guanosine-diphosphate-fucose n.f.
guanosine diphosphate fucose
Combinaison de L-fucose-1-phosphate par une liaison anhydride phosphorique avec le guanosine-5'-monophosphate (GMP).
Cette forme combinée du fucose est celle sous laquelle il est synthétisé à partir du GDP-mannose au moyen d'un système enzymatique utilisant le NADPH. C'est aussi la forme sous laquelle le fucose est transférable pour la biosynthèse des glycoprotéines dans lesquelles il intervient.
Syn. guanosine-diphosphofucose
Abrév. GDP-fucose
→ NADPH
guanosine-diphosphate-mannose n.m.
guanosine diphosphate mannose
Combinaison de D-mannose-1-phosphate par une liaison anhydride phosphorique avec le guanosine-5'-monophosphate (GMP).
Cette forme combinée du mannose est celle sous laquelle il est synthétisé à partir du GTP et du mannose-1-phosphate au moyen d'un système enzymatique utilisant le NADPH. C'est aussi la forme sous laquelle le mannose est transférable pour la biosynthèse des glycoprotéines dans lesquelles il intervient.
Syn. guanosine-diphosphomannose
Sigle : GDP-mannose
guanosine-monophosphate cyclique l.m.
cyclic guanosine monophosphate.
Diester phosphorique en 3' et 5' du ribose de la guanosine.
Formé par une guanylate-cyclase membranaire à partir d'une molécule de GTP, ce composé est un messager stimulant certains enzymes cellulaires, sous l'effet de certaines hormones, telles que la sécrétine, ou de neuromédiateurs, comme l'acétylcholine. Son action s'exerce par l'activation de certaines protéine-kinases, dites PKG.
Son rôle a été particulièrement étudié dans le système photosensible des bâtonnets de la rétine.
Sigle : GMP
guanosine-triphosphatase n.f.
guanosine triphosphatase.
Enzyme catalysant l'hydrolyse du GTP en GDP et phosphate.
Une telle réaction est associée à l'activité des protéines G.
Abrév. GTPase
guanosine-triphosphate n.m.
guanosine triphosphate
Nucléoside-triphosphate formé par le transfert de deux radicaux phosphoryle, liés par des liaisons anhydride, sur une molécule d'acide guanylique.
C'est la forme sous laquelle l'acide guanylique peut entrer dans la biosynthèse des acides ribonucléiques. Il est utilisé pour la synthèse du GDP-mannose. C'est un cofacteur de plusieurs biosynthèses, comme celle de l'acide adénylsuccinique. Il joue un rôle métabolique très important dans la transmission des messages neurohormonaux mettant en jeu les protéines G, qui ont un site de fixation du GTP et du GDP.
Sigle : GTP
guanylate n.m.
guanylate
Sel de l'acide guanylique.
guanylate-cyclase n.f.
Enzyme catalysant la formation de Guanosine MonoPhosphate cyclique (GMPc) à partir de Guanosine TriPhosphate (GTP)
La guanylate cyclase existe dans les cellules sous deux formes : une forme membranaire et une forme cytoplasmique. La forme membranaire est une glycoprotéine de 130 kDa, avec un seul domaine transmembranaire. La forme cytoplasmique est formée de l’association de quatre sous-unités (deux sous-unités alpha, de 82 kDa, et deux sous-unités bêta de 70 kDa). Elle est activée par l’oxyde nitrique (NO). Le GMPc formé joue le rôle de second messager intracellulaire, impliqué notamment dans le relâchement du muscle lisse, entrainant une vasodilatation.
guanylate-synthétase n.f.
guanylate synthetase
Enzyme catalysant la transformation d'acide xanthylique en acide guanylique en présence d'adénosine triphosphate (ATP) et d'un donneur d'ammoniac qui, dans les tissus animaux, est la glutamine.
Guaroa (virus)
Guaroa (virus)
Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), responsable de syndromes fébriles en Amérique tropicale.
Ce virus fait partie du sérogroupe California. Il est largement répandu depuis Panama à l'Argentine. Les infections humaines, sporadiques, se traduisent par des syndromes fébriles avec céphalées, prostration, myalgies, arthralgies. Les hôtes habituels du virus seraient des oiseaux et la transmission du virus est due à différents moustiques.
Sigle GROV
Gubaroff (valvule de) l.f.
A. Gubaroff, chirurgien et anatomiste russe (1855-1931)
gubernaculum testis l.f.
gubernaculum testis
Formation mésenchymateuse unissant le pôle inférieur du testicule embryonnaire à un tubercule labioscrotal en traversant le canal inguinal.
