Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

3870 résultats 

plancher du 4ème ventricule l.m.

→ fosse rhomboïde

plaque choriale l.f.

chorionic plate

Mésoblaste extra-embryonnaire qui tapisse la face interne du cytotrophoblaste.
Elle forme le toit des chambres intervilleuses, en particulier le toit de la chambre intervilleuse située en regard de la cavité amniotique au niveau du pédicule embryonnaire. Sa paroi est constituée de dedans en dehors par une couche de syncytiotrophoblaste, une mince couche de cytotrophoblaste, une couche de tissu conjonctif et l'amnios.

Syn. plaque chorionique

→ mésoblaste extra-embryonnaire, cytotrophoblaste, chambre intervilleuse, cavité amniotique, pédicule embryonnaire, syncytiotrophoblaste, amnios, trophoblaste, villosité placentaire, placenta

[A4,O6]

plaque chorionique l.f.

chorionic plate

→ plaque choriale

[A4,O6]

plaque neurale l.f.

neural plate

Plaque allongée en forme de semelle provenant de l’épaississement de l’ectoblaste dans la région céphalique de l’embryon au début de la 3ème semaine.
Sa formation est induite par l’apparition la notochorde et du mésoblaste prochordal sous-jacents. Après l’induction la plaque neurale se prolonge vers la ligne primitive. Vers la fin de la 3éme semaine ses bords latéraux se surélèvent formant les crêtes neurales tandis que se creuse une dépression médiane, la gouttière neurale. Les crêtes neurales se rapprochent sur la ligne médiane. Leur fusion donnera naissance au tube neural. Cette fusion commence dans la région cervicale et se poursuit en direction crâniale et caudale. Le tube neural reste temporairement ouvert dans la cavité amniotique par les neuropores antérieur et postérieur. Le neuropore antérieur se ferme vers le 25ème jour (embryon de 18 à 20 somites). Le neuropore postérieur se ferme au 27ème jour (embryon de 25 somites).

→ ectoblaste, notochorde, mésoblaste prochordal, ligne primitive, crête neurale, gouttière neurale, tube neural, neuropore antérieur, neuropore postérieur

[A4,O6]

plaque préchordale l.f.

prechordal plate

Léger épaississement de l’hypoblaste dans la région céphalique de l’embryon didermique.
Cette zone de cellules cylindriques adhère intimement à l’épiblaste sus-jacent sans interposition de mésoblaste. Elle se forme entre l’extrémité crâniale de la notochorde et la membrane pharyngienne. Elle a un rôle important dans l'induction du développement du cerveau antérieur.

Syn. plaque prochordale

→ hypoblaste, épiblaste, notochorde, membrane pharyngienne

[A4,O6]

plaque prochordale l.f.

→ plaque préchordale

[A4,O6]

plexus lombaire l.m.

plexus lumbalis (TA)

Plexus nerveux situé entre les deux plans du muscle psoas et constitué par les branches antérieures des quatre premiers nerfs lombaires (L1, L2, L3 et L4)

Chacune de ces branches est anastomosée avec les branches sus et sous-jacentes. Ce plexus fournit des branches collatérales destinéees aux muscles carré des lombes, grand psoas et petit psoas. Ses branches terminales sont le nerf iliohypogastrique et le nerf ilio-inguinal nés de la branche antérieure du premier nerf lombaire, le nerf cutané fémoral latéral et le nerf génitofémoral nés de la branche antérieure du deuxième nerf lombaire, les nerfs obturateur et obturateur accessoire nés des éléments antérieurs des branches antérieures des deuxième, troisième et quatrième nerfs lombaires et le nerf fémoral né des éléments postérieurs de ces mêmes branches antérieures lombaires.
.

plexus ptérygoïdien l.m.

plexus pterygoideus (TA)

pterygoid plexus

Réseau veineux de la fosse infra-temporale.
Il est situé entre les muscles ptérygoidien latéral et médial. Il reçoit les veines méningées moyennes, les veines temporales profondes, la veine du canal ptérygoïde, les veines auriculaires antérieures, les veines de la parotide, les veines articulaires temporo-mandibulaires, les veines tympaniques et la veine stylo-mastoïdienne. Il se draine par les veines maxillaires vers la veine temporale superficielle puis soit la rétromandibulaire soit la jugulaire externe.

