dose (dose absorbée) n.f.
dose, absorbed dose
Densité de l’énergie déposée par un rayonnement en un point du milieu.
Elle est définie par le quotient D = dE/dm , où dE est l’énergie déposée par le rayonnement dans une masse dm du milieu au point considéré.
L’unité S.I. est le J.kg-1. Cette unité de dose est nommée gray (Gy) :
1 Gy =1 J.kg-1.
L'énergie dE est déposée par des particules chargées, primaires ou secondaires, lors des collisions électroniques qu'elles provoquent en traversant dm.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
appareil de relation l.m.
Chacun des appareils qui permettent à l’individu de se mettre en rapport avec le monde extérieur et de s’y déplacer : appareil de la locomotion, appareil de l’innervation et appareil sensoriel.
délire de relation des sensitifs l.m.
sensitive delusion of reference
Groupe délirant hétérogène, habituellement classé dans les délires paranoïaques, ainsi nommé parce que vécu comme l'expérience cruciale d'un conflit du sujet avec un autre ou un groupe d'autres : conjoint, famille, voisins, etc.
Il s'agit généralement de la décompensation d'une personnalité contrastée, dite sensitive, marquée par une succession d'avatars existentiels et de frustrations. Hyperesthésie affective, stase intrapsychique et autres traits de cette "névrose de relation" trouvent leur point d'apogée lors d'une ultime déception éprouvée ("paranoïa de compensation", selon J. Delay).
Se déploient alors des impressions de brimades, de vexations, d'allusions péjoratives et malveillantes. L'angoisse, la tension conflictuelle et la culpabilité dominent. Les réactions sont plutôt anxieuses, dépressives et hyposthéniques qu'agressives.
L'évolution est très variable, souvent oscillante. La guérison reste toujours possible, même après plusieurs années d'évolution.
E. Kretschmer, psychiatre allemand (1918)
Étym. lat. delirium : délire
Larmor (relation de) l.f.
Larmor’s relationship, Larmor’s relation
J. Larmor, Sir, mathématicien et physicien irlandais (1857-1942)
Syn. équation de Larmor
→ Larmor (fréquence de), précession
[B2,B3]
Édit. 2018
maladie des petits vaisseaux cérébraux en relation avec le gène COL4A1 l.f.
Fragilité des vaisseaux sanguins cérébraux responsables d’accidents vasculaires au milieu de l’âge adulte
Ces accidents plus souvent hémorragiques qu’ischémiques sont souvent le premier symptôme. Ils peuvent être récidivants et s’associer à des migraines avec aura. L’imagerie cérébrale montre l’exitence d’une leucoencéphalopathie..
L’affection peut comporter des anomalies oculaires caractéristiques du syndrome d’Axenfeld-Rieger, une cataracte et des tortuosités artérielles rétiniennes qui peuvent être, après de minimes traumatismes, à l’origine d’hémorragie.
La sévérité de la maladie est très variable car elle peut être totalement asymptomatique.
L’affection est en relation avec des mutations du gène COL4A1,qui est aussi responsable du syndrome HANAC.
→ COL4A1, leucoencéphalopathie, Axenfeld (syndrome d'), syndrome HANAC
maladie et relation intrafamiliale l.f.
illness and family relationship
Effets de la maladie sur la dynamique relationnelle conjugale et familiale, que le patient soit un enfant, un parent ou un membre du couple. En dehors de réactions affectives directes et manifestes comme l'inquiétude et le chagrin, éprouvées par les proches, d'autres processus plus complexes interviennent très souvent.
Même si, p. par exemple, un dysfonctionnement du couple est présenté comme lié à la maladie somatique ou psychique de l'autre, celle-ci, par les multiples conséquences essentiellement négatives qu'elle suscite, extériorise et accentue les failles de chacun, ainsi que les défenses qui les traduisent. Plutôt qu'une attitude réactionnelle collective de la cellule familiale à la situation, c'est l'équilibre de celle-ci qui peut se trouver mis en question.
À partir de l'inconscient et de sa dynamique répétitive, peut se créer une interaction entre la maladie et la pathologie relationnelle : cette dernière avec en particulier ses réponses émotionnelles plus ou moins codées, ses projections sur l'autre, voire ses symptômes psychosomatiques.
