nécrose striatale bilatérale de l'enfant, forme sporadique (IBSN) l.f.
bilateral striatal necrosis of the child, sporadic form
Forme sporadique de dégénérescence spongieuse symétrique bilatérale du noyau caudé, du putamen et du globus pallidus caractérisée par une régression développementale, une choréo-athétose et une dystonie évoluant en quadriparésie spastique.
La prévalence est de 1 à 9/1 000 000.
L'IBSN peut apparaître à tout moment à compter de la période néonatale jusque dans l'enfance et même l'adolescence. Les caractéristiques cliniques incluent choréo-athétose, dystonie, rigidité, spasticité, dysphagie, atrophie optique, déficit intellectuel, régression développementale des aptitudes motrices et verbales, retard de croissance staturo-pondérale, myoclonie, quadriparésie, ataxie cérébelleuse et nystagmus.
La maladie est associée à une dysfonction neurologique brutale secondaire à une maladie fébrile systémique aigue telle que les infections à mycoplasme, à streptocoque ou la rougeole.
Le scanner et l'IRM mettent en évidence la dégénérescence des ganglions de la base.
Les diagnostics différentiels incluent la maladie de Wilson, l'encéphalomyélite aiguë disséminée, la neurodégénérescence avec surcharge cérébrale en fer, la maladie de Leigh, la maladie de Huntington juvénile, l'acidurie méthylmalmonique, le déficit en guanidinoacétate méthyltransférase, l'acidurie glutarique type 1 (voir ces termes), l'intoxication au monoxyde de carbone, l'artérite des petits vaisseaux et les traumatismes.
Le traitement repose sur le traitement de l'infection causale.
Le pronostic est variable avec soit une amélioration progressive des symptômes et une récupération complète observée après la guérison de l'infection, ou des séquelles neurologiques graves.
Réf. Orphanet, Rachel Straussberg (2010)
→ nécrose striatale bilatérale de l'enfant, nécrose striatale bilatérale de l'enfant forme familiale
nécrose striatale bilatérale de l'enfant (IBSN) l.f.
bilateral striatal necrosis of the child
Plusieurs syndromes de dégénérescence spongieuse symétrique bilatérale du noyau caudé, du putamen et du globus pallidus sont caractérisés par une régression développementale, une choréo-athétose et une dystonie évoluant vers une quadriparésie spastique.
L'IBSN peut être familiale ou sporadique.
La prévalence de la forme sporadique est estimée à 1 à 9/1 000 000 et celle de la forme familiale à moins de 1/1 000 000.
L'âge d'apparition de l'IBSN familiale varie entre 7 et 15 mois, tandis que la forme sporadique peut se manifester à tout moment à partir de la période néonatale jusque dans l'enfance et même l'adolescence.
Les caractéristiques cliniques incluent choréo-athétose, dystonie, rigidité, spasticité, dysphagie, atrophie optique, déficit intellectuel, régression développementale des aptitudes motrices et verbales, retard de croissance staturo-pondérale, myoclonie, quadriparésie, ataxie cérébelleuse et nystagmus.
La forme familiale a un début insidieux et une évolution défavorable avec progression lente, tandis que la forme sporadique est associée à une dysfonction neurologique brutale secondaire à une maladie fébrile systémique aigue telle qu'une infection à mycoplasme, à streptocoque ou la rougeole.
Le scanner et l'IRM mettent en évidence la dégénérescence des ganglions de la base.
Le diagnostic différentiel inclut la maladie de Wilson, l'encéphalomyélite aiguë disséminée, la neurodégénérescence avec surcharge cérébrale en fer, la maladie de Leigh, la maladie de Huntington juvénile, l'acidurie méthylmalmonique, le déficit en guanidinoacétate méthyltransférase, l'acidurie glutarique type 1 (voir ces termes), l'intoxication au monoxyde de carbone, l'artérite des petits vaisseaux et les traumatismes.
L'IBSN autosomique récessive est due à une mutation du gène NUP62 (19q13.33) et l'IBSN mitochondriale à une mutation du gène ATP synthase-6 gene MTATP6.
Le test prénatal et le conseil génétique sont proposés aux familles des patients.
Il n'existe pas de thérapie standard. Le traitement par biotine orale a été reconnu pour ralentir l'évolution des premiers stades de la maladie.
Le pronostic de la forme familiale est généralement mauvais avec des patients évoluant vers une quadriparésie spastique suivie du décès, généralement secondaire à une infection. Le pronostic de la forme sporadique est variable, avec soit une amélioration progressive des symptômes et une récupération complète observée après la guérison de l'infection, soit des séquelles neurologiques graves.
