relaxation (constante de temps de.. en IRM) l.f.
relaxation time
En IRM, signal caractérisé par le temps de retour à 63% de la position d'équilibre des atomes d'hydrogène à la fin d'une impulsion.
On distingue deux sortes de temps de relaxation :
- T1, temps de relaxation longitudinale (de l'ordre de la seconde) ;
- T2, temps de relaxation transversale (s'exprime en millisecondes).
On peut modifier les signaux de résonance magnétique en faisant intervenir de nouveaux paramètres : TR, le temps de répétition des impulsions ; TE, le temps de réponse de l'écho.
→ constante de temps, relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de relaxation spin-réseau l.m.
Obsolète
Temps de relaxation longitudinale T1.
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de relaxation spin-spin l.m.
Obsolète
Temps de relaxation transversale T2.
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de relaxation T1 l.m.
T1 relaxation time
En IRM, constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation longitudinale des protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme après qu'ils aient été excités par une impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Après cette impulsion, la "repousse" de la magnétisation longitudinale se fait de façon exponentielle, selon la relation : Mz = Mzo (1-e -1/T1) où Mzo représente la valeur maximale de la magnétisation longitudinale et e la base des logarithmes népériens (e # 2,72). Au temps t = T1, la relation devient : Mz = Mzo (1-1/2,72) soit Mz=0,63.
Avec Mzo le temps de relaxation T1 est donc le temps au bout duquel la magnétisation longitudinale a récupéré 63 % de sa valeur. Ce temps est, pour une valeur donnée du champ magnétique, une constante propre à chaque tissu. Elle varie en fonction du champ et est d'autant plus élevée que le vecteur Bo est plus important. T1 est extrêmement long (plusieurs minutes) pour les solides (dont le type est l'os compact) qui, de ce fait, ne donnent pas de signal et apparissent en noir. Il est long (de l'ordre de 1,5 à 3 secondes) pour l'eau et les "liquides purs» (gris foncé); court pour les solutions protéiniques (quelques centaines de millisecondes) ; très court pour les graisses qui auront donc un signal élevé (blanc) dans cette pondération.
Sur les séquences pondérées en T1, les tissus donnent un signal d'autant plus élevé que leur T1 est plus court. Ce sont ces différences de T1 qui sont à l’origine du contraste de l'image.
IRM sagittale du genou pondérée en T1
J. Larmor, Sir, physicien irlandais (1897) ; F. Bloch, physicien américain, prix Nobel de physique de 1952 (1946)
Syn. temps de relaxation spin-réseau (obsolète)
→ Bloch (équations de), relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de relaxation T2 l.m.
T2 relaxation time
En IRM, constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation transversale des protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme (Bo) après qu'ils aient été excités par une impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Pendant la relaxation qui suit cette impulsion, la magnétisation transversale selon Mxy diminue rapidement, de même que le signal de précession libre (ou signal FID) qu'elle induit. La décroissance de ce signal se fait de façon exponentielle, suivant la relation : Mxy = Mxyo .e –t/T2 où Mxyo est la valeur maximale de la magnétisation transversale et e la base des logarithmes népériens (e # 2,72). Au temps t = T2, la formule devient Mxy = Mxy1/2,72 = 1/2,72 soit Mxy = 0,37 Mxyo. T2 est donc le temps au bout duquel la magnétisation transversale n'a plus que 37 % de sa valeur initiale (et en a donc perdu 63 %). Ce temps est, pour une valeur donnée du champ magnétique, une constante propre à chaque tissu.
La décroissance rapide du signal de précession libre n'est pas seulement le fait du T2 tissulaire ; elle est liée également aux inhomogénéités du champ magnétique. Pour distinguer le temps de relaxation de la FID du T2 propre à chaque tissu, on désigne le premier par T2* (appelé T2 "astérisque" ou T2 "étoile"). Le T2 vrai des tissus ne peut s'étudier qu'à l'aide des séquences d'écho de spin où, après l'impulsion d'excitation de π/2, les spins des protons sont remis en phase par une série d'impulsions deπ qui permettent de recueillir plusieurs échos. L'amplitude maximale de ceux-ci décroît d'écho en écho et la courbe qui relie ces amplitudes décroissantes est une exponentielle dont la constante de temps est le T2 vrai.
Les valeurs de T2 sont plus courtes que celles de T1. Les solides ont un T2 extrêmement court, trop court pour que l'on puisse recueillir un signal (cas de l'os compact) : ils apparaissent en noir. L'eau et les "liquides purs" ont des T2 longs (plus courts cependant que leurs T1, de l'ordre de 145 millisecondes) : ils sont blancs. Les solutions protéiniques et les graisses ont des T2 courts, qui s'expriment en millisecondes (alors que leurs T1 s'expriment en centaines de millisecondes).
