Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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amidine n.f.

amidine

Molécule azotée dans laquelle un carbone est lié à un groupe -NH2 et à un groupe =NH.

[C1,C3]

Édit. 2017

amidon (solution d') l.f.

hydroxyethylstarch

Solution colloïde composée de polysaccharides naturels (hydrolysés surtout à partir d'amidon de maïs) dont la masse moléculaire moyenne est de 200 à 450 kDa.
Les radicaux hydroxyéthyles de l'amidon ralentissent l’hydrolyse des polysaccharides par l’alpha-amylase plasmatique. Ayant une pression oncotique supérieure à celle du plasma, ces solutions attirent l'eau du secteur interstitiel vers celui intravasculaire, du moins au début de l'administration.
Ces solutions sont utilisées pour restaurer ou maintenir le volume des liquides intravasculaires (administration maximale 30 mL/kg/24h). Leur demi-vie intravasculaire (de 4 à 24 h) dépend de leur masse moléculaire et du degré de substitution en radicaux hydroxy- éthyles.
L'élimination se fait par l'urine, soit sous forme non modifiée, soit après hydrolyse partielle par les amylases. Les effets secondaires sont rares (réactions anaphylactoïdes, perturbations de l'hémostase et augmentation des amylases plasmatiques par formation d'un complexe macromoléculaire).

[C1,C3,G5]

Édit. 2017

amidotransférase n.f.

amidotransferase

→ transammoniase

[C1,C3]

Édit. 2017

amidotrizoate de méglumine l.m.

meglumine amidotrizoate

Sel de l'acide triiododiaminobenzoïque amidifié.
Produit de contraste tri-iodé hydrosoluble de haute osmolalité, longtemps utilisé pour les urographies intraveineuses et certaines explorations vasculaires (artériographies périphériques, phlébographies, etc.). Il est actuellement abandonné (Angiografine®).

[B2, B3, C1, G3]

Édit. 2020

amidotrizoate de sodium et de méglumine l.m.

sodium and meglumine amidotrizoate

Produit de contraste triiodé qui se présente sous deux formes d’utilisation injectable et orale.
1- Le produit hydrosoluble, de haute osmolalité, se présente lui-même sous deux formes :
-une solution à 76% contenant 370 mg d'iode/mL (Radiosélectan® urinaire et vasculaire), destinée aux urographies intraveineuses, à la scanographie et à certaines explorations vasculaires (artériographies périphériques, aortographies, coronarographies etc.) ;
- une solution à 30% contenant 146 mg d'iode/mL (Radiosélectan® urinaire perfusion) réservé aux urographies par perfusion et aux cystographies.
Ce produit tend à être abandonné, supplanté par les produits de contraste tri-iodés non ioniques de basse osmolalité, plus coûteux mais mieux tolérés.

2- La forme orale ou rectale non injectable à 370 mg. d'iode/mL (Gastrografine®) est réservée à l'exploration radiologique du tube digestif en cas de contrindications des sels de baryum, telles que les suspicions de perforations et d'hémorragie.

[B2, B3, C1, G3]

Édit. 2020

amidoxime l. f.

Groupement chimique formé de la condensation d’une fonction amide et d’une fonction oxime

→ amide, oxime

[C1]

Édit. 2017

amikacine n.f.

amikacin

Antibiotique bactéricide, de la famille des aminosides, prescrit par voie parentérale, dont les indications sont essentiellement hospitalières.
L'amikacine est également utilisée dans le traitement de certaines tuberculoses multirésistantes.

[D1,G3,G5]

Édit. 2017

amiloride n.m.

triamtérène n.m.
Diurétique natriurétique, antikaliurétique, antagoniste physiologique de l’aldostérone, inhibiteur de l’acidification urinaire agissant au niveau du segment collecteur et distal du néphron.
Le blocage des canaux sodiques situés dans la membrane apicale des cellules épithéliales entraîne une hyperpolarisation électrique de la membrane apicale et donc une réduction de l’électronégativité luminale. Cet effet a pour conséquence une diminution de la sécrétion de K+ résultant du gradient électrochimique favorable à la diffusion de cet ion.
A cette activité semblable à celle de l’amiloride s’ajoute une stimulation de la réabsorption du
Ca 2+.

→ aldostérone, triamtérène, canal sodique épithélial

[G3,M1]

Édit. 2017

amimie n.f.

amimia

Absence d'expression faciale.
S'observe notamment en neurologie dans l'akinésie parkinsonienne (faciès impassible, figé, inexpressif, sinon simple hypomimie) et en psychiatrie dans le ralentissement psychomoteur de la dépression.

[H1]

Édit. 2017

amine n.f.

amine

Composé azoté dont la structure dérive de celle de l'ammoniac par substitution de radicaux organiques aux hydrogènes de l'ammoniac.
La fonction amine qui caractérise les amines peut être primaire lorsque l'azote porte deux hydrogènes, secondaire lorsqu'il n'en porte qu'un, tertiaire s'il porte trois radicaux organiques ou quaternaire s'il en porte quatre et une charge positive. En présence d'eau, ces amines s'ionisent comme des bases en libérant un ion OH-.