Réf. Orphanet, Rachel Straussberg (2010)
→ nécrose striatale bilatérale de l'enfant, forme sporadique nécrose striatale bilatérale de l'enfant, forme familiale, MT-ATP6
nécrose striatale bilatérale familiale infantile
familial infantile bilateral striatal necrosis
Forme familiale de nécrose striatale bilatérale infantile (IBSN), syndrome de dégénérescence bilatérale symétrique spongieuse des noyaux caudés, putamen et globus pallidus, caractérisé par une régression développementale, une choréoathétose et une dystonie progressant vers une quadriparésie spastique.
La prévalence de l'IBSN familiale a été estimée à moins de 1/1 000 000.
L'âge d'apparition varie entre 7 et 15 mois. La maladie a un début insidieux et une évolution progressive associant : choréo-athétose, dystonie, rigidité, spasticité, dysphagie, atrophie optique, déficit intellectuel, régression développementale des habiletés motrices et verbales, myoclonus, quadriparésie, ataxie cérébelleuse et nystagmus.
Le diagnostic est confirmé par les images du scanner et de l’IRM.
La dégénérescence striatonigrale infantile autosomique récessive est causée par une mutation du gène NUP62 (19q13.33) et la dégénérescence striatonigrale infantile mitochondriale est causée par une mutation du gène MTATP6. Le diagnostic prénatal et le conseil génétique sont offerts aux familles des patients touchés.
Les diagnostics différentiels incluent la maladie de Wilson, l'encéphalomyélite disséminée aiguë, la neurodégénérescence avec l'accumulation de fer dans le cerveau, la maladie de Leigh, la chorée de Huntington juvénile, l'acidurie méthylmalonique, la déficience en guanidinoacétate méthyltransférase, l'acidémie glutarique I, l'intoxication au monoxyde de carbone.
Le pronostic est habituellement médiocre, quadriparésie spastique évoluant vers la mort, due à une infection.
Le traitement par la biotine orale ralentit initialement les progrès de la maladie.
Rachel Straussberg, neuropédiatre israélienne (2010)
Réf. Orphanet, Rachel Straussberg (2010)
→ nécrose striatale bilatérale de l'enfant, nécrose striatale bilatérale de l'enfant forme sporadique, MT-ATP6, NUP62
nécrose corticale rénale bilatérale l.f.
bilateral renal cortical necrosis, cortical necrosis of the kidney, kidney cortex necrosis.
Affection rare caractérisée par une nécrose soit diffuse, soit focale et dans ce dernier cas compatible avec une récupération partielle de la fonction rénale.
Les causes sont multiples. La plus fréquente est la survenue, chez une femme enceinte, d'une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) à l'occasion d'une toxémie gravidique, d'une septicémie, d'un choc hémorragique, d’un hématome rétro-placentaire, d’une crise d’éclampsie. La nécrose peut être secondaire à une pancréatite aigüe, à une déshydratation aigüe, à un traumatisme, à un choc septique, à une envenimation, à une micro-angiopathie thrombotique, à une intoxication notamment après absorption accidentelle de diéthylène-glycol. Les nécroses totales imposent le traitement définitif par les méthodes de substitution de la fonction rénale, dialyse et transplantation. Les formes partielles soulèvent les problèmes d'une insuffisance rénale aigüe oligo-anurique parfois prolongée mais réversible.
Syn. syndrome de Juhel-Renoy
aire transitionnelle amygdalo-striatale l.f.
amygdalostriatal transition area
Structure sous-corticale située dans la partie postérieure intra-amygdalienne de l’amygdale centro-médiale élargie.
Elle appartient à sa partie latérale. C’est une aire de transition entre le noyau central et l’extension caudale du putamen ventro-latéral.
[A1,H5]
Édit. 2017
maladie sporadique l.f.
sporadic disease
Maladie infectieuse peu fréquente, ne touchant que quelques sujets isolément.
Étym. gr. sporadikos : dispersé, de spora : semence (sporein : semer)
myosite à inclusion sporadique l.f.
Syn. myosite à inclusions
sporadique adj.
sporadic
Se dit d’une maladie survenant par cas isolés, par opposition aux cas survenant de façon endémique ou épidémique.
fièvre récurrente sporadique à tiques l.f.
tick-borne relapsing fever
Maladie infectieuse zoonotique due à l'infection par une bactérie du genre Borrelia dont la transmission est assurée par des tiques de la famille des Argasidae.