Les séquences pondérées en T2 donnent un signal d'autant plus élevé que T2 est plus long ; ce sont les différences de T2 qui font le contraste de l'image.
IRM sagittale du genou pondérée en T2 après saturation du signal de la graisse
J. Larmor, Sir, physicien irlandais (1897) ; F. Bloch, physicien américain, prix Nobel de physique de 1952 (1946)
Syn. temps de relaxation spin-spin
→ Bloch (équations de), écho, écho de spin, précession libre, relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
Feldenkrais (méthode de relaxation de) l.f.
Méthode basée sur la prise de conscience des mouvements.
M. Feldenkrais, physicien et ingénieur mécanicien-électricien israélien (1904-1984)
[H4]
Édit. 2018
relaxation n.f.
1) En physique, retour d'un système à l'équilibre après sa perturbation par un agent extérieur
En IRM, le système est constitué par les moments des protons et par le champ magnétique permanent B0 de l'aimant. L'agent extérieur est une impulsion électromagnétique appartenant à la bande des radiofréquences. Celle-ci fait basculer le vecteur de magnétisation M0 des protons d'un certain angle de sorte que la relaxation des protons qui suit peut être décomposée en deux termes :
a) la relaxation longitudinale, restaurant la composante longitudinale de Mz l'aimantation, parallèle à B0. La rapidité de cette restauration se mesure par le temps T1, temps nécessaire pour retrouver 63% de la valeur d'équilibre. Le mécanisme en cause est une interaction avec les moments de la structure chimique environnante, soumis à l'agitation brownienne : d'où l’ancien nom de relaxation spin-réseau également donné à la relaxation longitudinale ;
b) la relaxation transversale, qui diminue la composante transversale Mxy de la magnétisation, perpendiculaire à la précédente. La rapidité de cette diminution se mesure par le temps T2, temps nécessaire pour descendre à 37 % de la valeur initiale. Le mécanisme en cause est le même que le précédent, auquel s'ajoutent les interactions des spins les uns sur les autres : d'où l’ancien nom de relaxation spin-spin également donné à la relaxation transversale.
2) En psychiatrie, ensemble de techniques de résolution neuromusculaire à visée thérapeutique.
Hormis celles concernant des sujets normaux (responsables soumis à des émotions répétées, sportifs, etc.), leurs indications majeures sont les suivantes : troubles moteurs (retards psychomoteurs en particulier) ; troubles du langage (bégaiement) ; troubles de l'organisation spatiotemporelle ; troubles affectifs (de l'hyperémotivité aux troubles névrotiques et caractériels, avec notamment réduction de l'anxiété) ; dysharmonies ; troubles psychososomatiques…
Edit. 2018
→ Bloch (équations de), temps de relaxation T1 et T2
[B1,B2,B3,H3]
relaxation (eutonie de Gerda Alexander) l.f.
relaxation (Gerda's Alexander's eutonia)
Méthode qui cherche à obtenir un état d'"eutonie" par la suppression des tensions musculaires inutiles et vise également à corriger l'image du corps.
Cette technique passe principalement par la rééducation du toucher, la peau étant considérée comme le moyen d'expression des équilibres entre le corps et le monde extérieur.
Le malade fait appel à un "inventaire" de ce qu'il perçoit de son corps et de ses rapports avec le milieu environnant, puis cherche à développer des positions de contrôle des contractions et des mouvements musculaires, par des manipulations et des exercices de présence et de contact visant à différencier le toucher du contact.
Gerda Alexander, enseignante danoise (1976)
relaxation isovolumétrique du cœur l.f.
isovolumic relaxation of the heart
Courte période de l’activité ventriculaire se situant entre la fermeture des sigmoïdes et l’ouverture de la valve auriculoventriculaire.
Pendant cette phase, le volume ventriculaire reste constant, mais la pression ventriculaire chute très rapidement et dès qu’elle devient inférieure à la pression auriculaire, la valve auriculoventriculaire s’ouvre.
relaxation spin-réseau l.f.
spin-lattice relaxation
Terme désuet.
→ relaxation, temps de relaxation T1
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
relaxation spin-spin l.f.
spin-spin relaxation
Terme désuet.
→ relaxation, temps de relaxation T2
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
relaxation (technique de Jacobson) l.f.
relaxation (Jacobson's technique)
Technique de relaxation à point de départ essentiellement physiologique, fondée sur l'apprentissage, région musculaire par région musculaire, d'un relâchement aboutissant à la mise au repos, au niveau cortical, des territoires correspondant aux parties relaxées.
