Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

96 résultats 

ventilation avec pression positive expiratoire l.f.

ventilation with positive expiratory pressure

Condition de ventilation dans laquelle la pression des voies aériennes d'un patient respirant spontanément ou non est plus positive pendant la phase expiratoire que pendant la phase inspiratoire.
La ventilation avec pression positive expiratoire se fait en maintenant une pression permanente dans le dispositif ventilatoire plutôt que par une simple résistance ou une soupape tarée à l'expiration.
Ce mode de ventilation est le contraire de la ventilation assistée qui laisse la pression expiratoire retourner à la pression ambiante. Il est intéressant en respiration spontanée avec un masque nasal, notamment pour le traitement des bronchopathies et des apnées du sommeil. Il peut aussi se faire par règlage d'un ventilateur mécanique notamment pour combattre un œdème pulmonaire. Il a l'inconvénient d'augmenter la pression veineuse et par là la pression intracérébrale.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ventilation assistée, ventilation en pression assistée, CPAP

ventilation mécanique en pression positive l.f.

mechanical ventilation in positive pressure

ventilation à haute fréquence par oscillations

ventilation en pression assistée l.f.

pressure assistance

Technique à utiliser lorsqu'un malade respire spontanément, afin que la pression des voies aériennes soit toujours positive à une valeur limite réglable jusqu'à la fin de la phase expiratoire.
Cette technique est utilisée notamment pour le traitement de certains insuffisants respiratoires à domicile avec l'emploi d'un masque nasal.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, masque nasal

ventilation assistée l.f.

assisted ventilation

Mode de ventilation artificielle consistant à laisser le patient respirer spontanément, en se contentant de compléter l'inspiration de manière à apporter l'appoint de ventilation jugé nécessaire.
En anesthésie ce mode de ventilation se fait très simplement en appuyant à la main sur le ballon pour accompagner le mouvement inspiratoire. En réanimation les respirateurs mécaniques munis d'un déclencheur détectent le mouvement inspiratoire du patient et insufflent une quantité d'air supplémentaire qui peut être prédéterminée. Les relaxateurs de pression fonctionnent naturellement sur ce mode de ventilation mais ils ne contrôlent pas le volume insufflé.
La ventilation assistée est le bon mode de ventilation artificielle avant le sevrage du respirateur car il oblige le centre respiratoire à fonctionner à chaque cycle respiratoire.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, trigger

ventilation assistée contrôlée intermittente l.f.

synchronized intermittent mandatory ventilation

Ventilation contrôlée dans laquelle les cycles respiratoires ne sont déclenchés qu'en présence d'une caractéristique spécifique de la respiration spontanée du malade, si, p. ex. le débit expiratoire tombe au-dessous d'une limite donnée.
Ce mode de ventilation est particulièrement intéressant pour faciliter le sevrage.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, sevrage, ventilation contrôlée, ventilation assistée

pression expiratoire positive l.f.

end expiratory positive pressure

En réanimation, dispositif permettant de maintenir en fin d'expiration une pression pulmonaire supérieure à la pression ambiante.
Il faut distinguer la pression expiratoire positive en fin d'expiration (PEP) en ventilation contrôlée et celle permanente en ventilation spontanée (CPAP). De tels dispositifs sont installés sur les respirateurs mécaniques et, en particulier, sur les insufflateurs utilisés avec masque nasal pour le traitement des apnées du sommeil.

apnée du sommeil

cellule PAS positive l.f.

PAS positive cell

Cellule prenant la coloration rouge "Magenta" de la réaction de PAS (Periodic Acid Schiff), caractéristique des polysaccharides, réagissant avec les mucoprotéines et le glycogène.
Ces deux substances peuvent se distinguer en réalisant la réaction de PAS après action de l'amylase. La réaction est négative après amylase s'il s'agit de glycogène, elle est positive s'il s'agit de mucine.