[A1, K4]

Édit. 2020

plomb n.m.

lead

Élément de numéro atomique 82 et de masse 207, métal bivalent dont les sels solubles sont toxiques, provoquant le saturnisme.
Métal mou gris bleuâtre, lourd, extrait de la galène. La teneur en plomb de l'organisme humain est d'environ 50 mg
Le plomb et ses composés , utilisés dans l’industrie de la récupération et dans le travail de grattage, brûlage de peintures plombifères ou d’instruments de musique métalliques à base de plomb (orgues), sont responsables en cas d’exposition massive, devenue très rare,  d’encéphalopathies aiguës,  associant au moins deux des signes suivants : hallucinations, déficit moteur ou sensitif d’origine centrale, amaurose, coma, convulsions avec une plombémie égale ou supérieure à 2000 µg/L, ou en cas d’expositions répétées, d’encéphalopathie chronique caractérisée par un ralentissement psychomoteur, une altération de la dextérité, des troubles de la mémoire et de l’attention, et confirmée par des tests psychométriques  répétés au moins 6 mois plus tard et après plus de 6 mois sans exposition  et s’accompagnant d’au moins 2 plombémies égales ou supérieures à 400 µg/L au cours des années antérieures.  Les neuropathies périphériques et la sclérose latérale amyotrophique sont prises en charge selon le tableau 18 du RA avec un délai de 3 ans.
Les encéphalopathies aiguës sont prises en charge (tableau 1 du RG et 18 du RA)  avec un délai de 30 jours  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes et un délai de un an pour les encéphalopathies chroniques.

Symb. Pb

→ saturnisme

[E2, G4]

Édit. 2018

PMDS sigle angl.pour persistent müllerian duct syndrome

→ persistance des canaux de Müller

[A1,A4]

Édit. 2018

pôle caudal de l'embryon l.m.

polus caudalis embryonis (TE)
caudal pole of embryo, caudal end of embryo
Extrémité postérieure ou distale de l’embryon.
Au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire, la ligne primitive établit l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent son orientation cranio-caudale et le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.
La dimension vertex-coccyx (VC) de l’embryon mesure la distance entre le pôle caudal et le pôle rostral.

Étym. lat. polus : axe du monde ; cauda : queue ; gr. embruon : qui naît à l’intérieur de

→ embryon, gastrulation, ligne primitive, distance vertex-coccyx

[A4,O6]

pôle céphalique de l'embryon l.m.

→ pôle rostral de l'embryon

[A4,O6]

pôle crânial de l'embryon l.m.

→ pôle rostral de l'embryon

[A4,O6]

pôle embryonnaire l.m.

embryonic pole

Zone du blastocyste où se forme le bouton embryonnaire.
C’est le point du trophoblaste par lequel le blastocyste s’implante sur la déciduale.

→ blastocyste, bouton embryonnaire, trophoblaste

[A4,O6]

pôle rostral de l'embryon l.m.

polus rostralis embryonis (TE)
rostral pole of embryo, rostral end of embryo
Extrémité antérieure ou crâniale de l’embryon.
Au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire, la ligne primitive établit l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent son orientation cranio-caudale et le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.
La dimension vertex-coccyx (VC) de l’embryon mesure la distance entre le pôle rostral et le pôle caudal.

Étym. lat. polus : axe du monde ; rostrum : bec, éperon ; gr. embruon : qui naît à l’intérieur de

Syn. pôle crânial de l’embryon, pôle céphalique de l’embryon

→ embryon, gastrulation, ligne primitive, distance vertex-coccyx

[A4,O6]

polydactylie n.f.

polydactyly

Présence supplémentaire d'un ou de plusieurs doigts ou orteils munis d'ongles.
Le même terme s'applique au dédoublement d'un doigt ou orteil. La polydactylie revêt souvent un caractère familial et se transmet alors avec une expressivité et une pénétrance variables selon le mode autosomique dominant. Elle peut être associée à d'autres anomalies squelettiques ou viscérales.

Étym. gr. polus : plusieurs ; dactulos : doigt

Syn. polydactylisme

→ Pallister-Hall (syndrome de), Papillon-Léage et Psaume (syndrome de), persistance du vitré primitif, Pfeiffer (syndrome de), Majewski (syndrome de), polydactylie postaxiale avec myopie progressive, polydactylie rudimentaire, ectrodactylie

[A4,O6,Q2,Q3]

POMC sigle f. pour ProOpioMélanoCortine

proopiomelanocortin

→ proopiomélanocortine

[O4]

Édit. 2018

Pompe (maladie de) l.f.