Chez l'Homme, ces fièvres récurrentes sont caractérisées par une incubation de l'ordre d'une semaine, un début brutal avec fièvre élevée, céphalées et algies diffuses, splénomégalie, suivi d'une phase apyrétique. Suit une alternance de phases fébriles et apyrétiques (jusqu'à 11 récurrences). Habituellement assez bénignes, ces maladies peuvent néanmoins s'avérer sévères en raison de la survenue possible de complications oculaires, méningitiques, hémorragiques, pulmonaires ou hépatiques. Le diagnostic est facilement établi par la mise en évidence des Borrelia dans le sang lors des épisodes fébriles. Le traitement par les cyclines est très efficace.
Une quinzaine d'espèces borréliennes sont à l'origine de ces fièvre récurrentes qui diffèrent légèrement les unes des autres sur les plans clinique et épidémiologique. A une ou deux exceptions près, toutes sont transmises par des Ornithodoros (le plus souvent, une espèce de Borrelia est associée à une espèce d'ornithodore).
Sévissant dans des régions tropicales et subtropicales, ces borrélioses sont des zoonoses : les bactéries infectent des mammifères sauvages, le plus souvent des rongeurs ; l'Homme n'est infecté qu'occasionnellement (cas sporadiques), dans une zone géographique précise propre à chacune de ces espèces. Toutefois, certaines de ces affections peuvent s'avérer localement fréquentes, surtout lorsque la circulation du germe a lieu dans un environnement domestique. Les ornithodores vecteurs sont également les réservoirs naturels de ces bactéries en raison de leur sédentarité et de leur longévité qui déterminent des foyers pérennes d'infection.
→ borréliose, fièvre récurrente, Borrelia, Argasidae, Ornithodoros, cyclines, zoonose
[D1, D4]
Édit. 2019
anophtalmie bilatérale complète (vraie ou primitive) l.f.
anophthalmos, true or primary
Génopathie malformante avec absence congénitale et bilatérale des globes oculaires.
L’affection est classiquement liée à l'absence d'invagination de la fossette optique lors de l'embryogénèse au stade de 2 mm vers la troisième semaine, il ne doit donc y avoir ni nerf optique, ni chiasma, mais il semble, depuis que les examens IRM sont pratiqués, qu'il existe fréquemment de "petits" nerfs optiques. La cause initialement proposée (absence d'invagination de la fossette optique lors de l'embryogénèse au stade de 2 mm vers la troisième semaine) doit être revue et il faut admettre qu'il y a non développement ou régression de cette fossette et non pas absence. La maladie est héréditaire en l'absence de causes externes connues (cytogénétiques ou autres). L’affection est autosomique récessive (MIM 206900).
E. Cecchetto, ophtalmologue italien (1920)
Étym. gr. an : privatif ; ophtalmos : œil
[P2,Q2]
Édit. 2017
aplasie utérine bilatérale incomplète l.f.
bilateral incomplete congenital absence of the uterus
Absence congénitale d'utérus par aplasie des canaux de Müller, laissant persister sur un ou deux côtés une ébauche de corps utérin.
Elle peut être symétrique sous forme de deux nodules pleins comme dans le syndrome de Rokitansky-Kuster-Hauser-Mayer, ou asymétrique avec d’un côté un nodule plein et une annexe normale, de l’autre un ovaire et une trompe atrophique sans nodule.
Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner
bassin de luxation bilatérale de hanche l.m.
pelvis with congenital bilateral hip luxation
Édit. 2017
cryptophtalmie (uni ou bilatérale) n.f.
Yeux cachés recouverts par la peau et réduits parfois à une simple vésicule sans ouverture palpébrale, malformation exceptionnelle et rarement isolée
Passage de la peau du front aux joues sans cils et sourcils. Souvent bilatérale et parfois asymétrique. L’affection est autosomique dominante (MIM 123570).
W. von Zehender et E. Manz, ophtalmologues allemands (1872)
Étym. gr. kruptos : caché ; ophtalmos : œil
Syn. cryptophtalmie avec microphtalmie et anomalie de Peters)
[Q2,P2]
hydrocéphalie congénitale et malformation bilatérale des pouces (syndrome) l.m.
Hydrocéphalie, paraplégie spastique et hypoplasie et flexion des pouces
Le pouce, hypoplasique et en adduction, est présent dans un quart des cas, et secondaire à une agénésie des muscles abducteurs et extenseurs du pouce (à différencier du spasme en flexion du pouce que l'on peut trouver dans le syndrome bipyramidal avec contracture qui accompagne l'hydrocéphalie sévère). L'hydrocéphalie peut conduire à une macrocrânie plus ou moins évidente et à un retard mental modéré. Les rares manifestations ophtalmologiques associées signalées sont le syndrome de Peters et la dysplasie hyaloïdorétinienne. La maladie est secondaire à une mutation de la molécule de l'adhérence cellulaire L1 (L1CAM), molécule qui favorise l'agrégation des cellules embryonnaires dissociées et dont le gène est localisé en Xq28 entre les marqueurs DXS52 et F8C.
