Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

26 résultats 

conformation n.f.

radiothérapie de conformation

[F2]

dosimétrie de conformation l.f.

conformal dosimetry

En radiothérapie, calcul de la distribution de la dose au volume cible dans les trois plans : frontal, sagittal et transversal.

radiothérapie de conformation

association chimiothérapie radiothérapie l.f.

association chemotherapy radiotherapy

ACR

imageur (de radiothérapie) n.m.

electronic port image device, EPID

Système électronique substitué au film pour produire les images de contrôle en radiothérapie.
Il est incorporé dans beaucoup d'appareils de traitement modernes.

Étym. lat. imago : image, représentation

film de contrôle

moniteur (d'un appareil de radiothérapie) n.m.

monitor

Appareil destiné à la mesure du rayonnement émis par le générateur, typiquement un accélérateur linéaire. Il est constitué par un ensemble de chambres d'ionisation plates, situées entre la source et le collimateur. Son indication est affichée sur le pupitre de commande et permet d’arrêter l'irradiation lorsque la dose prévue pour la séance est atteinte.
L'indication du moniteur est présentée en unités arbitraires. Sa correspondance avec la dose en un point du faisceau, qui lui est proportionnelle mais dépend de divers facteurs, est déterminée par un étalonnage.

oxygène hyperbare en radiothérapie l.m.

hyperbaric oxygen

Technique de radiothérapie (abandonnée) dans laquelle le patient était irradié dans un caisson sous pression (3 atmosphères) d'oxygène.
L'objectif était d'accroître la concentration de l'oxygène dissous dans le plasma sanguin pour oxygéner mieux les cellules hypoxiques.

effet oxygène

Édit. 2017

radiothérapie n.f.

radiotherapy

Utilisation thérapeutique des radiations ionisantes.
On précise éventuellement la nature du rayonnement utilisé: p. ex. röntgenthérapie, cobaltthérapie, électronthérapie, protonthérapie, neutronthérapie ainsi que la modalité de l'application: p. ex. télé- , plésio-, endoradiothérapie.
Il existe rois groupes de techniques d’utilisation thérapeutique des radiations ionisantes : radiothérapie externe, curiethérapie et radiothérapie interne vectorisée.

Les modalités courantes s'adressent à des sources externes de rayons X ou ou d'électrons de grande énergie distantes de 60 à 120 cm du patient (radiothérapie externe ou téléradiothérapie). Les rayonnements sont produits par des tubes à rayons X, des accélérateurs linéaires ou des sources de cobalt 60. Un collimateur permet de régler la section du faisceau. La source peut généralement décrire un cercle dans un plan vertical (montage isocentrique) pour donner au faisceau l'incidence appropriée ou un mouvement de rotation pendant la durée de la séance (cyclothérapie).
On désigne par curiethérapie les applications utilisant des sources radioactives scellées introduites dans des cavités anatomiques (plésiocuriethérapie) ou au sein des tissus (endocuriethérapie ou curiethérapie interstitielle).
La radiothérapie métabolique (peu utilisée en dehors de l'iode radioactif) s'adresse à des radioéléments qui, après ingestion ou injection, se distribuent physiologiquement dans l'organisme.
L’unité de dose absorbée est le Gray (Gy), correspondant à l’absorption d’une énergie de 1 joule/kg

accélérateur linéaire, cobaltothérapie, curiethérapie, curiethérapie interstitielle, cyclothérapie, électronthérapie, endoradiothérapie, neutronthérapie, plésiocuriethérapie, protonthérapie, radioélément, radiothérapie externe, radiothérapie métabolique, roentgenthérapie

[B2]

Édit. 2020

radiothérapie cinétique l.f.

motive radiotherapy

Technique dans laquelle les positions relatives du faisceau et du patient sont modifiées de façon continue au cours de la séance.
Les modalités courantes sont la cyclothérapie et l'arcthérapie. Une autre modalité consiste à donner au malade un mouvement de translation pour réaliser avec un faisceau fixe des irradiations cutanées ou corporelles très étendues (radiothérapie orthocinétique).

