periostine n.f.
periostin
Protéine de la matrice cellulaire de 90 kDa, appelée aussi facteur ostéoblastique spécifique de type 2 (« osteoblastic specific factor 2 ») parce que produite par les ostéoblastes, exprimée essentiellement dans le périoste et le ligament périodontal, intervenant dans l’embryogenèse, les interactions cellules-matrice, la migration des cellules inflammatoires, la réaction stromale, les métastases des cancers, et le développement de la fibrose.
La protéine comporte un domaine EMI N-terminal riche en cystéine qui est le site d’interaction avec les autres protéines dont le collagène I et la fibronectine. Présente à l’état physiologique au cours du développement embryonnaire et, à l’âge adulte, dans le périoste, elle est réexprimée dans les stromas de nombreux cancers et les tissus entamant un processus de fibrose. Sans cette protéine, la cellule souche cancéreuse ne peut pas développer des métastases. Sa réexpression dans les tissus lésés promeut la conversion en fibroblastes des cellules épithéliales et la synthèse de collagène I. Sa production est stimulée par le facteur de croissance transformant (TGF) bêta. Elle constitue un facteur essentiel du remodelage du tissu rénal.
Ilaria Malanchi et J. Huelsken, chercheurs en activités cancérologiques en Suisse (2011)
prépro-
Préfixe réservé à une protéine telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes possédant du côté NH2-terminal une séquence signal lui permettant de traverser la membrane du réticulum, et destinée à être transformée secondairement en une autre protéine (pro-), elle-même précurseur d'une protéine active, par ex. hormonale.
protéine cone-rod homeobox n.f.
cone-rod homeobox protein
Protéine de 299 acides aminés (32 kDa) impliquée dans le développement des photorécepteurs de la rétine.
La protéine cone-rod homeobox est un facteur de transcription pour de nombreux gènes rétiniens. Elle est exprimée dans les cellules photo-réceptrices de la rétine et joue un rôle crucial dans leur différentiation. Des mutations de cette protéine sont responsables de la dystrophie des cônes et bâtonnets et de formes dominantes d’amaurose congénitale de Leber et de rétinite pigmentaire de survenue tardive.
régulon n.m.
regulon
Opéron composé de plusieurs gènes concourant à la régulation de la composition du milieu intracellulaire.
Des régulons sont décrits pour des cellules bactériennes. P. ex. le Pho-régulon d'Escherichia coli est un opéron de 4 gènes impliqués dans la régulation de l'approvisionnement de la cellule en ions phosphate lorsqu'elle est placée dans un environnement pauvre en phosphates : les 4 gènes de ce régulon correspondent respectivement, PhoA à une phosphatase alcaline, PhoS (PstS) à une protéine liant le phosphate, PhoE à une protéine de perméation de la membrane externe (porine E), et ugpB à une protéine liant le glycérol-3-phosphate, autre source de phosphate pour la cellule.
→ opéron
répétition tétratricopeptide l.m.
tetratricopeptide repeat
Séquence d’acides aminés formant des hélices répétées en tandem.
Les répétitions tétratricopeptides sont impliquées dans les interactions protéine-protéine. Les hélices sont arrangées deux par deux pour former des structures en épingle à cheveux de 34 acides aminés. Elles peuvent être répétées entre 3 et 16 fois dans une même protéine. On les trouve principalement dans de nombreuses protéines chaperonnes et dans des protéines servant de transporteurs.
thrombomoduline n.f.
thrombomodulin
Glycoprotéine membranaire ancrée dans la membrane cellulaire et exposant à l'extérieur une partie protéique glycosylée.
Elle est exprimée par plusieurs cellules adultes et embryonnaires, elle est d'ailleurs connue à ce titre plus souvent sous le nom de fœtomoduline.
