Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.

basolateral nuclear group

Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les  noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.

groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.

basolateral nuclear group

Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les  noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.

groupe nucléaire centro-médial

centromedial nuclear group

→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical

groupe nucléaire centro-médial

centromedial nuclear group

→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical

groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.

Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial

→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial

groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.

Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial

→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial

groupe plaquettaire l.m.

platelet antigen

Antigène plaquettaire, appelé PLA1, Baka, Yuka, ou Bra, dont la présence chez le fœtus et l'absence chez la mère entraînent la formation d'anticorps immuns maternels dirigés contre les plaquettes fœtales et donc des purpuras thrombopéniques allo-immuns du nouveau-né.
Le risque d'hémorragie ventriculaire cérébrale du fœtus lors de l'accouchement justifie la pratique d'une césarienne si, lorsque des anticorps anti-plaquettes sont présents chez la mère, la ponction du sang fœtal au cordon a démontré une thrombopénie fœtale.

groupe sanguin l.m.

blood type

Caractère d'ensemble d'individus possédant en commun dans le sang un même antigène.
Cet antigène est ou non compatible avec les anticorps d'autres sangs qui ne le possèdent pas.
Un tel polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau de structures présentes sur la membrane de cellules sanguines ou sur des molécules diverses du sang circulant. 
Selon la situation de ces structures, on définit des systèmes de groupes :
- érythrocytaires : ABO, (chromosome 9), MNSs, Rhésus, Kell, Duffy, Kidd, etc. ;
- leucocytaires : NA, NB, etc. ;
- plaquettaires : PlA, PlE, KO ;
- salivaires : Lewis et présence de substances solubles A ou B chez les sujets sécréteurs (Se) ;
- sériques : d'immunoglobulines (Gm, Km, Am), d'enzymes, de transferrine, etc.
À l'état normal, il existe des anticorps anti-A et/ou anti-B chez les sujets n'ayant pas les antigènes A ou B. Cette présence constitue un danger potentiel grave en cas de transfusion de sang de groupe incompatible (accident par erreur de groupe). A la suite de transfusions sanguines ABO et Rhésus compatibles, les receveurs peuvent s'immuniser contre un ou plusieurs autres antigènes du receveur et produire des anticorps anti-Kell, anti-Duffy, p. ex. (autre type d'accident de transfusion sanguine).
La mère peut s'immuniser contre les antigènes de groupe sanguin de son fœtus autres que A et B : c'est l'allo-immunisation fœtomaternelle responsable de la maladie hémolytique du nouveau-né due p. ex. au facteur Rhésus.

K. Landsteiner, biologiste autrichien (1900), prix Nobel de médecine en 1930

→ groupage sanguin, groupes sanguins ABO, immunité

groupe sanguin A l.m.

blood group A

Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies, caractérisé par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe A ».

groupe sanguin ABO l.m.

→ groupes sanguins ABO

groupe sanguin B l.m.

blood group B

Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies, caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe B ».

groupe sanguin H l.m.

blood group H

Structure génétiquement déterminée d’un épitope oligosidique des hématies, caractérisée par l’enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe H », de formule : L-Fuc alpha l – 2 – Gal bêta l – 3 –GlcNAc bêta l – 3 – Gal. Cette structure sert de base à celles des groupes A et B. Elle n’est reconnue par les anticorps ni antiA ni antiB.

Syn. groupe O

groupe sanguin Lewis Lea

Lewis Lea blood group
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe Lewis Lea ».

A. E. Mourant, chimiste et hématologiste britannique (1946)

groupe sanguin Lewis Leb l.m.

Lewis Leb blood group
Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe Lewis Leb ».

groupe sanguin O l.m.

O blood group

Structure génétiquement déterminée d'un épitope oligosidique des hématies caractérisée par l'enchaînement terminal de glycolipides ou de glycoprotéines dit « groupe H ».
Cette structure sert de base à celles des groupes A et B. Elle n'est reconnue par les anticorps ni antiA ni antiB.

groupe sanguin privé l.m.

private blood group

Groupe connu pour n'exister que dans une famille et pouvant être identifié chez un seul individu.

groupe sous-orbitaire des ganglions faciaux l.m.

