydroxyacyl-CoA dehydrogenase des acides gras à longue chaîne qui empêche la production d’énergie à partir des acides gras.
Dans un petit nombre de cas, les mutations semblent accroître le risque féminin de développer deux désordres hépatiques pendant la grossesse : acute fatty liver of pregnancy et HELLP syndrome.

Syn. ECHA_HUMA, GBP, hydroxyacyl-Coenzyme A dehydrogenase/3-ketoacyl-Coenzyme A thiolase/enoyl-Coenzyme A hydratase (trifunctional protein), alpha subunit, hydroxyacyl dehydrogenase, subunit A, LCEH, LCHAD, long-chain hydroxyacyl-CoA dehydrogenase, mitochondri

→ bêta-hydroxy-acyl-CoA-déshydrogénase des acides gras à longue chaîne (déficit en) ,protéine trifonctionnelle mitochondriale (déficit en) ,énoyl-CoA-hydratase, β-hydroxyacyl-CoA-déshydrogénase et β-céthiolase des acides gras à chaine longue (déficit en) , stéatose hépatique aigüe gravidique , HELLP syndrome , HADHB gene

HADHB gene sigle angl. pour hydroxyacyl-CoA dehydrogenase/3-ketoacyl-CoA thiolase/enoyl-CoA hydratase (trifunctional protein), beta subunit

Gène localisé en 2p23 qui code une partie d’un complexe mitochondrial de trois enzymes nécessaires au métabolisme des acides gras à longue chaîne.
Ce complexe est constitué de sous-unités : les unes alpha produites par le gène HADHA, les autres bêta produites par le gène HADHB.
La sous-unité bêta produit l’enzyme 3-ceto-acyl-CoA thiolase à longue chaîne « long chain 3-ketoacyl-CoA thiolase » dont le déficit dû aux mutations du gène HADHB  empêche la production d’énergie à partir des acides gras entraînant des cardiomyopathies ou des déficits fonctionnels musculaires. Dans un petit nombre de cas, les mutations semblent accroître le risque féminin de développer deux désordres hépatiques pendant la grossesse : stéatose hépatique aigüe gravidique et HELLP syndrome.

Syn. ECHB_HUMAN, HADH, hydroxyacyl-Coenzyme A dehydrogenase/3-ketoacyl-Coenzyme A thiolase/enoyl-Coenzyme A hydratase (trifunctional protein), beta subunit, hydroxyacyl dehydrogenase, subunit B, MTPB, TFPB, TP-beta

→ 3-ceto-acyl-CoA thiolase à longue chaîne, protéine trifonctionnelle mitochondriale (déficit en) ,β-hydroxyacyl-CoA-déshydrogénase et β-céthiolase des acides gras à chaine longue (déficit en) ,stéatose hépatique aigüe gravidique, HELLP syndrome, long chain 3-ketoacyl-CoA thiolase, cardiomyopathie

hadron n.m.

Particule atomique lourde composée de particules subatomiques régies par l’interaction forte: quarks, antiquarks et gluons, les vecteurs qui maintiennent les quarks ensemble.
Il en existe deux grandes classes: 1- les baryons sont stables, tels les nucléons qui constituent le noyau de la matière, ou instables come les hypérons; 2 - les mésons également instables, qui se désintègrent rapidement.
Parmi les nucléons, le proton est chargé positivement (+1). Il est formé de trois quarks u u d, dont les charges: 2/3 +2/3, -1/3  = +1, s’ajoutent. Le neutron a une charge nulle (d’où son nom); il est, en effet, composé des trois quarks u d d dont les charges: +2/3, -1/3,-1/3 = 0, s’annulent.
Les hypérons sont des particules instables de type baryons; ils sont formés également de trois quarks et se désintègrent très rapidement en nucléon, proton ou neutron selon leur charge, et en mésons ; ils sont désignés par les lettres grecques lambda (Λ), delta (Δ), epsilon (Σ), xi (Ξ), oméga(Ω).
Les baryons ont leurs antiparticules: antiproton, antineutron, composés des quarks à polarité inversée.
Les mésons sont des hadrons instables; ils sont composés d’un quark et d’un antiquark. Les principaux mésons sont: le méson pi (π) ou pion, formé du quark u et de l’antiquark d, le ka (κ) ou kaon, formé du quark s et de l’antiquark u, le rho (ρ), etc. Leur masse est importante et leur durée de vie très courte. 
L’hadronthérapie utilisant ces particules à haute énergie pour le traitement des tumeurs permettrait une focalisation précise.

