chimiokine n.f.
chemokine
Ensemble de cytokines de faible poids moléculaire qui induisent la migration des leucocytes vers le site de sécrétion de ces molécules ainsi que l’activitation cellulaire (adhérence, dégranulation).
Les chimiokines sont classées en trois familles structurales définies par de fortes homologies au sein de la même famille. La famille α ou famille CxC est définie par la présence de deux cystéines séparées par un autre acide aminé. Les chimiokines de cette famille sont codées par des gènes localisés en 4q12-21. Les principales chimiokines de la famille α sont l’IL-8, les protéines inflammatoires des macrophages MIP-2α et MIP-2ß, des facteurs plaquettaires (oncostatine ou PF4, thromboglobuline ß) et la protéine d’activation des neutrophiles AP-2.
La famille des chimiokines ß (C-C) est définie par l’association de deux cystéines. Les gènes de ces chimiokines sont localisés en 17q11-32. Cette famille comprend les protéines inflammatoires des macrophages MIP-1α et ß, les protéines chimioattractantes des monocytes MCP-1, 2 et 3 et la molécule RANTES.
La troisième famille C est représentée par la lymphotactine (Ltn).
Les chimiokines se fixent à des récepteurs à 7 domaines transmembranaires au nombre de 4 à 5 pour chacune des familles α et ß. La synthèse des chimiokines est induite par différents signaux inflammatoires (microbiens, toxiques). Les chimiokines peuvent être synthétisées par un grand nombre de cellules en particulier l’endo
Certains récepteurs de chimiokines sont des corécepteurs du virus de l’immunodéficience humaine.
[C1,C3 ]
anti-TNF alpha l.m.
Biomédicament constitué d’anticorps monoclonaux humanisés ou des protéines chimériques réceptrices solubles du TNF alpha par fixation.
La diminution du TNF permet de contrôler l’inflammation régionale.
Les anti-TNFalpha sont réservés aux formes sévères et aux cas d'échec des traitements de fond classiques de la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis sévère et sa forme rhumatismale, l'arthrite juvénile idiopathique ainsi que certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.
La tolérance générale des anti-TNF est bonne mais ces traitements exposent à d'importants risques d'infection, en particulier à la tuberculose et à d'autres infections opportunistes voire un cancer.
→ biomédicament, TNF
oméga-3 n.m.
omega-3
Acide gras de la classe des lipides ayant pour caractéristique commune de présenter une première double liaison chimique sur le 3ème carbone à partir de l’extrémité méthyle, biochimiquement non réactive, cette position terminale et située à l’opposé de l’extrémité réactive acide (carboxyle, qualifiée d’alpha) la faisant logiquement qualifie d’ « oméga ».
En stricte nomenclature de chimie et de biochimie, cette caractéristique se dénomme « (n-3 »), qui est d’ailleurs la seule retenue dans nombre de publications scientifiques et médicales, plutôt qu’oméga-3 ; 18 :3 ω3 s’écrit alors 18/3 (n-3). Pour des raisons de commodité dactylographique et de pédagogie, la terminologie « oméga » est déjà largement retenue.
En biologie, comme en biochimie et en chimie, les acides gras participent à la structure de la majorité des lipides dont ils assurent l’identité. Ils sont répartis en 3 familles principales selon le nombre de leurs liaisons éthyléniques : les acides gras saturés et, selon le nombre d’insaturations chimiques, les acides gras mono-insaturés et les acides gras poly-insaturés (polyéthyléniques).
Les acides gras poly-insaturés sont qualifiés d’indispensables (essentiels pour les Anglo-saxons) car l’organisme humain, comme tout mammifère, ne peut ni les synthétiser ni les transformer l’un en l’autre. Avant la découverte de leur composition chimique, ils furent dénommés « vitamine F », dès qu’il fut constaté (la vitamine E étant déjà découverte) que l’absence alimentaire de lipides aboutissait immanquablement à la mort .