Pompe disease, glycogen storage disease type II

Glycogénose de type autosomique récessif, due à un déficit en α-glucosidase acide (maltase acide) entraînant une surcharge musculaire, cardiaque, hépatique et nerveuse.
La maladie due à une mutation du gène de l’α-glucodidase acide (Myozyme) situé sur le bras long du chromosome 17,  peut apparaitre à tous les âges.
Malgré un certain chevauchement des critères cliniques, on peut distinguer :

- une forme infantile précoce, débutant avant l'âge de deux ans, qui associe une hypotonie massive avec faiblesse musculaire, une cardiomégalie, une hépatomégalie et une macroglossie. Son évolution est létale en quelques mois ;
- une forme infantile moins sévère, d'expression essentiellement musculaire (signes cardiaques absents ou discrets), proche de la maladie de Duchenne, qui se prolonge jusqu'à 20 ou 30 ans ;
- une forme de l’adulte, pouvant toucher les ceintures et restant peu évolutive.
La maladie de Danon correspond aux formes de l'adulte de la maladie de Pompe.
En cas d'évolution longue, il apparaît que la déficience enzymatique quantitative ou qualitative peut n'être que partielle, du moins dans certains tissus.
Le traitement par l’alglucosidase alpha, enzyme recombinante que l’on administre en perfusion, a transformé le pronostic de la maladie dans un tiers des formes infantiles en améliorant la cardiopathie et la survie. Les enfants qui survivent ne sont pas guéris et peuvent conserver une myopathie avec parfois troubles de la déglutition, hypotonie faciale et retard mental.
Un diagnostic anténatal est possible.

J. C. Pompe, anatomopathologiste néerlandais (1932) ; M. J. Danon, neuropathologiste américain (1981)

Syn. glycogénose de type II (G.T. Cori)

→ α-glucodidase acide, Duchenne (dystrophie musculaire progressive de), maladie de Danon

[I4, L1, K2, O1, Q3 ]

Édit. 2019

veines pulmonaires (portion inter-segmentaire des) l.f.

pars intersegmentalis (venae pulmonales) (TA)

pulmonary veins (intersegmental part)

Rameaux veineux courant dans le plan séparant deux segments.
Leur réunion avec les veines sous-pleurales et la veine intra-segmentaire d'un segment contigu forme une veine portant le nom du dit segment.
Anc. dénom. rameau infra-segmentaire

Syn. veine inter-segmentaire

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

veines pulmonaires (portion intrasegmentaire des) l.f.

pars intrasegmentalis (venae pulmonales)
Rameaux veineux pulmonaires courant dans le plan entre deux sous-segments d'un même segment.
Ils forment, en se réunissant à une veine inter-segmentaire contigüe, une veine portant le nom de ce segment.

pulmonary veins (intrasegmental part)

Syn. veine intra-segmentaire, veine inter-sous-segmentaire des veines pulmonaires

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

potassium 40   n.m.

40potassium

Radioélément naturel, émetteur bêta et γ, de période 1,4.109 ans
Il contribue à l'irradiation naturelle pour 0,2 mS par an.

Symb. 40K

Pott (anévrysme de) l.m.

Pott’s aneurysm

P. Pott, Sir, chirurgien britannique (1713-1788)

→ anévrysme de Pott

[K4]

pou n.m.

