alcoolisme (complications neurologiques de l') l.f.p.
neurological complications of alcoholism
→ acropathie ulcéromutilante, atrophie cérébelleuse des alcooliques, atrophie cérébrale, démence, encéphalopathie hépatique, Gayet-Wernicke (encéphalopathie de), Korsakoff (syndrome de), Marchiafava-Bignami (maladie de), myélinolyse centrale du pont, neuropathie périphérique, névrite optique alcoolotabagique, polynévrite alcoolique, thiamine
[G3,G4,H1]
Édit. 2017
alcoolisme fœtal l.m.
fetal alcohol Syndrome
Ensemble des malformations dues à l'action exercée par l'éthanol ingéré par la mère sur le produit de la conception pendant la grossesse.
Au cours des premiers mois de la vie intra-utérine, il s'agit de malformation (embryopathie) et, au-delà, de l'atteinte d'un organe déjà formé (fœtopathie).
Le risque est important chez les mères grandes consommatrices, surtout celles dont l'équilibre enzymatique serait déficient. Mais il n'existe pas de seuil d'alcoolisation au-dessous duquel le risque serait nul. La fréquence serait de 3 p.100 des naissances environ.
Éléments du syndrome : nanisme, microcéphalie avec front bombé et face étroite, philtrum peu développé, rétrognathisme, lèvre supérieure mince, hypoplasie mandibulaire, clinodactylie du 5ème doigt, raideur articulaire, hypospadias, cryptorchidie, anomalies cardiaques (tétralogie de Fallot), hypoplasie de l’artère pulmonaire, canal ventriculaire… Il peut s’y ajouter des lésions plus sévères (agénésie du corps calleux et spina bifida). Les fentes palpébrales peuvent présenter un aspect antimongoloïde et peuvent exister un blépharophimosis, un télécanthus, un épicanthus, un strabisme, une microphtalmie, une dysgénésie du segment antérieur et une hypoplasie de la papille.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[G3,G4,O6]
Édit. 2017
alcoolisme (prévention de l') l.f.
prevention of alcoholism
Ensemble des dispositions d'ordre sanitaire, social, économique, destinées à diminuer les facteurs de risque de l'alcoolisation individuelle et collective.
En alcoologie, les concepts spécifiques au modèle médical (prévention primaire, secondaire, tertiaire) ont fait place à la notion de prévention globale, associant : la limitation de l'offre par la voie législative, l'éducation du consommateur, la répression ; la mise en œuvre d'une politique cohérente d'information, d'éducation pour la santé, par la formation de relais ; des programmes globaux, non spécifiques, abordant en particulier les problèmes posés par les autres toxicomanies.
L'alcoolisation concernant une grande part de la population, il convient d'insister sur les "conduites à risque" (accidentalité routière, domestique, etc.) sans se limiter aux populations dites "à risque".
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ centre de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA)
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolite n.f.
alcoholitis
Variété d'alcoolopathie avec dépendance à l'éthanol (P. Fouquet).
L'alcoolite recouvre l'alcoolisme socioprofessionnel d'habitude des pays viticoles, avec consommation régulière de vin - plus accessoirement de bière - depuis l'adolescence, sans ivresse ni culpabilité.
L'arrêt spontané est possible au début de la sénescence. Dans les autres cas, c'est soit une lente apparition de complications hépatiques et digestives et/ou neurologiques, soit, brutale, d'une psychose alcoolique aigüe. Sur le psychique, la tendance à la jalousie peut s'accentuer, comme les rationalisations et l'apsychognosie tardives. L'évolution peut également se faire vers l'alcoolose.
P. Fouquet, médecin français (1956)
Étym. arabe, al -cohol : liquide distillé
→ alcoolopathie, éthanol, alcoolisme, psychose alcoolique aigüe et subaigüe, apsychognosie, alcoolose
[ G4, H3 ]
Édit. 2019
alcool méthylique l.m.
methyl alcohol, carbinol, wood spirit
Alcool primaire de formule CH3OH, autrefois obtenu par distillation du bois ; il est aujourd'hui synthétisé.
