amidine n.f.
amidine
Molécule azotée dans laquelle un carbone est lié à un groupe -NH2 et à un groupe =NH.
[C1,C3]
Édit. 2017
amidon (solution d') l.f.
hydroxyethylstarch
Solution colloïde composée de polysaccharides naturels (hydrolysés surtout à partir d'amidon de maïs) dont la masse moléculaire moyenne est de 200 à 450 kDa.
Les radicaux hydroxyéthyles de l'amidon ralentissent l’hydrolyse des polysaccharides par l’alpha-amylase plasmatique. Ayant une pression oncotique supérieure à celle du plasma, ces solutions attirent l'eau du secteur interstitiel vers celui intravasculaire, du moins au début de l'administration.
Ces solutions sont utilisées pour restaurer ou maintenir le volume des liquides intravasculaires (administration maximale 30 mL/kg/24h). Leur demi-vie intravasculaire (de 4 à 24 h) dépend de leur masse moléculaire et du degré de substitution en radicaux hydroxy- éthyles.
L'élimination se fait par l'urine, soit sous forme non modifiée, soit après hydrolyse partielle par les amylases. Les effets secondaires sont rares (réactions anaphylactoïdes, perturbations de l'hémostase et augmentation des amylases plasmatiques par formation d'un complexe macromoléculaire).
[C1,C3,G5]
Édit. 2017
amidotransférase n.f.
amidotransferase
[C1,C3]
Édit. 2017
amidotrizoate de méglumine l.m.
meglumine amidotrizoate
Sel de l'acide triiododiaminobenzoïque amidifié.
Produit de contraste tri-iodé hydrosoluble de haute osmolalité, longtemps utilisé pour les urographies intraveineuses et certaines explorations vasculaires (artériographies périphériques, phlébographies, etc.). Il est actuellement abandonné (Angiografine®).
[B2, B3, C1, G3]
Édit. 2020
amidotrizoate de sodium et de méglumine l.m.
sodium and meglumine amidotrizoate
Produit de contraste triiodé qui se présente sous deux formes d’utilisation injectable et orale.
1- Le produit hydrosoluble, de haute osmolalité, se présente lui-même sous deux formes :
-une solution à 76% contenant 370 mg d'iode/mL (Radiosélectan® urinaire et vasculaire), destinée aux urographies intraveineuses, à la scanographie et à certaines explorations vasculaires (artériographies périphériques, aortographies, coronarographies etc.) ;
- une solution à 30% contenant 146 mg d'iode/mL (Radiosélectan® urinaire perfusion) réservé aux urographies par perfusion et aux cystographies.
Ce produit tend à être abandonné, supplanté par les produits de contraste tri-iodés non ioniques de basse osmolalité, plus coûteux mais mieux tolérés.
2- La forme orale ou rectale non injectable à 370 mg. d'iode/mL (Gastrografine®) est réservée à l'exploration radiologique du tube digestif en cas de contrindications des sels de baryum, telles que les suspicions de perforations et d'hémorragie.
[B2, B3, C1, G3]
Édit. 2020
amidoxime l. f.
Groupement chimique formé de la condensation d’une fonction amide et d’une fonction oxime
[C1]
Édit. 2017
amikacine n.f.
amikacin
Antibiotique bactéricide, de la famille des aminosides, prescrit par voie parentérale, dont les indications sont essentiellement hospitalières.
L'amikacine est également utilisée dans le traitement de certaines tuberculoses multirésistantes.
[D1,G3,G5]
Édit. 2017
amiloride n.m.
triamtérène n.m.
Diurétique natriurétique, antikaliurétique, antagoniste physiologique de l’aldostérone, inhibiteur de l’acidification urinaire agissant au niveau du segment collecteur et distal du néphron.
Le blocage des canaux sodiques situés dans la membrane apicale des cellules épithéliales entraîne une hyperpolarisation électrique de la membrane apicale et donc une réduction de l’électronégativité luminale. Cet effet a pour conséquence une diminution de la sécrétion de K+ résultant du gradient électrochimique favorable à la diffusion de cet ion.
A cette activité semblable à celle de l’amiloride s’ajoute une stimulation de la réabsorption du
Ca 2+.
→ aldostérone, triamtérène, canal sodique épithélial
[G3,M1]
Édit. 2017
amimie n.f.
amimia
Absence d'expression faciale.
S'observe notamment en neurologie dans l'akinésie parkinsonienne (faciès impassible, figé, inexpressif, sinon simple hypomimie) et en psychiatrie dans le ralentissement psychomoteur de la dépression.
[H1]
Édit. 2017
amine n.f.
amine
Composé azoté dont la structure dérive de celle de l'ammoniac par substitution de radicaux organiques aux hydrogènes de l'ammoniac.
La fonction amine qui caractérise les amines peut être primaire lorsque l'azote porte deux hydrogènes, secondaire lorsqu'il n'en porte qu'un, tertiaire s'il porte trois radicaux organiques ou quaternaire s'il en porte quatre et une charge positive. En présence d'eau, ces amines s'ionisent comme des bases en libérant un ion OH-.