arcthérapie, cyclothérapie, radiothérapie orthocinétique

radiothérapie (complications de la) l.f. p

radiotherapy injury

Conséquence pathologique d'une irradiation.
Sa gravité clinique dépend de la dose et de sa distribution dans le temps, du tissu, du volume (ou de la fraction d'organe) irradié.
Le problème majeur de la radiothérapie est de la limiter sans compromettre l'objectif de stérilisation de la tumeur.
Les effets indésirables d'une irradiation s'observent nécessairement lorsque la dose dépasse une valeur-seuil, généralement atteinte dans une irradiation thérapeutique ou exceptionnellement dans une exposition accidentelle.
Pour la plupart des tissus ils apparaissent à 20-30 Gy (en irradiation fractionnée ou à faible débit). Ils sont directement observables pour la peau, les muqueuses accessibles (desquamation) et sont constatés radiologiquement ou par leurs conséquences physiologiques pour les tissus et organes profonds. Leur réparation spontanée est complète jusqu'à 40 Gy et laisse des séquelles (sclérose, fibrose, nécrose) au-delà.
Certains tissus présentent une radiosensibilité particulière; à 5 Gy apparaît un risque de cataracte, azoospermie, stérilisation ovarienne, aplasie médullaire (en irradiation totale), défaut de développement embryonnaire.

balistique, déterministe (risque), facteurs temps

radiothérapie (complications nerveuses de la) l.f.p.

radiotherapy induced neurological lesions

Manifestations neurologiques aigües ou chroniques, précoces ou retardées, survenant après irradiation thérapeutique.
La tolérance du système nerveux aux radiations dépend de la dose totale reçue, de la dose et du nombre de chaque fraction, de la durée de la radiothérapie, du volume des zones irradiées et des facteurs propres au malade : âge, état vasculaire et général.
Sont décrites :
- des plexopathies, principalement brachiales et lombosacrées, après une latence de quelques mois à plusieurs dizaines d'années ;
- des atteintes des nerfs périphériques, surtout des nerfs crâniens (optique, auditif, dernières paires), parfois de troncs des membres comme le nerf crural ;
- des myélopathies, avec pour forme la plus habituelle la myélopathie post-radiothérapique chronique tardive progressive, sinon à type de myélopathie motrice pure, myélopathie aigüe (très rare), myélopathie aigüe transitoire, myélopathie chronique stabilisée ;
- des complications cérébrales avec œdème radique en période d'irradiation, encéphalopathie précoce réversible, leucoencéphalopathie nécrosante précoce, radionécrose cérébrale tardive, artériopathie cérébrale, atrophie post-radique. Ont été également signalés une insuffisance hypothalamo-hypophysaire chez l'enfant, des  calcifications post-radiques, des tumeurs gliales ou méningiomes, voire des fibrosarcomes.
Le plus souvent palliatif, le traitement est peu efficace. Reste la prévention, nécessairement limitée du fait des objectifs visés, si souvent vitaux. Elle repose sur la meilleure technique radiothérapique possible en fonction de chaque cas

artériopathie radique, radique (plexopathie)

radiothérapie (complication précoce de la) l.f.

radiotherapy early injury

Conséquence pathologique apparaissant dans les jours ou semaines suivant une irradiation.
Elle concerne les tissus à renouvellement rapide, essentiellement les épithéliums cutanés (épidermite) et muqueux (épithéliite).

radiothérapie (complication tardive de la) l.f.

radiotherapy late injury

Conséquence pathologique apparaissant plusieurs mois ou années après une irradiation, se traduisant par une fibrose, sclérose ou nécrose du tissu.
Elle est causée par la déplétion cellulaire d'un tissu à lent renouvellement , ou correspond aux séquelles d'une complication précoce sévère (par ex. une épidermite exsudative).
Une complication d’un autre type est la cancérisation (tumeur iatrogène).

radiothérapie conformationnelle l.f.

conformal therapy

Technique couplant l'imagerie numérisée à l'appareil de radiothérapie afin de programmer et de surveiller, avec une grande précision, l'irradiation d'un volume cible.
Le repérage du volume cible, puis sa simulation s'effectuent grâce à un scanographe couplé, voire à une IRM, qui fournit une image virtuelle en 3D, calcule les doses, leur répartition spatiale, programme "l'irradiation conformationnelle" et permet sa surveillance en temps réel en cours de traitement. Un collimateur multilames qui épouse au plus près les contours, même complexes, du volume cible autorise des doses tumorales plus élevées tout en épargnant les tissus sains alentour.