[C1]

Édit. 2017

amine de l'éveil l.f.

amine of the awakening

→ amphétamine

[G3,H1]

Édit. 2017

amine sympathomimétique l.f.

catecholamine

Molécule dérivée de la phényléthylamine, secrétée par la médullosurrénale, le tissu chromaffine paraganglionnaire  et les terminaisons nerveuses sympathiques.
Les catécholamines  sont : la dopamine, hormone et neuromédiateur central ; la noradrénaline, hormone et neuromédiateur des fibres sympathiques ; l'adrénaline, exclusivement produite par la médullosurrénale.

 

Syn. catécholamine

→ système nerveux autonome

[C1,H1, O4]

Édit. 2020

amine-oxydase n.f.

amine oxidase

→ aminoxydase ou monoamine-oxydase

[C1]

Édit. 2017

amineptine n.f.

Antidépréseur tricyclique.

→ antidépresseur, psychotropes, noo-analeptique

[H3,G5 ]

Édit. 2017

amines aromatiques (sels et dérivés) en médecine du travail l.m.p.

Les amines aromatiques, leurs sels et leurs dérivés hydroxylés, halogénés, nitrés (explosifs et industrie des parfums), nitrosés et sulfonés, utilisés dans de très nombreuses applications et dans de nombreux métiers (industrie du caoutchouc, des élastomères, des plastomères, des colorants,  industrie pharmaceutique), sont responsables, en cas d’exposition massive ou répétée, de troubles neurologiques à type de somnolence, narcose pouvant aller jusqu’au coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 15 du RG) avec un délai de prise en charge de trois jours  entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.

[E2]

Édit. 2018

amines vasoactives l.f.p.

vasoactive amines

Produits tels que l'histamine et la 5-hydroxytryptamine libérés par les basophiles, les mastocytes et les plaquettes et agissant sur l'endothélium et le muscle lisse des vaisseaux locaux.

[C1,C2,C3,K4]

Édit. 2017

amino-2-éthanol n.m.

aminoethanol

→ éthanolamine

[C1]

Édit. 2017

amino-acide-décarboxylase n.f.

aminoacid decarboxylase

Enzyme catalysant la décarboxylation d'un acide aminé en formant une amine.
Le coenzyme des aminoacide-décarboxylases est le pyridoxal-phosphate.
La plupart des amines biogènes sont les produits d'aminoacide-décarboxylases.

[C1,C3]

Édit. 2017

amino-acide-désaminase n.f.

aminoacid deaminase

→ amino-acide-oxydase

[C1,C3]

Édit. 2017

amino-acide-déshydrogénase n.f.

aminoacid dehydrogenase

Enzyme catalysant la déshydrogénation d'un acide aminé en portant les hydrogènes sur le NAD et en formant un acide alpha-cétonique après le départ d'une molécule d'ammoniac.
Une telle désamination oxydative d'un acide aminé existe chez certaines bactéries, mais chez les animaux elle n'est effectuée que sur l'acide glutamique par une glutamate-déshydrogénase.

[C1,C3,D1]

Édit. 2017

amino-acide-oxhydrase n.f.

aminoacid oxidase

→ amino-acide oxidase

[C1]

Édit. 2017

amino-acide-oxydase n.f.

aminoacid oxidase

Enzyme flavinique catalysant la désamination oxydative des acides alpha-aminés, soit de la série D (D-aminoacide oxydase à FAD), soit de la série L (L-aminoacide oxydase à FMN), produisant les acides alpha-cétoniques correspondants, et portant les hydrogènes sur la molécule d'oxygène pour former de l'eau oxygénée.
Les plus importantes de ces oxydases sont celles qui désaminent la glycine-oxydase, et qui agissent aussi sur les acides aminés non naturels de la série D.

Syn. amino-acide-oxhydrase

[C1]

Édit. 2017

amino-acidémie n.f.

aminoacidemia

Teneur du sang en acides aminés libres, normalement de 4,5 mmol/L (6 dans les globules et 3,5 dans le plasma).
L'amino-acidémie augmente dans les affections rénales et hépatiques.

[C1,F1,L1,M1]

Édit. 2020

amino-acidopathie n.f.

aminoacidopathy

Maladie causée par une anomalie génétique dans le métabolisme d'un acide aminé.
Par ex. phénylcétonurie, tyrosinose, homocystinurie.
Terme générique

[C1,Q1,Q2]

Édit. 2017

amino-acidurie n.f.

aminoaciduria

1) Teneur de l'urine en acides aminés libres.
Un adulte normal élimine en moyenne de 40 à 140 mg d'azote alpha-aminé par 24 h.
Elle s'élève dans les insuffisances hépatiques graves, dans le diabète, dans tous les cas de dégradations tissulaires importantes et dans certaines maladies congénitales.
2) Tubulopathie avec fuite urinaire anormale d’acides aminés, composante du syndrome oculocérébrorénal de Lowe, récessif lié à l'X, comportant aussi une cataracte et un retard mental.

C. U. Lowe, pédiatre américain (1952)

→ Lowe (syndrome de)

[C1,H1,L1,M1,P2,Q2,R1]

Édit. 2017

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