Son rôle a particulièrement été étudié pour la cellule endothéliale, car elle joue un rôle clef dans le système anticoagulant de la protéine C. Elle fixe la thrombine circulante et forme un complexe d'activation de la protéine C. La protéine C activée ainsi générée peut exercer une activité inhibitrice de la coagulation. Une partie de la thrombomoduline membranaire passe dans la circulation, où elle peut être dosée par un dosage ELISA. La mesure de la forme circulante thrombomoduline est considérée comme un marqueur d'activation et/ou de lésion de l'endothélium vasculaire.
intégrine n.f.
intégrin
Protéine transmembranaire jouant un rôle de récepteur permettant la mise en relation d'une protéine du milieu extracellulaire avec une protéine du cytosquelette intracellulaire.
De structure hétérodimérique αβ, les intégrines sont classées en trois sous-familles selon la nature de leur chaîne β : β1, dites intégrines VLA, dont fait partie le récepteur des fibronectines, β2 ou CD18, comme le récepteur d'adhésion des leucocytes, et β3, dites intégrines de cytoadhésion, dont fait partie le récepteur de la vitronectine. La teneur du plasma humain en β1-intégrines est voisine de 2µg/mL, celle des β3-intégrines de 5 µg ; ces teneurs augmentent au cours des hépatites chroniques et des cirrhoses.
→ fibronectine, vitronectine, cirrhose hépatique, hépatite chronique
[C1,C3]
Édit. 2018
protéine de fusion PML/RAR alpha l.f.
PML/RAR alpha fusion protein
Protéine de fusion résultant de la translocation réciproque t (15;17) (q22;21), trouvée chez les patients atteints de leucémie aigüe promyélocytaire.
PML (promyelocytic leukemia) est une protéine participant au contrôle de la prolifération et de la survie cellulaire, tandis que RAR alpha (retinoic acid receptor alpha) est un récepteur de l'acide rétinoïque qui, après association avec un autre récepteur nucléaire, RXR, se lie à la région promotrice de ses gènes cibles pour activer leur transcription. La protéine de fusion PML/RAR alpha empêche l'action des rétinoïdes sur la lignée promyélocytaire et bloque leur différenciation à un stade précoce, jouant ainsi un rôle primordial dans la survenue des leucémies aigües promyélocytaires
Sigle PML/RAR alpha
Réf. de Thé H, Chomienne C, Lanotte M, Degos L, Dejean A., Nature, 1990
→ translocation, protéine de fusion, leucémie aiguë promyélocytaire, acide rétinoïque
[F1, Q1]
Édit. 2018
protéine PML l. f.
PML protein
Protéine contrôlant la prolifération et la survie cellulaire.
Dans la leucémie aigüe promyélocytaire, une translocation chromosomique fait disparaître la protéine PML normale qui est remplacée par une protéine de fusion PML/RAR dépourvue d'activité anti-tumorale.
Sigle PML
→ leucémie aigüe promyélocytaire, protéine de fusion PML/RAR
[C1, C3, F1, Q1]
Édit. 2018
NF-kappa B sigle angl. pour Nuclear Factor κ B
Le facteur de transcription NF-κB, protéine de la super-famille des facteurs de transcription, joue un rôle important en contrôlant l’expression de nombreux gènes impliqués dans la régulation du système immunitaire et dans la réponse au stress cellulaire [1].
La réponse au stress cellulaire est associée aux facteurs anti-apoptotiques. En effet son activation par la libération de sa protéine inhibitrice (IKB) déclenche la transcription de gènes anti-apoptotiques dans le noyau. Elle effectue donc un rétrocontrôle négatif de l’apoptose. C’est un sujet de recherche actuellement très étudié dans la mesure où plusieurs centaines de modulateurs de NF-κB sont connus et plus d’un millier de gènes cibles de ce facteur de transcription ont été identifiés .