C'est l'un des solvants et intermédiaires de synthèse des plus importants en chimie industrielle moderne.
De propriétés physiques semblables à celles de l'éthanol, très volatil, ses vapeurs, facilement absorbées par inhalation, sont irritantes.
Il est difficile à déceler dans des boissons frelatées dont la consommation est très dangereuse. Métabolisé en acide formique dans l'organisme, il est très toxique pour les cellules nerveuses : les lésions portent électivement sur l'encéphale et le nerf optique. L'absorption accidentelle d'éthanol dénaturé ou d'alcool à brûler, celle répétée d'alcools frelatés ou une exposition professionnelle non protégée est en général la source des intoxications. Succédant ou non à un état d'ivresse d'allure éthylique, apparaissent les signes de gravité : agitation, confusion mentale, céphalée et surtout rétrécissement du champ visuel. Puis il y a perte de la vision et cyanose avec collapsus d'évolution parfois mortelle. Le traitement d'urgence consiste en l'absorption de boisson alcoolique car l'éthanol, (dont le métabolisme aboutit à l'acide acétique, métabolite physiologique) déplace le méthanol et protège les cellules nerveuses contre les effets de l'acide formique. La guérison peut laisser subsister des séquelles encéphaliques et visuelles graves.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; fr. méthylène ancien nom commercial de l'esprit de bois (méthanol), le mot est formé sur le gr. methu : boisson fermentée ; hulê : arbre, bois
Syn. méthanol
→ névrite optique rétrobulbaire
[C1,G4]
Édit. 2017
alcoolodépendance n.f.
alcohol dependence, alcoholaddiction
Sujétion à la prise de boissons contenant de l'éthanol, dont la suppression a pour conséquence l'apparition d'un malaise psychique, de troubles physiques, ou des deux à la fois.
La distinction schématique entre "dépendance physique", attestée par un syndrome de sevrage en cas d'arrêt de la consommation, et "psychique", désir irrépressible de boire qui s'exacerbe sans apparition d'un syndrome de sevrage lorsque cesse l'ingestion d'éthanol, est de plus en plus controversée, faute de critères objectifs à l'appui du diagnostic d'alcoolo- dépendance. De fait, chez le consommateur à risque, l'évolution ne se fait pas toujours de façon régulière et progressive vers la dépendance.
La notion de dépendance est actuellement au centre des discussions et des recherches. Les hypothèses physiopathologiques récentes mettent l'accent sur les modifications des neuromédiateurs et des membranes cellulaires.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[E1,G3,G4 ]
Édit. 2017
alcoologie n.f.
alcohology
« Discipline consacrée à tout ce qui a trait dans le monde à la relation de l'homme à l'éthanol : production, conservation, distribution, consommation, avec les implications de ce phénomène, soit au niveau collectif, national et international, social, économique, soit au niveau individuel, spirituel, psychologique et somatique ».
Cette discipline utilise les outils de connaissance des principales sciences humaines, économiques, juridiques et médicales" (P. Fouquet, médecin français, 1967). Elle fait l'objet d'enseignements universitaires et de formations dispensées par des organismes reconnus au titre de la formation continue. Le concept actuel, centré sur l'objet alcool, a conduit à la création de la Société française d'alcoologie en 1978.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoologue n.m.
alcohologist
Spécialiste de l’alcoologie.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[E1,G3,G4 ]
Édit. 2017
alcoolopathie n.f.
alcoholopathy
Terme préféré par l'Organisation mondiale de la santé à celui d'«alcoolisme chronique» car il met mieux en valeur l'atteinte variable des différents organes, seule celle de l'appareil digestif est constante et retentit sur tout l'organisme.
1) Appareil digestif : l'absorption abusive et fréquente de boissons alcooliques cause l'inflammation de l'œsophage, de l'estomac et de la partie haute de l'intestin grêle. Il en résulte des saignements gastro-intestinaux parfois importants avec un risque de déchirure de la paroi de l'estomac en cas d'efforts violents de vomissement.
L'inflammation du tube digestif entraîne une exsudation de plasma, d'où des diarrhées, causes fréquentes d'un déséquilibre hydro-électrolytique.