→ nœud lymphatique nasolabial

groupe tissulaire l.m.

leukocyte system

Caractère d'un ensemble d'individus possédant en commun un système antigénique propre à leurs lymphocytes et leucocytes neutrophiles, et sur lequel est fondée une classification des individus en fonction de leurs variétés d’antigènes leucoplaquettaires et tissulaires.
Ces antigènes appartiennent en général à un seul système principal HLA (Human Leucocyte Antigen) d’antigènes leucoplaquettaires.
Ce polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau des structures glycoprotéiques présentes dans la membrane de la plupart des cellules de l'organisme (chez l'homme les globules rouges en sont dépourvus).
1) Ces structures (antigènes) constituent la cible principale des processus immunitaires de rejet des allogreffes. Ces dernières ne sont possibles que s'il y a une grande ressemblance entre donneur et receveur au niveau de ce complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). Elles jouent en outre un rôle fondamental dans les processus de reconnaissance immunologique.
2) Chez l'homme, le CMH est représenté par le système HLA (chromosome 6) comprenant 4 locus : A, B, C (classe I) et D/DR (classe II).
3) Ces groupes sont différents, d'autres systèmes qui sont les uns propres aux plaquettes sanguines, d'autres propres aux granulocytes, etc.
Le système des groupes tissulaires est extrêmement complexe, il existe au moins 150 millions de combinaison d'antigènes. Ces derniers siègent sur la membrane des cellules et dépendent de gènes HLA situés sur des locus symétriques du petit bras des deux chromosomes de la sixième paire. Ce système joue un rôle essentiel dans l'histo-incompatibilité des greffes et des transplantations d'organe. Les groupes tissulaires sont indépendants du système d'antigènes érythrocytaires ABO et rhésus.

J. Dausset, hémato-immunologiste français (1958), prix Nobel de médecine en 1980

→ immunité, HLA, groupes tissulaires, complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)

groupement de coopération sanitaire l.m (Code de la Santé Publique, article L 6133-1)

Regroupement de personnes ayant pour objet de faciliter, améliorer ou développer l’activité de ses membres avec pour objectifs : 1) permettre les interventions communes de professionnels médicaux et non médicaux exerçant dans les établissements membres, des professionnels salariés du groupement, ainsi que des professionnels médicaux libéraux membres ou associés du groupement ; 2) réaliser ou gérer, pour le compte de ses membres, des équipement d’intérêt commun, y compris des plateaux techniques tels des blocs opératoires, des services d’imagerie médicale ou des pharmacies à usage intérieur, et détenir à ce titre des autorisations d’équipements matériels lourds et d’activités de soins mentionnés à l’article L. 6122-1.
Le groupement de coopération sanitaire peut être constitué entre des établissements de santé, des établissements médico-sociaux et des professionnels libéraux mentionnés à l’article L.4111-1, sous réserve, pour les médecins libéraux ayant un contrat d’exercice avec un établissement de santé privé, du respect des engagements souscrits avec celui-ci. Un des membres au moins du groupement de coopération sanitaire doit être un établissement de santé.
D'autres organismes ou professionnels de santé concourant aux soins peuvent faire partie d'un groupement de coopération sanitaire à condition d'y être autorisés par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation (ARH).
Les professionnels médicaux libéraux peuvent conclure avec un groupement de coopération sanitaire des accords définis à l'article L. 6161-10 en vue de leur association aux activités du groupement.
Le groupement de coopération sanitaire est doté de la personnalité morale. Selon sa composition, il peut être de droit public ou privé. Il constitue une personne morale de droit public lorsqu'il est exclusivement constitué d'établissements ou d'organismes publics, ou d'établissements ou d'organismes publics et de professionnels médicaux libéraux membres à titre individuel. Il constitue une personne morale de droit privé lorsqu'il est exclusivement constitué d'établissements ou de personnes privés. Dans les autres cas, il peut se constituer sous la forme de personne morale de droit privé. Il poursuit un but non lucratif.
Le groupement de coopération sanitaire n'est pas un établissement de santé. Toutefois il peut être autorisé par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation, à la demande des établissements de santé membres, à exercer les missions d'un établissement de santé définies par le chapitre Ier du titre Ier du présent livre. Par dérogation à l'article L. 6122-3, il peut également être autorisé par le directeur de l'agence régionale de l'hospitalisation à assurer l'exploitation d'une autorisation détenue par l'un de ses membres et dispenser à ce titre des soins remboursables aux assurés sociaux.
Dans les deux cas, le groupement de coopération sanitaire est financé sur le fondement des règles applicables aux établissements de santé, selon des modalités particulières définies par décret en Conseil d'Etat. Toutefois, lorsque l'activité exercée est une activité de médecine, chirurgie, obstétrique ou odontologie mentionnée au a du 1° de l'article L. 6111-2, y compris les activités d'alternatives à la dialyse en centre et d'hospitalisation à domicile, les dispositions de l'article 33 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2004 (n° 2003-1199 du 18 décembre 2003) ne sont pas applicables au financement du groupement. Les dispositions de l'article L. 162-21-1 du code de la sécurité sociale sont applicables aux groupements de coopération sanitaire.
Par dérogation à l'article L. 162-2 du même code et à toute autre disposition contraire du code du travail, la rémunération des médecins libéraux est versée par le groupement de coopération sanitaire. Cette rémunération est incluse dans le financement du groupement titulaire de l'autorisation.
Le groupement de coopération sanitaire peut participer au capital et aux modifications de capital des sociétés d'économie mixtes locales mentionnées à l'article L. 1522-6 du code général des collectivités territoriales.
Actuellement l’autorisation de sa constitution est donnée par l’Agence Régionale de Santé (ARS) remplaçant l’Agence régionale de l’hospitalisation. Ce mode de coopération sanitaire qui permet des collaborations entre structures privées à but lucratif et établissements participant au service public est encouragé par les autorités de tutelle.

