inhibiteur calcique l.m.
calcium chanel antagonist or blocker
Substance inhibant l'entrée du calcium dans les cellules myocardiques et musculaires lisses en empêchant l'ouverture des canaux calciques lents, dépendant du potentiel des courants d'action (canaux «voltage dépendants »).
Ces médicaments ont pour effet de réduire le calcium intracellulaire.
Au niveau du cœur et des vaisseaux les canaux L sont concernés : ils diminuent la contraction des parois des artères, abaissent donc la pression artérielle et diminuent le spasme des artères coronaires.
L’OMS distingue deux catégories :
- les inhibiteurs sélectifs d’action cardiaque et vasculaire : vérapamil et diltiazem (qui dépriment la conduction auriculo-ventriculaire et l’inotropisme) ainsi que les dérivés de la dihydropiridine (nifédipine et nicardipine) ;
- les inhibiteurs non sélectifs, dont les effets prédominent sur les vaisseaux périphériques, dérivés de la pipérazine : perhexilline, lidoflazine et prénillamine
Ils sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, de l'insuffisance coronaire, des arythmies, de l'hypertonie utérine, de la thyréotoxicose et de la migraine et dans la prévention des récidives d'hémorragie sous-arachnoïdienne à la phase précoce.
En anesthésie les inhibiteurs calciques sont utilisés pour traiter les accès hypertensifs peropératoires.
T. Godfraind, pharmacologue belge, membre de l'Académie de médecine (2014)
Syn. antagonistes calciques
→ dantrolène, voltage, phénylalcoylamines dihydropyridines, benzothiazépines, diphénylpipérazines, diarylamino-propylamine, vérapamil, diltiazem
enzyme de conversion de l'angiotensine l.m.
angiotensin converting enzyme
Enzyme qui intervient d'une part sur le système rénine angiotensine en transformant l'angiotensine I en angiotensine II, substance fortement vasopressive, et d'autre part en inactivant la bradykinine.
L'enzyme est une dipeptidyl-carboxypeptidase formée de 1278 acides aminés. Son activité enzymatique est peu spécifique. Elle agit aussi sur d'autres peptides vasodilatateurs. L'analogie structurale de l'enzyme de conversion de l'angiotensine avec la bradykinine et la kininase II explique l'interaction.
Normalement sécrétée par le foie et les cellules endothéliales, elle peut l’être au cours de certaines inflammations, en particulier en cas de granulomes tuberculoïdes.
L'enzyme de conversion, localisé sur la membrane des cellules endothéliales, présente un polymorphisme génétique : certains sujets, qui ont une concentration plasmatique augmentée d'enzyme de conversion, ont un risque accru de maladies cardiovasculaires. Dans la sarcoïdose, le dosage de cette enzyme dans le sérum peut révéler son élévation et, bien que sa spécificité soit médiocre, il est néanmoins utile lors de la surveillance évolutive.
A titre thérapeutique, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle et de l'insuffisance cardiaque.
Syn. angioconvertase
Sigle ECA
→ enzyme, angiotensine (I, II, III, IV), système rénine-angiotensine, bradykinine
[C1, C2, K2, K4]
Édit. 2020
inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine l.m.p.
angiotensine converting enzyme inhibitor (ACE-inhibitor)
Famille de médicaments inhibant l'enzyme de conversion de l’angiotensine I en angiotensine II et augmentant le taux de bradykinines (lisinopril, ramipril, énalapril, fosinopril, etc.).
Ils diminuent ainsi la concentration plasmatique de rénine et sont très utilisés dans le traitement de l’hypertension artérielle.
Sigle : IEC
→ enzyme de conversion de l'angiotensine
enzyme de conversion de l’angiotensine de type 2 l.m.
angiotensin converting enzyme 2
L'enzyme de conversion de l'angiotensine de type 2 (ECA2) est une peptidase clivant l'angiotensine II (ou angiotensine 1-8) en angiotensine 1-7, formée des 7 premiers acides aminés de l'angiotensine II.
L'angiotensine 1-7 possède des propriétés antagonistes de l'angiotensine II. Elle est, en particulier, vasodilatatrice et anti-hypertensive. L'enzyme ECA2 intervient donc dans la régulation de la pression artérielle. Elle possède également des propriétés anti-inflammatoires. Elle agit par l'intermédiaire d'un récepteur membranaire spécifique appelé mas.
Cette enzyme existe sous 2 formes, circulante et membranaire. On a montré récemment que la forme membranaire servait de voie d’entrée au virus du Covid-19 (SARS-CoV-2) et au virus du SRAS (SARS-CoV ) dans les cellules. Des tentatives ont été faites d’injecter dans la circulation un excès d’ECA2 humain recombinant afin de piéger le virus et de l’empêcher ainsi de se fixer sur la forme membranaire, porte d’entrée dans la cellule.
