membrane spirale du conduit cochléaire l.f.
paries tympanicus ducti cochlearis ; membrana spiralis ducti cochlearis (TA)
tympanic surface of cochlear duct : spiral membrane of cochlear duct
Paroi inférieure du conduit cochléaire (limaçon membraneux) qui semble continuer la lame spirale osseuse de la cochlée ; elle sépare le conduit cochléaire de la rampe tympanique.
On lui distingue deux zones : une portion médiale, dite « zone lisse » (zona arcuata, abenula tecta de Kölliker), et une portion latérale, dite « zone striée » ou « zone pectinée » (zona pectinata de Todd-Bowmann). Cette différence d’aspect est due à une différence de structure de la couche moyenne des fibres basilaires de la membrane. Cette couche moyenne est comprise entre une couche limitante supérieure (couche vitrée) et une couche inférieure conjonctive (couche tympanale), qui renferme le vaisseau spiral. A la jonction de la lame spirale osseuse de la cochlée et de la membrane spirale du conduit cochléaire se trouve la rangée spirale des foramens nerveux.
Syn. anc. membrane basilaire du conduit cochléaire ; lame basilaire du conduit cochléaire
glomérulonéphrite rapidement progressive l.f.
rapidly progressive glomerulonephritis
Syndrome anatomoclinique rare, se traduisant par la survenue brutale d’une insuffisance rénale aigüe avec protéinurie, hématurie et hypertension, d'évolution habituellement sévère, résistant aux corticoïdes et aux immunosuppresseurs.
L'atteinte histologique est caractérisée par des lésions glomérulaires associant une nécrose focale du flocculus une prolifération extracapillaire diffuse entraînant parfois l’éclatement de la capsule de Bowmann, se cicatrisant avec des synéchies floculo-capsulaires, avec ou sans prolifération endocapillaire, avec ou sans dépôts immuns. Trois types sont distingués : les glomérulonéphrites avec anticorps anti membrane basale glomérulaire, les glomérulonéphrites avec complexes immuns et les glomérulonéphrites avec des auto-anticorps reconnaissant des molécules du cytoplasme des polynucléaires principalement la protéinase 3, la myéloperoxydase (anti neutrophil cytoplasmic antibodies=ANCA)
La perte de la fonction rénale justifie le recours aux techniques de dialyse et éventuellement à la transplantation rénale avec un certain recul par rapport à l'épisode aigu. La récidive de la maladie au niveau du transplant a été observée.
Syn. glomérulonéphrite proliférative endo- et extracapilllaire
→ glomérulonéphrite subaigüe extracapillaire
Vogt (dystrophie cornéenne en mosaïque de) l.f.
Vogt’s dystrophy
Dystrophie cornéenne siégeant au niveau de la membrane de Bowmann, uni ou bilatérale, le plus souvent isolée mais parfois à transmission héréditaire autosomique dominante.
Elle commence vers l'âge de sept à huit ans, sans baisse visuelle, avec évolution vers la formation d'opacités polygonales épithéliales à bords nets.
A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1921))
lamine n.f.
lamin
Aminoprotéine filamenteuse constituant de la partie interne de la membrane du noyau cellulaire, la lamina, dans toutes les cellules nucléées des eucaryotes.
Les lamines sont des filaments intermédiaires (FI de type V) du cytosquelette nucléaire. Les fibres sont assemblées sous forme de dimères et allongées par polarisation et liées par la protéine émérine. Elles forment un ensemble réticulé fibrillaire ancré dans la membrane nucléaire.
Il en existe deux types : le type A comprend les lamines A et C : Le type B (B1, B2, B3) a un rôle différent lors de la mitose.
Les lamines ont diverses fonctions : elles contribuent en association avec l’émérine et d’autres protéines (LAPs : Lamin Associated Protéins) à la formation et à la résistance de la membrane nucléaire, Elles contribuent à former les pores nucléaires entre les mailles de la lamina, intervenant dans les voies de signalisation et la transduction des signaux cellulaires.
Elles fixent la chromatine à la périphérie des noyaux et contribuent à son organisation et à la régulation des gènes,
Lors de la mitose, à la prophase, les lamines A/C se dépolymérisent par phosphorylation (avec intervention du complexe cycline B activé (cycline B/Cdk1)) et deviennent solubles ; la membrane nucléaire et la lamina se désagrègent. Les lamines B, non phosphorylées, restent ancrées aux fragments issus de la membrane. A la télophase, par déphosphorylation et processus inverse, les lamines se repolymérisent et reforment la lamina en même temps que se reforme la membrane nucléaire.