L'instauration d'un nouvel équilibre relationnel est possible, pour autant que les divers conflits et modes de défense, parfois profondément et anciennement enfouis au niveau du groupe, aboutissent à leur élaboration sur le plan conscient.
Onsager (relation d') l.f.
Onsager’s reciprocal relations
L. Onsager, physicien et chimiste américain, prix Nobel de chimie en 1968 (1931)
→ thermodynamique (lois de la)
Édit. 2017
réanimation néonatale et relation avec les parents l.f.
neonatal intensive care and relations with the parents
Ensemble de soins dispensés à un nouveau-né en détresse, compte tenu des relations avec les parents.
Le passage d'un nouveau-né en détresse dans une unité de réanimation constitue une rupture importante du lien avec les parents, la mère en particulier.
Konrad Lorentz a montré toute l'importance de ce lien dans les premières heures de la vie. L'unité de soins intensifs et le lieu où se tient la mère doivent être fonctionnellement proches l'un de l'autre : elle doit pouvoir parler à son enfant, le toucher, voire participer aux soins. L'allaitement au sein est hautement souhaitable, à défaut le biberon au lait maternel doit être donné, non seulement pour des raisons psychologiques mais aussi nutritionnelles et pour mieux lutter contre le risque infectieux.
Même s'il est malformé, il importe que la mère puisse voir son enfant à la naissance avant qu'il n'entre en soins intensifs, cela afin qu'elle en ait une image réelle et non fantasmatique en cas de décès. Il faut lui en donner une photographie, si elle n'a pu le voir.
Quand un enfant, né prématuré ou malade, est resté longtemps hospitalisé en réanimation coupé de ses parents, cette rupture du lien parental favorise les mauvais traitements : tout se passe comme s'il n'avait pas été investi ou adopté par la famille. Si ces visites sont rares, il faut tout faire pour encourager, faciliter et stimuler les visites des parents dans un but prophylactique.
L'annonce d'une aberration chromosomique ou d'une maladie de mauvais pronostic ne doit être faite que si l'on est sûr de ce qu'on avance : une erreur peut être désastreuse car elle induit un deuil parental difficilement réversible. L'information donnée doit être adaptée à la psychologie de chacun des parents. Elle doit être loyale, éviter les détails techniques et leur épargner les angoisses quotidiennes des soignants. Il faut employer le langage qu'ils comprennent et, s'il y a lieu, leur donner les mauvaises nouvelles de façon progressive, afin d'éviter le plus possible de les troubler avec des informations divergentes. Il importe que la même personne ait une relation privilégiée avec les parents et il faut que tous les membres de l'équipe soignante connaissent l'information transmise afin qu'ils parlent tous d'une même voix s'ils sont sollicités.
En cas de décès de l'enfant, il importe de revoir les parents; il est préférable d'attendre un mois. Cet entretien doit leur permettre de poser toutes les questions qui les tourmentent. On doit essayer de lever ou d'atténuer la culpabilité qu'ils ressentent et il faut leur donner des informations utiles pour l'avenir.
Un poste de psychologue dans l'équipe de réanimation est très utile : son action auprès des familles, du personnel soignant et aussi, indirectement, des enfants, est très précieuse.
K. Lorenz, biologiste et éthologue autrichien, prix Nobel de médecine en 1973
[E3, G1, H4, O1, O6]
Édit. 2019
relation (délire de) n.m.
sensitive delusion of reference
→ délire de relation des sensitifs
relation d'objet l.f.
object-relationship
Concept utilisé par certains psychanalystes pour désigner le mode de relation du sujet à l'objet en fonction de différents paramètres : stades libidinaux, type d'organisation défensive, moment psycho
Il est ainsi question, p. ex., de relation d'objet orale, relation d'objet à distance, relation d'objet mélancolique.
M. Bálint, psychanalyste hongrois (1896-1970) ; M. Bouvet, psychanalyste français (1911-1960)
relation linéaire quadratique l.f.
Expression de la courbe de survie par une fonction de la forme S = exp-(αD + βD2)
où S représente le taux de survie, D la dose absorbée pour un coup létal et D2 la dose absorbée pour plusieurs coups.
