abcès para-amygdalien l.m.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
Syn. abcès préstylien
[D1, P1]
Édit. 2020
acide para-aminobenzoïque l.m.
paraaminobenzoic acid
Syn. acide p-aminobenzoïque
Sigle s. PAB, PABA
[C1, D1, G5, J1]
Édit. 2020
conduits para-uréthraux l.m.
ductus paraurethrales (TA)
para-urethral ducts
Conduits excréteurs des glandes para-uréthrales latérales.
Ils s’abouchent dans l’uréthre à proximité de son orifice externe.
A. Skene, gynécologue américain d’origine écossaise (1880)
→ glandes para-uréthrales latérales, glandes de Skene
[A1]
Édit. 2015
corps para-aortiques l.m.p.
corpora paraaortica, glomera aortica (TA)
para-aortic bodies, aortic glomera
Paraganglions situés le long de l’aorte abdominale au niveau de l’origine de l’artère mésentérique inférieure.
Volumineux chez le foetus, ils régressent après la naissance.
E. Zuckerkandl, anatomiste autro-hongrois (1849-1910)
Syn. anc. corps de Zuckerkandl, organe de Zuckerkandl
[A1]
Édit. 2017
échogramme para-axial en ophtalmologie l.m.
para-axial ultrasonography
Echographie utilisant des plans de coupe ne suivant pas l’axe optique du globe oculaire afin d’éliminer les artefacts liés au cristallin.
Ceci permet une une meilleure étude des structures vitréorétiniennes.
[B2,B3,P2]
Édit. 2018
glandes para-uréthrales l.f.p.
Deux glandes muqueuses situées dans la couche musculaire de l’urèthre de la femme, de part et d’autre du canal.
Leur conduit excréteur descend dans la partie profonde de la muqueuse pour déboucher de chaque côté du méat urinaire.
A. Guérin, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1816-1895)
Syn. anc. glandes de Skene ; glandes de Guérin
ligne para-aortique gauche l.f.
left paraaortic line
ligne para-azygo-œsophagienne l.f.
right paraesophageal line
lignes para-vertébrales l.f.p.
paraspinal lines
nœuds lymphatiques para-utérins l.m.p.
nodi lymphoidei parauterini (TA)
para-uterine lymph nodes
Petits nœuds lymphatiques situés sur le trajet d’un gros tronc lymphatiques anastomotique latéro-utérin qui court de chaque côté de l’utérus, le long et en dehors de l’artère utérine.
Ils participent au réseau lymphatique d’origine qui unit les nœuds lymphatiques du corps et du col utérin. Les nœuds lymphatiques du corps se drainent vers les nœuds lymphatiques latéro- et pré-aortiques proches de l’origine de l’artère mésentérique inférieure, vers les nœuds lymphatiques intermédiaires iliaques externes et parfois vers les nœuds lymphatiques inguinaux superficiels supéro-internes par un vaisseau satellite du ligament rond de l’utérus. Les nœuds lymphatiques du col se drainent, dans la plupart des cas, vers les nœuds lymphatiques moyens et supérieurs iliaques externes intermédiaires, parfois vers les nœuds lymphatiques iliaques internes et du promontoire.
ostéome para-articulaire l.m.
Syn. paraostéopathie neurogène
→ para-ostéo-arthropathie neurogène
[I1,H1 ]
Édit. 2017
para-amygdalien adj.
paratonsillar
Qui est situé à côté de l’amygdale.
para-amyloïdose familiale portugaise l.f.
→ neuropathie amyloïde familiale portugaise
para-épididyme de Henle l.m.
F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
para (groupe) l.m.
para group allergy
Expression simplifiée pour la série de substances chimiques de synthèse allergisantes parmi lesquelles les teintures occupent une place importante.
La paratoluène-diamine a remplacé légalement pendant un certain temps la paraphénylène-diamine (PPD). Parmi les autres « para », on peut observer une allergie croisée entre la PPD et certains anesthésiques locaux (procaïne, tétracaïne).
para-omphalocèle n.m.
para-omphalokephalus
Eviscération partielle ou totale de l'anse intestinale primitive par un orifice étroit situé latéralement et à proximité du cordon ombilical, qui est d'apparence normale.
Un pont cutané de quelques millimètres sépare l'orifice anormal de l'ombilic. Dans 10 à 15% des cas, l'anomalie est associée à une malformation intestinale, une atrésie du diaphragme. Le diagnostic peut être fait in utero par échographie. La mortalité est d'environ 20%.
Syn. laparoschisis
para-ostéo-arthropathie l.f.
paraosteo-arthropathy
Affection caractérisée par des ossifications juxta-articulaires limitant les mouvements.
On l'observe chez les patients immobilisés de façon prolongée. Les atteintes nerveuses (paraplégie, tétraplégie, tout traumatisme médullaire ou crânien avec coma) et le tétanos favorisent ces lésions. La pathogénie n'est pas connue mais il existe des perturbations du métabolisme du calcium. L’ossification est précédée d’une période congestive avec limitation des mouvements. L’évolution se poursuit pendant plusieurs mois. L’ossification peut être complète ou incomplète ; dans ce cas l’ossification passe en pont de part et d’autre de l’articulation et bloque les mouvements.
