facteur de pondération pour les rayonnements l.m.
radiation weighting factor
Facteur sans dimension par lequel la dose de rayonnement absorbée à l’organe ou aux tissus est multipliée pour refléter la plus grande efficacité biologique des rayonnements à transfert d’énergie linéique (TEL) élevé par rapport aux rayonnements à faible TEL.
Il est utilisé pour obtenir la dose équivalente à partir de la dose absorbée moyenne à un tissu ou à un organe. La valeur de ce facteur (WR), fixée par la Commission Internationale de Protection Radiologique dans ses recommandations de 2007, peut donc être considérée comme représentant la qualité du rayonnement.
Sigle angl. WR
→ facteur de qualité , dose équivalente, dose absorbée
[B2]
Édit. 2018
facteur de pondération pour les tissus l.m.
Sigle wt
[B2]
Édit. 2018
facteur de pondération d'irradiation pour les tissus
Sigle angl.wt
[B2]
Édit. 2018
pondération n.f.
1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie
1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie.
Ex. pondération en T1, en T2, en densité protononique…
2) En biostatistique, attribution à chacun des éléments servant à élaborer une moyenne ou un indice ou un score, d’un coefficient qui exprime son importance relative.
Par ex. dans la prédiction d’une lithiase de la voie biliaire principale au cours d’une cholécystectomie, le score de Huguier a permis grâce à une analyse multifactorielle utilisant la régression logistique d’attribuer à chaque variable un facteur de pondération et de calculer un score prédictif de lithiase de la VBP.
M. Huguier, chirurgien frnçais, membre de l’Académie de médecine (1991)
[B2, E1]
Édit. 2020
eau pour dilution des solutions concentrées pour hémodialyse l.f.
water for hemodialysis
Codifiée par la Pharmacopée Européenne, elle est obtenue à partir d’eau destinée à la consommation humaine par divers procédés appropriés (distillation, osmose inverse, échange d’ions).
Les conditions de préparation, de transfert et de conservation permettent de limiter le risque de contamination chimique et microbienne. Elle est souvent produite in situ et amenée aux postes de dialyse par des réseaux de distribution spécifique comportant des systèmes de filtration, d’adoucissement et de double osmose inverse. Elle doit répondre aux exigences de qualité chimique et microbiologique, définies dans la monographie de la Pharmacopée Française (acidité ou alcalinité, substances oxydantes, chlore total disponible, chlorures, fluorures, nitrates, sulfates, aluminium, ammonium, calcium, magnésium, métaux lourds, sodium).
Syn. eau pour hémodialyse
→ distillation de l'eau, osmose inverse, résines échangeuses d'ions
[C1, G5, M1]
Édit. 2019
champ de rayonnement l.m.
Syn. champ de radiation
[F2,B1]
éventail d'une source de rayonnement n.m.
fan
[B2,B3]
Édit. 2018
faisceau de rayonnement n.m.
radiation beam
Ensemble des corpuscules, particules matérielles ou photons, émis par une source de petite dimension et délimités par un diaphragme ou collimateur et éventuellement des caches.
Le volume traversé par le faisceau est un cône dont le sommet est la source. On lui définit un axe, ou rayon principal (en radiodiagnostic), qui est généralement en radiothérapie l'axe de rotation du collimateur. Le champ est la section dans un plan perpendiculaire à l'axe à une distance déterminée de la source; on peut en spécifier les dimensions pour les champs de forme simple:
p. ex. 12 X 15 cm2 à 110 cm.
On définit comme plans principaux d'un faisceau de section rectangulaire les plans contenant l'axe et parallèles aux côtés du champ.
[B2]
Édit. 2017
flux d'un rayonnement n.m.
Densité des particules en un point, égale au rapport dN/dS où dN est le nombre de particules traversant la surface infinitésimale dS, perpendiculaire à leur direction.
On peut aussi considérer le flux énergétique dW/dS, où dW est la somme des énergies individuelles des dN particules.
La définition du flux considère des particules monodirectionnelles. La fluence lui est habituellement substituée.
→ fluence
[B1,B2]
Édit. 2018
gamma (rayonnement) n.m.
→ rayons γ
indice de qualité (d'un rayonnement) l.m.
quality index
Paramètre exprimant la pénétration d'un faisceau de photons de haute énergie par le rapport des doses sur l'axe, à deux profondeurs définies (10 et 20 cm) dans l'eau, pour un champ de dimensions définies (10 x 10 cm2).
Pour éviter de prendre en compte la distance source-surface les doses sont mesurées à la même distance de la source en déplaçant ou modifiant le fantôme pour obtenir les deux profondeurs désirées.