Parmi les acides gras poly-insaturés se distinguent les acides gras oméga-6 dont le premier élément est l’acide linoléique (avec 18 atomes de carbone, 18 :2 oméga-6, ce qui s’écrit aussi 18-2 ω6) et la famille oméga-3 dont le premier élément est l’acide alpha-linolénique (lui aussi avec 18 atomes de carbone, mais de structure chimique différente des précédents du fait du nombre des insaturations et de leurs positionnement sur la chaîne carbonée, ALA, 18 :3 oméga-3, qui s’écrit 18 :3ω3).
Le vocable « les oméga-3 » est justifié, car cette famille comporte 4 éléments principaux qui se suivent métaboliquement par insertions successives de doubles liaisons chimiques et par additions de couples de 2 atomes de carbone : d’abord l’acide alpha-linolénique, précurseur de l’acide stéaridonique (18 atomes de carbone, et 4 oubles liaisons, 18 :4 ω3), lui-même suivi par l’EPA (eicosapentaenoïc acid, trivialement dénommé acide timnodonique car il a été découvert dans le thon, 20 :5 ω3 ; avec 20 atomes de carbone et 5 doubles liaisons chimiques) et, finalement, le DHA (docosahexaenoïc acid, aussi dénommé acide cervonique car initialement découvert dans le cerveau, 22 :6 ω6, avec 22 atomes de carbone et 6 doubles liaisons chimiques).
Trois d’entre eux font l’objet de recommandations nutritionnelles : ALA, EPA et DHA.
Édit. 2017
oméga-6 n.m.
omega-6
Famille d’acides gras ayant pour caractéristique commune de présenter une première double liaison chimique sur le 6ème carbone à partir de l’extrémité méthyle, biochimiquement non réactive, cette position terminale et située à l’opposé de l’extrémité réactive acide (carboxyle) la faisant logiquement qualifier d’ « oméga ».
Les principaux membres de cette famille sont l’acide linoléique, avec 18 atomes de carbone et 2 doubles liaisons (en abrégé : 18:2 oméga-6, ou 18:2 ω6) et l’acide arachidonique, avec 20 atomes de carbone et 4 doubles liaisons (en abrégé : 20:4 oméga-6, ou 20:4 ω6). Ces deux composés sont des acides gras indispensables, qui doivent être apportés par l’alimentation. L’acide linoléique est le précurseur de l’acide arachidonique, qui est lui-même le précurseur des prostaglandines, des leucotriènes et des thromboxanes. Leur rôle éventuel dans la prévention des maladies cardio-vasculaires est discuté.
→ acide gras, acide linoléique, acide arachidonique, prostaglandine, leucotriène, thromboxane
Édit. 2017
TNF sigle angl. m. pour Tumor Necrosis Factor
Facteur de nécrose tumorale du groupe des cytokines de la réaction inflammatoire (CRI), produites par les macrophages ou des cellules apparentées, et agissant comme des messagers hormonaux autocrines ou paracrines.
Le TNF alpha petite protéine soluble de masse moléculaire 17 kDa, a été identifiée à la cachectine, sécrétée par les macrophages stimulés par des lysats de Plasmodiums (toxines malariques), capable d'inhiber la production de lipoprotéine-lipase et provoquant la nécrose de tumeurs.
Le TNF bêta de masse un peu plus élevée (20 kDa) a été appelé lymphotoxine.
acide gras l.m.
fatty acid
Acides carboxyliques (R-COOH) à chaîne carbonée plus ou moins longue et plus ou moins désaturée selon leur catégorie, les acides gras sont des lipides particulièrement abondants dans le tissu adipeux et dans les membranes cellulaires.
Ils sont le plus souvent trouvés sous forme d’esters formés par réaction entre leur fonction acide carboxylique et une fonction alcool (-OH) du glycérol. Ils peuvent être classés en trois groupes :
- les acides gras saturés, qui répondent à la structure suivante :CH3-(CH2)n-COOH;
-les acides gras désaturés (ou insaturés), qui contiennent une ou plusieurs doubles liaisons;
-les acides gras ramifiés, beaucoup plus rarement trouvés, dans lesquels la chaîne carbonée porte un ou plusieurs embranchements.
