nævus kystique bénin l.m.
cystic benign nevus
Variante de nævus composé où existent de nombreux kystes épithéliaux situés dans le chorion superficiel, mêlés aux cellules næviques.
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. dermo-épithéliome de Parinaud
tératome kystique bénin l.m.
Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur
accident du travail bénin l.m.
light injury
Accident n'entraînant ni arrêt de travail, ni soins médicaux donnant lieu à une prise en charge administrative par les organismes de Sécurité sociale.
L'entreprise peut être autorisée à ne pas déclarer les accidents bénins sous réserve de tenir un registre ouvert à cet effet.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
[E2,E3]
Édit. 2016
angioréticulome bénin l.m.
benign angioréticuloma
[F5,K4]
Édit. 2017
déciduome bénin l.m.
benign deciduoma
Tumeur utérine bénigne formée de cellules déciduales provenant d'une rétention de fragments placentaires.
Étym. lat. deciduus, qui tombe
dysembryome (bénin, malin) l.m.
dysembryoma (benign, malignant)
îlot osseux condensant bénin l.m.
enostosis, bony island
Ilôt d'os compact siégeant au sein d'un os spongieux.
Cet hamartome (tissu normal en situation anormale), appelé aussi énostose, est une ostéocondensation homogène, pleine, de un à trois centimètres de diamètre, dense (densité voisine de celle de l’os cortical), à contours nets, finement spiculés (en oursin). Les spicules se prolongent avec les travées normales de l’os spongieux voisin. En IRM, la lésion apparaît en hyposignal en T1 et en T2. Elle est entourée d’os spongieux normal, souvent excentrée et accolée à une corticale, fréquemment multiple.
Cette lésion, asymptomatique, est le plus souvent de découverte fortuite.
Syn. énostose
→ énostose
[I1, A3, F5]
Édit. 2020
lipoblastome bénin l.m.
benign lipoblastoma
Tumeur bénigne du tissu adipeux, rare, survenant dans les trois premières années de la vie avec prédilection chez le garçon, siégeant au cou, dans la région inter-scapulaire, les aisselles, le creux poplité et parfois le médiastin, réalisant une tuméfaction bien circonscrite, souple et indolore.
Elle est composée d'amas d'adipocytes immatures ronds ou fusiformes à cytoplasme multi-vacuolaire et finement granuleux avec un noyau rond central, séparés par des cloisons conjonctives : elle se rapproche ainsi de l'hibernome.
Étym. gr. lipos : graisse ; blastos : germe ; ôma : tumeur
Syn. lipome foetal, lipome embryonnaire
mélanome bénin l.m.
melanocytic naevus
mésothéliome bénin de la trompe de Fallope l.m.
benign mesothelioma of the Fallopian tube
Tumeur musculaire bénigne de la paroi musculaire de la trompe utérine, incluant des cryptes glandulaires et des follicules lymphoïdes.
Étym. gr : mesos : au milieu ; thêlê : construit d’après épithêlium : qui recouvre (le mamelon) : -ome indique la tumeur
Syn. tumeur adénomatoïde de la trompe de Fallope
Hailey-Hailey (pemphigus chronique bénin familial de) l.m.
familial benign chronic pemphigus, Hailey-Hailey’s disease, pemphigus familiaris chronicus benignus
Dermatose bulleuse acantholytique primitive héréditaire à transmission autosomique dominante à pénétrance variable, caractérisée par la formation de bulles par acantholyse intra-épidermique supra-basale et par l'absence de dépôts d'anticorps dans les espaces interkératinocytaires, ce qui la distingue des pemphigus auto-immuns.