Les lamines A et C sont codées par le gène LMNA situé en 1q22 comprenant douze exons. Elles ont la même partie initiale de la molécule (les 566 premiers acides aminés). La lamine A (70 kDa) est formée à partir d’un précurseur, la prélamine A de 664 acides aminés dont la maturation en lamine A est due à une farnésylation C-terminale suivie d’une double protéolyse où intervient la métalloprotéase à zinc ZMPSTE24 (ou face 1) conduisant à la forme mature de 646 ac. aminés. La lamine C (572 ac. aminés, 60 kDa) est plus courte par suite de la réduction de la région C-terminale par coupure dans l’intron 10. Les lamines B sont codées par des gènes différents.
Les très nombreuses mutations décelées, la complexité du mécanisme de maturation et de leur action, l’importance du rôle des lamines et leur ubiquité expliquent la variété des laminopathies.
Étym. lat. membrana : lame, membrane
→ lamina nucléaire, laminopathie, farnésylation, cycline B/Cdk1
dystrophies cornéennes l.f.p.
Opacités ou altérations cornéennes, la plupart du temps bilatérales et progressives, apparaissant après la naissance, sans caractère inflammatoire, ayant pour la plupart une hérédité dominante, parmi lesquelles on distingue les dystrophies antérieures, les dystrophies stromales et celles des couches postérieures.
Les dystrophies cornéennes antérieures intéressant de façon isolée ou associée l'épithélium cornéen, la membrane basale de l’épithélium, la membrane de Bowman regroupent :
-la dystrophie épithéliale juvénile de Meesman caractérisée par des microkystes de l'épithélium ;
-la dystrophie épithéliale de la membrane basale ou dystrophie de Cogan, associant des microkystes de l'épithélium et des opacités en carte de géographie ou en empreintes digitales de la membrane basale épithéliale ;
-les dystrophies de la couche de Bowman (dystrophie de Reis-Bücklers, dystrophie de Thiel-Behnke) caractérisées par des opacités en rayons de miel dans la région de la membrane de Bowman et fréquemment responsables d'érosions cornéennes récidivantes.
Parmi les dystrophies stromales il convient de rassembler :
-la dystrophie granulaire de Groenouw de type I avec une atteinte bilatérale caractérisée par le dépôt d'opacités grisâtres du stroma antérieur bien limitées dans la zone centrale de la cornée ;
-la dystrophie maculaire Groenouw de type II, caractérisées par une opacification diffuse, fine, superficielle du centre et de la périphérie de la cornée associée à des nodules grisâtres multiples à limites irrégulières ;
-la dystrophie palissadique faite de petits nodules, de tâches et d'opacités linéaires ;
-la dystrophie d’Avellino variante de la dystrophie granulaire dans laquelle on trouve des dépôts linéaires plus marqués ;
-la dystrophie gélatineuse faite d'opacités en forme de gouttes, fréquente au cours des amyloïdoses familiales ;
-la dystrophie cristalline de Schnyder faite d'opacités disciformes rehaussées de fin cristaux polychromatiques ;
-la dystrophie mouchetée faite de dépôts grisâtres de petite taille séparés par un stroma clair, étendus sur l'ensemble de la cornée ;
-la dystrophie nuageuse centrale faite de lésions grisâtres en flocons de neige à bords mal définis touchant uniquement la partie centrale du stroma ;
-la dystrophie prédescemétique constituée de dépôts ponctués et linéaires du stroma profond et qui peut être diffuse, centrale, où seulement annulaire ;
-la dystrophie stromale héréditaire congénitale constituée d'un voile diffus formé de lésions floconneuses localisées avant tout dans la partie antérieure du stroma ;
-la dystrophie postérieure amorphe caractérisée par un épaississement stromal central profond entraînant une opacification bilatérale et symétrique.
Les dystrophies des couches postérieures sont au nombre de trois :
-la dystrophie postérieure polymorphe touchant la membrane de Descemet, faite de lésions vésiculeuses et d'opacités linéaires et diffuses ;
- la dystrophie endothéliale de Fuchs manifestée initialement par l'apparition de lésions cornéennes centrales en forme de gouttes au niveau de la surface postérieure de la cornée. (cornea guttata), caratérisée par une poussière pigmentée souvent présente, avec l’apparition lors de l’évolution d’un œdème cornéen et au stade tardif parfois d’une cicatrisation fibreuse sous épithéliale avasculaire ;
-la dystrophie héréditaire endothéliale congénitale (CHED) caractérisées par une opacification nuageuse bilatérale symétrique de l'ensemble de la cornée présente à la naissance ou dans la période immédiatement postnatale.
A. Meesman, ophtalmologiste allemand (1938) ; D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1964) ; H. J. Thiel, ophtalmologiste et H. Behnke, médecin généticien allemands (1967) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949) ; A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1890, 1933) ; W. F. Schnyder, ophtalmologiste suisse (1929) ; E. Fuchs, ophtalmologiste autrichien (1910)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
glomérulonéphrite avec hyalinose segmentaire et focale l.f.
focal and segmental glomerulosclerosis
Néphropathie qui atteint l'enfant et l'adulte jeune se révélant habituellement par un syndrome néphrotique, le plus souvent impur (en raison d’une hématurie microscopique), parfois cortico-sensible (quand moins de 30% des glomérules sont atteints) ou partiellement voire totalement corticorésistant.