Il donne le ligament scrotal.
Gubler (taches de) l.f.p.
Taches bleu ardoisé situées sur la face interne des joues au niveau de l’orifice du canal de Sténon, liées à l’élimination salivaire du sulfure de plomb, manifestation rare du saturnisme.
Observées surtout en cas de mauvaise hygiène bucco-dentaire, elles ne réflètent ni l’ancienneté ni l’intensité de l’intoxication causale.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine qui joue un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine se trouve dans les cellules photo réceptrices de la rétine. Il existe deux types de cellules photoréceptrices : les bâtonnets pour la vision de faible intensité, les cones pour la lumière de forte intensité et les couleurs.
Des mutations de ce gène entraînent la dystrophie des cones et des bâtonnets et l’amaurose congénitale de Leber.
A. Gubler, médecin pharmacologue français, membre de l’Académie de médecine (1821-1879)
Syn. CORD6, CYGD, guanylate cyclase 2D, membrane (retina-specific), GUC1A4, GUC2D, GUC2D_HUMAN, LCA1, RCD2, retGC, RETGC-1, RETGC1, retinal guanylyl cyclase 1, rod outer segment membrane guanylate cyclase, ROS-GC, ROS-GC1, ROSGC
→ dystrophie des cônes et des bâtonnets, Leber (amaurose congénitale de)
GUCY2D gene l. angl. pour guanylate cyclase 2D retinal
Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine qui joue un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine se trouve dans les cellules photo réceptrices de la rétine. Il existe deux types de cellules photoréceptrices : les bâtonnets pour la vision de faible intensité, les cones pour la lumière de forte intensité et les couleurs.
Des mutations de ce gène entraînent la dystrophie des cones et des bâtonnets et l’amaurose congénitale de Leber.
Syn. CORD6, CYGD, guanylate cyclase 2D, membrane (retina-specific), GUC1A4, GUC2D, GUC2D_HUMAN, LCA1, RCD2, retGC, RETGC-1, RETGC1, retinal guanylyl cyclase 1, rod outer segment membrane guanylate cyclase, ROS-GC, ROS-GC1, ROSGC
→ dystrophie des cônes et des bâtonnets, Leber (amaurose congénitale de)
Guedel (canule de) l.f.
Guedel's tube, oropharyngeal airway
Canule oropharyngée utilisée au cours de l’anesthésie générale ou chez le patient inconscient pour prévenir l’obstruction des voies aériennes supérieures.
Dérivée de la canule métallique de Mayo, elle est formée d'une pièce en matière plastique à usage unique qui comporte trois parties : la collerette qui se place entre les lèvres, une partie droite renforcée qui résiste à la morsure et une partie distale courbe qui se place entre la surface supérieure de la langue et le palais. La canule refoule le bord postérieur de la langue et décolle l’épiglotte du mur pharyngé postérieur ; elle comporte un canal creux, central ou latéral, qui permet la respiration de l’air ambiant ou l’inhalation du mélange gazeux anesthésique.
A. E Guedel, médecin anesthésiste américain (1933)
→ canule oropharyngée à ballonnet
Guedel (stades de l'anesthésie de) l.m.
Guedel's anaesthetic stages
A. E Guedel, médecin anesthésiste américain (1937)
→ anesthésie (profondeur de l'), éther (stades de l'anesthésie à l')
guêpe n.f.
wasp
Nom générique pour des insectes de la famille des Vespidés, en particulier la Guêpe sociale (Vespula), longue de 15 mm, possédant un abdomen jaune rayé ou taché de noir, fusiforme à l’arrière et séparé du thorax par un rétrécissement marqué, pouvant attaquer, en cas de danger, par la piqûre de son dard à surface lisse qui injecte un venin, sans rester dans la plaie (à la différence du cas de l’Abeille).
Seules les femelles (reine et ouvrières) sont pourvues d'aiguillon et peuvent piquer.
Voisin de la Guêpe, le Frelon (Vespa) mesure 35 mm; il peut piquer plusieurs fois. Le dard est plus long de sorte que la piqûre est plus profonde, causant des piqûres douloureuses et éventuellement dangereuses.
→ guêpe (allergie aux piqûres de)
guêpe (allergie aux piqûres de) l.f.
wasp sting allergy
Allergie aux piqûres de cet insecte hyménoptère du genre Vespa.
Le venin contient de l’histamine, de la sérotonine, des peptides vasoactifs, des enzymes (hyaluronidase, phospholipases...).L’inoculation de venin est intradermique. L’injection à travers les muqueuses et la conjonctive oculaire provoquant une diffusion plus rapide.