louse

Insecte hématophage, aptère de la famille des Pediculidae (Ordre des Anoploures), vivant en ectoparasite permanent sur des mammifères.
La famille des Pediculidae comprend un grand nombre d'espèces, toutes inféodées aux mammifères. Chez l'Homme, trois espèces cosmopolites et spécifiques sont rencontrées : les deux écotypes habituellement distingués au sein de l'espèce Pediculus humanus, correspondant à deux localisations : cuir chevelu et corps, et Phtirius pubis, surtout localisé à la région pubienne et périnéale.
Ces insectes, aptères et de couleur grisâtre, mesurent 1,6 à 4 mm de long. Hématophages dans les deux sexes et aux trois stades de leur cycle, les poux prennent plusieurs repas de sang chaque jour. La vie de l'adulte dure 30 à 40 jours. La femelle pond quotidiennement 4 à 6 œufs, les lentes, pendant 3 à 5 semaines. Ces lentes sont résistantes aux insecticides, qui restent accrochées aux cheveux.
Les poux de tête
(Pediculus humanus capitis) provoquent un prurit du cuir chevelu. Cette pédiculose est particulièrement contagieuse, se propageant par petites épidémies surtout scolaires. La découverte des œufs, ou lentes, accrochés au cheveu affirme le diagnostic.
Les poux du corps (Pediculus humanus corporis), également contagieux mais ne touchent que les sujets à hygiène très défectueuse causant un prurit des régions couvertes car les insectes se réfugient dans les vêtements. Outre cette pédiculose du corps, les poux de corps sont susceptibles de transmettre plusieurs maladies bactériennes : la fièvre récurrente cosmopolite (due à
Borrelia recurrentis), le typhus exanthématique (à Rickettsia prowazekii), la fièvre des tranchées  (à Bartonella quintana) au cours d’épidémies qui ont lieu dans les milieux de climat froid où existe une grande promiscuité (prisons, camps de réfugiés, etc.).
Le traitement fait appel aux insecticides : pyrèthre et pytrethroïdes (les insecticides chlorés sont maintenant interdits en raison de leur rémanence dans les chaînes alimentaires). La découverte du mode de contamination du typhus a valu le prix Nobel de Médecine, en 1928, à Charles Nicolle, microbiologiste français, membre de l'Académie de médecine.
Les poux du pubis
(Phtirius inguinalis), ou morpions, agents de la phtiriase, parasitent principalement les régions pileuses génitales et sont transmis d'un individu à l'autre lors des rapports sexuels.

Étym. lat. pedis, puis lat. populaire pediculus : pou ; vieux fr. peouil puis pouil : pou.

→ borreliose, fièvre récurrente, Borrelia recurrentis, typhus exanthématique, Rickettsia prowazekii, fièvre des tranchées, Bartonella quintana, pédiculose, phtiriase, Phtirius pubis, Anoploures,Pediculus humanus capitis, Pediculus humanus corporis

[D1, D4]

Édit. 2019

Prader (classification de) l.f.

Prader’s classification

Classification des différents degrés de l’ambiguïté sexuelle dans le pseudo-hermaphrodisme féminin de l’hyperplasie surrénale congénitale, allant du type 1 d’hypertrophie clitoridienne au type 5 de masculinisation complète.
Répertoire les différents cas d'intersexuation selon les 5 types :
- type 1 : vulve normale avec hypertrophie clitoridienne ;
- type 2 : large vestibule en entonnoir s'ouvrant à la base du clitoris (sinus urogénital à 2 orifices séparés pour l'urètre et le vagin), grandes lèvres séparées ou partiellement soudées ;
- type 3 : clitoris volumineux à la base duquel s'ouvre l'orifice unique d'un sinus urogénital étroit dans lequel se jettent urètre et vagin, grandes lèvres partiellement soudées ;
- type 4 : aspect de garçon avec verge hypoplasique et souvent coudée. Hypoplasie périnéale, orifice unique d'allure urétrale s'ouvrant à la face inférieure (hypospadias) correspondant à un sinus urogénital dans lequel s'abouche à quelques cm du méat un vagin hypoplasique. Grandes lèvres soudées ;
- type 4 bis : le vagin ne communique pas avec le sinus et ne peut donc pas être démontré par la génitographie ;.
- type 5 : aspect de garçon cryptorchide. Le vagin s'abouche très haut dans l'urètre ;
- type 5 bis, le vagin ne communique pas avec l'urètre.

A. Prader, pédiatre endocrinologue suisse (1954 et 1955)

→ ambigüité sexuelle, pseudo-hermaphrodisme féminin

[M4,O1,O4,Q1,Q2]

Édit. 2018

Prader et Gurtner (syndrome de) l.m.

Prader and Gurtner’syndrome

Hyperplasie congénitale des surrénales, en relation avec un bloc enzymatique de la 20/22-desmolase ou enzyme de clivage du cholestérol, en liaison avec des mutations de CYP11A1.
Cette hyperplasie des surrénales, morphologiquement de type lymphoïde, est exceptionnelle et d’une extrême gravité. Très haut située dans la biosynthèse des hormones surrénales, le déficit 20/22-desmolase équivaut à une surrénalectomie chimique. L’affection observée chez le garçon détermine une absence de masculinisation d’où l’aspect morphotypique féminin (pseudohermaphrodisme masculin) et un syndrome de perte de sel conduisant au décès en l’absence de thérapeutique adaptée.

A. Prader, pédiatre endocrinologue suisse et H. P. Gurtner, anatomopathologiste suisse (1955)

→ déficit en 20-22 desmolase, hyperplasie congénitale des surrénales, CYP11A1

[O4]

| page précédente | /155 | page suivante