Les lésions histologiques qui siègent par foyer, associent au niveau d'un ou de plusieurs lobules, un collapsus plus ou moins large des anses capillaires avec décollement des podocytes, formant une lésion segmentaire, limitée par un voile clair sur lequel repose des cellules épithéliales rangées les unes contre les autres. Ces lésions segmentaires peuvent comporter des cellules avec surcharge lipidique, des dépôts hyalins et former des synéchies à la capsule de Bowmann. L’étude en immunofluorescence montre au niveau des lésions segmentaires des dépôts non spécifiques d’immunoglobulines M et de C3. Plusieurs formes sont distinguées : celles avec prolifération mésangiale les tip lesions (présence au pôle tubulaire du flocculus), la forme périhilaire (au pôle vasculaire du flocculus), la forme avec collapsus (gonflement majeur des cytoplasmes des podocytes contenant de nombreuses vacuoles et gouttelettes hyalines cernant des parois capillaires plissées sans lumières capillaires visibles). Quand un grand nombre de glomérules sont atteints, l’évolution, se fait vers l’insuffisance rénale terminale.
Les causes de cette glomérulopathie sont multiples : elles peuvent être liées à un facteur circulant d’origine lymphocytaire avec dans ce cas un risque de récidive certain contre-indiquant la transplantation avec un donneur apparenté, elles peuvent être d’origine génétique avec des mutations concernant des gènes du podocyte avec transmission autosomique dominante (INF 2, TRPC6, ACTN4, WT1,LMX1B ,SMARCAL1) ou autosomique récessive (NPHS1, NPHS2, PLCE1, LAMB2, ITGB4), elles peuvent être secondaires (virales, toxiques, liées à une réponse adaptative structurelle/fonctionnelle ou tumorales)
endocytose n.f.
endocytosis
Inclusion active intracellulaire, par invagination de la membrane cytoplasmique, de grosses molécules (phagocytose), de petites particules, de microbes (microcytose), de molécules solubles (pinocytose), constituant une vésicule d'endocytose ou endosome.
Ce processus contribue à la formation du phagosome dans le cytoplasme. Le phagosome, reconnu par un ou plusieurs lysosomes primaires, fusionne avec lui et forme un lysosome secondaire. Le matériel enrobé est digéré par la grande quantité d'enzymes lysosomiques et déversé dans le cytoplasme. Le matériel non digéré forme un corps résiduel entouré d'une membrane. Des corps résiduels multivésiculaires peuvent se former. Un corps résiduel peut se déverser à la surface par exocytose. La plupart des phénomènes d'endocytose sont sélectifs et dépendent de récepteurs spécifiques, situés au niveau de la membrane cytoplasmique, dans de petites invaginations de cette membrane, les puits cottés recouverts ou puits à clathrine, du nom de la protéine qui recouvre la face interne de la membrane.
Étym. gr. endon : en dedans ; kutos : cellule
Ant. exocytose
→ phagocytose, microcytose, pinocytose, phagosome, lysosome, protéolyse, endosome, exocytose, clathrine, cotté, clathrine
[ C2]
Édit. 2019
membrane tympanique l.f.
membrana tympanica (TA)
tympanic membrane
Membrane fibreuse et élastique qui sépare le méat acoustique externe de la caisse du tympan.
Elle est constituée par une couche fibreuse moyenne formée d’une lamelle externe de fibres radiées et d’une lamelle interne de fibres circulaires. Entre ces deux lamelles s’inclut le manubrium du marteau qui leur donne insertion. Cette couche fibreuse s’épaissit à la périphérie en un anneau fibro-cartilagineux qui s’insère dans le sillon tympanique. La couche fibreuse fait défaut à la partie supérieure de la membrane où se situe une partie flaccide. Elle est doublée en dehors par les téguments du méat acoustique externe et en dedans par la muqueuse de la caisse du tympan. Elle est déprimée au niveau de la partie flaccide (poche de Prussak). Elle est soulevée par les plis malléolaires antérieur et postérieur (de Trölsch) dans lesquels chemine la corde du tympan. La majeure partie sous-jacente de la membrane est mise en tension et mobilisée par les mouvements de la chaîne des osselets transmis au manubrium du marteau relié à un double système de fibres : les unes radiées qui vont du manubrium à l’anneau fibre périphérique, les autres paraboliques qui dessinent deux faisceaux, antérieur et postérieur, tendus du processus latéral du marteau à l’anneau fibreux ; le processus latéral du marteau soulève une saillie de la membrane tympanique ; l’ensemble conserve à la partie tendue de la membrane tympanique une certaine rigidité.
