latence (temps de) l.m.
latence period
En psychanalyse, période qui s'étend du déclin du complexe d'Œdipe vers l'âge de cinq ans jusqu'à la puberté. La maturation psychosexuelle de la petite enfance achevée, elle se heurte à l'impossibilité de mener à la satisfaction.
L'activité proprement sexuelle diminue, la tendresse, la pudeur, le dégoût, les aspirations idéales se développent et portent la marque d'une intense activité de refoulement, laquelle est aussi à l'origine de l'amnésie infantile.
À la puberté, les transformations corporelles offrent au désir la perspective de réalisations sexuelles qui empruntent les voies correspondant au mode de résolution du complexe d'Œdipe.
latence n.f.
latency, latent period, lag phase
Délai entre la délivrance d'un stimulus ou l'intervention d'une cause et l'apparition de la réponse.
Dans les cas où la réponse s'établit progressivement, particulièrement pour les potentiels évoqués, la latence mesure le délai entre le stimulus et le pic ou les pics de la réponse.
En ophtalmologie, caractéristique d'un déséquilibre oculomoteur spontanément inapparent et dont l'existence doit être révélée au moyen d'une manœuvre diagnostique.
On parle ainsi de strabisme latent, de nystagmus latent.
En bactériologie, période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture. Le nombre de cellules reste stationnaire, la vitesse de croissance est faible. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
En virologie: 1. Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule de sa lyse.
2. État d'un virus qui persiste dans l'organisme sans se répliquer.
Étym. lat. latens : caché
→ latence (période, intervalle de) (en psychiatrie), latence (temps de) (en psychiatrie), latente (infection), latence de ségrégation (en génétique)
latence (période, intervalle de) l.f.
latence, latency period, interval
Après un traumatisme psychique, durée écoulée entre l'évènement et l'apparition du syndrome de répétition dans la névrose traumatique. Habituellement de quelques semaines à quelques mois, elle peut être très brève ou se prolonger plusieurs années.
De même que les symptômes de répétition et névrotiques, il s'agit d'un élément caractéristique de cette affection.
Apparemment silencieuse, cette période est fréquemment émaillée de repli sur soi, difficultés d'adaptation, états dépressifs ou au contraire euphorie paradoxale, somatisation et troubles divers des conduites.
Cette réorganisation précaire peut se déstabiliser devant une situation parfois banale mais évocatrice, par quelque analogie, de la rencontre traumatique. Dès lors, s'installe la phase symptomatique proprement dite.
latence de ségrégation l.f.
segregation lag
Lors d'un transfert génétique, retard dans l'expression phénotypique d'un caractère transmis : sa durée exprime le temps nécessaire à la ségrégation de l'allèle transmis dans une cellule bactérienne où l'allèle sauvage ou un autre allèle est absent.
→ conjugaison, fusion de protoplastes, transduction
phase de latence l.f.
lag phase, latent period
1) Période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture.
Le nombre de cellules reste stationnaire, le taux de croissance est minimal. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
2) Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule par un virus de la lyse de la cellule.
apnée (temps d') l.m.
breath holding test
Temps maximal pendant lequel un sujet peut suspendre sa ventilation.
Chez le sujet conscient en ventilation spontanée, l'épreuve d'apnée doit se faire en inspiration forcée (le temps d'apnée volontaire est d'autant plus long que l’inspiration préalable a été plus grande). Mais la volonté ne peut résister très longtemps aux pulsions des centres respiratoires excités par une PaCO2 trop élevée. Chez le sujet normal le temps d'apnée volontaire est d'au moins une minute, il est plus long chez les plongeurs entrainés et très court chez les dyspnéiques. La dépression des centres respiratoires (alcalose, certains médicaments - barbituriques, morphiniques, etc. - ou toxiques), l'hyperpnée ou l'oxygénation préalable la diminution du métabolisme allongent le temps d'apnée volontaire. Il est raccourci par l'excitation des centres (acidose, hypoxie, médicaments «analeptiques respiratoires», etc.), par l'augmentation du métabolisme ou par la réduction du volume d'air contenu dans les poumons (position expiratoire, syndromes restrictifs). L'épreuve d'apnée volontaire, difficile à conduire et peu fidèle, explore mal la fonction respiratoire.
Sous ventilation mécanique : à l’arrêt du respirateur (recherche du seuil d’apnée ou épreuve de débranchement), le temps mis par le patient (conscient ou non) à faire un premier mouvement respiratoire mesure le temps d'apnée tolérable par les centres respiratoires. Si ce temps dépasse une dizaine de secondes, le patient est hyperventilé, si les mouvements ventilatoires ne reprennent pas au bout de plusieurs minutes alors qu’une hypercapnie notable s’est installée, c’est que les centres sont anesthésiés ou lésés.