Elle débute à l'adolescence ou l'âge adulte dans les zones de friction, telles que le cou, les plis axillaires et inguinaux, et, plus rarement, atteint d'autres régions comme le cuir chevelu et, exceptionnellement, les muqueuses. La lésion élémentaire est une vésiculobulle flasque, facilement rompue, laissant une érosion rapidement recouverte d'une croûte jaunâtre. Par confluence les lésions constituent de larges nappes suintantes, croûteuses, macérées, malodorantes, souvent parcourues de fissures ou "rhagades". L'examen histologique montre, au sein d'un épiderme papillomateux, une acantholyse intra-épidermique supra-basale avec formation de fentes ou de bulles, sans kératinocytes monstrueux, associée de façon variable à une dyskératose kératinocytaire. Aucun dépôt intra-épidermique d'anticorps n'est observé en immunofluorescence directe. L'évolution spontanée est chronique se faisant par poussées favorisées par la transpiration, la macération et la surinfection, avec une tendance à la diminution au cours des années. Le traitement est avant tout préventif : éviction des frottements et désinfection locale.
H. Hailey et W. Hailey, dermatologistes américains (1939) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1933)
Syn. maladie de Hailey-Hailey, maladie de Gougerot-Hailey-Hailey
→ acantholyse, pemphigus,rhagade, dyskératose
[J1]
Édit. 2018
syndrome douloureux ostéomusculo-articulaire abdominopelvien bénin l.m.
benign painful abdominopelvic-osteo-muscular syndrome
Douleurs diffuses d'étiologie très vague à dominance pelvienne rencontrées chez la femme enceinte, sans doute par adaptation de l'organisme aux modifications gravidiques.
Syn. syndrome douloureux pelvien
synovialome bénin l.m.
→ synovite villonodulaire pigmentaire
tératome bénin du médiastin l.m.
benign mediastinal teratoma
Tumeur dysembryoplasique formée d'un mélange de tissus adultes sans organisation.
Il s'agit :
- soit de tératomes matures multi-tissulaires, tumeur contenant les dérivés de tous les feuillets embryonnaires, avec la présence des dérivés de l'ectoderme (peau, dents, cheveux, sébum) de l'endoderme (épithélium digestif), du mésoderme (os, cartilage, muscle, graisse) ;
- soit d'une tumeur à un seul feuillet dont le type habituel est le kyste dermoïde (sébum, poils, épithélium malpighien, parfois dents).
Ces tumeurs siègent dans le médiastin antérieur et moyen. Elles sont sphéroïdes, bien limitées mais sans capsule propre, débordant le médiastin, le plus souvent à gauche. La présence radiologique de calcifications permet d'affirmer le diagnostic.
L'indication opératoire est formelle du fait du risque d'une fistulisation dans les voies aériennes. Au cours de leur exérèse, les tératomes bénins n'ayant pas de capsule propre et s'accompagnant d'une importante réaction inflammatoire en périphérie, le nerf phrénique gauche, s'il n'est pas préalablement repéré, risque d'être sectionné.
À côté des tératomes bénins et des tératomes malins, il est des tératomes mixtes à contingents matures et immatures. La bénignité ne peut être affirmée que par un examen histologique complet de la pièce d'exérèse.
Anc. dénom. dysembryome bénin, kyste dermoïde
Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur
Syn. tumeur germinale bénigne du médiastin
vertige paroxystique positionnel bénin l.m.
Vertige rotatoire bref (quelques secondes), intense, déclenché par la prise rapide d'une position particulière de la tête dans l’espace, toujours la même (typiquement lorsque le patient se tourne dans son lit sur un côté) et lié dans la grande majorité des cas à une pathologie d’un canal semi-circulaire postérieur.
Ce vertige dit de positionnement est l’un des plus fréquents vertiges périphériques. Ses deux caractéristiques essentielles tiennent à l’existence d’une manoeuvre diagnostique et au mécanisme invoqué dans sa survenue et qui est à la base de certains procédés kinésithérapiques.