Syn. anc. myrinx
podocyte n.m.
podocyte
Cellule épithéliale glomérulaire bordant la membrane basale glomérulaire du côté de l’urine, appelée ainsi parce qu’elle possède des prolongements ou pédicelles par lesquels elle s’appuie sur la membrane basale glomérulaire.
Les podocytes sont encore appelés cellules épithéliales viscérales glomérulaires pour les distinguer des cellules épithéliales pariétales de la capsule de Bowman. Les pieds par lesquels ils s’appuient sur la membrane basale sont reliés par les diaphragmes de fente (« slit diaphragms »). Avec la membrane basale glomérulaire, les podocytes représentent la principale barrière au passage des protéines dans l’urine. Ils expriment des protéines intervenant dans ce processus comme la néphrine et la podocine dont les mutations sont à l’origine de syndromes néphrotiques héréditaires. Ils expriment également des antigènes "néphritigènes" dont la liaison à leurs anticorps spécifiques est capable d’induire des glomérulonéphrites extramembraneuses (« membranous glomerulonephritis »).Le plus fréquemment observé de ces antigènes est le récepteur de la phospholipase A2 (PLA2R), ce qui amène à mesurer systématiquement le taux d’anticorps contre cette protéine dans les syndromes néphrotiques de l’adulte. Un autre antigène plus rarement en cause est la neutroendopeptidase chez les femmes enceintes porteuses d’une mutation invalidant le gène de cette enzyme. Chez le rat, existe un modèle expérimental classique de la maladie, le modèle de Heymann, dans lequel l’antigène cible est la mégaline, protéine absente du glomérule humain. Les podocytes interviennent également dans la synthèse des protéines de la membrane basale glomérulaire.
→ néphrine, podocine, glomérule, néphrotique (syndrome), glomérulonéphrite extra-membraneuse, Heymann (néphrite de), phospholipase A2
cavéole n.f.
caveola
Vésicule intracellulaire délimitée par une membrane formée par invagination de la membrane plasmique au cours d'un processus de podocytose, permettant l'internalisation de molécules du milieu extracellulaire et leur transport à travers le cytoplasme, soit vers l'appareil de Golgi, soit vers un autre point de la membrane pour une transcytose dans les cellules endothéliales notamment.
Les cavéoles sont notamment très nombreuses dans les cellules des endothéliums vasculaires
et dans la cellule musculaire lisse. ♦
La membrane d'une cavéole est caractérisée par la présence de molécules de glycosylphosphatidylinositol sur lesquelles sont ancrées des protéines spécifiques servant à piloter les molécules transportées. Ces phospholipides sont accompagnés de glycosphingolipides, de sphingomyélines et de cholestérol en concentration 4 à 8 fois plus grande que dans le plasmalemme péricellulaire. On trouve des cavéoles dans les cellules endothéliales, dans des cellules musculaires lisses, dans des adipocytes, dans des fibroblastes. Elles paraissent impliquées dans le transport du cholestérol vers les HDL3, ainsi que dans le passage des LDL à travers les cellules endothéliales.
Étym. lat. caveola : petite cavité
→ pinocytose, appareil de Golgi, transcytose, glycosylphosphatidylinositol, glycosphingolipide, sphingomyéline, plasmalemme
[A2, C3]
Édit. 2019
cellules mésangiales du glomérule n.f.p.
glomerular mesangial cells
Cellules présentes dans les capillaires glomérulaires avoisinant les cellules endothéliales et la membrane basale, de structure voisine de celle des cellules musculaires lisses, intervenant dans la contraction des capillaires, la synthèse des protéines de la membrane basale et source de nombreux médiateurs à action autocrine ou paracrine.
Les cellules mésangiales assurent un triple rôle, celui de support des capillaires glomérulaires contrôlant leur contraction, celui de source de nombreux médiateurs locaux et celui de synthèse des composants de la membrane basale glomérulaire. Les cellules mésangiales expriment des protéines retrouvées dans les cellules musculaires lisses comme l’actine, la myosine et la vimentine. Elles possèdent des récepteurs de l’angiotensine II et sous l’effet de cette hormone se contractent et réduisent la surface de filtration et, ainsi, le débit de filtration glomérulaire. Elles produisent des formes actives de l’oxygène, des prostaglandines et des cytokines proinflammatoires agissant localement et, en particulier, sur le recrutement et l’activation de macrophages. Les cellules mésangiales jouent donc un rôle majeur dans les processus inflammatoires dans les glomérules. Elles participent à la synthèse des protéines de la membrane basale glomérulaire comme le collagène de type IV et dans les glomérulonéphrites à celle des collagènes de type I et III spécifiques de la sclérose glomérulaire. Les glomérulonéphrites mésangioprolifératives sont souvent associées au dépôt d’immuns complexes. La forme la plus fréquente est la glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d’IgA ou Maladie de Berger.
→ glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d'IgA, mésangium glomérulaire, actine, myosine, vimentine, angiotensine II
[M1,A2,C2,C3]
hémodialyse chronique de suppléance l.f.
intermittent hemodialysis of substitution
Technique d'épuration extrarénale utilisée pour le traitement des insuffisances rénales chroniques, qui repose sur le principe des échanges, à travers une membrane semi-perméable, entre les constituants du plasma et ceux d’une solution hydroélectrolytique, dite « liquide de dialyse », de composition proche de celle d’un liquide extra-cellulaire normal.
Le principe de l’hémodialyse fait appel aux lois des transferts de masse à travers les membranes semi-perméables constituées de polyacrilonitrile et plus souvent de cuprophane ou d’acétate de cellulose disposés en plaques, en bobines et surtout en fibres creuses.
L'hémodialyse nécessite la mise en œuvre d'une circulation extracorporelle partielle qui dérive le sang vers la membrane semiperméable de l’appareil dit « rein artificiel », préalablement rempli d'une solution isotonique.
Dans le traitement substitutif de l’insuffisance rénale chronique, la dérivation sanguine est artérioveineuse grâce à une fistule créée chirugicalement, au préalable, à l’avant-bras, à partir de l’artère radiale. Le sang est rendu incoagulable par de l’héparine de bas poids moléculaire, par voie générale ou localement, à l'entrée de l'appareil. Le débit sanguin utilisé est de 33 à 200 mL/min, le débit à contrecourant du dialysat est en moyenne de 500 mL/min.
L'écart de concentration entre les deux compartiments crée une différence de pression osmotique qui détermine le passage des molécules à épurer à travers la membrane. Les petites molécules (électrolytes, urée, créatinine) traversent plus facilement la membrane que les autres. L’établissement d’un gradient de pression hydrostatique entre le sang du malade et le bain de dialyse permet la soustraction, par ultrafiltration de la quantité de sel et d’eau accumulée par le malade dans l’intervalle de deux dialyses. L'efficacité d'épuration du dispositif est évaluée par la clairance pour un soluté donné. Des dispositifs de surveillance de la composition du bain, de la pression de perfusion dans le circuit, assurent la sécurité.
Le plus souvent, les séances d’hémodialyse d’une durée de quatre heures, sont répétées trois fois par semaine. Elles peuvent avoir lieu soit dans des centres spécialisés traitant de nombreux malades, notamment à haut risque, soit dans des centres dits d'autodialyse où quelques patients se prennent eux-mêmes en charge avec l'aide éventuelle d'un technicien, soit au domicile même du patient.
L’hémodialyse périodique assure la suppléance des fonctions d’excrétion et de régulation hydroélectrolytique du rein malade sans pouvoir pallier la perte de ses fonctions endocrines et métaboliques.
B. H. Scribner, médecin néphrologue américain (1960)
Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre
Syn. rein artificiel
→ hémofiltration, hémodiafiltration, rein artificiel, fistule artérioveineuse, générateur de dialyse
[M1]
Édit. 2015
membrane cellulaire l.f.
cell membrane
Membrane limitante séparant soit le contenu cellulaire, cytoplasme et noyau, du milieu extérieur (c’est une interface dynamique), soit à l'intérieur de la cellule le noyau du cytoplasme, (membrane nucléaire), soit dans le cytoplasme lui-même les divers organites au sein de la matrice cytoplasmique (mitochondries etc.).
En microscopie électronique les membranes cellulaires ont une structure phospholipidique en trois couches identiques pour toutes les cellules, deux couches denses séparées par une couche claire.
La double couche lipidique est formée de petites molécules dont les pôles hydrophiles sont orientés vers l’extérieur de la membrane et les pôles hydrophobes vers l’intérieur.
Ainsi la double couche lipidique est imperméable à toutes les molécules ou ions hydrosolubles et seules les molécules liposolubles – anesthésiques et médicaments peuvent les traverser.
Le passage de l'eau et des molécules hydrosolubles se fait grâce aux molécules protéiques qui sont situées dans la membrane, formant en certains points des pompes ioniques capables de s'ouvrir quand une molécule spécifique du milieu extracellulaire se fixe sur le site actif (p. par exemple un neurotransmetteur).
Étym. lat. membrana ; cellula (diminutif de cella) : cellule, petite maison
Syn. membrane cytoplasmique
→ pompe ionique, transports aqueux transmembranaires
membrane induite l.f.
inducted membrane
Membrane se formant en périphérie d’un matériel inerte biocompatible placé dans une perte de substance osseuse pour en maintenir l’écartement et servant de moule pour la reconstruction osseuse après remplacement du matériel inerte par une autogreffe d’os spongieux.
