amplificateur de luminance l.m.
image intensifier
Système électronique transformant l'image radioscopique en une image plus petite et considérablement plus lumineuse, destinée à être photographiée ou reprise par un circuit de télévision.
Il est constitué par un tube à vide dont la grande base (de 13 à 45 cm de diamètre), qui reçoit le faisceau de rayons X, porte une couche fluorescente (écran primaire) où se produit une image lumineuse. L'écran primaire est recouvert d'une couche photo-émissive dans laquelle les photons lumineux libèrent des électrons. Ceux-ci sont accélérés vers l'autre extrémité du tube par une différence de potentiel (environ 25 kV) en restant focalisés par une optique électronique et sont absorbés dans un écran fluorescent (écran secondaire) de diamètre nettement petit (environ 2,5 cm). Ils y produisent une image, qui est la réplique de l'image de l'écran d'entrée, avec une luminance 1000 à 6000 fois plus élevée.
La reprise de l'image secondaire par télévision a remplacé la radioscopie directe, car elle permet un examen de l'image en lumière ambiante, c'est-à-dire avec de meilleures performances visuelles, et une réduction significative de la dose de rayons X délivrée au sujet.
→ ampliphotographie, fluoroscopie numérique, gain, radiocinématographie
[B2, B3]
Édit. 2020
gain d'un amplificateur de luminance l.m.
intensifier gain
Rapport entre la luminance de l'écran secondaire d'un amplificateur de luminance et la luminance d'un écran radioscopique standard dans les mêmes conditions d'exposition.
Il est couramment de 1000 à 3000, mais peut atteindre 6000.
luminance n.f.
luminance
Grandeur photométrique exprimant l'intensité lumineuse par unité de surface d'une source produisant ou réfléchissant la lumière.
Elle dépend de la brillance énergétique (énergie rayonnée par unité de surface) et du coefficient de sensibilité de l'œil à la couleur.
Unité : candela par m2 (cd/m2) ou nit ; la luminance du corps noir à la température de fusion du platine (1 773°C) est 60.104 cd/m2.
Les luminances perceptibles s'étendent de 10-6 cd/m2 (seuil absolu de vision) à 104 cd/m2 (seuil de douleur : luminance de la neige au soleil). La luminance de l'écran de télévision se situe vers 10 cd/m2; celle du négatoscope à 103 cd/m2
luminance énergétique l.f.
Grandeur radiométrique caractérisant une source étendue : flux énergétique (quantité d'énergie par unité de temps en watts) se propageant dans une direction donnée par unité d'angle solide (stéradian : sr) et par unité de surface (mètre carré : m2
Symb. Le ; unité : W.sr-1. m2- luminance lumineuse l.f. Grandeur photométrique caractérisant une source étendue : flux lumineux (quantité de lumière par unité de temps en lumen, lm) se propageant dans une direction donnée par unité d'angle solide (stéradian : sr) et par unité de surface (mètre carré : m2< L'attribut sensoriel correspondant est la luminosité. Syn. luminance visuelle Symb. Lv ; unité : lm.sr-1.m-2 (candela : cd) ou nt (nit : nt). luminance visuelle l.f. bright luminance angle de profil facial l.m. facial profil angle Angle formé par la ligne basion-prosthion d'une part et le plan de Virchow d'autre part. [A1] Édit. 2017 Arcelin (profil d') l.m. Arcelin's view Incidence radiographique de profil de hanche permettant, sur un sujet en décubitus, une bonne visualisation du col fémoral du côté à examiner, en ne mobilisant que le membre inférieur du côté opposé. F. Arcelin, médecin radiologue français (1876-1942) coiffe (profil de) l.m. G. Lamy, physicien français (1880-1949) [B2] Ducroquet (incidence de) l.f. ou (profil de) l.m. Ducroquet's view Incidence radiographique réalisée sur le sujet couché, permettant d'obtenir un vrai profil du col fémoral et de dégager celui-ci de la projection des massifs trochantériens. R. Ducroquet, médecin radiologue français (1923) faux-profil de hanche (incidence de ) l.m. Lequesne's view Incidence radiographique de l'articulation coxofémorale en position debout, en quasi-profil (le profil strict n'est pas réalisable en raison de la superposition des deux hanches). M. G. Lequesne, médecin rhumatologue français (1998), J.D. Laredo, médecin radiologue français (2008) Syn. incidence de Lequesne, faux-profil de Lequesne → coxarthrose, dysplasie coxofémorale [B2, I1, I2] Édit. 2018 incidence de profil de Bernageau l.f. glenoid view of the shoulder J. Bernageau, médecin radiologue français (1976) → incidence de profil glénoïdien de l'épaule [B2,I2] incidence de profil de la face l.f. lateral projection of the face Incidence of profile of the face Incidence radiographique standard projetant les toits des orbites et les grandes ailes du sphénoïde. Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard → plan sagittal médian, plan orbitoméatal incidence de profil du crâne l.f. lateral projection of the skull Incidence radiographique projetant le crâne de profil. Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard incidence de profil glénoïdien de l'épaule l.m. glenoid view of the shoulder Incidence radiographique de profil destinée à dégager le rebord antéro-inférieur de la glène de l’omoplate dans le cadre de l’exploration des instabilités scapulo-humérales antéro-médiales, à la rechercher d’un émoussement ou d’une fracture de ce rebord. J. Bernageau, radiologiste français (1976), A. S. Blundell Bankart, chirurgien orthopédiste britannique (1938), M. Latarjet, chirurgien orthopédiste français (1954) Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard Syn. incidence de profil de Bernageau → profil de Bernageau, incidence de Garth, Latarjet (opération de), Bankart (opération de) [B2,I2 ] incidence du crâne de profil l.f. incidence of the skull of profile Incidence radiographique standard projetant les toits des orbites et les grandes ailes du sphénoïde. Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard → plan sagittal médian, plan orbitoméatal profil n.m. profile Ligne qui dessine le contour du visage vu de côté. Étym. ital. profilo : aspect d’un visage vu de côté, du latin profilare : représenter de côté. profil axillaire de l'épaule (incidence de) l.f. axillary view of the shoulder Incidence radiographique de profil d'épaule réalisée sur le sujet assis avec une cassette courbe ou souple, calée sous l'aisselle, tube au-dessus. (incidence décrite par Massa). profil chirurgical de hanche l.m. la Salpetriere view F. Arcelin, médecin radiologue français (1876-1942) Étym. La Salpêtrière : hôpital parisien Syn. incidence de la Salpêtrière profil de coiffe l.m. G. Lamy, physicien français (1880-1949) [B2] profil de densité l.m. density profile En scanographie, courbe indiquant la variation de la densité des pixels le long d'une ligne tracée par l'utilisateur en travers de l'image ou d'une région d'intérêt (ROI). profil de pression uréthrale l.m. urethral pressure profile Courbe des valeurs de la pression intra-uréthrale, tout au long de l'urèthre. profil d'omoplate l.m. Incidence radiographique du thorax osseux de trois-quarts, destinée à dégager l'omoplate des superpositions costales Essentiellement destinée à la traumatologie. profil d'un faisceau l.m. beam profile Courbe représentant la variation de la dose dans une direction principale du champ, à une distance de la source et une profondeur données. profil médical (de hanche) l.m. lateral view of the hip Variante du profil urétral de hanche pour visualiser l'articulation et le col fémoral, en réduisant la superposition du grand trochanter.
Il sert à mesurer le prognathisme facial et permet, en anthropologie, de classer les crânes en trois catégories : les mésognathes (angle de profil facial compris entre 83 et 90°) ; les prognathes (angle inférieur à 83°) ; les orthognathes (angle supérieur à 90°). L'homme moderne est mésognathe et le nouveau-né orthognathe ; les australopithèques étaient prognathes. On assiste à une régression progressive du prognathisme au fur et à mesure de l'évolution.
Elle est utilisée dans les examens en urgence en cas de suspicion de fracture du col fémoral et s'emploie également dans la mesure de l'angle d'antéversion selon la technique de Magilligan.
Cette incidence, qui étudie particulièrement l'interligne coxo-fémoral de profil, est indiquée dans la recherche d'une dysplasie coxofémorale (mesure de l'angle de couverture antérieure de la tête) ou d'une coxarthrose débutante (pincement antérieur de l'interligne). L'incidence étant comparative, la hanche opposée à celle étudiée apparait sous l'incidence dite en "contre-faux-profil", source potentielle de renseignements sémiologiques additionnels.
L'incidence en faux-profil de Lequesne est le complément idéal de la radiographie du bassin de face dans l'exploration des coxarthroses.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur de la face latérale du visage avec double alignement pupillaire (perpendiculaire au récepteur) et nasooccipital, alors que les rayons X incidents font un angle de 90° avec le plan sagittal médian et un angle de 0° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse de la voute crânienne, des toits orbitaires, des os propres du nez, de la selle turcique, des sinus maxillaires, du sinus sphénoïdal, du cavum, de la charnière cervicooccipitale.
Le rayon principal est perpendiculaire au plan sagittal médian. Du fait de la grande différence de densité entre la calvaria (voûte) et le crâne facial, il est parfois nécessaire d'effectuer des clichés différemment exposés. Pour l'étude de la selle turcique, le cliché est "centré" sur celle-ci et localisé.
La mise en évidence d’une fracture qui détache une partie notable de la glène a un impact chirurgical : mise en place d’une butée osseuse (opération de Latarjet, le plus souvent à ciel ouvert) au lieu d’un simple geste sur les parties molles (opération de Bankart, le plus souvent endoscopique).
La réalisation de cette incidence implique de la part du patient de relever son membre supérieur au-dessus de sa tête, ce qui n’est pas toujours possible. Dans cette éventualité, le profil glénoïdien peut être remplacé par l’incidence de Garth.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur de la face latérale du visage avec double alignement pupillaire (perpendiculaire au récepteur) et naso-occipital, alors que les rayons X incidents font un angle de 90° avec le plan sagittal médian et un angle de 0° avec le plan orbitoméatal. Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse de la voute crânienne, des toits orbitaires, des os propres du nez, de la selle turcique, des sinus maxillaires, du sinus sphénoïdal, du cavum, de la charnière cervico-occipitale.
On peut utiliser la position inverse, rayon principal centré au creux axillaire et cassette plane maintenue au-dessus de l'épaule du sujet.
Cette courbe est indépendante de la largeur et du niveau de la fenêtre utilisée.
L'urèthre n'étant pas une cavité mais un canal virtuel, la pression intra-uréthrale n'a pas la même valeur au long de son trajet, du col vésical au méat. La valeur maximum se situe en regard du sphincter strié. Chez l'homme, elle est précédée d'un plateau plus ou moins long selon la taille de la prostate. Sur la courbe de la pression uréthrale on peut mesurer :
- des valeurs de pression : pression uréthrale maximum et pression maximale de clôture uréthrale ;
- des valeurs de longueur : longueur fonctionnelle, correspondant à la portion de l'urèthre dans laquelle la pression est supérieure à la pression intravésicale.
La dose est généralement exprimée en % de la dose sur l'axe.