aspiration intermittente l.f.
intermittent succion
Aspiration dans laquelle la dépression appliquée à l'extrémité du suceur revient automatiquement et périodiquement à la pression atmosphérique.
En réanimation ce dispositif de sécurité évite les aspirations trachéales prolongées génératrices d'hypoxies graves pouvant entraîner un arrêt cardiaque.
claudication intermittente l.f.
intermittent claudication
Arrêt fréquent de la marche en raison d’une crampe douloureuse du mollet après un parcours d’une certaine distance dite périmètre de marche, disparaissant après quelques minutes de repos et dû à une insuffisance du débit artériel musculaire à l’effort des muscles du ou des membres inférieurs.
Ce trouble fonctionnel n’est pas à proprement parler une claudication mais une interruption de la marche ; il est souvent révélateur d’une obstruction partielle ou totale de l’aorte ou des artères du membre inférieur. Le périmètre d’apparition de la claudication intermittente est le mode d’évaluation de la gravité de la lésion artérielle. L’abrègement de la longueur de chaque étape signe la gravité et l’évolution de la maladie et, à l’inverse, l’amélioration de ce périmètre est de bonne valeur pronostique et permet d’apprécier l’efficacité du traitement.
Par extension on applique l’expression à des phénomènes douloureux intermittents qui n’ont pas toujours une cause vasculaire.
Étym. lat. claudus : boiteux
→ artériopathie oblitérante des membres inférieurs, arthérite ?
[N1,K4]
claudication intermittente médullaire l.f.
intermittent spinal claudication
Traduction clinique d'une souffrance des faisceaux pyramidaux médullaires traduite par un dérobement intermittent, une fatigabilité ou une raideur indolores d'un ou des deux membres inférieurs, survenant à la marche et disparaissant au repos.
Elle s'accompagne d'une exagération des réflexes ostéotendineux et évolue vers une paraplégie spasmodique.
La cause peut être vasculaire, tumorale ou infectieuse.
Étym. lat. claudus : boiteux
[H1]
ésotropie intermittente l.f.
intermittent esotropia
Ésotropie chez un patient ayant eu auparavant une exotropie ou une exophorie.
[P2]
Édit. 2018
exotropie intermittente l.f.
intermittent exotropia
Exotropie qui est tantôt manifeste, tantôt latente, selon les conditions sensorielles, et peut être du type insuffisance de convergence.
[P2]
Édit. 2018
explosivité intermittente l.f.
intermittent explosive disorder
Épisodes apparemment espacés (parfois un seul), comportant un contrôle insuffisant d'impulsions agressives, pouvant aboutir à des voies de fait parfois très graves ou à la destruction des biens, et survenant pour des raisons minimes (DSM IV). D'une durée de quelques minutes à quelques heures, ils sont souvent suivis d'épuisement et d'amnésie partielle.
Comme dans les personnalités explosives, des antécédents de dysfonction cérébrale, de convulsions fébriles de l'enfance, de traumatisme crânien, etc., sont assez fréquents dans ces formes rares.
Syn. trouble explosif intermittent, CIM-IO
→ amok
[H3]
Édit. 2018
fièvre intermittente l.f.
intermittent fever
Paludisme caractérisé par des phases fébriles séparées par des intervalles d’apyrexie.
Ex. accès fébriles du paludisme.
[D1,D4]
Édit. 2018
hémodialyse chronique de suppléance l.f.
intermittent hemodialysis of substitution
Technique d'épuration extrarénale utilisée pour le traitement des insuffisances rénales chroniques, qui repose sur le principe des échanges, à travers une membrane semi-perméable, entre les constituants du plasma et ceux d’une solution hydroélectrolytique, dite « liquide de dialyse », de composition proche de celle d’un liquide extra-cellulaire normal.
Le principe de l’hémodialyse fait appel aux lois des transferts de masse à travers les membranes semi-perméables constituées de polyacrilonitrile et plus souvent de cuprophane ou d’acétate de cellulose disposés en plaques, en bobines et surtout en fibres creuses.
L'hémodialyse nécessite la mise en œuvre d'une circulation extracorporelle partielle qui dérive le sang vers la membrane semiperméable de l’appareil dit « rein artificiel », préalablement rempli d'une solution isotonique.
Dans le traitement substitutif de l’insuffisance rénale chronique, la dérivation sanguine est artérioveineuse grâce à une fistule créée chirugicalement, au préalable, à l’avant-bras, à partir de l’artère radiale. Le sang est rendu incoagulable par de l’héparine de bas poids moléculaire, par voie générale ou localement, à l'entrée de l'appareil. Le débit sanguin utilisé est de 33 à 200 mL/min, le débit à contrecourant du dialysat est en moyenne de 500 mL/min.