Sigle ECA2
→ angiotensine, Covid-19, SRAS, enzyme de conversion de l’angiotensine
[C1, C2, D1]
Édit. 2020
antagoniste calcique l.m.
calcium blocker
Médicament ayant la propriété de bloquer les canaux calciques.
Il est utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle, de l'insuffisance coronaire et du phénomène de Raynaud.
Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant
[G3,G5,K2,K4]
Édit. 2017
balance calcique l.f.
calcium balance
Elle représente la comparaison entre les entrées et les sorties du calcium.
La balance calcique dépend particulièrement de l’apport oral, de la qualité de l’absorption intestinale (en liaison notamment avec la charge en vitamine D, après son activation en calcitriol), de l’importance de l’accrétion et de la résorption osseuses (en liaison avec la vitamine D, la PTH, les hormones gonadiques, thyroïdiennes..), enfin de la qualité de la filtration glomérulaire et de la réabsorption tubulaire du calcium (à laquelle contribuent le taux et l’activité de la PTH, plus accessoirement le calcitriol).
→ vitamine D, parathormone, hyperparathyroïdie, ostéoporose, lithiase rénale
Édit. 2017
bile calcique l.f.
calcic bile
Sur une radiographie sans préparation, aspect spontanément mais faiblement opaque de la vésicule biliaire, avec parfois un niveau liquide en position debout, correspondant à une stase biliaire riche en calcium.
Édit. 2017
déficit en flux calcique transmembranaire l.m.
calcium transmembrane flux defect
Déficit immunitaire congénital, rare, caractérisé par un défaut de réponse aux mitogènes sans diminution du nombre de lymphocytes T périphériques.
L’absence de flux calcique, retrouvé dans certaines cellules non lymphoïdes, empêche l’activation de la calmoduline-kinase et de la calcineurine ainsi que la translocation de NFAT-c dans le noyau.
lithiase calcique l.f.
calcium stones
Présence dans la voie excrétrice urinaire de calculs formés de phosphate ou d'oxalate de calcium, ou d'un mélange de ces deux composants.
L'oxalate de calcium est le constituant unique ou principal dans 80 % des cas et l'oxalate peut être présent sous forme monohydratée donnant des calculs lisses très durs, ou dihydratée plus fréquente où les calculs sont spiculés et plus friables. Le phosphate de calcium peut se présenter sous forme d'apatite ou plus rarement de brushite. Des dépôts calciques peuvent s'ajouter à toutes les autres formes de lithiase. Un noyau urique peut être le départ de certains calculs d'oxalate.
canal calcique l.m.
calcium channel
En biologie cellulaire, canal ionique dans une membrane plasmique ou intracellulaire, formé par une ou plusieurs protéines transmembranaires, susceptible de passer de l'état ouvert à l'état fermé permettant ou non le passage spécifique d'ions calcium Ca2+.
Des canaux calciques sont présents dans le réticulum endoplasmique de nombreuses cellules et permettent sous l'effet d'inositol-triphosphate de libérer des ions Ca2+ séquestrés dans les citernes du réticulum. Il existe aussi des canaux calciques dans les membranes plasmiques des neurones, dépendant du potentiel de membrane (membranes présynaptiques).
→ membrane cellulaire, réticulum endoplasmique, inositol triphosphate
[C3]
anticorps anticanal calcique voltage dépendant
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
score calcique l.m.
calcium store
Marqueur d’athérosclérose infra-clinique qui prédit la maladie coronarienne, obtenu en quantifiant le degré de calcification des artères coronaires à l’aide d’un logiciel sur les images données par un scanner.
Il s’agit d’un examen simple ne nécessitant pas de coronographie. Comme son nom l’indique, l’indice quantifie les lésions d’athérome calcifié, mais il existe un très bon parallélisme entre l’importance des lésions calcifiées et celle des lésions non-calcifiées, de sorte qu’en définitive le score calcique est un bon témoin de la charge athéromateuse coronaire totale. Le logiciel développé par Agatston exprime les résultats en unités. Un score supérieur à 400 unités donne un pronostic très sombre de l’évolution des lésions coronariennes et permet d’envisager un traitement préventif.
A. Agatston, cardiologue américain (né en 1947)
[B2, K2]
Édit. 2020
conversion n.f.
Tentative de transposition, dans l'hystérie, d'un conflit psychique non résolu par le sujet en des symptômes somatiques de la vie de relation à haute charge symbolique
Les investigations somatiques restent négatives devant des manifestations souvent bruyantes mais atypiques, notamment : motrices (paralysies, contractures, dyskinésies), sensorielles (troubles de la vue, de l'audition), dysphoniques.
Néanmoins, l'accent est parfois mis sur la fréquence d'une affection organique ultérieurement révélée (plus de 30% des cas selon certains).