La technique de la membrane induite est utilisée pour combler les pertes de substance osseuses après résection pour tumeur, pour perte de substance après fracture, y compris dans les fractures ouvertes des doigts et pour dysplasie osseuse (pseudarthrose congénitale des os longs). Dans un premier temps l’espace est comblé par du ciment chirurgical inerte biocompatible (polyméthylmétacrylate, PMMA) qui sert à maintenir l’écartement (spacer). Deux à six mois plus tard, quand la membrane est formée, le ciment est remplacé par une autogreffe de tissu osseux spongieux, l’ensemble étant fixé par du matériel d’ostéosynthèse. Un éventuel retard ou défaut de consolidaion peut être repris secondairement. Il a été montré que la membrane a un rôle actif d’angiogénèse et d’induction osseuse avec élaboration de facteurs de croissance vasculaire (VEGF) et osseux (TGFβ1 et BMP2).
A. Masquelet, chirurgien français (2000)
Étym. lat. membrana : membrane : induere : conduire vers, recouvrir
Syn. membrane auto-induite
membrane limitante interne l.f.
internal limiting membrane
Couche la plus interne de la neurorétine, qui correspond à la membrane basale des cellules de Müller et constitue le versant rétinien de l’interface vitréorétinienne.
Elle tapisse toute la surface de la rétine et de l’ora serrata, et se prolonge au niveau de la papille par la membrane basale des astrocytes prépapillaires appelée membrane limitante interne d’Elschnig. Elle varie en épaisseur : elle est plus épaisse au pôle postérieur qu’à l’équateur, elle est composée de collagène de type IV, de fibronectine, de laminine et de protéoglycane. On lui décrit deux couches : la lamina rara au contact direct de la membrane cytoplasmique des cellules de Müller, et la lamina densa au contact direct des fibrilles de collagène du cortex vitréen postérieur.
Syn. limitante interne
membrane synoviale de la capsule articulaire l.f.
membrana synovialis capsulae articularis ; stratum synovialae capsulae articularis (TA)
synovial layer of joint capsule ; synovial layer of articular capsule; synovial membrane of joint capsule; synovial membrane of articular capsule
Membrane mince, en forme de manchon, qui tapisse la face profonde de la membrane fibreuse de la capsule articulaire d’une diarthrose.
Elle s’insère à la périphérie des cartilages articulaires. Elle présente parfois des prolongements en cul de sac qui s’insinuent dans la membrane fibreuse (cryptes synoviales ou follicules synovipares) et peut être hérissée sur sa face interne de bourgeons chargés de graisse ou portant des anses vasculaires (replis adipeux ou franges vasculaires). La membrane synoviale porte en outre des saillies plus ou moins volumineuses, filiformes, lamelleuses ou cylindriques, les villosités et les franges synoviales. Sa structure et sa composition chimique la rapprochent du tissu cartilagineux.
Syn. anc. synoviale articulaire
synapse n.f.
synapsis, synaptic junction
Site de connexion et de transmission entre deux neurones ou d’un neurone à une cellule musculaire.
Quel que soit son caractère anatomique, la synapse comporte :
1) un élément présynaptique, habituellement partie terminale d'un axone, renflé en bouton, constitué notamment de la membrane présynaptique, densification de la membrane plasmique, et qui exerce l'action ;
2) un élément postsynaptique, récepteur de l'action, fait en particulier de la membrane postsynaptique, épaississement de la membrane plasmique, et qui peut être un axone (synapse axonoaxonique), une cellule musculaire (plaque motrice), un corps cellulaire (synapse axonosomatique) ou un dendrite (synapse axonodendritique) ;
3) entre ces deux éléments est situé l'espace ou fente synaptique.
Dans le bouton synaptique sont stockées de nombreuses vésicules contenant un médiateur chimique, le neurotransmetteur ou neuromédiateur. Celles-ci vont migrer vers la région jonctionnelle. Le fonctionnement synaptique comporte la transformation d'un message électrique en un message chimique. Chaque terminaison axonale contient un neurotransmetteur qui lui est propre.
Étym. gr. synapsis : point de jonction
→ canal ionique, neuromédiateur, médiateur chimique, neurorécepteur
[A1,H1,H5]
ectosome n.m.
ectosome
Vésicules de 100 à 500 nm de diamètre formées dans la membrane cellulaire et libérées à partir de celle-ci dans le milieu extracellulaire pour communiquer avec une cellule cible.
Les ectosomes contiennent dans leur membrane de nombreuses protéines, en particulier des récepteurs, des glycoprotéines et des métalloprotéinases matricielles. A l’intérieur des vésicules, on trouve également de nombreux ARN. Une fois libérées dans le milieu extracellulaire, ces vésicules vont pouvoir fusionner avec la membrane de cellules cibles situées à distance et y délivrer les protéines et acides nucléiques qu’elles transportent. Les ectosomes paraissent jouer un rôle important dans les communications intercellulaires et ont été impliqués dans de nombreuses pathologies, en particulier le cancer, les maladies neurodégénératives et les maladies auto-immunes.