L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 307000).
D.S. Bickers, R.D Adams, neurologues américains (1949)
Étym. gr. hudor : eau ; kephalê : tête
Syn. hydrocéphalie liée au sexe, sténose de l’aqueduc liée au sexe
[H2,I1,Q2]
Édit. 2015
hypoplasie du nerf optique bilatérale et familiale l.f.
optic nerve hypoplasia, familial bilateral
Une famille avec cinq membres sur quatre générations a été décrite.
Petite papille congénitale entourée d'un halo péripapillaire, baisse d'acuité visuelle importante.
L’affection est autosomique dominante (MIM 165550).
Y. Hackenbruch, ophtalmologiste uruguayen (1975)
[P2,Q2]
hypoplasie rénale bilatérale avec oligonéphronie l.f.
[M1]
paralysie faciale congénitale uni ou bilatérale l.f.
facial palsy, congenital unilateral or bilateral
Paralysie faciale congénitale uni ou bilatérale avec agénésie partielle des noyaux protubérantiels, proche du syndrome de Moebius mais sans l'atteinte oculaire.
On peut trouver également une aplasie cutanée et plus fréquemment un curieux aspect d'"oreilles pendantes". L’affection est autosomique dominante (MIM 134100).
D. Skyberg et C. B. van der Hagen, pédiatre et généticien norvégiens (1965)
paralysie laryngée bilatérale l.f.
bilateral laryngeal paralysis
Paralysie bilatérale par atteinte le plus souvent des deux nerfs laryngés inférieurs et plus rarement des deux nerfs vagues. On distingue les paralysies des dilatateurs et la paralysie complète du larynx.
→ paralysie complète du larynx, paralysie des dilatateurs
thoracotomie transverse bilatérale l.f.
bilateral transverse thoracotomy
Ouverture des 2 cavités pleurales avec section transversale du sternum par une incision passant par les 4e ou 5e espaces intercostaux droit et gauche.
Cette voie d'abord, rarement utilisée, l'est pour des tumeurs volumineuses médiastinales anté
adénose sclérosante à forme pseudo-infiltrante du sein l.f.
pseudo-infiltrative sclero-adenosis of the breast
Hyperplasie glandulaire, bénigne, du lobule mammaire associée à de la fibrose qui étrangle le lobule mammaire et réalise un aspect pseudo-tumoral clinique et radiologique, démenti par la biopsie chirurgicale.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,O5 ]
Édit. 2017
amibe à forme végétative l.f.
Forme mobile de l’amibe (Entamoeba) responsable des lésions digestives et tissulaires de l’amibiase (ou amoebose) humaine.
Elle s’oppose au kyste qui représente la forme de résistance et de dissémination du parasite dans le milieu extérieur.
[D1]
Édit. 2017
dysplasie épiphysométaphysaire à forme périphérique l.f.
peripheral epiphysometaphyseal dysplasia
N. O. Silfverskiöld, chirurgien orthopédiste suédois (1925)
forme épimastigote l.f.
epimastigote
Stade évolutif flagellé des trypanosomes apparaissant dans le tube digestif de l’insecte vecteur, au niveau du proventricule et des glandes salivaires de la glossine pour Trypanosoma brucei gambiense et Trypanosoma brucei rhodesiense, au niveau de l’intestin moyen et postérieur du triatome pour Trypanosoma cruzi.
→ Trypanosoma brucei gambiense, Trypanosoma brucei rhodesiense, Trypanosoma cruzi.
[D1]
Édit. 2020
Fanconi forme adulte sans cystinose (syndrome de) l.m.
adult Fanconi syndrome without cystinosis
G. de Toni, pédiatre italien(1933) ; R. Debré, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1934) ; G. Fanconi, pédiatre suisse, membre de l’Académie de médecine (1936)
→ De Toni-Debré-Fanconi (syndrome de)
[M1]
Édit. 2018
Fanconi forme infantile et de l'enfance sans cystinose (syndrome de) l.m.
childhood and infantile form of Fanconi syndrome without cystinosis
G. de Toni, pédiatre italien (1933) ; R. Debré, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1934) ; G. Fanconi, pédiatre suisse, membre de l'Académie de médecine (1936)
→ De Toni-Debré-Fanconi (syndrome de)
[M1,O1]
Édit. 2018