[A2]

chirurgie thoracique vidéo-assistée l.f.

thoracoscopy

Technique chirurgicale réalisée dans la cavité pleurale, au travers de trocards avec une instrumentation adaptée où le contrôle visuel des gestes de l'opérateur se fait sur un écran de télévision placé face à lui.
Le but de cette méthode est de supprimer les délabrements musculaires qu'entraînent les thoracotomies larges avec section de muscles dont la portion sous-jacente à cette section est définitivement dénervée et s'atrophie.
Cette méthode opératoire est utile pour traiter les pneumothorax, les tumeurs pulmonaires corticales bénignes énucléables, les petites tumeurs médiastinales bénignes, pour pratiquer des résections en coin de tumeurs périphériques jusqu'à 3 cm de diamètre. Elle est commode pour les biopsies pleurales, pulmonaires, ganglionnaires ou de tumeurs médiastinales inenlevables car les prélèvements sont bien orientés et de volume suffisant.
À tout moment, on peut faire une "conversion" en thoracotomie classique en cas d'incident, d'accident ou de besoin.
Dans les exérèses pulmonaires réglées telles que lobectomies, pneumonectomies ou plurisegmentectomies, dans l'exérèse des grosses tumeurs médiastinales, la vidéochirurgie ne peut guère être utilisée et est remplacée par la chirurgie vidéo-assistée avec une minithoracotomie. La taille des incisions pour extraire les pièces opératoires supprimerait l'intérêt de la chirurgie vidéoscopique pure.
Autre dénom. chirurgie thoracique sous vidéoscopie, chirurgie thoracique endoscopique

Sigle CTVA

[K3,B2]

circulation assistée l.f.

circulatory assitance

assistance circulatoire

[G1]

connotation positive l.f.

positive connotation

Procédé par lequel les thérapeutes familiaux paraissent accepter le groupe tel qu'il se présente, sans vouloir rien changer, mais en fait recadrent positivement des attitudes, des pensées et des affects qui induisaient, en dehors du cadre thérapeutique, une perception négative des personnes engagées.
Mettant à découvert le jeu familial, ils métacommuniquent sur lui, voire l'exagèrent et, par là-même, visent à le rendre inacceptable. Dès lors, selon un modèle conceptuel très souvent admis, si les règles du jeu se modifient, les symptômes d'un des membres de la famille peuvent se modifier, voire disparaître.

Maria Selvini-Palazzoli, psychiatre italienne (1978)

familiale (homéostasie), familiales (thérapies), métacommunication

[H3]

divergence verticale positive l.f.

positive vertical divergence

Mouvement de vergence verticale induit par un prisme base inférieure devant l'œil droit qui est alors plus haut que le gauche.
Terminologie de Hering utilisée par Bielchowsky.

K. E. Hering, physiologiste allemand (1834-1918); A. Bielschowsky, ophtalmologiste américain  (1871-1940)

Étym. lat. vergere : être tourné vers

fécondation assistée l.f.

assisted fertilization

Aide médicale à la fécondation qui inclut l’insémination avec sperme du conjoint ou avec sperme de donneur, le transfert intratubaire de gamètes, la fécondation in vitro, la perforation de la zone pellucide de l’ovocyte, l’injection intracytoplasmique de spermatozoïde ou de spermatide, le don d’ovocyte.
Plusieurs de ces techniques sont aussi utilisées en pratique vétérinaire.

procréation médicalement assistée, PMA

[O3,C2,B3]

Édit. 2018 

mobilisation assistée

Mobilisation d’une articulation, genou par exemple, au moyen d’un système mécanique programmable.

mobilisation passive, mobilisation passive forcée

procréation médicalement assistée l.f.

assisted reproduction

Traitement de l’infertilité comprenant entre autres l’insémination artificielle, le transfert intra-tubaire de gamètes et la fécondation in vitro et ses variantes.
On peut aussi utiliser le terme soit dans un sens très large incluant toutes les formes de traitements de la stérilité, soit dans un sens limité à tout ce qui, dans le but de procréer, entraîne une manipulation des gamètes, masculins ou féminins, en dehors de l’organisme.