Les exosomes et les ectosomes jouent le même rôle de transporteurs de protéines et d'acides nucléiques d'une cellule à une autre. Les diff rences entre ces deux types de vésicules extracellulaires portent essentiellement sur leur taille (les exosomes sont plus petits que les ectosomes) et sur leur site de fabrication (les ectosomes sont produits dans la membrane alors que les exosomes le sont dans le cytoplasme).
→ exosome
[C2,C3,F3]
Édit. 2018
ATPase sigle f. pour Adénosine-TriPhosphatase
ATPase
Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’ATP en ADP.
De nombreux systèmes enzymatiques ont une activité d’ATPase, c’est en particulier le cas d’une famille d'enzymes impliquée dans le transport actif d'ions au travers des membranes cellulaires et dans la formation de gradients ioniques. Le clivage enzymatique de l'ATP produit l'énergie nécessaire au transport des ions.
Ces ATPases sont constituées de sous-unités alpha et bêta transmembranaires. On distingue par ex. :
1) l'ATPase Na+/K+ (pompe Na+/K+), située dans la membrane basolatérale des cellules et responsable de l'entrée et de la sortie de ces ions dans la cellule,
2) la pompe Ca2+ située dans la membrane du réticulum endoplasmique qui contrôle la concentration du Ca2+ dans le cytoplasme cellulaire, et
3) la pompe H+/K+ située dans la membrane apicale des cellules pariétales gastriques, responsable de la sécrétion d'acide chlorhydrique.
barrière hémato-encéphalique (BHE) l.f.
blood-brain barrier
Ensemble des mécanismes régissant le passage des substances entre le sang, le liquide cérébro-spinal et le système nerveux central.
Il existe trois barrières ou zones d’échanges.
1) La BHE proprement dite régit le passage des substances du sang vers les cellules du système nerveux central. Histologiquement, elle est constituée par l'endothélium continu des capillaires sanguins et les prolongements astrocytaires jointifs autour de la membrane du capillaire. La perméabilité est facilitée par la liposolubilité et la petite taille des substances, à laquelle s'ajoutent des transports actifs.
2) La barrière hématoméningée régit le passage:
- des substances du sang vers le liquide cérébro-spinal. Histologiquement, elle est constituée par l'endothélium capillaire largement fenêtré, la membrane basale et les cellules épithéliales avec des vésicules de pinocytose. La perméabilité des substances se fait par les pores de l'endothélium, puis par voie intracellulaire. De nombreux facteurs favorisent ce passage (liposolubilité) ;
- du LCR vers le sang. Cette barrière siège dans les granulations de Pacchioni, les hernies arachnoïdiennes et les sinus veineux dure-mériens. Elle est constituée par les cellules leptoméningées, la membrane basale, l'endothélium vasculaire continu. Le passage des substances se fait par filtration-résorption (phénomène actif).
3) la barrière méningoencéphalique ou liquidotissulaire assure le passage des substances du liquide cérébro-spinal vers le système nerveux central. Histologiquement, elle est faite de deux barrières :
- la barrière épendymaire, située entre les ventricules et le système nerveux central, constituée par l'épithélium épendymaire (jonctions cellulaires très perméables, dont le passage est passif par diffusion simple dans les deux sens) ;
- la barrière piogliale, qui siège entre les espaces sous-arachnoïdiens et les cellules du système nerveux central, constituée par la pie-mère discontinue et les prolongements astrocytaires jointifs, et au niveau de laquelle le passage des substances se fait par diffusion simple.
En imagerie médicale, certains tissus pathologiques (tumeurs, abcès, infarctus cérébraux) peuvent altérer cette barrière, qui va alors laisser passer, au cours d'un examen angiographique ou scanographique, le produit de contraste au sein de la région lésée. Cette extravasation explique en grande partie, sinon en totalité, le mécanisme de la fixation de contraste dans ces processus pathologiques et les aggravations qui peuvent être observées après certaines artériographies, en particulier dans les infarctus cérébraux. Le produit de contraste lui-même peut, dans certaines conditions, altérer la BHE (Broman et Olsson). Le mécanisme de cette toxicité, mal connu, paraît lié à la concentration en iode de la solution et à son hypertonicité (Gonsette) ; d'où l'intérêt des produits de contraste triiodés non ioniques de basse osmolarité : leur osmolarité, dans leurs concentrations les plus faibles, est en effet proche de celle du plasma (300 mosm/kg H2O). De plus, pour un radical donné, la toxicité serait plus importante pour les sels de sodium que pour les sels de méthylglucamine.