Étym. lat. indicium : indication
infrarouge (rayonnement) l.m.
infrared
Radiations électromagnétiques, d’énergie inférieure à celle de la lumière visible et se situant dans une zone spectrale de longueurs d’onde supérieures à celle de la lumière visible, en particulier de la lumière rouge (de 0,75 µm à 1 000 µm).
Le rayonnement infrarouge n'est pas visible par l'œil humain.
qualité d'un rayonnement l.f.
radiation quality
Caractérisation d'un rayonnement par l'énergie individuelle ou le spectre des particules.
C’est le facteur essentiel de sa pénétration dans un milieu.
Pour les rayons X des expressions pratiques s'adressent:
- à l'énergie des électrons qui les produisent, généralement exprimée par la tension accélératrice (p. ex.: rayons X de 200 kV) ou la tension équivalente pour les accélérateurs linéaires (p. ex. rayons X de 15 MV)
- à la pénétration dans un milieu de référence, exprimée par la couche de demi-atténuation (p. ex. CDA: 3 mm Al) éventuellement associée à l'indication de la tension.
(P. ex. 200 kV; CDA: 2 mm Cu)
- à la pénétration dans l'eau exprimée par l'indice de qualité.
→ rayons X
rayonnement n.m.
radiation
Flux de particules matérielles ou immatérielles (rayonnement électromagnétique) transportant de l'énergie susceptible d'être absorbée par la matière.
Le rayonnement électromagnétique possède des radiations dangereuses pour l’œil qu’il est nécessaire de prendre en compte dans certaines conditions de travail.
Étym. lat. radius : rayon
→ rayonnement électromagnétique
rayonnement caractéristique l.m.
characteristic radiation
rayonnement cosmique l.m.
cosmic rays
Rayonnement de nature et d'origine diverses, traversant l'espace.
Ils comportent :
- une gamme continue de rayonnements électromagnétiques, très étendue, depuis les très grandes longueurs d'onde radio jusqu'aux photons X de très grande énergie, en passant par les rayonnements infrarouge, lumineux, ultraviolet,
- des particules chargées ou non (essentiellement des protons et des neutrinos).
Au niveau du sol terrestre parviennent les rayonnements ayant traversé l'atmosphère, dont l'épaisseur massique est celle de 10m d'eau, et les rayonnements secondaires qu'ils produisent dans celle-ci.
Sa contribution à l'équivalent de dose d'irradiation naturelle est de 0,4 mSv/an au niveau du sol. Elle croit en altitude: elle est 100 fois plus élevée à 10.000 m..
rayonnement de fluorescence l.m.
characteristic radiation
Rayonnement électromagnétique émis lors du réarrangement des électrons périphériques de l'atome après une excitation ou une ionisation. Le retour vers l'état fondamental s'effectue par des transitions électroniques entre les couches qui libèrent sous forme de photons des énergies définies caractéristiques de l'atome (spectre de raies).
Le terme a été initialement appliqué aux photons lumineux produits par les transitions intéressant les couches périphériques. Il a été étendu aux photons de plus grande énergie (U.V. et rayons X) produits par les transitions aboutissant aux couches plus profondes. Pour les atomes les plus lourds l'énergie maximale est de l'ordre de 100 keV (88 keV pour le Pb).
Le spectre des photons de fluorescence est caractéristique de l'atome et permet de l'identifier.
rayonnement de freinage l.m.
bremsstrahlung
Rayonnement électromagnétique émis par une particule chargée, de grande vitesse, soumise à une forte accélération centripète par un noyau atomique. L'énergie du photon émis est comprise entre zéro et l'énergie cinétique de la particule incidente (spectre continu).
Il représente l'essentiel du rayonnement produit dans la cible d'un tube à rayons X par les électrons accélérés qui y sont absorbés. Le spectre ne dépend que de l'énergie des électrons, la quantité d'énergie rayonnée est proportionnelle au numéro atomique de la cible.
rayonnement diffusé l.m.
scattered radiation
Rayonnement constitué de photons apparus lors d'interactions (essentiellement effets Compton) entre le rayonnement primaire (photons X ou ) et les particules du milieu.
Les photons diffusés ont une énergie plus faible que celle des photons dont ils résultent et une direction différente. Ils contribuent à la dose dans le volume traversé par le rayonnement primaire : cette contribution croît avec la section du faisceau et avec la profondeur ; elle diminue lorsque l'énergie des photons primaires augmente. Ils sont responsables de l'irradiation en dehors des limites géométriques du faisceau.
En radiodiagnostic courant, les rayons X diffusés sont, au champ de sortie, 5 à 10 fois plus nombreux que les rayons X primaires. Ils dégradent le contraste de l'image et on réduit leur importance par des grilles antidiffusantes. Ils sont responsables du rayonnement ambiant dans la salle d'examen.