Elle représente assez correctement la forme habituelle de la courbe de survie cellulaire avec une pente initiale caractérisée par le coefficient α(de l'ordre de 0,2 Gy-1) et un épaulement caractérisé par le coefficient β de l'ordre de 0,02 Gy-2).
Symb. LQ
relation symbiotique l.f.
symbiotic relationship
En psychiatrie, relation de type mère-enfant (M. Mahler) visant à une réorganisation du moi psychotique, surtout dans les états schizophréniques.
L'image de la mère doit être vécue comme suffisamment bonne (D. Winnicott). Le thérapeute fonctionne aussi comme représentant de la réalité (P. Federn).
Margaret Mahler, psychiatre et psychanalyste d’enfants américaine d’origine hongroise (1900-1985) ; D. Winnicot, pédiatre et psychanalyste britannique (1896-1971) ; P. Federn, psychanalyste américain d’origine autrichienne (1871-1950)
soutien (relation de) l.f.
support relationship
Type de relation qui, s'appuyant sur les ressources psychiques du patient tout en respectant ses moyens de défense, vise à rendre celui-ci le plus autonome possible par un travail psychologique nécessitant sa collaboration.
Elle diffère dans son principe de la classique relation d'aide, issue d'une tradition séculaire de charité qui consiste à se substituer au sujet dans une attitude plus ou moins directive.
Reconstruction de l'image de soi par le patient, le renforcement ou réparation narcissique intervient dans toute psychothérapie, mais plus particulièrement ici.
→ psychanalyse et psychothérapie
taille (relation poids -) l.f.
relationship between weight and height
Relation normale de la naissance à la vingtième année, complétée par la surface corporelle correspondante, selon la formule des Dubois (données très approximative pour les jeunes enfants).
accroissement initial de la dose absorbée l.m.
build up
Variation initiale de la dose, en fonction de la profondeur, sous la surface d’entrée d’un faisceau de photons de haute énergie.
Elle se traduit par une augmentation de la dose absorbée jusqu’à un maximum suivi d’une lente diminution.
L’accroissement est dû à l’accumulation, dans les premières couches successives du milieu, des électrons secondaires projetés par les photons de haute énergie. Le maximum de dose se trouve à cinq millimètres de profondeur pour les rayons gamma du 60Co, à trois centimètres pour les rayons X de 20 MV.
[B1,B2,F2]
Édit. 2020
débit de dose l.m.
dose rate, flow of dosis
Dose administrée par unité de temps lors d'une exposition à des radiations ionisantes ou d'une perfusion d'un médicament.
En radiothérapie, elle est égale au rapport D/t, où D est la dose délivrée de façon continue et t la durée d’administration.
Le débit de dose intervient, pour l'effet biologique, dans la compétition entre la vitesse de des lésions sublétales, proportionnelle au débit de dose, et la vitesse de leur réparation. L’effet biologique d’une dose donnée diminue lorsque le débit diminue. La réduction de l’effet est plus importante pour les complications tardives que pour la létalité des cellules tumorales (effet différentiel) ce qui confère un intérêt thérapeutique aux faibles débits de la curiethérapie classique (0,3-1,5 Gy/h). On définit le débit moyen en considérant t égal à l'étalement (espace de temps entre le début et la fin de l'irradiation) et le débit instantané en excluant les éventuelles interruptions de l'irradiation.
En radiothérapie transcutanée courante, elle est égale au rapport D/t où le débit est élevé (de l’ordre du Gy/min.) et n’intervient pas car il n’y a pas de réparation significative des lésions sublétales pendant la brève durée de la séance (quelques min.); l’effet de celle-ci ne dépend pas de sa durée.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
dose n.f.
dose
Quantité de médicament, de toxique ou d'un agent physique administrée à un patient ou reçue par une victime, en une fois ou en un temps donné.
Les solides ou liquides peuvent être administrés en une fois per os ou par injection, la quantité administrée s'évalue en grammes, milligrammes ou gouttes, etc.
La dose est le principal paramètre corrélé à un effet médicamenteux ou toxique.
