Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pseudo-pseudo-hypoparathyroïdisme l.f.

pseudopseudohypoparathyroidism

Maladie comparable à la pseudohypoparathyroïdie mais sans anomalies du bilan phospho-calcique.

F. Albright, médecin endocrinologue américain, membre de l’Académie de médecine (1952)

pseudohypoparathyroïdisme

pseudo-pseudo-xanthome élastique l.m.

pseudopseudoxanthoma elasticum

Forme de pseudoxanthome élastique qui, au contraire du pseudoxanthome élastique proprement dit, n'est pas héréditaire et qui a été observé en association avec la prise de D-Pénicillamine.
Il n'y a pas de calcification à l'examen histologique.

cellule géante l.f.

giant cell

Cellule de grande taille, plurinucléée, d’origine variable : épithéliale, mésenchymateuse, histiocytaire, qu’elle résulte de la fusion de cellules mononucléées, constituant un plasmode, ou d’une succession de caryodiérèses sans cytodiérèses, constituant un syncitium.
En pratique anatomopathologique, les termes cellule géante, cellule plasmodiale et cellule syncitiale sont devenus synonymes.
En dehors des cellules géantes que l’on trouve normalement, comme les mégacaryocytes de la moelle hématopoïétique et les ostéoclastes de la travée osseuse, c’est la pathologie qui en fournit les deux types classiques : la cellule géante à corps étranger, aux noyaux éparpillés ou groupés, et la cellule géante de type Langhans au noyau dessinant une couronne ou un fer à cheval.
La cellule géante, en association avec des cellules histiocytaires, peut constituer un granulome inflammatoire, spécifique ou non.

T. Langhans, anatomopathologiste allemand (1868)

Syn. cellule géante, cellule plasmodiale et cellule syncitiale

[A2]

cellule géante à corps étranger l.f.

foreign body giant cell

cellule géante

[A2]

hyperplasie ganglionnaire médiastinale géante l.f.

B. J. Castelman, anatomopathologiste américain (1954)

Castleman (maladie de)

Langhans (cellule géante de) l.f.

Langhans’ type giant cell

Cellule géante multinucléée fréquemment observée dans le granulome tuberculoïde, en association avec les cellules épithélioïdes mais non spécifique de l'inflammation tuberculeuse.

Th. Langhans, anatomopathologiste allemand (1839-1915)

mitochondrie géante n.f.

hypertrophie cellulaire

Gougerot-Carteaud (papillomatose confluente et réticulée de) l.f.

H. Gougerot, membre de l’Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologistes français (1927)

papillomatose confluente et réticulée

papillomatose n.f.

papillomatosis

Terme surtout histologique correspondant à une hyperplasie épithéliale qui résulte d'un allongement des bourgeons interpapillaires d'un épithélium malpighien, réalisant une formation exophytique à surface ondulée.
Si elle est du type que l'on observe dans le psoriasis, on peut qualifier la papillomatose de psoriasiforme. Toutefois, ce terme est également employé en clinique, par ex. pour la papillomatose confluente et réticulée de Gougerot et Carteaud.

H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologistes français (1927)

Étym. lat. papula ou papilla : bouton, pustule

papillomatose bénigne du mamelon l.f.

Forme éventuellement non érosive de l'adénomatose du mamelon.

papillomatose confluente et réticulée de Gougerot et Carteaud l.f.

confluent and reticulate papillomatosis, Gougerot-Carteaud’s syndrome

Dermatose bénigne caractérisée par le développement progressif de lésions hyperpigmentées, discrètement papuleuses, qui se disposent symétriquement sur le tronc, prédominant dans les zones médiodorsale et médio-thoracique où elles confluent en nappes et qui, plus en périphérie, réalisent une éruption réticulée des faces latérales du thorax, du dos, du cou et des creux axillaires.
Très rare, cette affection touche principalement des adultes jeunes et des adolescents. Son image histologique, non spécifique, comporte une discrète papillomatose. Son diagnostic impose d'éliminer formellement un pityriasis versicolor ou un acanthosis nigricans étendu, qui ont souvent été confondus avec la papillomatose confluente et réticulée. La physiopathologie est inconnue. L'évolution est chronique. Les tétracyclines représentent un traitement efficace mais purement suspensif, souvent suivi de rechutes.