En fonction de la longueur de la chaîne, on distingue parmi les acides gras saturés:
-les acides gras à chaîne courte : acide butyrique (4 carbones), acide caproïque (6 carbones), acide caprylique (8 carbones), acide caprique (10 carbones);
-les acides gras à chaîne moyenne : acide laurique (12 carbones), acide myristique (14 carbones);
-les acides gras à chaîne longue : acide palmitique (14 carbones), acide stéarique (18 carbones), acide arachidique (20 carbones), acide béhénique (22 carbones);
-les acides gras à très longue chaîne : acide lignocérique (24 carbones), acide cérotique (26 carbones).
Les acides gras désaturés les plus abondants sont l’acide palmitoléique (16 carbones, une double liaison), l’acide oléique (18 carbones, une double liaison), l’acide linoléique (18 carbones, deux doubles liaisons) et l’acide linolénique (18 carbones, 3 doubles liaisons). Enfin, l’acide arachidonique (20 carbones, 4 doubles liaisons) joue un rôle biologique particulièrement important puisqu’il est le précurseur des prostaglandines, des thromboxanes et des leucotriènes.
→ prostaglandine, thromboxane, leucotriène, acide gras essentiel, acide gras indispensable, acide gras marqué, acide gras non saturé, acide gras poly-éthylénique, acide gras saturé, acide gras-synthétase
[C1, C2]
Édit. 2020
acide gras essentiel l.m.
essential fatty acid
Acide gras indispensable ou dérivé d'un acide gras indispensable ayant un rôle physiologique essentiel.
Par ex. l'acide arachidonique fait partie des acides gras essentiels, mais n'est pas indispensable puisqu'il se forme à partir de l'acide linoléique.
Un acide gras indispensable qui n'est pas biosynthétisable par une espèce donnée, et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques, doit être apporté par l'alimentation. Les acides gras qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide gras indispensable font partie de la même famille des acides gras essentiels. Deux acides gras sont indispensables à l'Homme : les acides linoléique et alpha-linoléique. Leur carence se traduit notamment par une xérose cutanée.
→ acide gras, acide gras indispensable
[C1,C2]
Édit. 2017
acide gras indispensable l.m.
indispensable fatty acid
Acide gras qui n'est pas biosynthétisable par une espèce donnée et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques.
Un acide gras indispensable doit être apporté par l'alimentation.
Les acides gras qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide gras indispensable font partie de la même famille d'acides gras essentiels. Deux acides gras sont indispensables à l'Homme les acides linoléique et alpha-linolénique.
→ acide gras, acide gras essentiel
[C1,C2]
Édit. 2017
acide gras marqué l.m.
radiolabelled fatty acid
Acide gras chimiquement lié à un isotope radioactif (marqueur) et utilisé pour l'étude des mécanismes de l'absorption digestive des graisses.
Les marquages sont faits soit par halogénation d'acides gras isolés ou de triglycérides à l'aide de radio-isotopes de l'iode ou du brome ; soit par substitution d'un carbone ordinaire d'un acide gras ou d'un triglycéride par du carbone marqué.
Le produit marqué est donné par voie orale ; les mesures peuvent être effectuées dans le sang ou dans les selles, voire dans l'air expiré lorsque le marquage a été fait par 14C sur un acide gras.
Ces techniques permettent de mettre en évidence une malabsorption digestive des graisses et de la quantifier ; mais les réglementations d'utilisation des radio-isotopes, et notamment celles du 14C, les ont fait progressivement abandonner chez l'Homme en France, alors qu'ils sont utilisés aux États-Unis.
→ acide gras, CO2 marqué, dioxyde de carbone
[B1,C1,C2,L1]
Édit. 2017
acide gras non saturé l.m.
unsaturated fatty acid
Acide gras dont la chaîne carbonée peut recevoir des atomes d'hydrogène supplémentaires par une réaction d'addition.