Dans le tube digestif, l'absorption de l'éthanol entre en compétition avec celle des vitamines hydrosolubles (surtout la vitamine B1 et les folates qui jouent un rôle important dans le fonctionnement neuronal). Il en résulte une réduction des réserves vitaminiques. Comme le métabolisme du glucose fait appel à la vitamine B1, il est dangereux de perfuser une solution glucosée sans l'enrichir en vitamine B1. Sinon on risque de hâter l'évolution vers un syndrome de Wernike, qui se manifeste par une ataxie, des troubles de la mémoire et oculaires (paralysie des deux nerfs pathétiques, n. abducens, d'où paralysie de l'abduction, diplopie horizontale et strabisme interne).
L'absorption digestive de l'alcool, l'amène directement dans le foie où il devient un combustible de choix pour les hépatocytes, ce qui augmente la consommation d'O2, accroît le stock de NADH (nicotinamide adénine dinucléotide) et réduit la néoglycogénèse, d'où diminution de la production de glucose et augmentation de celle d'acide lactique. Ce dernier freine l'oxydation des acides gras par le cycle de Krebs, il en résulte une accumulation de graisse dans les hépatocytes et cela enclenche le processus de cirrhose alcoolique.
Enfin une atteinte pancréatique est fréquente.
2) Système nerveux : la diminution des réserves vitaminiques, aggravée par une malnutrition fréquente, entraîne la dégénérescence des cellules nerveuses :
- 5 à 15% des patients présentent des neuropathies périphériques ;
- l'encéphale est fréquemment atteint (troubles de l'humeur, de la mémoire, trouble de l'équilibre, etc.) évoluant vers le syndrome de Wernike.
3) Atteintes métaboliques et endocrines : l'abaissement de la production de testostérone amène des atrophies testiculaires et de même on voit des aménorrhées chez la femme.
Le métabolisme de la pyridoxine peut être perturbé par la carence en folates et la malnutrition. Il en résulte des troubles de l'hématopoïèse pouvant se manifester par une anémie sidéroblastique. Si non, on constate généralement une augmentation du volume des hématies.
L'augmentation de la cortisolémie favorise une légère hyperhydratation cellulaire. On note souvent une légère diminution de la teneur en thyroxine sérique (T4) et une plus marquée de la triiodothyroxine (T3).
4) Muscles et os : l'altération du métabolisme du calcium favorise les fractures osseuses et l'ostéonécrose de la tête du fémur.
Les perturbations métaboliques amènent une élévation du taux de la créatine-phospho-kinase alcoolique qui retentit sur le muscle et peuvent conduire à une atrophie. Des douleurs musculaires spontanées, surtout à la palpation, sont fréquentes chez les alcooliques.
5) Appareil circulatoire : l'atteinte musculaire n'épargne pas le myocarde, on peut observer une cardiopathie à bas débit.
6) Appareil respiratoire : la malnutrition, un tabagisme fréquent et les conditions de vie précaires des alcooliques favorisent les bronchopathies.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; gr. pathê : maladie
→ alcool éthylique, exogénose, transaminase, Wernicke (syndrome de), Gayet-Wernicke-Korsakoff (encéphalopathie de)
[E1, G3, G4, H1, K1, K2, I4, L1, O4]
Édit. 2020
alcoolopathie et anesthésie l.f.
alcoolopathy and anaesthesia
Ensemble des précautions à prendre lors de l'anesthésie de patients souffrant d'alcoolopathie.
L'usage abusif et prolongé d'alcool lèse de nombreux organes de façon indépendante et variable. Il ne peut y avoir de règle générale pour l'anesthésie d'un tel patient : lors de la consultation pré-anesthésique on doit évaluer les différentes atteintes et en tenir compte pour prendre les précautions nécessaires lors de l'anesthésie et de la réanimation postopératoire. Toutefois, l'inhibition ou l'induction de certains enzymes hépatiques peut modifier l'action de certains médicaments anesthésiques : on peut observer une certaine «résistance» au thiopental ou au propofol et la demande en médicaments analgésiques est augmentée dans la période postopératoire. Le risque principal, bien qu'actuellement faible, est le syndrome de sevrage alcoolique (delirium tremens) dans les suites opératoires.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; gr. pathê : maladie
→ alcoolopathie, delirium tremens
[G1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolorexie n.f.
alcorexia, drunkorexia
Mode d’alcoolisation qui consiste, afin de ressentir l’ivresse plus rapidement, à réduire, voire à suspendre son alimentation.