Le stress oxydant a une influence sur la régulation des gènes. Les conditions redox (réaction d'oxydoréduction ou réaction redox) sont une facette de l’environnement chimique intracellulaire (au même titre que le pH, la pression osmotique, etc.). La production intracellulaire de molécules réactives dérivées de l’oxygène ou «stress oxydant» peut perturber l’homéostasie redox. Les agressions sont directes ou dues à un dysfonctionnement du métabolisme affectant les macromolécules biologiques dans leurs structures ou leur activité. L’activité de certains facteurs de transcription est modifiée par la production de molécules réactives dérivées de l’oxygène. Certains sont activés (AP-1, NF-κB), d’autres sont inhibés (Sp-1, NFI, récepteur des glucocorticoïdes…), la plupart du temps via l’oxydation d’une cystéine critique pour la fonction de la protéine. De façon plus générale, le stress oxydant interfère avec la signalisation cellulaire. Aussi, des essais de thérapies antioxydantes se développent-ils dans le cas de certaines affections chroniques pour lesquelles le stress oxydant est impliqué (arthrite, SIDA, maladie d’Alzheimer…) [2].
Réf. 1 - C. Lobry, R. Weil : « Mécanismes régulateurs de la voie NF-κB dans les lymphocytes T », Med Sci (Paris), 2007, Vol. 23, N° 10 ; p. 857-861
2 - Y. Morel, R. Barouki : « Influence du stress oxydant sur la régulation des gènes », Med Sci (Paris), 1998, Vol. 14, N° 6-7 ; p.713-21
→ facteur général de transcription,stress oxydatif, apoptose, redox
[C3]
Édit. 2018
protéine du retard mental de l'X fragile l.f.
Fragile X Mental Retardation Protein
Protéine dont l'absence est responsable du syndrome de l'X fragile.
La protéine du retard mental de l'X fragile est une protéine intracellulaire principalement exprimée par les neurones. Sa fonction présumée est de coordonner le devenir et la traduction de nombreux ARN messagers, donc la synthèse de nombreuses protéines neuronales.
Sigle angl. FMRP
→ chromosome X fragile, ARN messager
[C1, C3, H3]
Édit. 2019
protéine de fusion l.f.
fusion protein
Nouvelle protéine obtenue par fusion de protéines naturelles ou de parties de ces protéines.
Une protéine peut être rendue fluorescente par fusion avec une protéine naturellement fluorescente.
[C1]
Édit. 2019
protéine 4.1R n.f.
protein 4.1R
Protéine de la membrane de l'hématie, assurant la liaison entre le cytosquelette intra-érythrocytaire et les composants de la membrane plasmique.
La protéine 4.1R joue un rôle majeur dans la déformabilité et la résistance au stress circulatoire des globules rouges. Un déficit en protéine 4.1R est responsable d'environ un tiers des cas d'elliptocytose héréditaire.
→ hématie, elliptocytose, elliptocytose héréditaire.
[C1, F1]
Édit. 2019
protéine sérum amyloide A l.f.
serum amyloid A protein
Protéine faisant partie des constituants des lipoprotéines de haute densité de type 3 (HDL3), précurseur circulant des composants fibrillaires de l'amylose de type AA.
La protéine serum amyloide A est une protéine de la phase aigüe de l'inflammation. Sa concentration sérique peut augmenter de plus de 1000 fois au cours d'une inflammation sévère. Dans les maladies inflammatoires chroniques, ses produits de dégradation, les fibrilles amyloides AA, peuvent se déposer dans différents organes et être à l'origine de complications graves.
Sigle SAA
→ inflammation, amylose, lipoprotéine de haute densité, HDL
[C1]
Édit. 2019
RANK acr. pour Receptor Activator of NF-Kappa-B
Protéine transmembranaire présente à la surface des ostéoclastes et de leurs précurseurs dans le tissu osseux, également exprimé par les lymphocytes, les cellules dendritiques, les cellules endothéliales et les fibroblastes.
RANK est un récepteur de la protéine appelée RANKL (RANK-Ligand). La liaison de RANKL à son récepteur, RANK, stimule la différenciation des précurseurs ostéoclastiques en ostéoclastes matures et stimule leur activité ostéolytique, ce qui augmente la résorption osseuse. La liaison de RANKL à RANK est inhibée par une autre protéine appelée ostéoprotégérine.
→ Ostéoclaste, RANKL, ostéoprotégérine
[C1, C3]
Édit. 2020
albinisme oculo-cutané type 4 (AOC4) l.m.
albinism 4
Forme d’albinisme oculo-cutané caractérisé par des degrés variables d'hypopigmentation de la peau et des cheveux, de nombreux changements oculaires et une décussation des fibres du nerf optique au niveau du chiasma.