Le diagnostic, évoqué à l’interrogatoire, peut en effet être confirmé par une manœuvre décrite par Dix et Hallpike : elle consiste à placer rapidement le malade dans la position déclenchante décrite par le malade et à constater la survenue, après une latence de quelques secondes, d’un violent vertige accompagné d'un nystagmus rotatoire et vertical, concomitant de la sensation vertigineuse. Ces manifestations s’estompent en moins d’une minute mais la remise du malade dans la position initiale de l'examen déclenche à nouveau une sensation vertigineuse et un nystagmus battant en sens inverse.
Le reste de l'examen est négatif : pas de nystagmus spontané, épreuves fonctionnelles vestibulaires normales, aucun signe déficitaire cochléaire.
Le mécanisme classiquement invoqué incrimine une lithiase du canal semi-circulaire postérieur. Pour des raisons diverses (traumatisme, infection, après stapédectomie, etc.), les otoconies, petits cristaux situés sur la macule de l’utricule, s’en détachent et soit se déposent sur la cupule du canal semi-circulaire postérieur (cupulolithiase) soit pénètrent dans la lumière de celui-ci (canalolithiase). Sous l’effet de la gravité, la prise de position entraînerait l’inclination de la cupule devenue trop lourde ou le déplacement des cristaux dans la lumière du canal, ce qui, par entraînement, mobiliserait la cupule et provoquerait le vertige.
Un autre mécanisme incrimine une atteinte du nerf vestibulaire, virale ou tumorale : la dégénérescence d’une partie du nerf vestibulaire serait responsable de l’excitation excessive du canal semi-circulaire par levée d’inhibition.
La guérison survient en règle spontanément en quelques jours. Elle semble être accélérée par une ou deux manoeuvres dites libératoires consistant à mobiliser la tête du patient soit brutalement soit très progressivement. Le mécanisme allégué est qu’elles « repositionneraient » les otoconies hors du canal.
Classiquement « bénin », ce type de vertige de positionnement peut révéler une affection grave, type neurinome de l’acoustique, tumeur du tronc cérébral, etc. Il convient donc, lorsque le tableau clinique n’est pas typique, de demander une IRM.
Sigle VPPB
Margaret R. Dix et C. S. Hallpike, otorhinolaryngologistes britanniques (1952)
Étym. lat. vertere : tourner
→ vertige, otolithe, cupulolithiase, Dix et Hallpike (manœuvre de), stapédectomie, névrite vestibulaire, neurinome de l'acoustique
[H1, P1]
Édit. 2019
lymphocytome cutané bénin l.m.
lymphocytoma cutis, Spiegler-Fendt sarcoid
Variété de pseudolymphome cutané non épidermotrope, caractérisé par la survenue d'un ou de plusieurs nodules, fermes rouges ou bruns, habituellement indolores, situés préférentiellement sur le visage mais pouvant aussi atteindre le lobe de l'oreille ou l'aréole mammaire.
L'image histologique montre un aspect de « nœud dans la peau », c'est-à-dire un dense infiltrat dermique de cellules lymphoïdes B et T, groupées en amas avec centre germinatif, qui pourrait faire craindre un lymphome, véritable diagnostic différentiel; mais l'étude immunohistochimique montre que les cellules B sont habituellement polyclonales et qu'il n'y a pas perte de marqueurs T; enfin, la biologie moléculaire ne retrouve pas de réarrangement du récepteur T ni du gène des immunoglobulines. Le lymphocytome peut faire suite à un traumatisme, à une vaccination, à un tatouage ou à une piqûre de tique dans le cadre de la maladie de Lyme. L'évolution se fait habituellement vers la disparition spontanée des nodules, qui peuvent cependant récidiver. Le traitement repose sur la surveillance avec parfois une antibiothérapie ou une corticothérapie locale.
B. E. Bäfverstedt, dermatologiste suédois (1943) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1894) ; H. Fendt, dermatologiste autrichien (1900) ; W. A. Caro et E. B. Helwig, dermatologistes américains (1969)
Syn. lymphadenosis benigna cutis (Bäfverstedt), sarcoïde de Spiegler-Fendt, hyperplasie lymphoïde cutanée (Caro et Helwig)
→ infiltration lymphocytaire cutanée bénigne, Lyme (maladie de)
[D1, J1]
Édit. 2019
adénoïde kystique (tumeur) l.f.
cystic adenoid tumour
Variété de tumeur épithéliale évoluant habituellement selon un mode de malignité atténuée.