[G4,H4,L1]
Édit. 2017
alcoolose n.f.
alcoholosis
Alcoolopathie survenant au début de l'âge adulte chez des sujets (femmes le plus souvent) à la personnalité névrotique ou psychotique (P. Fouquet).
La consommation préférentielle de boissons à fort degré alcoolique est typiquement clandestine et solitaire, par épisodes de quelques jours suivis d'une phase d'abstinence sans syndrome de sevrage, de quelques semaines, avec une conscience douloureuse des conséquences de son comportement par la personne, une lutte anxieuse et des sentiments de culpabilité. D'où une demande de soins relativement précoce. La survenue d'amnésies transitoires signe l'aggravation.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ alcoolite, double diagnostic (patients psychiatriques à), somalcoolose
[E1,G3,G4,H4]
Édit. 2017
alcoolotabagisme n.m.
Ensemble des manifestations pathologiques liées à une consommation excessive, prolongée et associée de boissons alcooliques et de tabac.
Un grand nombre des cancers des voies aérodigestives supérieures peuvent être attribués à l’alcoolotabagisme.
[E1,G3,G4,K1,P1]
Édit. 2017
alcoolotest n. m.
alcoholotest
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
ALD sigle pour
1) AdrenoLeukoDystrophy
2) Affection de Longue Durée
→ adrénoleucodystrophie liée au sexe
[E1,H1,O4,Q2]
Édit. 2020
aldolasémie n.f.
aldolasemia
Teneur du sang en aldolase, ou activité de l'aldolase dans le sérum.
Cette activité, au-delà de 50 nkat/L (3 UI/L), est un signe biologique de maladie hépatique, par augmentation de la fructose-1-phosphate-aldolase, ou musculaires, par augmentation de la fructose-1,6-diphosphate-aldolase.
[C1,C3,I4,L1]
Édit. 2017
aldostérone n.f.
aldosterone
Hormone stéroïde à vingt et un carbones, dérivée du delta 4-prégnène, possédant des fonctions cétone sur les carbones 3 et 20, des fonctions alcool sur les carbones 21 et 11 et une fonction aldéhyde sur le carbone 18 liée par un pont hémi-acétalique avec la fonction alcool du carbone 11.
L'aldostérone est la principale hormone minéralocorticostéroïde, sécrétée par les glandes corticosurrénales. Elle agit sur le métabolisme minéral (excrétion de K+ et rétention de Na+) et régule les volumes d'eau extracellulaires. Elle est éliminée dans les urines sous forme de dérivés hydrogénés. On la prescrit dans le traitement de la maladie d'Addison, de certaines hypertensions artérielles et insuffisances cardiaques.
L’aldostérone peut être dosée dans le sérum, le plasma ou l’urine par des techniques radio-immunologiques. Le prélèvement doit être effectué le matin chez un patient en régime normosodé, à jeun, soit couché, soit debout depuis au moins une heure. Le dosage n’est pas normalisé et les concentrations usuelles sont donc très variables selon la technique utilisée par le laboratoire. Il est utilisé pour l’exploration des insuffisances surrénaliennes et des hyperaldostéronismes primaires et secondaires
[K2,04]
Édit. 2017
Aldrich (syndrome d') l.m.
Aldrich’s syndrome
A. Wiskott, médecin allemand (1937) ; R. Aldrich, pédiatre américain (1954)
→ Wiskott-Aldrich (syndrome de)
[F3,F4,Q2]
algie vasculaire l.f.
vascular pain
Douleur liée à une maladie circulatoire.
Par ex. l'ischémie aigüe d'un membre, l'algie de décubitus d'une artériopathie, la gangrène ischémique.