Parmi les acides gras naturels, on distingue les acides gras mono-éthyléniques, ayant une double liaison, et les acides gras poly-éthyléniques, ayant 2, 3, 4, 5, voire 6 doubles liaisons. L'acide gras le plus abondant des lipides humains est l'acide oléique, mono-éthylénique.
Les acides gras non saturés (ou acides gras non estérifiés) peuvent être dosés dans le plasma par chromatographie gazeuse. Ce dosage est toutefois réservé à quelques explorations très spécialisées
[C1,C3]
Édit. 2017
acide gras poly-éthylénique l.m.
polyunsaturated fatty acid (PUFA)
Acide gras dont la chaîne carbonée comporte plusieurs liaisons éthyléniques (doubles liaisons), habituellement cis et en position malonique (séparées par trois carbones).
Les acides poly-éthyléniques naturels possèdent deux à six doubles liaisons : ils sont classés selon la position de leur première double liaison à partir du carbone méthylique (Cn ou Cw) en série n-3 ou w3 (linolénique), n-6 ou w6 (linoléique), n-7 ou w7 (palmitoléique), n-9 ou w9 (oléique).
Syn. acide gras poly-insaturé (incorrect)
[C1]
Édit. 2017
acide gras saturé l.m.
saturated fatty acid
Acide gras dont la chaîne carbonée ne peut pas recevoir des atomes supplémentaires par une réaction d'addition.
Les principaux acides gras saturés des lipides de l'Homme sont les acides palmitique, stéarique et lignocérique.
[C1,C3]
Édit. 2017
acide gras-synthétase l.m.
fatty acid synthetase
Multi-enzyme catalysant la réaction de polycondensation et de réduction de l'acétyl-coenzyme A en acide gras à longue chaîne.
Il s’agit en général chez l'Homme de l'acide palmitique ; ses substrats sont l'acétyl-CoA, le malonyl-CoA et l'hydrogène du coenzyme NADPH.
Dans les tissus de l'Homme et des animaux, cet enzyme est plutôt appelé palmitate-synthétase. La glande mammaire synthétise aussi des acides gras plus courts.
Syn. aliphacyl-Synthétase
[C1,C2,C3]
Édit. 2017
bêta-hydroxy-acyl-CoA-déshydrogénase des acides gras à longue chaîne (déficit en) l.m.
long-chain β-hydroxyacyl-CoA-dehydrogenase deficiency
Anomalie de la β hydroxy-acyl-CoA-déshydrogénase des acides gras à chaîne longue, se traduisant cliniquement avant l'âge de deux ans par des épisodes d'hypotonie, d'hypoglycémie hypocétosique et par une myocardie hypertrophique.
L'enzyme β-hydroxy-acyl-CoA-déshydrogénase des acides gras à chaîne longue est l'un des trois constituants de la protéine trifonctionnelle mitochondriale. Son déficit a souvent un pronostic sévère. Les formes plus tardives, moins sévères, sont accompagnées d'une dystrophie choriorétinienne, d'épisodes de rhabdomyolyse et d'une neuropathie périphérique. L'anomalie rétinienne prend au pôle postérieur l'aspect d'une choroïdopathie polycyclique épargnant longtemps l'ilot fovéolaire, et en périphérie un aspect remanié poivre et sel. L'altération rétinienne est lente et progressive, et commence vers l'âge de deux ans, avec un électrorétinogrammetrès altéré et un rétrécissement concentrique des isoptères.
Les mères hétérozygotes peuvent, lorsque le fœtus est atteint, vers le troisième trimestre, développer un HELLP syndrome (haemolysis, elevated liver enzymes, low platelets) ou un ictère avec anorexie, nausées et vomissements. Le diagnostic est fait par étude de l'activité des trois enzymes de la protéine trifonctionnelle dans les fibroblastes. Le gène est en 2p23 et la mutation ponctuelle HADHA représente 90% des allèles mutés. L'affection est autosomique récessive (MIM 143450).