L'écart de concentration entre les deux compartiments crée une différence de pression osmotique qui détermine le passage des molécules à épurer à travers la membrane. Les petites molécules (électrolytes, urée, créatinine) traversent plus facilement la membrane que les autres. L’établissement d’un gradient de pression hydrostatique entre le sang du malade et le bain de dialyse permet la soustraction, par ultrafiltration de la quantité de sel et d’eau accumulée par le malade dans l’intervalle de deux dialyses. L'efficacité d'épuration du dispositif est évaluée par la clairance pour un soluté donné. Des dispositifs de surveillance de la composition du bain, de la pression de perfusion dans le circuit, assurent la sécurité.
Le plus souvent, les séances d’hémodialyse d’une durée de quatre heures, sont répétées trois fois par semaine. Elles peuvent avoir lieu soit dans des centres spécialisés traitant de nombreux malades, notamment à haut risque, soit dans des centres dits d'autodialyse où quelques patients se prennent eux-mêmes en charge avec l'aide éventuelle d'un technicien, soit au domicile même du patient.
L’hémodialyse périodique assure la suppléance des fonctions d’excrétion et de régulation hydroélectrolytique du rein malade sans pouvoir pallier la perte de ses fonctions endocrines et métaboliques.
B. H. Scribner, médecin néphrologue américain (1960)
Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre
Syn. rein artificiel
→ hémofiltration, hémodiafiltration, rein artificiel, fistule artérioveineuse, générateur de dialyse
[M1]
Édit. 2015
hétérosondage urinaire intermittent l.m.
intermittent catheterization
Sondage uréthrovésical, évacuateur, pratiqué de façon régulière par un personnel soignant en vue de la rééducation d’une vessie neurologique.
Cette méthode combat la rétention chronique et la distension vésicale, et préserve mieux l'intégrité du bas appareil que la sonde à demeure. Plusieurs sondages sont nécessaires chaque jour.Cette technique indiquée dans les rétentions chroniques complètes ou incomplètes, à titre transitoire ou définitif, évite la sonde à demeure et, en permettant l'évacuation complète de la vessie quatre à six fois par jour, vise à prévenir l'infection urinaire. Il peut également favoriser la continence et protège le haut appareil. C'est le mode mictionnel de plus de 80% des handicapés neurologiques. Il est remplacé si cela est possible par l'autosondage.
[M2]
folie intermittente l.f.
intermittent madness
Terme souvent utilisé avant E. Kraepelin pour désigner une forme de psychose maniacodépressive dans laquelle les accès sont séparés par des intervalles irréguliers de santé apparente.
Syn. folie périodique, psychose intermittente
[H3]
Édit. 2018
occlusion ophtalmique intermittente l.f.
intermittent occlusion
Modalité d'occlusion thérapeutique consistant en une occlusion discontinue.
Les périodes d'occlusion ou leur espacement sont fonction de l'évolution thérapeutique.
Étym. lat. occludere : fermer
Ant. occlusion permanente
Édit. 2017
sondage urinaire intermittent l.m.
intermittent urinary catheterization
→ hétérosondage urinaire intermittent, autosondage, hétérosondage
[ M2]
stimulation lumineuse intermittente l.f.
intermittent photic stimulation
Épreuve d'activation pratiquée lors d'un électroencéphalogramme de routine à l'aide d'un stroboscope délivrant une lumière intermittente à des fréquences d'éclairs variables.
Elle est utilisée pour mettre en évidence une photosensibilité.
Sigle SLI
strabisme intermittent l.m.
intermittent squint
Strabisme qui, spontanément, est tantôt manifeste, tantôt latent.
Étym. gr. strabos : qui louche
ventilation contrôlée intermittente l.f.
intermittent mandatory ventilation (IMV)
Combinaison de la respiration spontanée et de cycles respiratoires périodiquement engendrés par un respirateur.
Ce mode de ventilation est intéressant pour préparer le sevrage du respirateur en diminuant progressivement le réglage de la ventilation.
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ ventilation artificielle, ventilation contrôlée
autosondage urinaire intermittent l.m.
self catheterization
Méthode de rééducation des vessies neurologiques, s'appliquant également aux situations de rétention chronique avec distension, consistant à faire effectuer par le patient lui-même, à intervalles réguliers, une évacuation vésicale par sondage urétral.