La prévention comporte une kinésithérapie systématique précoce lors de l'hospitalisation en soins intensifs et l'administration d'inhibiteurs de la résorption osseuse (biphosphonates). Dans certains cas on doit recourir à la chirurgie pour libérer une articulation.
Marie Dejerine-Klumpke, neurologue française (1918), A. Ceillier, neurologue français (1920)
Étym. gr. para : à côté ; osteon : os ; arthros : articulation ; pathê : maladie
Syn. ostéogénèse des paraplégiques, ostéogénèse neurogène, para-ostéopathie d’immobilisation, para-ostéo-arthropathie neurogène
para-ostéo-arthopathie neurogène l.f.
neurogenic paraosteoarthropathy
Ossifications péri-articulaires invalidantes survenant chez des patients atteints de troubles neurologiques graves.
Ces ossifications résultent de l’apparition de tissu osseux hétérotopique dans les tissus mous, dont le mécanisme exact reste mal connu, probablement des micro-traumatismes tendino-musculaires répétés lors du nursing, source de microhémorragies.
A une phase initiale de nécrose hémorragique inflammatoire, succède une phase de maturation osseuse avec phénomène de zone caractéristique. Une fois constituées les ossifications sont responsables de limitations articulaires et d’attitudes vicieuses qui viennent s’ajouter aux déficits initiaux et perturber la rééducation.
L’affection débute dans les semaines ou mois suivant la survenue d’une lésion neurologique sévère (traumatisme cérébral, médullaire, coma...). Des signes inflammatoires régionaux précédent de plusieurs semaines la constitution des calcifications visibles en radiologe et peuvent égarer le diagnostic. Au stade précoce où la radiographie est normale mais l’échographie avec Doppler déjà évocatrice, un traitement médical adapté (anti-inflammatoires, kinésithérapie) permet d’éviter le passage vers l’ossification.
A un stade plus tardif se créent des ponts osseux para-articulaires complets ou pseudarthrosés. Leur bilan anatomique repose sur les radiographies et surtout les reconstructions tomodensitimétriques planes et volumiques après injection, qui permettent de détailler les rapports entre les ossifications, les vaisseaux, nerfs et les autres éléments anatomiques péri-articulaires. A ce stade, le traitement est chirurgical : ablation des ossifications. Il était classique de ne les opérer qu’à maturité après disparition de leur hyperfixation scintigraphique. Actuellement ce dogme tend à être abandonné (et donc la pratique de la scintigraphie) au profit d’interventions plus précoces.
Syn. myosite ossifiante neurogène
[I2,I3,H1,B2]
Édit. 2017
para-ostéopathie d'immobilisation l.f.
paraosteoarthropathy
1) Ossification hétérotopique survenant chez des malades ou des traumatisés immobilisés pour une affection ostéo-articulaire ou autre.
2) Ossification péri-articulaire chez les malades immobilisés pour une affection neurologique ou après un traumatisme avec lésion neurologique médullaire ou cérébrale (coma)
pli para-duodénal l.m.
plica paraduodenalis (TA)
paraduodenal fold
Repli péritonéal vertical inconstant situé à gauche de l’angle duodéno-jéjunal.
processus para-mastoïdien l.m.
processus paramastoideus (TA)
paramastoid process
Processus inconstant qui prolonge en bas le processus intra-jugulaire de l’os occipital.
région para-amygdalienne l.f.
région para-amygdalo-soustubaire l.f.
Syn. espace para-amygdalien, région sous-amygdalo-tubaire
→ espace sous-carotidien antérieur
rétinite pigmentaire avec préservation para-artérielle de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.
PPREP type retinitis pigmentosa
Rétinite pigmentaire avec préservation para-artériolaire de l'épithélium pigmenté rétinien et hypermétropie.
La maladie débute à la première décennie de la vie et évolue rapidement. On trouve une pigmentation ostéoblastique en mi-périphérie similaire à celle d’une rétinite pigmentaire classique et la PPREP est mieux vue sur les artérioles périphériques. On peut également trouver une pâleur papillaire précoce et des druses de la papille. L’ERG est très altéré ou éteint et l’EOG altéré. Le gène est sur le bras long du chromosome 1. L’affection est autosomique récessive (MIM 268030).
J. R. Heckenlively, ophtalmologiste américain (1982)
→ drusen de la membrane de Bruch, drusen de la tête du nerf optique, drusen radiaires maculaires, electrooculogramme, EOG, électrorétinogramme, ERG, pigments de type ostéoblastiques
tumeur para-pharyngée l.f.
tumor of parapharyngeal space
Tumeur développée en dehors des muscles pharyngés.
Elle est visible dans le pharynx lorsqu’elle en refoule la paroi. Elle peut intéresser trois espaces : l’espace pré-stylien, l’espace rétro-stylien et l’espace rétro-pharyngé. La tomodensitométrie éventuellement complétée par l’IRM, l’angiographie, objectivent la tumeur en précisent la topographie et les rapports avec les organes de voisinage. Le traitement de ces tumeurs est chirurgical par un abord cervical parfois associé à un abord pharyngé.
Étym. lat. tumor : gonflement