groupement inter-hospitalier l.m.

Structure prévoyant le regroupement obligatoire des établissements d’hospitalisation publics ou privés qui participent au service public hospitalier, implantés dans une certaine région sanitaire .
Organes de concertation dont la mission est de donner des avis ou de formuler des propositions, les groupements inter-hospitaliers ne disposent pas de la personnalité morale, contrairement aux syndicats interhospitaliers.

groupement lésionnel l.m.

→ ensemble lésionnel

groupes sanguins ABO l.m.p.

blood ABO system

Ensemble d'antigènes (agglutinogènes) génétiquement déterminés, portés par les érythrocyes et des anticorps (agglutinines) du sérum, indépendants les uns des autres et combinés de façons différentes.
Une première classification des combinaisons des agglutinogènes et des agglutinines a fait classer les individus par Landsteiner en quatre groupes principaux AB (receveur universel), A, B, et O (donneur universel). Les groupes sanguins sont répartis en :
- groupe AB, dont les hématies comportent des agglutinogènes A et B mais dont le sérum ne comporte pas d'agglutinine ;
- groupe A, dont les hématies portent l'agglutinogène A et le sérum l'agglutinine B ;
- groupe B, dont les hématies portent l'agglutinogène B et le sérum l'agglutinine A ;
- groupe O, dont les hématies ne portent pas d'agglutinines mais dont le sérum contient les agglutinines A et B.
Dans ces quatre groupes, qui constituent le système ABO, on a décrit des sousgroupes A1, A2, A3, Ax, Am, correspondant aux variétés d'agglutinogènes A. Il faut aussi tenir compte du groupe rhésus, qui est indépendant, à agglutinogène Rh.

→ groupe sanguin, rhésus (facteur)

Grover (maladie de) l.f.

R. Grover, dermatologue américain (1970)

Syn. dermatose acantholytique de Grover

→ dermatose acantholytique de Grover

[J1]

Édit. 2018

growth fraction l. angl. m.

→ coefficient de prolifération

GRP sigle angl. pour Gastrin Releasing Peptide

Peptide hormonal libérant la gastrine qui, à son tour, stimule la sécrétion de suc gastrique et d’acide chlorhydrique par les cellules bordantes de l’estomac par l'intermédiaire du GMP-cyclique.
Ce peptide hormonal est sécrété par des cellules du tractus intestinal, mais aussi par le cerveau, le poumon et les cellules thyroïdiennes C. Le gène, porté par le chromosome 18, est traduit en deux peptides différents selon les organes ; dans les cellules intestinales, le gène du GRP est traduit sous forme d’un peptide de 148 acides aminés appelé pré-proprotéine, mais le peptide actif ne comporte que 27 acides aminés. Il est analogue à la bombésine de la peau des batraciens.

→ gastrine

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