Cette méthode d'abord progressive puis "différentielle" propose une éducation poussée de la sensibilité proprioceptive et kinesthésique, qui aboutit à une maitrise du tonus des différents muscles et donc à la maitrise de soi.
E. Jacobson, médecin interniste et physiologiste américain (1929)
relaxation (training autogène de Schultz) l.
relaxation (Schultz's autogenic training)
Méthode-mère de la relaxation dérivée de l'hypnose, à base psychothérapique, la plus employée, qui cherche par des inductions verbales à entraîner chez le sujet un état de concentration passif, dit autogène.
C'est dans ce contexte que sont amenées progressivement, en plusieurs cycles, la reconnaissance de sensations de pesanteur, de chaleur, puis celle des fonctions circulatoires, respiratoires, abdominales et céphaliques. Pour Schultz, l'état de relaxation est l'agent thérapeutique proprement dit, qui concerne la personnalité tout entière, aux prises avec ses tensions à la fois musculaires et psychiques.
J.H. Schultz, psychiatre allemand (1932)
→ relaxations psychanalytiques
relaxation uréthrale l.f.
urethral relaxation
Relâchement de la musculature sphinctérienne uréthrale qui précède immédiatement la contraction vésicale lors du déclenchement de la miction.
Cette diminution brutale de la pression intra-uréthrale, lorsqu'elle survient en dehors du déclenchement d'une miction, définit l'instabilité uréthrale.
relaxation ventriculaire l.f.
ventricular relaxation
Période du cycle cardiaque qui s’étend du pic de pression systolique (début de la rupture des ponts actine-myosine) jusqu’à la fin de la phase de remplissage rapide (fin de la dissipation de l’activation des myofilaments).
Phénomène actif, consommateur d’énergie, la relaxation est très précocement altérée en cas d’hypoxie.
apnée (temps d') l.m.
breath holding test
Temps maximal pendant lequel un sujet peut suspendre sa ventilation.
Chez le sujet conscient en ventilation spontanée, l'épreuve d'apnée doit se faire en inspiration forcée (le temps d'apnée volontaire est d'autant plus long que l’inspiration préalable a été plus grande). Mais la volonté ne peut résister très longtemps aux pulsions des centres respiratoires excités par une PaCO2 trop élevée. Chez le sujet normal le temps d'apnée volontaire est d'au moins une minute, il est plus long chez les plongeurs entrainés et très court chez les dyspnéiques. La dépression des centres respiratoires (alcalose, certains médicaments - barbituriques, morphiniques, etc. - ou toxiques), l'hyperpnée ou l'oxygénation préalable la diminution du métabolisme allongent le temps d'apnée volontaire. Il est raccourci par l'excitation des centres (acidose, hypoxie, médicaments «analeptiques respiratoires», etc.), par l'augmentation du métabolisme ou par la réduction du volume d'air contenu dans les poumons (position expiratoire, syndromes restrictifs). L'épreuve d'apnée volontaire, difficile à conduire et peu fidèle, explore mal la fonction respiratoire.
Sous ventilation mécanique : à l’arrêt du respirateur (recherche du seuil d’apnée ou épreuve de débranchement), le temps mis par le patient (conscient ou non) à faire un premier mouvement respiratoire mesure le temps d'apnée tolérable par les centres respiratoires. Si ce temps dépasse une dizaine de secondes, le patient est hyperventilé, si les mouvements ventilatoires ne reprennent pas au bout de plusieurs minutes alors qu’une hypercapnie notable s’est installée, c’est que les centres sont anesthésiés ou lésés.
Étym. gr. apnoia : absence de vent (à distinguer d'apneustia : arrêt volontaire de la respiration).
Syn. épreuve d’hypercapnie
apnée volontaire (temps d') l.f.
time of voluntary apnea
ARM par temps de vol l.f.
time of flight (TOF) MRA, TOF MRA
Technique d'ARM utilisant des séquences d'écho de gradient, fondée sur le principe de l’arrivée dans le plan de coupe de sang frais non saturé (principe du renforcement paradoxal du signal).