R. E. Gonsette, neurochirurgien belge (1968 et 1972) ; T. Broman et O. Olsson, neurologues suédois (1948)
Édit. 2017
Bruch (membrane de) l.f.
lamina basalis choroïdeae (TA)
Bruch’s membrane
Membrane perméable 1,5 μm d'épaisseur correspondant au stroma conjonctif de la barrière hématorétinienne externe, située entre choroïde et épithélium pigmentaire de la rétine.
Elle est constituée de cinq couches de dedans en dehors : la membrane basale de l’épithélium pigmentaire rétinien, la couche collagénique interne, la couche élastique, la couche collagénique externe et la membrane basale de la choriocapillaire. Elle correspond à un filtre physicochimique entre la choriocapillaire et l’épithélium pigmentaire. Elle est le siège de modifications structurales au cours du vieillissement et de la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
K. Bruch, anatomiste allemand (1819-1884)
→ dégénérescence maculaire liée à l'âge
Édit. 2017
bulle sous-épidermique l.f.
subepidermal bulla, subepidermal blister
Cavité liquidienne dont le toit est constitué par l'épiderme et le plancher par le derme papillaire.
Elle correspond à un décollement siégeant au niveau de la jonction dermo-épidermique, celle-ci comportant trois zones : la partie basale de l'épiderme, constituée des kératinocytes basaux avec leurs hémidesmosomes, la membrane basale constituée de la lamina lucida et de la lamina densa et la partie superficielle du derme papillaire contenant des fibrilles d'ancrage. Une bulle peut résulter soit d'une interruption de la cohésion entre la partie basale de l'épiderme et la membrane basale par vacuolisation ou nécrose des kératinocytes basaux (p. ex. lichen plan bulleux), soit d'un défaut congénital ou acquis de cohésion de la membrane basale (p. ex. épidermolyse bulleuse jonctionnelle congénitale, porphyrie), soit d'un phénomène inflammatoire et/ou immunologique dans le derme papillaire aboutissant à la production de produits toxiques pour les composants de la jonction (p. ex. dermatose bulleuse auto-immune de type pemphigoïde).
Étym. lat. bulla : bulle
Édit. 2017
caduque adj., n.f.
decidua
1) Au sens général, ce qui est tombé, tombe ou tombera.
2) En médecine, l’adjectif substantivé représente l’ellipse de la locution « membrane utérine caduque » : la caduque, ou membrane déciduale, est expulsée au cours de l’accouchement et elle « tombe » en même temps que le placenta.
Cette membrane est constituée par une couche de cellules de grande taille provenant de la transformation déciduale des cellules stromales de l’endomètre épaissi, ou chorion cytogène, se formant dès la nidation de l’œuf fécondé.
Étym. lat. caduca ou decadua adjectifs dérivés de cadere : tomber ou de decidere ( de, du haut de). En bas latin médical, le mot fut utilisé quelque fois pour « crise d’épilepsie »
→ caduque basale, caduque interutéroplacentaire, caduque pariétale, caduque réfléchie
[A2,O3]
cellule n.f.
cell
Plus petite unité structurale et fonctionnelle fondamentale des organismes vivants, constituée d’un protoplasme ou cytoplasme, séparée du milieu externe par une membrane.
La cellule eucaryote comprend un noyau au sein du cytoplasme dont elle est séparée par une membrane nucléaire, alors que chez les procaryotes le nucléoïde n'a pas de membrane propre. Noyau et cytoplasme contiennent des organites. La capacité de régénération cellulaire permet de différencier les cellules labiles qui se divisent pendant toute la vie comme celles des épithéliums de surface, du sang ; les cellules stables, d'un niveau de régénération faible mais capables de se renouveler en réponse à des stimulus (cellules du foie, du rein, du pancréas, fibroblaste, cellule musculaire lisse, endothélium vasculaire) et les cellules définitives, sans possibilité de régénération comme les cellules nerveuses.
Étym. lat. cellula : cellule ; de cella : magasin
[A2]
cytosquelette n.m.
cyto-skeleton
Système de réseau fait de filaments et de tubules et assurant la permanence, le maintien de la structure cellulaire.
Encore dénommé système des protéines fibreuses de la cellule, il est constitué de trois éléments principaux : microfilament, microtubule et filament intermédiaire ; ainsi que de protéines associées ou protéines de liaison, qui relient ces structures entre elles, à la membrane plasmique et à celle des organites intracellulaires. Outre son rôle de support de la membrane plasmique, des organites cellulaires et de certains systèmes enzymatiques, le cytosquelette permet les mouvements des organites intracellulaires, de la membrane plasmique et des autres constituants du cytosol ; il constitue le système locomoteur des mouvements amiboïdes et des structures mobiles spécialisées (cils et flagelles) et assure la contractilité des cellules de certains tissus spécialisés comme le tissu musculaire.
Étym. gr. kutos : cellule ; skeletos : desséché, squelette
Syn. système des protéines fibreuses de la cellule
[A2]