Les doses inférieures à une certaine limite ne produisent pas d'effet (loi de Haber). Les très faibles doses de toxiques peuvent produire un effet inverse (phénomène d'hormesis). Conformément à la similitude biologique il faut rapporter les doses au poids corporel. Lors de perfusion, d'inhalation d'un mélange gazeux anesthésique ou toxique et de l'exposition à un agent physique (chaleur, radiations, etc.), le processus est continu, la dose administrée est alors proportionnelle à la durée d'application et à la concentration du produit ou à l'intensité du processus physique, ceci pour une courte durée. Pour une exposition de plus longue durée, entrent en jeu des phénomènes d'élimination et de neutralisation métaboliques qui compensent les apports dans une certaine limite. Cette notion est prise en compte en anesthésie pour optimiser l'administration des agents anesthésiques (AIVOC).
Les médicaments, toxiques ou agents physiques administrés agissent selon deux modes différents : certains suivent une loi déterministe et présentent une dose seuil pour l'effet visé, qui est souvent précoce, divers mécanismes naturels (épuration pulmonaire ou rénale, métabolisme cellulaire, etc.) sont capables de neutraliser une certaine dose nocive en un temps relativement court, la dose efficace est alors égale à la différence entre la dose administrée et la dose seuil. Dans d'autres cas, la probabilité d'apparition de l'effet augmente avec la dose et la durée d'application, tandis que les effets surviennent après une longue latence : on ne sait pas déterminer la limite au-dessous de laquelle il n'y a pas d'effet observable. Pour des concentrations ou des intensités faibles appliquées sur de longues durées, les effets ne sont pas fonction linéaire de la dose.
On ne peut définir qu'une limite arbitraire en observant un nombre suffisamment grand de sujets. En épidémiologie la détermination d'une limite de toxicité doit être faite sur de larges populations pour être significative. Pour certaines maladies dues à des causes multiples (p. ex. les cancers) les populations doivent être très larges.
F. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1918 (1868-1934)
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
→ AIVOC, analyse dimensionnelle, Haber (loi de), hormesis, pharmacocinétique
dose admissible l.f.
acceptable dose
dose à la sortie l.f.
exit dose
Dose à la surface où émerge le faisceau ayant traversé le sujet (ou le fantôme).
Pour des considérations dosimétriques pratiques, elle est, pour les rayons X ou γ de grande énergie, plutôt spécifiée à une distance en avant de la surface de sortie égale à la profondeur où est spécifiée la dose à l'entrée
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose à l'entrée l.f.
entrance dose
Dose délivrée dans un milieu (patient ou fantôme) à la profondeur du maximum de dose sur l'axe du faisceau.
Elle correspond à la dose à la surface pour les rayons X de faible ou moyenne énergie. Pour les faisceaux de photons X ou γ de grande énergie la dose présente un accroissement sous la surface et un maximum à une profondeur qui est de 5mm pour les γ du 60Co, 3cm pour les rayons X de 20 MV.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose au volume cible l.f.
target volume dosis
Dose maximale absorbée dans le volume-cible.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose biologique l.m.
bioassay
Méthode de dosage quantitatif d'une substance, présente dans un échantillon en très faible quantité, par mesure de son effet sur un organisme vivant ou une population.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose collective l.f.
collective dose
Somme des doses individuelles reçues par un groupe de personnes, exprimée en homme-grays.
Elle se rapporte plus généralement à la dose équivalente, ou à la dose efficace dans un tissu ou organe particulier, et s’exprime en homme-sieverts.
En radioprotection on peut admettre que le nombre de cas pathologiques (p. ex. cancers) induits dans le groupe lui est proportionnel.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose cumulée l.f.
accumulated dose
Somme des doses reçues jusqu'à un âge déterminé, par un organe ou tissu chez un sujet qui a été exposé de façon continue ou discontinue à des irradiations.
Peut se rapporter aux doses équivalentes ou aux doses efficaces.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
dose de base l.f.
minimale dosis
En endocuriethérapie, dose minimale à l'intérieur du volume-cible, calculée au sein de la tumeur dans chacun des plans perpendiculaires au dispositif radifère.
Ces calculs sont facilités aujourd'hui par l'informatique.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)