Étym. gr. algos : douleur
[K4]
Édit. 2020
algie vasculaire de la face l.f.
cluster headache
Affection caractérisée par des crises douloureuses, intenses, pulsatiles, répétées, généralement unilatérales, intéressant l’œil (souvent rétro-orbitaires), le maxillaire et la partie latérale du nez accompagnées de signes vasomoteurs et sécrétoires homolatéraux.
S’y associent fréquemment un larmoiement, une rhinorrhée, une rougeur cutanée homolatérale et une injection conjonctivale. Touchant trois fois plus l’homme que la femme, autour de 30 ans, les douleurs en salves, d’une durée de quelques minutes à plusieurs heures, surviennent chaque jour parfois plusieurs fois par jour, souvent à heure fixe et la nuit pendant des périodes de plusieurs semaines, séparées d’intervalles libres durant des mois ou même des années. Une forme chronique d'emblée ou secondairement, avec répétition quotidienne des accès pendant des années, est plus rarement observée.
Selon le siège de la douleur et les signes associés, il a été décrit les syndromes de Charlin, de Sluder ou du ganglion sphénopalatin, l’érythromélalgie de la face, la névralgie du nerf du canal ptérygoïdien ou des nerfs grand pétreux ou pétreux profond.
Les traitements les plus efficaces sont l'oxygénothérapie lors des crises et le sumatriptan injectable.
Étym. gr. algos : douleur
Syn. érythroprosopalgie, névralgie migraineuse, syndrome de Charlin, syndrome de Sluder
→ sympathalgie, syndrome du ganglion sphénopalatin, érythromélalgie de la face, névralgie du nerf vidien,Vail (syndrome de), sumatriptan
[H1, K4, P1, P2]
Édit. 2020
algologie n.f.
algology
Discipline qui se consacre à l'étude de la douleur, ses causes, ses manifestations, les moyens de la soulager ou de la guérir (médicaments, physiothérapie, manipulations, chirurgie, etc.).
La douleur étant l'un des motifs principaux de l'appel au médecin, elle a suscité le plus grand nombre d'hypothèses physiopathologiques, d'interprétations morales et philosophiques, d'initiatives thérapeutiques, etc. depuis la nuit des temps.
Étym. gr. algos : douleur
[H1,H4,I1,N1]
Édit. 2017
allantoïcotélique adj.
allantoicotelic
Qualifie une espèce d'animaux qui excrètent l'azote des bases puriques principalement sous forme d'acide allantoïque.
Par ex. les poissons téléostéens, qui ne possèdent pas d'allantoïcase.
[C1,C2,C3,D4]
Édit. 2017
allantoïde n.f.
allantoid
Annexe embryonnaire apparue au 17ème jour du développement sous forme d’un diverticule issu de l'entoblaste au niveau de la paroi ventrale du futur intestin terminal, à proximité de la vésicule vitelline secondaire.
L’allantoïde semble induire le réseau vasculaire qui formera les vaisseaux ombilicaux. Son rôle est transitoire et on ne la retrouve pas après le deuxième mois, sauf entre l'anneau ombilical et la paroi ventrale haute du cloaque qui donnera le dôme vésical. Le résidu fibreux oblitéré deviendra le ligament ombilical médian (ouraque).
Étym. gr. allas, allantos : saucisse ; eidos : aspect
→ entoblaste, intestin terminal, vésicule vitelline secondaire, cloaque, ligament ombilical médian
[A4,O6]
Édit. 2017
allantoïdien adj., n.m.
→ anmiote
[A4,D2,O6]
Édit. 2017
Allen et Brown (critères de) l.m.
Allen and Brown’s criteria
Critères utilisés pour le diagnostic de maladie de Raynaud : bilatéralité du syndrome, apparition au froid et aux émotions, pouls radial et cubital normaux, absence de trouble trophique digital, bilan étiologique négatif, évolution de puis plus de deux ans.
Ces critères sont discutés aujourd’hui.
E. V. Allen et G. E. Brown, médecins américains (1932)
[K4]
Édit. 2017