Étym. gr. apnoia : absence de vent (à distinguer d'apneustia : arrêt volontaire de la respiration).
Syn. épreuve d’hypercapnie
apnée volontaire (temps d') l.f.
time of voluntary apnea
ARM par temps de vol l.f.
time of flight (TOF) MRA, TOF MRA
Technique d'ARM utilisant des séquences d'écho de gradient, fondée sur le principe de l’arrivée dans le plan de coupe de sang frais non saturé (principe du renforcement paradoxal du signal).
En écho de gradient, l'utilisation de TR courts (40 à 50 ms) permet de supprimer le signal des tissus stationnaires (par phénomène de saturation) tout en maintenant une arrivée de sang frais non saturé à signal élevé dans le plan de coupe. Le contraste de l'image est lié au phénomène de renforcement paradoxal du signal dû à l'entrée dans le plan de coupe de ces spins non saturés. L'angiographie peut être réalisée en technique 2D, les plans de coupe étant acquis successivement, un par un, ou en technique 3D où toute la pile des coupes est acquise simultanément. Pour présenter l'image finale, un algorithme de type MIP est utilisé. L'angiographie par temps de vol n'est pas bien adaptée aux vaisseaux à flux très lent, pour laquelle l'ARM par contraste de phase donne de meilleurs résultats. En revanche, elle visualise bien les vaisseaux comportant des zones de turbulences physiologiques (bifurcations). Enfin, il est possible de supprimer les veines ou les artères de l'image (ou les deux) en associant à la séquence des bandes de saturation (ARM dite "à sang noir").
[B2,B3]
Édit. 2018
centre d'accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP) l.m.
part time therapeutic reception centre
Structure légère intermédiaire entre l''hôpital de jour et le centre médicopsychologique, qui fonctionne de façon diversifiée pour assurer, par une approche multidisciplinaire, l'accueil et la prévention, les soins psychiatriques et psychothérapiques, les activités favorisant la réadaptation et la réinsertion des patients stabilisés.
Définie par l'arrêté du 14 mars 1986, la mission du CATTP vise "à maintenir ou à favoriser une existence autonome par des actions de soutien et de thérapeutique de groupe".
[E]
constante de temps l.f.
time constant
1)Temps où une valeur caractérisant un phénomène décroissant est réduite au 1/3.
2)Temps au bout duquel cette valeur a augmenté des 2/3 pour un phénomène croissant, tendant exponentiellement vers un état d'équilibre.
Quand, p. ex. chez un sujet en état d'équilibre, la concentration d'une substance donnée est modifiée par l'injection ou l'inhalation de la même substance, on va vers un nouvel équilibre humoral, caractérisé par une nouvelle valeur plus grande de la concentration, la constante de temps est le temps au bout duquel la concentration a augmenté des 2/3. De même, lors du retour à l'état antérieur, la constante de temps est le temps où la concentration est réduite au 1/3 de la valeur maximale atteinte.
Dans tous les domaines, une action lente amenant le passage d'un état d'équilibre à un nouvel équilibre ne se fait pas instantanément mais de façon exponentielle, les constantes de temps d'aller et de retour peuvent être égales s'il n'y a pas eu de métabolisme de la substance donnée. En présence d'une inertie, les choses sont moins simples, une action rapide peut induire des oscillations qui se superposent à l'exponentielle. En réanimation, du fait de l'inertie du système circulatoire, ces oscillations peuvent être cause d'accidents : p. ex. l'injection intraveineuse trop rapide d'un produit actif peut induire un collapsus. D'une manière générale la correction trop rapide d'un déséquilibre humoral peut provoquer des complications. Le collapsus de reventilation en est un exemple.
→ demi-vie, échanges gazeux, exponentielle (fonction), inertie
[C2]
éjection ventriculaire (temps d') l.m.
ventricular ejection time
Durée de l’expulsion dans l’aorte du sang chassé par la contraction systolique du ventricule gauche.
On la mesure sur le carotidogramme, entre le début de l’ascension de la courbe et l’incisure catacrote. Le temps d’éjection corrigé est le temps d’éjection mesuré, mais modifié grâce à une abaque spéciale (Meiners) en fonction de la durée du cycle cardiaque précédent.
[K2]
Édit. 2019
facteurs temps (d'une irradiation) l.m.p.
time-dose factors
Facteurs exprimant la distribution de la dose dans le temps : fractionnement, étalement et débit de dose.
[F2]
Édit. 2018
hémolyse à l'étuve (test du temps d') l.f.
Appréciation de la résistance globulaire en comparant la survenue de l’hémolyse dans le plasma du malade et dans celui d’un plasma témoin après mise à l’étuve à 37°.
Normalement l’hémolyse ne survient pas avant quatre jours. Une hémolyse précoce en cas d’ictère hémolytique.