La prévalence mondiale est estimée à 1/100 000 ; elle est plus élevée au Japon.
L'hypopigmentation cutanée est souvent visible dès la naissance et des signes de nystagmus et de strabisme se manifestent au cours de la première année. Le nystagmus diminue généralement avec le temps ; il est plus notable avec la fatigue, le stress, l'anxiété ou la colère. L'hypoplasie fovéale est associée à la réduction de l'acuité visuelle. Un large spectre de phénotypes cliniques peut être trouvé dans l'AOC4. L'iris est bleu ou marron. La photophobie est courante. L'examen ophtalmologique révèle la vascularisation de la choroïde, une pigmentation rétinienne réduite et une hypoplasie fovéale. Strabisme alternant, réduction de la vision stéréoscopique, et un potentiel évoqué visuel altéré sont associés à la décussation des fibres du nerf optique au niveau du chiasma. Les anomalies visuelles se stabilisent généralement après l'enfance.
La couleur des cheveux des nouveau-nés va de blanc argenté à jaune clair, ils peuvent foncer légèrement (châtain clair) mais restent relativement inchangés. La peau est le plus souvent blanc crème. Avec le temps, la peau devient épaisse, rugueuse et infiltrée, et les kératoses actiniques sont courantes chez les patients avec une exposition solaire importante. Un risque accru de développer des carcinomes squamocellulaires et basocellulaires existe, mais le mélanome est rare.
L'AOC4, de transmission autosomique récessive, est dû à des mutations du gène de la protéine de transport associée à la membrane (MATP) SLC45A2, qui code pour une protéine de transport qui agirait comme un médiateur dans la Synthèse de la mélanine. Les patients ont des mélanocytes qui continuent de produire de petites quantités de mélanine (principalement phéomélanine jaune).
Le test génétique permet d'affirmer le diagnostic.
M. Hayashi et T. Suzuki, dermatologues japonais, Orphanet ( Avril 2014)
Étym. lat. albus : blanc
→ albinisme oculocutané, SLC45A2 gene
[J1,P2,Q2]
Édit. 2017
alpha-synucléine n.f.
alpha-synuclein
Petite protéine phosphorylée (14 kDa) trouvée dans les neurones, dont le gène est situé sur le bras long du chromosome 4 (4q21-q23).
L'alpha-synucléine est le composant principal des corps de Lewy, inclusions intracytoplasmiques neuronales caractéristiques de la maladie de Parkinson, de la démence à corps de Lewy et de l'atrophie multisystématisée. Elle s'accumule aussi dans les neurites des malades atteints de sclérose latérale amyotrophique. Elle est également le précurseur d'un petit peptide retrouvé associé à la protéine A-bêta 42 dans les plaques amyloides de la maladie d'Alzheimer. Ces dépots d'alpha-synucléine sont cytotoxiques pour les neurones.
→ Parkinson (maladie de), démence à corps de Lewy, atrophie multisystématisée, sclérose latérale amyotrophique, Alzheimer (maladie d')
[C1, H1]
Édit. 2019
bêta-hydroxy-acyl-CoA-déshydrogénase des acides gras à longue chaîne (déficit en) l.m.
long-chain β-hydroxyacyl-CoA-dehydrogenase deficiency
Anomalie de la β hydroxy-acyl-CoA-déshydrogénase des acides gras à chaîne longue, se traduisant cliniquement avant l'âge de deux ans par des épisodes d'hypotonie, d'hypoglycémie hypocétosique et par une myocardie hypertrophique.