En radiothérapie, les photons diffusés ont des conséquences défavorables sur la distribution de la dose. Leur importance est très élevée pour les rayons X de 200 kV, plus faible pour les du 60Co et modeste pour les rayons X de haute énergie.
→ effet Compton, grille antidiffusante
rayonnement électromagnétique l.m.
electromagnetic radiation
Rayonnement constitué par la propagation d'une onde électromagnétique qui véhicule de l'énergie sous forme de grains d'énergie à l'état pur, les quantas.
Dans son aspect ondulatoire le rayonnement représente la propagation d'un champ électrique et d'un champ magnétique perpendiculaires, ondulatoires sinusoïdaux, de même fréquence v, de même phase et de même célérité (qui, dans le vide, est c=300 000 km/s). A la fréquence v correspond une longueur d'onde λ, espace parcouru par l'onde pendant une alternance (λ= c /v).
Dans son aspect quantique (ou corpusculaire) il consiste en photons, corpuscules d'énergie E à l'état pur, se déplaçant en ligne droite avec la vitesse de l'onde (c dans le vide).
Les grandeurs associées à l'aspect ondulatoire (v ou λ) et à l'aspect quantique (E) sont liées par la relation E = h =hc/λ (h étant la constante de Planck =6,625.10 -34J.s), soit E(eV)=1240/(nm).
Les 2 aspects sont indissociables. Cependant ils ont des applications pratiques distinctes:
-l'aspect ondulatoire permet d'expliquer les phénomènes liés à la propagation du rayonnement, tels que réflexion, réfraction, diffraction, interférence ( qui ont une importance particulière pour la lumière et les rayonnements de plus grande longueur d'onde) ;
-l'aspect corpusculaire permet d'expliquer l'interaction du rayonnement avec les corpuscules matériels (qui ont une importance particulière pour les rayonnements U.V., X et) en assimilant le photon à un corpuscule d'énergie cinétique E.
Les rayonnements électromagnétiques forment un ensemble continu très étendu. On distingue diverses classes dont les limites conventionnellement fixées sont généralement définies en considérant l'aspect le plus approprié:
- ondes radio (λ de dizaines de km à 1 mm )
- infrarouge (λ= 1mm-800nm )
- lumière visible (λ= 800-400 nm ou E = 1,5-3eV)
- ultraviolet (λ= 400-10 nm ou E= 3-100 eV )
- rayons X et (E supérieur à 100eV).
→ quantum
rayonnement ionisant l.m.
ionizing radiation
Rayonnement constitué de corpuscules qui, par leur interaction avec le milieu qu'ils traversent, y provoquent des ionisations.
Les particules chargées (électrons, protons, deutons, etc.) produisent des ionisations par collision avec les électrons du milieu; elles constituent des rayonnements directement ionisants.
Les corpuscules non chargés (rayonnements indirectement ionisants) produisent des ionisations par l'intermédiaire de particules secondaires chargées qu'ils projettent : électrons pour les photons X et , protons pour les neutrons, etc.
Bien que les U.V. (et parfois la lumière) puissent produire certaines ionisations ils ne sont pas classés parmi les rayonnements ionisants.
→ cellule photoélectrique, ionisation
rayonnement primaire l.m.
primary radiation
Rayonnement constitué, en un point d'un milieu, par les photons X ou provenant directement de la source sans avoir subi d'interaction.
Ant. rayonnement diffusé, rayonnement secondaire
→ rayonnement diffusé, rayonnement secondaire
rayonnement rétrodiffusé l.m.
backscattered radiation
Partie du rayonnement diffusé constituée des photons X ou dirigés vers le demi-espace du côté de la source.
Il peut être défini à toutes les profondeurs dans le milieu irradié, mais on considère le plus souvent le rayonnement secondaire traversant la surface du milieu. Pour un faisceau large de rayons X de 200 kV, il contribue pour 30% de la dose à la surface; cette contribution se réduit à quelques % pour les du 60Co.
rayonnement secondaire l.m.
secondary radiation
Rayonnement résultant des interactions d'un rayonnement primaire avec le milieu traversé.
Les photons X et gamma font apparaître des photons secondaires (diffusés) et projettent des électrons secondaires lors des effets Compton. Les électrons rapides (ainsi que les autres particules chargées) projettent des électrons , et ils produisent des photons de freinage (peu important dans les milieux biologiques).
Les neutrons projettent des protons secondaires.
→ effet Compton, rayonnement primaire
rayonnement synchrotron l.m.
synchrotron radiation
Rayonnement électromagnétique émis, du fait de leur accélération centripète, par des particules chargées circulant à grande vitesse sur des orbites circulaires pendant ou après leur accélération.