En écho de gradient, l'utilisation de TR courts (40 à 50 ms) permet de supprimer le signal des tissus stationnaires (par phénomène de saturation) tout en maintenant une arrivée de sang frais non saturé à signal élevé dans le plan de coupe. Le contraste de l'image est lié au phénomène de renforcement paradoxal du signal dû à l'entrée dans le plan de coupe de ces spins non saturés. L'angiographie peut être réalisée en technique 2D, les plans de coupe étant acquis successivement, un par un, ou en technique 3D où toute la pile des coupes est acquise simultanément. Pour présenter l'image finale, un algorithme de type MIP est utilisé. L'angiographie par temps de vol n'est pas bien adaptée aux vaisseaux à flux très lent, pour laquelle l'ARM par contraste de phase donne de meilleurs résultats. En revanche, elle visualise bien les vaisseaux comportant des zones de turbulences physiologiques (bifurcations). Enfin, il est possible de supprimer les veines ou les artères de l'image (ou les deux) en associant à la séquence des bandes de saturation (ARM dite "à sang noir").
[B2,B3]
Édit. 2018
centre d'accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP) l.m.
part time therapeutic reception centre
Structure légère intermédiaire entre l''hôpital de jour et le centre médicopsychologique, qui fonctionne de façon diversifiée pour assurer, par une approche multidisciplinaire, l'accueil et la prévention, les soins psychiatriques et psychothérapiques, les activités favorisant la réadaptation et la réinsertion des patients stabilisés.
Définie par l'arrêté du 14 mars 1986, la mission du CATTP vise "à maintenir ou à favoriser une existence autonome par des actions de soutien et de thérapeutique de groupe".
[E]
constante de temps l.f.
time constant
1)Temps où une valeur caractérisant un phénomène décroissant est réduite au 1/3.
2)Temps au bout duquel cette valeur a augmenté des 2/3 pour un phénomène croissant, tendant exponentiellement vers un état d'équilibre.
Quand, p. ex. chez un sujet en état d'équilibre, la concentration d'une substance donnée est modifiée par l'injection ou l'inhalation de la même substance, on va vers un nouvel équilibre humoral, caractérisé par une nouvelle valeur plus grande de la concentration, la constante de temps est le temps au bout duquel la concentration a augmenté des 2/3. De même, lors du retour à l'état antérieur, la constante de temps est le temps où la concentration est réduite au 1/3 de la valeur maximale atteinte.
Dans tous les domaines, une action lente amenant le passage d'un état d'équilibre à un nouvel équilibre ne se fait pas instantanément mais de façon exponentielle, les constantes de temps d'aller et de retour peuvent être égales s'il n'y a pas eu de métabolisme de la substance donnée. En présence d'une inertie, les choses sont moins simples, une action rapide peut induire des oscillations qui se superposent à l'exponentielle. En réanimation, du fait de l'inertie du système circulatoire, ces oscillations peuvent être cause d'accidents : p. ex. l'injection intraveineuse trop rapide d'un produit actif peut induire un collapsus. D'une manière générale la correction trop rapide d'un déséquilibre humoral peut provoquer des complications. Le collapsus de reventilation en est un exemple.
→ demi-vie, échanges gazeux, exponentielle (fonction), inertie
[C2]
éjection ventriculaire (temps d') l.m.
ventricular ejection time
Durée de l’expulsion dans l’aorte du sang chassé par la contraction systolique du ventricule gauche.
On la mesure sur le carotidogramme, entre le début de l’ascension de la courbe et l’incisure catacrote. Le temps d’éjection corrigé est le temps d’éjection mesuré, mais modifié grâce à une abaque spéciale (Meiners) en fonction de la durée du cycle cardiaque précédent.
[K2]
Édit. 2019
facteurs temps (d'une irradiation) l.m.p.
time-dose factors
Facteurs exprimant la distribution de la dose dans le temps : fractionnement, étalement et débit de dose.
[F2]
Édit. 2018
hémolyse à l'étuve (test du temps d') l.f.
Appréciation de la résistance globulaire en comparant la survenue de l’hémolyse dans le plasma du malade et dans celui d’un plasma témoin après mise à l’étuve à 37°.
Normalement l’hémolyse ne survient pas avant quatre jours. Une hémolyse précoce en cas d’ictère hémolytique.
J. Caroli, et J. Etévé, gastroentérologues français (1949)
Syn. test de Caroli
[F1]
Édit. 2015
Howell (temps de) l.m.
Howell’s test
Test permettant de mesurer à la fois les durées de la thromboplastinoformation, de la thrombinoformation et de la fibrinoformation.
C’est le temps de coagulation du plasma sanguin rendu incoagulable par addition d’oxalate de calcium puis recalcifié. Sa valeur normale est de 2 à 3 minutes.
W. Howell, physiologiste américain (1890)
→ fibrine, thromboplastinoformation, thrombinoformation, fibrinoformation
[F1]
inondation péritonéale en deux temps l.f.
delayed peritoneal hemorrage
Inondation péritonéale due à la rupture d’une hématocèle constituée autour d’une grossesse extra-utérine.