L'enzyme β-hydroxy-acyl-CoA-déshydrogénase des acides gras à chaîne longue est l'un des trois constituants de la protéine trifonctionnelle mitochondriale. Son déficit a souvent un pronostic sévère. Les formes plus tardives, moins sévères, sont accompagnées d'une dystrophie choriorétinienne, d'épisodes de rhabdomyolyse et d'une neuropathie périphérique. L'anomalie rétinienne prend au pôle postérieur l'aspect d'une choroïdopathie polycyclique épargnant longtemps l'ilot fovéolaire, et en périphérie un aspect remanié poivre et sel. L'altération rétinienne est lente et progressive, et commence vers l'âge de deux ans, avec un électrorétinogrammetrès altéré et un rétrécissement concentrique des isoptères.
Les mères hétérozygotes peuvent, lorsque le fœtus est atteint, vers le troisième trimestre, développer un HELLP syndrome (haemolysis, elevated liver enzymes, low platelets) ou un ictère avec anorexie, nausées et vomissements. Le diagnostic est fait par étude de l'activité des trois enzymes de la protéine trifonctionnelle dans les fibroblastes. Le gène est en 2p23 et la mutation ponctuelle HADHA représente 90% des allèles mutés. L'affection est autosomique récessive (MIM 143450).
R. Wanders, pédiatre néerlandais (1989)
Syn. LCHAD (déficit en protéine trifonctionnelle mitochondriale (déficit en déhydrogénase de la)
→ rhabdomyolyse, HELLP syndrome, protéine trifonctionnelle mitochondriale (déficit en), HADHA gene
Édit. 2017
canal sodique épithélial n.m.
epithelial sodium channel (ENaC)
Canal permettant la réabsorption du sodium dans les cellules épithéliales du tube collecteur du néphron sous le contrôle de l’aldostérone, mais également présent dans le colon, les glandes sudoripares et l’arbre respiratoire dont la fonction essentielle est de maintenir l’équilibre du sodium entre les apports alimentaires et l’excrétion urinaire.
Le canal sodique épithélial est un canal hétéromultimérique fait de trois sous-unités, α, β et γ codées par trois gènes différents. Il est situé au pôle apical de la membrane des cellules épithéliales. Il joue un rôle majeur dans le transport transcellulaire du sodium en réabsorbant le sodium dans la cellule dont il est expulsé vers les liquides interstitiels par la sodium/potassium ATPase. Son activité est modulée par l’aldostérone. Elle peut être bloquée par deux diurétiques, le triamtérène et l’amiloride. Il agit de même dans le colon et extrait des fèces la quasi-totalité du sodium qu’elles contiennent. Il est également présent dans les cellules perceptrices du goût pour le sel.
Des mutations avec gain de fonction dans le gène codant pour la sous-unité γ sont à l’origine du syndrome de Liddle à transmission autosomique dominante qui est une variété d’hypertension artérielle héréditaire. Ces mutations diminuent la dégradation du canal en perturbant la liaison de la sous-unité γ avec une protéine appelée Nedd4, augmentant ainsi le nombre de canaux exprimés à la surface cellulaire. D’autres mutations dans les gènes des trois sous-unités sont à l’origine de la forme généralisée du pseudohypoaldostéronisme de type 1 à transmission autosomique récessive caractérisé par une résistance à l’effet de l’aldostérone entraînant un défaut de réabsorption du sodium et une hyperkalièmie.
Dans l’arbre respiratoire, l’activité du canal sodique épithélial est diminuée par la protéine CFTR (cystic fibrosis transmembrane conductance regulator) et donc augmentée dans la mucoviscidose contribuant ainsi à la déshydratation du mucus.
G.W. Liddle, médecin endocrinologue américain (1963)
→ aldostérone, triamtérène, amiloride, Liddle (syndrome de) pseudohypoaldostéronisme
[C3,M1]
CCR 5 gene
Gène porté par le chromosome 3, codant pour la protéine de même nom qui appartient à la famille des récepteurs couplés à la protéine G.
coder v.tr.
code (to)
1) En langage courant : transformer une expression ou un message en une traduction cryptée.
Le message crypté est ensuite déchiffré grâce au "code".
2) En biologie moléculaire, un acide aminé est codé par un triplet de nucléotides appelé codon.
On dit qu'un gène code pour une protéine déterminée parce qu'il contient le message codé correspondant à cette protéine.