L. B. Okun, physicien russe (1962)

Étym. gr. hadros : massif, lourd

→ proton, neutron, méson pi, quark

[B1]

Édit. 2015

hadronthérapie carbone l.f.

hadrontherapy carbon
L’hadronthérapie carbone consiste à envoyer un faisceau d’ions carbone au niveau d’une tumeur.
Ces ions créent des lésions plus graves qu’avec les autres traitements au niveau du matériel génétique de cellules tumorales. Cette action intense, véhiculée par un faisceau d’une grande précision, permet de cibler les cellules tumorales en profondeur, en préservant les tissus sains traversés et environnants. Les cellules tumorales ne meurent pas immédiatement mais elles ne sont plus capables de se multiplier et perdent leur immortalité.
Cette thérapie s’adresse actuellement aux tumeurs radiorésistantes, essentiellement aux cancers de la tête et du cou, des tissus mous et du squelette pour lesquels elle améliore les résultats par rapport aux thérapies conventionnelles.
L’appareillage standardisé comporte un accélérateur de particules, ce qui explique son volume. Il occupe une surface d’environ 1000 m 2. C’est une technique proche de celle de la protonthérapie déjà utilisée pour traiter les cancers de la base du
crâne, de la colonne vertébrale et de l’œil.

Syn. carbonethérapie

→ protonthérapie

[F2]

Édit. 2015

Haemagogus

Haemagogus
Moustiques (culicidés) vivant dans la grande forêt équatoriale et qui jouent un rôle dans la transmission de la fièvre jaune selvatique.

Étym. nom générique

→ fièvre jaune

[D3,D4]

Édit. 2015

haemolacria n.f.

hemolacria

pathologie extrêmement rare dont la manifestation clinique est l’écoulement de larmes, partiellement ou totalement composées de sang.
La maladie touche les deux sexes. Les symptômes sont spontanés et se manifestent par un écoulement de larmes allant d'un rouge teinté à un rouge complètement foncé, des saignements de nez, des maux de tête ou du sang qui suinte du cuir chevelu. Les causes sont souvent liées à un certain nombre de maladies et peut être révélatrice d'une tumeur dans l'appareil lacrymal. Elle serait provoquée par divers facteurs locaux tels que la conjonctivite bactérienne, des problèmes de coagulation sanguine, des dommages environnementaux ou des blessures. L'inflammation et l'infection sont également des facteurs pouvant provoquer une sévère irritation qui peut conduire à une fuite de sang dans les capillaires.

Alessandra Di Maria, médecin italienne (2018)

Étym. grec aima sang, lat. lacrima larme

[P2]

Édit. 2020

Haemophilus

Haemophilus
Genre de bacilles à Gram négatif, aéro-anaérobies, appartenant à la famille des Pasteurellaceae.
Ces bactéries font partie de la flore de la cavité buccopharyngée et sont responsables d’infections invasives variées, survenant tant en milieu communautaire qu’à l’hôpital.
Haemophilus aphrophilus est à l'origine d’endocardites à porte d’entrée dentaire et d’abcès cérébraux mais également d’autres infections systémiques.
Haemophilus ducreyi (bacille de Ducrey) est l’agent du chancre mou.
Haemophilus influenzae, est surtout responsable, chez l’enfant et le nourrisson, de méningites purulentes.
Le pouvoir pathogène d’Haemophilus parainfluenzae est proche de celui d’H. influenzae mais sur un mode atténué. Cette bactérie est surtout responsable d’endocardites subaigües.

→ Haemophilus influenzae

[D1,D3]

Édit. 2015

Haemophilus influenzae

Haemophilus influenzae
Bactérie à Gram négatif de la famille des Pasteurellaceae, dont la pathogénicité pour l'Homme est une cause majeure de méningite chez l'enfant.
Haemophilus influenzae est un commensal des voies aériennes supérieures. Cette bactérie est une cause, principalement chez l'enfant, de méningites, d'otites aiguës, de sinusites, de pneumopathies, de bronchites et d'épiglottites. Elle provoque aussi, au cours des viroses respiratoires, tant chez l’adulte que chez l’enfant, des surinfections bronchiques et pulmonaires, en particulier chez les sujets présentant des facteurs de risque. Elle détermine plus rarement des bactériémies, des ostéo-arthrites, des infections génitales. Le sérotype b (Hib) se montre le plus pathogène pour l'Homme.
Une vaccination préventive, à l’aide d’un vaccin polyosidique, permettrait d’éviter la survenue, chez le nourrisson, de la méningite purulente provoquée par ce sérotype. Le recours à une antibiothérapie préventive chez les sujets contacts et surtout l'usage de ce vaccin a permis de réduire fortement l'incidence des infections à Hib depuis les années 1980.

→ vaccin Haemophilus influenzae type b

[D1,D3]

Édit. 2015

Haemophilus vaginalis

Haemophilus vaginalis

→ Gardnerella vaginalis

[D1]

Édit. 2015

Haff (maladie du) l.f.