Sigle  : PMA

transfert intratubaire des gamètes, transfert intratubaire de zygotes, transfert péritonéal d'ovocytes et de sperme

procréation médicalement assistée et psychisme l.f.

medically assisted procreation and psychism

Expression modifiée au profit d'"assistance médicale à la procréation" (AMP), parce que le législateur régit les pratiques médicales et non la procréation elle-même.

fécondation in vitro avec transfert d'embryon, insémination artificielle et psychisme

tyrosinase positive (test d'incubation à la tyrosine du bulbe pilaire) l.m.

tyrosinase positive hair bulb tyrosine incubation test

Test utilisé dans le diagnostic de l'albinisme, le test est positif lorsque l'incubation d'un bulbe fraîchement épilé dans une solution riche en tyrosine donne une pigmentation du bulbe pilaire.
Le taux sérique de tyrosinase est normal pour toutes les formes d'albinisme, mais in-vitro l'incubation d'un bulbe pilaire des sujets albinos dans une solution de tyrosine ne provoque aucune pigmentation dans les albinismes oculocutanés "tyrosinase négative", peu de pigmentation ou de façon douteuse dans l'albinisme oculocutané de type mutant jaune, et une pigmentation définitive dans les albinismes "tyrosinase positive", ce qui signifie que dans ces derniers albinismes la tyrosinase est active et reste capable de transformer la tyrosine en mélanine (pigment noir).

vecteur à sélection positive l.m.

positive selection vector

Vecteur de clonage ne pouvant s'exprimer dans une cellule-hôte que s'il est recombiné.
P. ex., un vecteur de létalité ne survit que si de l'ADN étranger s'est inséré dans le gène létal et inactive celui-ci.

clonage

régulation positive de la transcription l.f.

positive regulation of transcription

Régulation de l'expression des gènes dans laquelle un facteur activateur se lie à l'ADN pour assurer la transcription.

gène de régulation, régulation négative de la transcription.

[Q1]

Édit. 2019

diagramme ventilation x fréquence l.m.

ventilation x frequency diagram

ventilation x fréquence (diagramme)

dommages dus à la ventilation mécanique l.m.p.

mechanical ventilation (damages caused by the)

ventilation mécanique (dommages dus à la)

jet ventilation l. angl.f.

Ventilation artificielle par jets pulsés, injectés directement dans la trachée avec une fréquence généralement élevée.
L'appareil, un tronçonneur de débit, fonctionne en principe à une fréquence ventilatoire de 80 à 150 par minute (HFJV : high frequency jet ventilation), c'est-à-dire au voisinage de la fréquence propre de la ventilation chez l'adulte, ce qui limite les barotraumatismes, laisse les poumons presque immobiles et évite la curarisation. Ce type de ventilation peut aussi se faire manuellement à une fréquence plus basse et, dans ce cas, on se rapproche d'une fréquence ventilatoire normale (mais le thorax n'est pas immobile). Chez l'enfant, compte tenu de la loi de similitude (la fréquence est inversement proportionnelle à la taille), il faut utiliser des fréquences plus élevées. Le mélange respiratoire est injecté par une petite sonde qu'on glisse dans la trachée un peu au-dessus de la carène, des sondes d'intubation spéciale avec un canal pour l'insufflation sont aussi utilisées. Primitivement, Sanders utilisait une aiguille rigide coudée dont il plaçait le bec dans l'axe se la trachée. Il faut installer cette petite sonde à l'intérieur d'une assez grosse sonde d'intubation pour assurer l'expiration sans risque de surpression pulmonaire dangereuse que le rétrécissement glottique risque d'entrainer.