Syn. radiothérapie de précision, radiothérapie tridimensionnelle

radiothérapie de précision, radiothérapie tridimensionnelle

radiothérapie cutanée l.f.

cutaneous radiotherapy, superficial radiotherapy, X ray therapy, roentgentherapy

Ensemble de méthodes thérapeutiques utilisant des rayonnements ionisants pour traiter des lésions cutanées, surtout tumorales, et dont il existe plusieurs variantes.
Les rayons X classiques sont plus ou moins pénétrants selon le voltage sous lequel ils sont émis : rayons de Bucky (8 à 15 kV), radiothérapie de contact, ou de Chaoul (50 kV), radiothérapie dite superficielle (80-100 kV), radiothérapie dite semipénétrante (140 kV), radiothérapie dite profonde (220 kV); la téléradiothérapie permet d’irradier de grandes surfaces, voire le corps tout entier : telle était la terminologie avant l’avènement de la radiothérapie de mégavoltage. Grâce aux rayonnements X de 4 à 25 MeV, le maximum de dose est reçu non plus à l’entrée mais quelques mm en profondeur, ce qui est un avantage pour le traitement de tumeurs profondes. On utilise les faisceaux d’électrons de 2 à 4 MeV pour les volumes-cibles très superficiels tels que les carcinomes cutanés, alors que, à grande distance, avec un faisceau très large on peut traiter des lésions cutanées très étendues, p. ex. celles d’un mycosis fongoïde. La curiethérapie utilise une source radioactive émettrice de rayons gamma telle que des fils d’iridium, qu’on peut aussi implanter dans la tumeur (endocuriethérapie).

buckythérapie, électronthérapie en dermatologie

radiothérapie de contact l.f.

contacttherapy

Modalité de radiothérapie utilisant un tube à rayons X spécial qui est placé au contact de la lésion.
En raison de la tension peu élevée (60 kV) et de la faible distance de la source (2 cm) l'irradiation est superficielle. Le petit diamètre du tube permet son introduction dans les cavités naturelles.

radiothérapie endocavitaire l.f.

endoradiotherapy

Traitement de lésions à l'aide d'une source de radiations introduite dans une cavité naturelle.

Syn. endoradiothérapie, endoroentgenthérapie

curiethérapie, plésiothérapie, radiothérapie de contact

radiothérapie (et insuffisance rénale) l.f.

néphropathie postradiothérapique

radiothérapie interstitielle l.f.

curiethérapie, endocuriethérapie

radiothérapie métabolique l.f.

metabolic radiotherapy

Radiothérapie basée sur l'emploi de sources radioactives artificielles non scellées.
Il s'agit en général de radioéléments de période physique relativement longue (plusieurs jours) émetteurs bêta-. Les radiopharmaceutiques correspondants s'accumulent électivement dans certains organes ou portions d'organes du fait du métabolisme particulier de la molécule marquée, ou de la voie d'introduction, et permettent d'irradier la "cible" recherchée de manière très sélective.
L'exemple le plus connu est celui de l'iode 131 utilisé dans le traitement de certaines hyperthyroïdies et des cancers de la thyroïde. On peut citer également les molécules marquées à tropisme osseux pour les métastases osseuses (samarium 153 (153Sm) ou strontium 89 (89Sr)) et la radio-immunothérapie.

iode radioactif, scintigraphie osseuse

radiothérapie de précision l.f.

precision radiotherapy

radiothérapie de conformation

radiothérapie pendulaire l.f.

pendular radiotherapy

arcthérapie

radiothérapie peropératoire l.f.

intraoperative radiotherapy

Modalité de radiothérapie réalisée en une séance au cours d’une intervention chirurgicale.
Elle permet d’irradier sélectivement le volume-cible (tumeur ou lit tumoral après exérèse), exposé directement au faisceau. Un faisceau d’électrons est approprié pour éviter d’irradier les tissus sous-jacents.

radiothérapie stéréotaxique l.f.

radiosurgery

Technique radiothérapique utilisant des faisceaux de rayons X ou gamma de très petite section, non coplanaires, convergeant vers le volume-cible (petite lésion vasculaire ou tumorale intracrânienne).
Elle est réalisée avec un grand nombre de faisceaux fixes ou décrivant des arcs. Elle requiert un système extérieur de repérage très élaboré pour assurer un positionnement précis des faisceaux.

Syn. radiochirurgie

faisceaux coplanaires

radiothérapie transcutanée l.f.

transdermique radiotherapy

téléradiothérapie

radiothérapie tridimensionnelle l.f.

radiotherapy in three dimensions

radiothérapie conformationnelle

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