Haff disease

Myoglobinurie avec myalgies, d'origine inconnue, chez l’Homme et chez les animaux séjournant près du lac du Haff (lagune de la mer Baltique), après ingestion de poissons de ce lac.

[G4]

Édit. 2015

Haff (maladie du) l.f.

Haff disease

Maladie d'étiologie inconnue, caractérisée par une rhabdomyolyse avec myalgies aiguës parfois très douloureuses, sans arthralgies ni fièvre.
Les examens biologiques mettent en évidence une myoglobinurie, des taux de créatine kinase, d'aspartate aminotransférase, d'alanine aminotransférase et de lactate déhydrogénase très élevés.
La maladie survient par petites épidémies souvent familiales. Les premiers cas ont été observés en 1924, chez l’Homme et chez les animaux séjournant à proximité du lac du Haff (lagune de la mer Baltique), après ingestion de poissons de ce lac. D'autres épidémies sont survenues en Amérique du Nord (Etats-Unis) et du Sud (Brésil). Cette maladie est clairement liée à l'ingestion de certains poissons d'eau douce mais aussi à des poissons marins appartenant aux familles des Serranidés et des Gadidés. Les troubles apparaissent environ douze heures après l'ingestion de poisson, même consommé cuit.
On peut en rapprocher des lésions nécrotiques de rhabdomyolyse chronique (myofibrogranulomes avec phénomènes inflammatoires) observées au Canada et aux Etats-Unis chez certains poissons comme les sandres qui, de ce fait, pourraient constituer une modèle d'étude de la maladie humaine.

Étym. du lac du Haff

→ rhabdomyolyse

[G4]

Édit. 2015

Hafnia alvei

Hafnia alvei
Bacille à Gram négatif, aéro-anaérobie, de la famille des Enterobacteriaceae.
Présent dans le tube digestif de l’Homme et dans l’environnement, il peut engendrer des bactériémies et des infections systémiques, le plus souvent nosocomiales.

[D1,D3]

Édit. 2015

HAG sigle pour hypertrophie atriale gauche

→ hypertrophie atriale gauche

[K2]

Édit. 2019

Hagberg-Santavuori (maladie de) l.f.

Hagberg-Santavuori’s disease

Forme infantile précoce de lipofuscinose, qui se révèle avant l'âge de 12 à 18 mois par un arrêt du développement psychomoteur, une hypotonie, puis une régression mentale avec des stéréotypies gestuelles et l'apparition, vers l'âge de deux ans, d'une épilepsie.
Le diagnostic est évoqué, devant l'aspect de l'électroencéphalogramme dont le tracé devient inactif avant l'âge de trois ans, devant l'existence de l'atrophie cérébrale diffuse et de troubles visuels importants : rétinopathie avec perte précoce de la vision. L'électrorétinogramme montre d'abord une disparition de l'onde α (cônes), puis de l'onde β (bâtonnets). Le diagnostic repose sur la surcharge osmiophile granulaire uniforme au niveau de la peau. Le diagnostic anténatal est possible par la mise en évidence d'inclusions caractéristiques en microscopie électronique dans les villosités choriales.

B. Hagberg neurologue suédois (1975) ; Pirkko Santavuori et M. Haltia, neurologues finlandais (1973)

→ céroïde lipofuscinose neuronale infantile précoce

[Q2,H1]

Édit. 2015

Hageman (facteur) l.m.

Hageman's factor

Facteur XII de la coagulation.

Étym. Hageman est le nom du patient chez lequel l’affection a été décrite la première fois

→ facteur XII de la coagulation

[F4]

Édit. 2015

Haglund (anomalie de) l.f.

Haglund's anomaly

Saillie postérieure excessive du calcanéum, dont l'ablation chirurgicale est parfois justifiée.
Cette anomalie du calcanéum peut être responsable d'une bursite rétroachilléenne avec une douleur et tuméfaction sous-cutanée scléro-inflammatoire de la face postérieure du talon.

P. Haglund, chirurgien orthopédiste suédois (1929)

[I2]

Édit. 2015

Hahn (méthode de) l.f.

Hahn’s method

E.L. Hahn, physicien américain (1950)

→ écho de spin

[B2]

Édit. 2015

Hahn-Huntington (opération de) l.f.

Hahn-Huntington’s procedure

Traitement d’une pseudarthrose tibiale avec perte de substance étendue.
Implantation dans le segment périphérique du tibia de la portion centrale du péroné avec la membrane interosseuse, des fibres du jambier postérieur et de l’artère nourricière du péroné.

E. Hahn, chirurgien  allemand (1884), T. W. Huntington, chirurgien américain (1905)

[I2]

Édit. 2015

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