[C1]
Édit. 2017
amine de l'éveil l.f.
amine of the awakening
[G3,H1]
Édit. 2017
amine sympathomimétique l.f.
catecholamine
Molécule dérivée de la phényléthylamine, secrétée par la médullosurrénale, le tissu chromaffine paraganglionnaire et les terminaisons nerveuses sympathiques.
Les catécholamines sont : la dopamine, hormone et neuromédiateur central ; la noradrénaline, hormone et neuromédiateur des fibres sympathiques ; l'adrénaline, exclusivement produite par la médullosurrénale.
Syn. catécholamine
[C1,H1, O4]
Édit. 2020
amine-oxydase n.f.
amine oxidase
→ aminoxydase ou monoamine-oxydase
[C1]
Édit. 2017
amineptine n.f.
Antidépréseur tricyclique.
→ antidépresseur, psychotropes, noo-analeptique
[H3,G5 ]
Édit. 2017
amines aromatiques (sels et dérivés) en médecine du travail l.m.p.
Les amines aromatiques, leurs sels et leurs dérivés hydroxylés, halogénés, nitrés (explosifs et industrie des parfums), nitrosés et sulfonés, utilisés dans de très nombreuses applications et dans de nombreux métiers (industrie du caoutchouc, des élastomères, des plastomères, des colorants, industrie pharmaceutique), sont responsables, en cas d’exposition massive ou répétée, de troubles neurologiques à type de somnolence, narcose pouvant aller jusqu’au coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 15 du RG) avec un délai de prise en charge de trois jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.
[E2]
Édit. 2018
amines vasoactives l.f.p.
vasoactive amines
Produits tels que l'histamine et la 5-hydroxytryptamine libérés par les basophiles, les mastocytes et les plaquettes et agissant sur l'endothélium et le muscle lisse des vaisseaux locaux.
[C1,C2,C3,K4]
Édit. 2017
amino-2-éthanol n.m.
aminoethanol
[C1]
Édit. 2017
amino-acide-décarboxylase n.f.
aminoacid decarboxylase
Enzyme catalysant la décarboxylation d'un acide aminé en formant une amine.
Le coenzyme des aminoacide-décarboxylases est le pyridoxal-phosphate.
La plupart des amines biogènes sont les produits d'aminoacide-décarboxylases.
[C1,C3]
Édit. 2017
amino-acide-désaminase n.f.
aminoacid deaminase
[C1,C3]
Édit. 2017
amino-acide-déshydrogénase n.f.
aminoacid dehydrogenase
Enzyme catalysant la déshydrogénation d'un acide aminé en portant les hydrogènes sur le NAD et en formant un acide alpha-cétonique après le départ d'une molécule d'ammoniac.
Une telle désamination oxydative d'un acide aminé existe chez certaines bactéries, mais chez les animaux elle n'est effectuée que sur l'acide glutamique par une glutamate-déshydrogénase.
[C1,C3,D1]
Édit. 2017
amino-acide-oxhydrase n.f.
aminoacid oxidase
[C1]
Édit. 2017
amino-acide-oxydase n.f.
aminoacid oxidase
Enzyme flavinique catalysant la désamination oxydative des acides alpha-aminés, soit de la série D (D-aminoacide oxydase à FAD), soit de la série L (L-aminoacide oxydase à FMN), produisant les acides alpha-cétoniques correspondants, et portant les hydrogènes sur la molécule d'oxygène pour former de l'eau oxygénée.
Les plus importantes de ces oxydases sont celles qui désaminent la glycine-oxydase, et qui agissent aussi sur les acides aminés non naturels de la série D.
Syn. amino-acide-oxhydrase
[C1]
Édit. 2017
amino-acidémie n.f.
aminoacidemia
Teneur du sang en acides aminés libres, normalement de 4,5 mmol/L (6 dans les globules et 3,5 dans le plasma).
L'amino-acidémie augmente dans les affections rénales et hépatiques.
[C1,F1,L1,M1]
Édit. 2020
amino-acidopathie n.f.
aminoacidopathy
Maladie causée par une anomalie génétique dans le métabolisme d'un acide aminé.
Par ex. phénylcétonurie, tyrosinose, homocystinurie.
Terme générique
[C1,Q1,Q2]
Édit. 2017
amino-acidurie n.f.
aminoaciduria
1) Teneur de l'urine en acides aminés libres.
Un adulte normal élimine en moyenne de 40 à 140 mg d'azote alpha-aminé par 24 h.
Elle s'élève dans les insuffisances hépatiques graves, dans le diabète, dans tous les cas de dégradations tissulaires importantes et dans certaines maladies congénitales.
2) Tubulopathie avec fuite urinaire anormale d’acides aminés, composante du syndrome oculocérébrorénal de Lowe, récessif lié à l'X, comportant aussi une cataracte et un retard mental.
C. U. Lowe, pédiatre américain (1952)
[C1,H1,L1,M1,P2,Q2,R1]
Édit. 2017