R. D. Sanders, médecin anesthésiste américain (1967)

fréquence propre, similitude biologique, ventilation artificielle, ventilation à haute fréquence par oscillations

méthodes de ventilation artificielle l.f.p.

artificial ventilation (methods of)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle (méthodes de)

scintigraphie pulmonaire par ventilation l.f.

pulmonary ventilation scintigraphy

Scintigraphie obtenue après inhalation soit d'un gaz radioactif (133xénon ou 81mkrypton), soit d'un aérosol (microgouttelettes ou grains de poussière ultrafins marqués en général au 99m technétium).
La scintigraphie par ventilation est en général couplée à la scintigraphie par perfusion pulmonaire. En effet, la dissociation entre une altération localisée de la perfusion et un aspect normal de la ventilation est très caractéristique d'une embolie pulmonaire.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie, technétium, aérosol marqué

ventilation n.f.

Partie de la respiration qui concerne qualitativement le renouvellement de l'air dans les poumons et, quantitativement, le débit global d'air assurant ce renouvellement.
1) Chez le sujet normal, les mouvements ventilatoires sont périodiques à une fréquence f. Chaque mouvement déplace un volume courant VT.
Ces mouvements produisent un renouvellement d'air ou ventilation, V' = f. VT, qu'on exprime en général en litres par minute, aux conditions alvéolaires.
La ventilation se mesure à l'aide d'un spiromètre.
En clinique, l'observation en respiration spontanée de l'expansion thoracique, forte ou faible, et de sa fréquence, rapide ou lente, permettent d'apprécier si la ventilation est normale. Une ventilation irrégulière avec des pauses est une oligopnée (ex. rythme de Cheyne-Stokes), une respiration forte, ample et régulière est une polypnée ou une hyperpnée.
2) En hygiène, la ventilation des locaux est un des moyens de lutte contre les infections liées à l’environnement dans lequel séjournent les malades.

L. Gréhant, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1838-1910) ; J. Cheyne, médecin écossais (1818) et  W. Stokes, médecin irlandais (1854)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

respiration, oligopnée, Cheyne-Stokes (respiration de), polypnée, hyperpnée, alvéolaires (conditions), hypercapnie, polypnée, oligopnée, spiromètre, ventilation x fréquence (diagramme), volume courant

ventilation alvéolaire l.f.

alveolar ventilation

Débit d’air qui assure le renouvellement de l’air alvéolaire.
Tout l’air d’un volume courant ne va pas jusqu’aux alvéoles, une partie reste dans l’espace mort sans prendre part aux échanges respiratoires. La différence entre le volume courant VT et le volume mort VD, représente le volume d’air VA, qui assure le renouvellement effectif de l’air alvéolaire : VT=VA+VD.
En terme de ventilation, la ventilation globale est la somme de la ventilation alvéolaire VA+f. VA et de la ventilation de l’espace mort, f.VD, soit V’=V’A+f.VD.
On calcule la ventilation alvéolaire à partir du rejet de l’anhydride carbonique, V’CO2  et de sa pression partielle dans le sang artériel, PaCO2, en utilisant l’hypothèse d’Enghoff (la pression partielle du CO2 dans les alvéoles est égale à celle dans les artères) et la formule de Rossier (la concentration alvéolaire du CO2 est égale au quotient du rejet de CO2 par la ventilation alvéolaire) soit avec B, la pression barométrique et en exprimant les débits V’A et V’CO2 aux conditions alvéolaires :
V’A=B. V’CO2 /PaCO2.
Si les centres respiratoires ne sont pas déprimés par un médicament ou un toxique, la ventilation alvéolaire est maintenue stable par les centres respiratoires bulbaires qui stabilisent la PaCO2.

P. H. Rossier, médecin interniste suisse  (1954) ; L. Gréhant, physiologiste françai, membre de l’Académie de médecine s (1838-1910)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Symb. V’A

gaz alvéolaire, espace mort, respiratoire (centre), ventilation x fréquence (diagramme), Enghoff (hypothèse d'), formule de Rossier

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