R. Wanders, pédiatre néerlandais (1989)
Syn. LCHAD (déficit en protéine trifonctionnelle mitochondriale (déficit en déhydrogénase de la)
→ rhabdomyolyse, HELLP syndrome, protéine trifonctionnelle mitochondriale (déficit en), HADHA gene
Édit. 2017
diabète gras l.m.
fat diabete
Syn. diabète de type 2
→ diabète non-insulinodépendant
déficit en acyl CoA désydrogénase des acides gras à chaîne moyenne n.m.
medium-chain acyl-coenzyme A dehydrogenase deficiency
Maladie métabolique héréditaire affectant les enfants présentant un déficit de l’enzyme dégradant normalement les acides gras à chaîne moyenne (4 à 12 carbones) provoquant des crises sévères d’hypoglycémie et pouvant aboutir à un coma mortel ou provoquer des séquelles neurologiques définitives.
La prévalence est en moyenne de 1/14000, plus fréquente en Europe du Nord. L’affection, autosomique récessive, est liée à des mutations du gène ACADM (Acyl- CoA Deshydrogénase for Medium-chain fatty acids), locus en 1p31, codant pour l’enzyme Medium-Chain acyl-coenzyme A Dehydrogenase (MCAD).
Cette enzyme est nécessaire à la dégradation des acides gras à chaîne moyenne dans les mitochondries, en particulier hépatiques, par la voie de la bêta-oxydation. La maladie se manifeste habituellement entre trois mois et deux ans chez un enfant apparemment bien portant, souvent au cours d’un jeûne prolongé, d’un effort important ou d’une infection. Elle se traduit par une léthargie, des vomissements, des crises d’épilepsie, un coma qui peut être suivi d’un arrêt cardiaque fatal. Elle s’accompagne d’hypoglycémie hypocétonique. Les séquelles neurologiques sont variables, parfois simple retard d’acquisition des positions assise, debout ou du langage ; elles peuvent être sévères et définitives. La crise est traitée en urgence par l’administration de sucres rapides par voie orale ou intraveineuse jusqu’à régulation de la glycémie à 5mmol/L. Un traitement de fond est nécessaire : supprimer les aliments contenant des triglycérides à chaîne moyenne (lait, certaines huiles) et éviter les périodes de jeûne et les efforts. Le dépistage à la naissance par spectrométrie de masse en tandem sur carton Guthrie est recommandé en même temps que les autres dépistages déjà conseillés.
Syn. deficit en MCAD
→ acide gras, ACADM gene, bêta-oxydation, Guthrie (test de)
[C1, O1, Q2, R1]
Édit. 2020
pityriasis gras l.m.
protéine transporteuse d'acides gras l.f.
fatty acid binding protein
Protéine du cytoplasme capable de fixer un acide gras ou un acyl-coenzyme A et de le transporter d'une membrane à une autre, d'une particule à une autre.
Symb. protéine Y
repas gras (épreuve du) l.f.
Boyden's meal
Étude radiographique, après cholécystographie par voie orale, de la contraction progressive de la vésicule biliaire provoquée par l'ingestion d'une quantité déterminée d'aliments gras (crème fraiche et jaune d'œuf) ; les clichés échelonnés permettent également de suivre l'opacification des conduits cystique et cholédoque.
Ce repas gras et glacé est parfois remplacé par un simple sérum glacé ou par une préparation commercialisée du codex.
La cholangiographie par voie intraveineuse, mais surtout l'échographie et l'IRM s'étant progressivement substituées à la cholécystographie orale, cette épreuve a perdu son intérêt.
E. A. Boyden, anatomiste américain (1926)
protéine intestinale transporteuse d'acides gras l.f.
intestinal fatty acid binding protein
La protéine intestinale transporteuse d'acides gras est une protéine de 15 kDa synthétisée par les entérocytes de l'intestin.