Pour une molécule d'acide nucléique ou une séquence de cette molécule, coder correspond à la capacité de servir de matrice à un système de lecture, transcription ou traduction.
Ex. L'ADN code pour l'ARN, et l'ARN messager code pour une chaine polypeptidique.
→ codon
[Q1]
cryptochrome n.m.
cryptochrome
Pigment découvert dans la rétine, mais présent aussi dans la peau, dont la structure comporte une protéine liée à une riboflavine.
Sensible à la lumière bleue, il transmet un signal par le nerf optique à des cellules d’un noyau supra-chiasmatique où il joue un rôle dans le contrôle de l’horloge interne du rythme circadien en réduisant la production de la protéine « période », codée par le gène Per.
Abrév. CRY1 (chez l’homme) et CRY2 (chez la souris).
[P2]
domaine n.m.
domain
1) En biochimie des protéines, partie de la macromolécule dont la structure est associée à une fonction déterminée.
Une protéine peut comporter plusieurs domaines plus ou moins autonomisés, p. ex. un domaine lipophile permettant sa liaison à des lipides ou à des membranes, un domaine récepteur de ligands, un domaine d'activité enzymatique.
Des protéines différentes peuvent avoir des domaines ayant un degré élevé d'homologie, leur conférant une propriété commune : c'est le cas du domaine SH2 (qui contient environ 100 acides aminés), défini comme un domaine d'homologie avec la région 2 de la protéine Src, qui a la propriété de se lier à des phosphotyrosines et d'avoir une activité de tyrosine-kinase, modulant par phosphorylation et déphosphorylation les récepteurs aux facteurs de croissance et servant à la transmission du signal ; de nombreuses protéines qui contiennent un domaine SH2 contiennent aussi un domaine SH3 responsable de la liaison avec le cytosquelette. Par extension, on définit aussi des domaines dans la séquence des acides nucléiques. P. ex., un gène peut comporter un domaine variant ou un domaine invariant selon le degré de conservation de la séquence nucléotidique.
2) En immunologie, région d'homologie des molécules d'immunoglobulines et d'autres molécules de la superfamille des immunoglobulines, stabilisée par un pont disulfure intrachaîne.
Chaque domaine de forme ovoïde est constitué d’environ une centaine d’acides aminés.
encoder v.tr.
to encode
Constituer le code pour la biosynthèse d’une protéine en servant de matrice pour la transcription de l’ADN.
P. ex. on dit qu’un gène encode une protéine déterminée, mais on dit aussi qu’il code l’ARNm correspondant.
[Q1]
Édit. 2019
fer (élément régulateur du) l.m.
iron regulatory element (IRE), iron responsive element (IRE)
Élément localisé dans la région 5' non traduite du gène de la ferritine H, il intervient comme site de reconnaissance d'une protéine cytoplasmique qui inhibe la traduction des sous-unités de ferritine lorsque le stock en fer est bas.
L’IRE a un rôle dans la régulation du métabolisme du fer. L’IRE est une séquence nucléotidique localisée dans les régions non traduites d’un ARN m. Le système IRE est lié à l’IRP (Iron regulatory Protein). On parle de système IRE/IRP ; sur l’IRE se lie l’IRP, protéine cytoplasmique détectrice du fer. La baisse de la teneur cellulaire en fer active la fixation de l’IRE sur l’IRP, conduisant d’une part à une diminution de la synthèse de la ferritine, d’autre part à une stimulation du récepteur de la transferrine de type 1 (TFR1). L’augmentation de la teneur en fer conduit aux effets opposés. La synthèse de ferritine augmente amplifiant le stockage du fer, la synthèse du recepteur de la transferrine diminue ; il y a donc une chute de la captation cellulaire du fer.
Ce système régule les protéines liées au fer, dont le TFR1, la ferritine H, la ferritine L, la ferroportine, le transporteur des métaux divalents et la delta–aminolevulinate synthase.
→ IRP, ferritine, ferroportine, transporteur des métaux divalents, delta–aminolévulinate synthase, récepteur de la transferrine
[C2,Q1]
Édit. 2018