Reprenant divers concepts antérieurs, la dissociation est jointe à la conversion dans la CIM 10, en tant que "réaction dissociative" (en tout cas un état voisin de l'hypnose) au moment de l'installation de la conversion.
S. Freud, neuropsychiatre autrichien (1854-1939)
→ complaisance somatique, dissociatif (trouble)
[H3]
conversion digestive l.f.
enteric conversion
Dans le cadre d'une transplantation pancréatique, modification chirurgicale du drainage du suc pancréatique qui, de vésical, est détourné vers le tube digestif.
Ce changement de dérivation est destiné à pallier les complications urologiques liées au drainage vésical de la sécrétion alcaline du pancréas exocrine.
[L1,L2]
conversion génique l.f.
gene conversion
Modification spontanée ou expérimentale d’un gène par remplacement d’un segment d’ADN par un autre segment provenant d’un gène différent apparenté ou d’un allèle de ce gène.
La conversion génique non allélique est observée chez la levure et les lymphocytes B des oiseaux. La conversion génique allélique est observée au cours de la méiose qu’il y ait ou non enjambement par échange réciproque de segments d’ADN homologues.
→ enjambement chromosomique, méiose
[Q1]
Édit. 2017
conversion interne (C.I.) l.f.
internal conversion
Éjection d'un électron périphérique d'un atome, lorsque le noyau, étant dans un état excité, retrouve son état fondamental.
Un noyau excité résultant d’une désintégration radioactive retrouve généralement son état fondamental par l'émission de photons γ qui emportent l’excédent d'énergie. Dans certains nucléides, l'excédent d'énergie est évacué par C.I. Le réarrangement des couches électroniques consécutif à l’éjection de l’électron entraîne l’émission de photons de fluorescence.
→ électron de conversion, isomère
[B1]
conversion lysogénique l.f.
lysogenic conversion
Acquisition simultanée, par une bactérie soumise à l'action d'un phage tempéré, de nouvelles propriétés antigéniques ou métaboliques et de la lysogénie.
[D1]
conversion phagique l.f.
phage conversion
Acquisition ou perte d'un caractère par une cellule bactérienne à la suite d'une infection par un phage spécifique.
[D1]
conversion utérine l.f.
uterine conversion
Fin de la période de développement rapide de l'utérus, vers le milieu de la grossesse, contemporaine de la deuxième vague de migration du trophoblaste dans le myomètre et d'une importante néo-angiogenèse.
C'est alors que s'opère la conversion de la phase de développement vers la phase de distension utérine.
[O3]
électrons de conversion l.m.p.
conversion electrons
Électrons émis par la périphérie d'un atome, à la place d'un photon de fluorescence, lors du réarrangement de ses orbites électroniques après une transformation radioactive.
Responsables d'effets radiobiologiques, les émissions d'électrons de conversion interne sont à ne pas oublier lors de l'évaluation des doses délivrées par l'administration de radioéléments décroissants par capture électronique comme 125I.
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
→ électron, conversion interne
[B1]
Édit. 2019
facteur de conversion en imagerie l.m.
conversion factor
Rapport entre la luminance de l'image radioscopique et le débit d'exposition à l'entrée du système d'imagerie.
Il s'applique essentiellement à l'amplificateur de luminance (pour lequel il est de l'ordre de 100 cd/m2 pour 1 mR/s).
[B2]
Édit. 2017
activateur d'un enzyme l.m.
enzyme activator
Corps chimique qui, par sa liaison avec l'enzyme, accélère la vitesse de la réaction enzymatique.
Par ex. le fructose-2,6-diphosphate active la phosphofructokinase.
[C1,C3]
Édit. 2017
apo-enzyme n.m.
apoenzyme
Partie exclusivement protéinique de la structure chimique d'un enzyme, lorsque celui-ci a été dépouillé des autres structures, non composées d'acides aminés, telles que cofacteurs ou coenzymes liés, groupements prosthétiques.
Étym. gr. apo : venant de ; enzyme
biotinyl-enzyme n.f.
biotinyl enzyme
Enzyme dont le cofacteur est la biotine, liée par une liaison amide sur la protéine enzymatique.
On connaît de nombreux enzymes de ce type parmi les carboxylases, transcarboxylases, décarboxylases ; la biotine pouvant fixer un reste carboxyle.
→ biotine
Édit. 2017
carboxybiotinyl-enzyme n.m.
carboxybiotinyl enzyme
Combinaison de l'anhydride carbonique avec un biotinyl-enzyme.
Forme métaboliquement active du radical carboxylique lié à l'azote de la biotine, celui-ci peut être transféré sur un composé organique en β d'une double liaison pour donner un acide β-carbonylé ou β-éthylénique, tel que l'acide oxaloacétique ou le malonyl-coenzyme A.
[C1]