J. Caroli, et J. Etévé, gastroentérologues français (1949)
Syn. test de Caroli
[F1]
Édit. 2015
Howell (temps de) l.m.
Howell’s test
Test permettant de mesurer à la fois les durées de la thromboplastinoformation, de la thrombinoformation et de la fibrinoformation.
C’est le temps de coagulation du plasma sanguin rendu incoagulable par addition d’oxalate de calcium puis recalcifié. Sa valeur normale est de 2 à 3 minutes.
W. Howell, physiologiste américain (1890)
→ fibrine, thromboplastinoformation, thrombinoformation, fibrinoformation
[F1]
inondation péritonéale en deux temps l.f.
delayed peritoneal hemorrage
Inondation péritonéale due à la rupture d’une hématocèle constituée autour d’une grossesse extra-utérine.
mode temps-amplitude l.m.
mode temps-brillance l.m.
mode temps-mouvement l.m.
temps de participation à une étude l.m.
contribution period
Délai entre la date des dernières nouvelles et la date d’origine de l'étude.
→ date d'origine, date des dernières nouvelles
[E1]
Édit. 2020
Quick (temps de) l.m.
prothrombine time
Test de coagulation plasmatique.
Il consiste à mesurer le temps de coagulation, à 37°C, d’un plasma rendu incoagulable par son recueil sur citrate de sodium (0,113 M) après l’activation de la voie du facteur tissulaire de la coagulation par adjonction de ce facteur et après rétablissement de la concentration physiologique du calcium ionisé. Le résultat peut être rendu en secondes en le comparant à celui du même test pratiqué sur un plasma de contrôle provenant d’un sujet normal. Il peut aussi être exprimé par rapport à une droite étalon de dilution d’un pool de plasma de contrôle normal. Il correspond alors au taux de dilution donnant le même temps que le plasma à tester et exprimé abusivement en taux de prothrombine.
Le temps de Quick est sensible à tous les facteurs intervenant dans la voie de coagulation dite voie du facteur tissulaire.
En raison de la sensibilité aux facteurs dépendant de la vitamine K, il est très utilisé pour surveiller les traitements anticoagulants oraux par les antivitamines K.
Actuellement le résultat du temps de Quick est remplacé par celui de l’INR (international normalized ratio) dont l’usage rend inutile la comparaison avec un plasma témoin.
A. J. Quick, physiologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1935)
Syn. taux de prothrombine, temps de prothrombine,
relaxation (constante de temps de.. en IRM) l.f.
relaxation time
En IRM, signal caractérisé par le temps de retour à 63% de la position d'équilibre des atomes d'hydrogène à la fin d'une impulsion.
On distingue deux sortes de temps de relaxation :
- T1, temps de relaxation longitudinale (de l'ordre de la seconde) ;
- T2, temps de relaxation transversale (s'exprime en millisecondes).
On peut modifier les signaux de résonance magnétique en faisant intervenir de nouveaux paramètres : TR, le temps de répétition des impulsions ; TE, le temps de réponse de l'écho.
→ constante de temps, relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
TEMPS sigle pour
→ Tomographie d'Emission MonoPhotonique du myocarde Synchronisée
temps bras-rétine l.m.
Mesure du temps compris entre l’injection de fluorescéine dans une veine du pli du coude et son apparition angiographique dans les artères rétiniennes.
Ce temps (10 à 12 secondes en moyenne) est allongé lorsqu'il existe une pathologie des artères carotides et de ses branches.
temps circulatoire l.m.
circulatory time
temps d'acquisition l.m.
acquisition time
En scanographie et en IRM, temps nécessaire pour recueillir et stocker les signaux destinés à l'obtention d'une coupe.
1- En scanographie, ce temps dépend de nombreux paramètres : épaisseur de la coupe, incrément, matrice, qualité et quantité du rayonnement X, type de balayage, nombre de détecteurs. En deux décennies, ce temps est passé de deux minutes à une seconde en scanographie hélicoïdale. Le temps nécessaire pour visualiser une coupe comprend le temps d'acquisition et le temps de reconstruction.
2- En IRM, le temps d'acquisition dépend du temps de répétition TR, du nombre d'acquisitions (ou accumulations) effectuées pour acquérir une ligne de la matrice et du nombre de lignes de celle-ci. Ainsi, pour une séquence pondérée en T1, où TR = 0,5 s, si on fait 3 acquisitions avec une matrice de 256 x 256, le temps d'acquisition est de 0,5 x 3 x 256 = 6 min. 24s. Pour une séquence pondérée en T2, si TR = 2 s, le nombre d'acquisitions et la matrice restant les mêmes, le temps d'acquisition est de 2 x 3 x 256 = 25 min. 30 s. Les techniques d'imagerie rapide permettent de réduire ce temps de façon considérable.
[B2,B3]
Édit. 2018