La piqûre est douloureuse. On observe ensuite une réaction locale avec érythème, œdème, légère induration, souvent prurit, réaction qui disparaît en général en quelques heures. Une piqûre dans la bouche ou dans la gorge pourrait conduire à une obstruction et à l’asphyxie.
L’intensité des manifestations est fonction du nombre de piqûres, soit de la quantité de venin injectée. A la réaction locale s’ajoutent alors des signes généraux : asthénie, vomissements, diarrhée, céphalée, hypotension, voire convulsions et tendance lipothymique. Parfois peut survenir en outre, chez un sujet prédisposé, une réaction allergique indépendante de la dose de venin injectée et réaliser un état d’anaphylaxie. Une seule piqûre suffit à la déclencher.
Les guêpes de petite taille ont des venins voisins mais différents de ceux des autres vespidés. La désensibilisation au venin de guêpe donne de meilleurs résultats que celle au venin d'abeille
→ allergie aux insectes, hyménoptère (piqûre de)
guérison n.f.
Période succédant à une maladie ou à un accident, aboutissant à un état identique à l’état de santé antérieur, ou aussi proche que possible de lui.
En matière d’accident du travail, on définit la guérison comme l’absence de séquelles pouvant donner droit à indemnisation.
guérison psychique l.f.
psychic recovery
Retour, exceptionnellement accession, d'un patient atteint d'une affection psychiatrique, à une bonne santé mentale.
Il s'agit, non pas comme en médecine, de la suppression d'une agression somatique avec restitutio ad integrum, ni de la reprise d'un statu quo ante organique satisfaisant, mais d'une nouvelle étape dans l'organisation psycho-affective du sujet.
Par la discontinuité qu'elle provoque dans une trajectoire existentielle, la maladie mentale peut susciter une maturation de l'économie psychique et de l'équilibre adaptatif du patient si les mécanismes de défense ont été suffisamment respectés. C'est dire que la disparition des symptômes ou la sédation d'une crise suffisent d'autant moins à définir une évolution favorable que les limites entre normal et pathologique sont souvent difficiles à préciser.
Très fréquemment sont rencontrées soit une rémission, soit une stabilisation avec reprise d'un équilibre antérieur plus ou moins satisfaisant. Dans ce dernier cas, le psychiatre devra se contenter souvent de minimiser un handicap déficitaire. Car aucune évolution délirante n'est sans substrat ni incidences.
La guérison a également un aspect social. Il s'agit pour le malade de pouvoir mieux vivre dans son milieu social et, si possible professionnel, favorisant par là-même la désaliénation.
Les médicaments psychotropes sont purement symptomatiques et non curatifs. Ils soulagent la souffrance des patients, leur rendent la possibilité de vivre en société dans des conditions acceptables et facilitent leur abord par les soignants.
guérisseur n.m.
Qualité que se donnent certaines personnes prétendant, sans titre, formuler des diagnostics et donner des soins.
guerre (troubles psychiques aigus de) l.m.p.
war acute psychiatric disorders
Manifestations pathologiques survenant en milieu opérationnel, mais aussi en situation d'attente ou de menace.
Dominées par l'angoisse, elles constituent des "pertes psychiques", à la différence de la peur et de l'appréhension, qui peuvent s'atténuer dans l'action.
Leurs expressions individuelles sont souvent intriquées et fluides, qu'il s'agisse de ruptures de comportement (stupeur, agitation), d'états confuso-oniriques ou délirants transitoires, de crises d'angoisse, de troubles de l'humeur (dépressifs, voire maniaques), de réactions caractérielles, de crises hystériformes ou de phénomènes psychosomatiques. Des paniques collectives peuvent s'observer.
Quelques principes : proximité, immédiateté, expectative, simplicité (T. Salmon), améliorent encore une évolution à court terme en règle transitoire (retour en service dans 50 à 80% des cas) et préviennent peut-être une névrose traumatique au long cours.
T. W. Salmon, psychiatre américain (1917)
gueule de four l.f.
M. Schede, chirurgien allemand (1890)
gueule de loup l.f.
double hare-lip
Syn. bec de lièvre bilatéral total
Guibaud-Vainsel (syndrome de) l.m.
Guibaud-Vainsel’s syndrome
P. Guibaud, pédiatre français (1972) ; M. Vainsel, pédiatre belge (1972)
→ ostéopétrose avec acidose rénale tubulaire
Guichard (bassin de) l.m.
Guichard's pelvis
A. Guichard, gynécologue français (1842-1912)