I-FABP participe à l'absorption intestinale et au transport intracellulaire des acides gras. Elle peut être libérée dans la circulation sanguine en cas de lésion de la muqueuse intestinale. Sa concentration sérique et urinaire augmente rapidement dans les affections de l'intestin grèle, en particulier en cas d'ischémie mésentérique aigüe dont elle constitue un marqueur sensible.
Sigle I-FABP
→ entérocyte, infarctus mésentérique, acide gras
[C1, L1, R2]
Édit. 2019
interleukine n.f.
interleukin
Cytokine produite par des leucocytes et agissant sur d’autres leucocytes.
Le terme interleukine peut être remplacé par cytokine dans son acception générale, mais certaines cytokines ont été nommément désignées par une convention internationale comme des interleukines (IL- suivi d’un numéro d’ordre).
→ cytokine
interleukine 1 n.f.
interleukin-1
Cytokine produite essentiellement par les phagocytes mononucléés activés intervenant de façon déterminante dans l’immunité innée et les réactions inflammatoires au cours desquelles, en synergie avec TNF-α, elle stimule la production des molécules d’adhésion par les cellules endothéliales, la production de chimiokines par ces mêmes cellules et par les macrophages, la biosynthèse hépatique des protéines de la phase aigüe et la fièvre.
L’IL-1ß est une molécule soluble de 17,5 kDa obtenue par protéolyse de la pro-IL-1ß par un enzyme de conversion (ICE ou interleukin-1 converting enzyme) de la famille des caspases. L’IL-1α de masse moléculaire 31 kDa est principalement membranaire. L’IL-1Ra ou antagoniste du récepteur de l’IL-1 est une molécule soluble de 22 kDa. Ces trois formes moléculaires se lient à des récepteurs d’IL-1 de type 1 qui induisent un signal cellulaire ou de type 2 qui n’induisent pas de signal. Les deux récepteurs existent sous forme soluble. Ces récepteurs sont exprimés sur un ensemble de cellules : lymphocytes T et B, hépatocytes, fibroblastes, ainsi que de cellules d’organes tels que le muscle, la moelle osseuse.
L’IL-1 stimule l’hématopoïèse, la synthèse des protéines de la phase aigüe de l’inflammation (protéine C-réactive), la résorption osseuse, la fièvre et l’expression des molécules adhésives à la surface des cellules endothéliales. Dans toutes ces activités elle agit en synergie avec le TNFα.
Sigle : IL-1
→ phagocytes mononucléés (système des), cytokine, protéine C-réactive, TNFα.
interleukine 2 n.f.
interleukin-2
Cytokine produite par les lymphocytes T activés par l’antigène, stimulant la prolifération des lymphocytes T eux-mêmes (action autocrine), potentialisant leur apoptose, et concourant également à l’activation des lymphocytes-B et à celle des cellules NK.
Toutes ces propriétés indiquent le rôle clé de cette cytokine dans l’induction et la régulation des réponses immunitaires, en particulier celle des réponses T-dépendantes.
Sigle : IL-2
→ cytokine, lymphocytes T, lymphocytes-B, cellule NK
interleukine 3 n.f.
interleukin-3
Cytokine produite par les lymphocytes T CD4+ déclenchant l’expansion des cellules souches hématopoiétiques de la moelle osseuse et induisant la formation à partir de nombreuses lignées sanguines, ce qui justifie pour elle le qualificatif de multi-CSF (Colony Stimulating Factor).
Sigle : IL-3
→ cytokine, lymphocytes T, facteur stimulant la croissance des cellules hématopoïétiques
interleukine 4 n.f.
interleukin-4
Interleukine produite par les lymphocytes T activés, et induisant la prolifération des lymphocytes B activés et des cellules T.
Elle stimule l'expression du CD23 et du complexe majeur d'histocompatibilité. Protéine de masse moléculaire 15 kDa, composée de 129 acides aminés avec 2 sites de N-glycosylation.
Sigle : Il-4
→ lymphocytes-B, cellule T, complexe majeur d'histocompatibilité