La méthode nécessite un apprentissage, connaît certaines impossibilités telles que tétraplégie, blocage psychologique, et peut être mise en œuvre dans les deux sexes. La diffusion large de cette technique et sa bonne tolérance même chez l'homme la font utiliser pour le drainage vésical temporaire mais prolongé que nécessitent certaines situations postopératoires, et elle est devenue pour certaines situations neurologiques un mode mictionnel définitif.
→ hétérosondage urinaire intermittent
claudication intermittente abdominale l.f.
Expression parfois appliquée à certaines douleurs paroxystiques abdominales qui seraient liées à une cause vasculaire mésentérique.
Par analogie, on parle d'angor abdominal.
Étym. lat. claudus : boiteux
[N1,K4]
claudication intermittente massétérine l.f.
Au cours de la maladie de Horton, douleurs au niveau du maxillaire et fatigabilité de la mastication qui seraient en rapport avec une artérite maxillaire.
B. T. Horton, médecin interniste américain (1932)
Étym. lat. claudus : boiteux
Syn. claudication intermittente de la mâchoire
[N1,L1]
claudication intermittente radiculaire l.f.
Claudication qui survient au cours des sciatiques et cruralgies par canal lombaire étroit ou rétréci et où la marche est souvent arrêtée par une recrudescence de la douleur radiculaire avec souvent des paresthésies à type de fourmillement ou d'engourdissement.
Une perte de sensibilité, ou une perte de force des membres inférieurs peut survenir.
Étym. lat. claudus : boiteux
[H1]
fièvre biliaire intermittente l.f.
(dénomination historique)
Syn. fièvre bilioseptique
[D1,L1]
Édit. 2018
fièvre bilioseptique l.f.
bilious fever
Infection des voies biliaires à l’origine d’une fièvre intermittente ou rénitente.
A. Chauffard, médecin français, membre de l’Académie nationale de médecine (1855-1932)
Syn. fièvre biliaire intermittente
[D1,L1]
Édit. 2018
fièvre familiale hibernienne l.f.
familial hibernian fever
Accès fébriles intermittents, débutant dans l’enfance, associés à des douleurs abdominales et musculaires, à un œdème périorbitaire unilatéral et à des signes cutanés variables, due à une mutation du gène TNFRSF1A (locus 12q24).
Affection très rare, à transmission autosomique dominante, qui peut se compliquer d’une amylose secondaire AA.
Lorna M. Williamson, hématologiste britannique (1982)
Étym. Hibernia :Irlande
Syn. TRAPS 1A associated priodic syndrome, fièvre intermittente liée au récepteur 1A du tumor necrosis factor
→ tumor necrosis factor, amylose
[N1,Q2]
Édit. 2018
folie intermittente l.f.
Manifestations psychiatrique qui peuvent correspondre à la maladie bipolaire ou à une démence.
[H3]
Édit. 2018
mydriase unilatérale intermittente l.f.
unilateral intermittent mydriasis
Dilatation de la pupille chez le nourrisson dans l'obscurité, qui laisse présager de l’existence d’une amblyopie fonctionnelle.
porphyrie aigüe intermittente l.f.
acute intermittent porphyria
Forme de porphyrie transmise en hérédité autosomique dominante, évoluant par poussées, caractérisée cliniquement par un syndrome abdominal douloureux aigu, de la constipation, des nausées et vomissements, par des manifestations neurologiques et psychiatriques, et par l'absence de manifestations cutanées; les urines contiennent de grandes quantités d'acide delta-aminolévulinique et de porphobilinogène et prennent, lors de l'exposition à la lumière, une coloration rouge porto caractéristique.
Les facteurs favorisants le déclenchement des crises sont : le sexe féminin, la restriction calorique, les antiépileptiques, l'alcool, le tabac, les hormones contraceptives.
L'hyponatrèmie documentées dans 25 à 60 % des poussées aigües est attribuée à des valeurs élevées de l'hormone antidiurétique.
Les atteintes à long terme sont les neuropathies périphérique et autonome, les manifestations psychiatriques, les atteintes rénales, la cirrhose, le carcinome hépatocellulaire.
La porphyrie aigüe intermittente est causée par des mutations hétérozygotes de HMBS, le gène encodant lle porphobilinogène déaminase.
Le traitement comporte de l'administration intraveineuse de dextrose qui inhibe la transcription du gène ALAS1. Des perfusions d'hématine sont à même de bypasser le gène défectueux HMBS.
T. W. Fredrick, médecin interniste américain (2021)
[R1, Q2]
Édit. 2021