Les cellules tumorales ont tendance à former des massifs de cellules glandulaires creusées de cavités remplies d’un matériel particulier, d’aspect hyalin.
Étym. gr. adên : glande
Syn. cylindrome
[A3,F2 ]
Édit. 2017
carcinome adénoïde kystique l.m.
adenocystic carcinoma
1) En dermatologie, variété exceptionnelle du carcinome sudoripare eccrine sur le cuir chevelu.
L'image histologique associe des îlots uniquement composés de cellules épithéliales à des amas cellulaires ressemblant à un carcinome basocellulaire adénoïde et contenant parfois des plages kystiques remplies de mucine. La tumeur présente surtout une malignité locale et ne forme que rarement des métastases. L'exérèse chirurgicale en est le traitement de choix.
2) En pneumologie, tumeur primitive des glandes bronchiques, la plus fréquente de ces tumeurs autrefois regroupées dans le cadre des épistomes.
Anciennement dénommé cylindrome, cette tumeur est maintenant classée dans les carcinomes du fait de son potentiel malin dont témoignent les récidives locorégionales, les métastases plus rares mais possibles. Elle siège avant tout sur la trachée et les grosses bronches. Son traitement est, si possible, chirurgical et on lui adjoint une radiothérapie en cas d'atteinte ganglionnaire médiastinale ou d'invasion au niveau d'une ou des coupes chirurgicales. Cette tumeur est peu ou pas chimiosensible.
Anc. dénom. cylindrome, épithélioma à stroma remanié
R. Boggio, dermatopathologiste américain (1975)
→ cylindrome, carcinome mucineux eccrine
[F2,J1,K1]
carcinome adénoïde kystique du col utérin l.m.
cystic adenoid carcinoma of the uterine cervix
Variété histologique d’adénocarcinome du col utérin contenant des cylindres hyalins et mucoïdes.
Syn. cylindrome du col utérin
[F2,O3]
dégénérescence kystique de la voie excrétrice urinaire l.f.
urothelial cystic degeneration
Ensemble des lésions dégénératives de l'urothélium apparaissant en un point quelconque de l'arbre urinaire, localisées ou diffuses, en rapport avec une agression chronique infectieuse ou parasitaire.
Elles n'ont généralement pas de caractère obstructif, et peu de conséquences pathologiques, mais donnent radiologiquement des images caractéristiques en "nid d‘abeille" parfois spectaculaires.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence kystique d'un léiomyome utérin l.f.
cystic degeneration of uterine myoma
Transformation bénigne d'un fibrome utérin caractérisée par une nécrose de liquéfaction entraînant la constitution de cavités liquidiennes.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.
cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma
→ dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie
dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie, dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.
retinal degeneration with nanophthalmos, cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma
Dégénérescence rétinienne progressive avec dégénérescence microkystique maculaire, hypermétropie, nanophtalmie et glaucome à angle fermé.
L'ERG est d'abord altéré en scotopique puis photopique et scotopique. La dégénérescence maculaire n'est plus microkystique chez les sujets âgés mais atrophique. L’affection est autosomique récessive (MIM 267760).
Cynthia J. MacKay, ophtalmologiste américaine (1987)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dermoïde kystique l.m.
cystic dermoid
Kyste dermoïde développé à partir de la conjonctive et pouvant envahir l'orbite, dont la paroi contient des structures pilosébacées et glandulaires.
dystrophie kystique du sein l.f.
breast cystic dystrophy
Ensemble des lésions kystiques multiples du sein.
P. Reclus, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1883)
Syn. Reclus (maladie de), mastose sclérofibro-kystique