H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologues français (1927 et 1932)

Syn. maladie de Gougerot-Carteaud

papillomatose cutanée floride l.f.

carcinome verruqueux

papillomatose des voies biliaires l.f.

biliary papillomatosis

Prolifération tumorale diffuse des canaux biliaires intra- et/ou extrahépatiques.
Les canaux dilatés sont remplis de projections papillaires tumorales, faites de cellules épithéliales cylindriques soutenues par des axes fibrovasculaires. Une transformation maligne est possible.

papillomatose excréto-urinaire l.f.

urothelial papillomatosis

Efflorescence diffuse sur la muqueuse excréto-urinaire de tumeurs urothéliales papillaires dont le potentiel malin peut être variable à la fois dans le temps et dans l’espace.

papillomatose galactophorique l.f.

galactophoric papillomatosis

Prolifération bénigne, diffuse ou localisée à une seule tumeur papillaire, de l'épithélium des canaux galactophoriques du sein, responsable de galactorrhée ou d'écoulement sanglant mammelonnaire.
On l'identifie par galactographie puis analyse histologique après exérèse chirurgicale du ou des canaux galactophores atteints, réalisant une pyramidectomie.

papillomatose inflammatoire du palais l.f.

Hyperplasie papillaire ou pseudo-papillomateuse de la muqueuse palatine liée à des phénomènes inflammatoires favorisés par le port d'une prothèse dentaire et une mauvaise hygiène buccale.

papillomatose laryngée juvénile l.f.

laryngeal juvenile papillomatosis

Affection marquée par l’apparition de formations pédiculées centrées sur un axe conjonctivo-vasculaire avec prolifération épithéliale régulière et non kératinisée, développées au niveau du larynx de l’enfant ou de l’adulte jeune.
Son origine est virale. Elle atteint les cordes vocales, les bandes ventriculaires, les aryténoïdes, et plus rarement, l’épiglotte entraînant dysphonie, aphonie puis dyspnée. Elle présente un caractère récidivant. Son traitement se fait habituellement avec un laser à dioxyde de carbone mais nécessite de nombreuses séances.

dysphonie, aphonie, dyspnée, laser chirurgical

papillomatose orale floride l.f.

oral florid papillomatosis

Néoformation rare caractérisée par un placard papillomateux blanchâtre en chou-fleur, plus ou moins étendu, siégeant sur la muqueuse buccopharyngée, d'extension plus superficielle que profonde et d'abord considérée comme un état pseudo-carcinomateux.
Histologiquement, elle réalise une hyperplasie épithéliale bien différenciée avec des projections papillaires exophytiques alternant avec des massifs épithéliaux qui s'enfoncent profondément dans le chorion; l'assise basale ne comporte que quelques mitoses et peu ou pas d'atypies. Pour certains auteurs cette affection ne représente qu'un état précancéreux, alors que, pour d'autres, il s'agit d'emblée d'un carcinome verruqueux à localisation buccale. Sa nature virale, liée à une infection à papillomavirus, est évoquée sans être réellement démontrée. Une exérèse chirurgicale large est indiquée, mais les résultats en sont décevants, de nouvelles lésions apparaissant souvent à distance des premières tumeurs.

Syn. papillomatosis mucosae carcinoides

papillomatose vésicale l.f.

vesical papillomatosis

Poussées évolutives successives, multifocales et récidivantes de tumeurs papillaires de vessie.

villeuse de la vessie (maladie), papillome

papillomatose vestibulaire physiologique l.f.

hirsutoid papillomas of the vulva

État lié à la présence de petites excroissances papillomateuses digitiformes couleur de la muqueuse normale, de nature physiologique, généralement localisées au vestibule vulvaire.
Histologiquement ces lésions sont proches des angiofibromes. Elles sont l'équivalent féminin des papules perlées de la couronne du gland.

adénose sclérosante à forme pseudo-infiltrante du sein l.f.

pseudo-infiltrative sclero-adenosis of the breast

Hyperplasie glandulaire, bénigne, du lobule mammaire associée à de la fibrose qui étrangle le lobule mammaire et réalise un aspect pseudo-tumoral clinique et radiologique, démenti par la biopsie chirurgicale.

Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique

[F5,O5 ]

Édit. 2017

atlas pseudo-isochromatique l.m.

pseudoisochromatic atlas

planche pseudo-isochromatique

bassin pseudo-oblique ovalaire l.m.

kyphotic pelvis, hunch backed pelvis

bassin des boîteuses

Édit. 2017

bassin pseudo-ostéomalacique l.m.

pseudo-osteomalacic pelvis

Bassin rachitique dont les déformations sont de type ostéomalacique.

Syn. bassin ostéomalacique

Édit. 2017

dystrophie musculaire progressive pseudo-hypertrophique de Duchenne et de Becker l.f.

Duchenne and Becker’s progressive myodystrophia pseudohypertrophique

P. E. Becker, généticien allemand (1955) ; G. B. Duchenne de Boulogne, neurologue français (1858) ; N. Wein, pédiatre et génétcien américain (2015)

Duchenne (maladie de)

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