Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

47 résultats 

croissant gazeux l.m.

→ image de...ou image en...

[B2]

échange gazeux l.m.

gas exchange

Passage de molécules de gaz, plus précisément d'oxygène et de dioxyde de carbone, d'un compartiment à un autre de l'organisme.
Les échanges respiratoires entre les mitochondries cellulaires et l'air ambiant se font par diffusion à l'intérieur des cellules, par la circulation qui transporte dans tout l'organisme les gaz dissous ou fixés dans le sang et par la ventilation qui renouvelle l'air alvéolaire.
L'intensité des échanges dépend de l'intensité du métabolisme cellulaire. Au niveau alvéolaire tous les gaz et vapeurs ont la même constante de temps ventilatoire (égale au quotient de la capacité résiduelle fonctionnelle par la ventilation alvéolaire), ailleurs la solubilité intervient pour la constante de temps de chaque molécule gazeuse.
En régime stable, l'équilibre ne dépend que de l'intensité des échanges d'O2 et de CO2. Dans les poumons les gaz se répartissent dans l'espace disponible laissé par la vapeur d'eau dont la pression partielle reste constante en fonction de la température (63 hPa = 47 mm de Hg à 37°C).
En régime variable, cet équilibre est modifié par l'augmentation des échanges ou par suite d'un changement de composition du mélange inhalé. Tous les compartiments de l'organisme sont affectés par une variation de pression partielle du mélange inhalé qui modifie toutes les pressions partielles en aval. Il peut en résulter des accidents graves (plongée, hypoxie au réveil anesthésique, etc.). Pour chaque espèce de molécule et pour chaque compartiment, les variations se font exponentiellement selon une constante de temps proportionnelle à la capacité du compartiment et inversement proportionnelle au débit des molécules concernées.

→ constante de temps, décompression (accident de plongée par), exponentiel (phénomène), respiration

[C2, C3, K1, G1]

Édit. 2019

mandrin gazeux, liquide (technique du) l.m.

→ anesthésie péridurale

bas débit cardiaque (syndrome de) l.m.

low cardiac output syndrome

Manifestation du choc cardiogénique caractérisée par un abaissement considérable du débit cardiaque (inférieur à 2 litres par minute et par mètre carré de surface corporelle), une chute de la tension artérielle, une élévation des pressions de remplissage du cœur et des résistances systémiques, un élargissement de la différence artério-veineuse des concentrations en oxygène.
Il peut être provoqué par une perte de la fonction contractile du myocarde (infarctus), par le détournement d’une fraction importante du volume d’éjection systolique, par une gène au remplissage ventriculaire (tamponnade) ou par une résistance à l’éjection ventriculaire (embolie pulmonaire).
En chirurgie cardiaque, sous circulation extracorporelle, il qualifie l'insuffisance circulatoire aigüe observée dans les suites opératoires immédiates. Les causes en sont multiples : protection myocardique incomplète avec ischémie myocardique, infarctus du myocarde péri-opératoire. Cette complication peut rendre difficile le sevrage de l'assistance circulatoire.

→ choc cardiogénique, index cardiaque

Édit. 2017

constante de débit de kerma l.f.

kerma rate constant

Constante caractéristique d’un radionucléide, représentant le débit de kerma dans l'air, délivré par les photons à la distance unité d’une source ponctuelle et rapporté à l’unité d’activité.
Unité : Gy.s-1.Bq-1.m2
Les photons considérés sont les gammas, les rayons X, le rayonnement de freinage interne, dont l’énergie est supérieure à un certain seuil conventionnel (généralement 20 keV).

[B1]

courbe débit-volume l.f.

flow-volume curve

Enregistrement du débit en fonction du volume au cours des manœuvres d'expiration et d'inspiration forcées rapides.
L'analyse de la courbe débit-volume et de ses paramètres est particulièrement utile pour la reconnaissance des troubles ventilatoires obstructifs.

[C2,K1]

criblage à haut débit l.m.

high-throughput screening

Le criblage à haut débit désigne dans le domaine de la pharmacologie, de la biochimie, de la génomique et de la protéomique, les techniques visant à étudier et à identifier dans les chimiothèques et ciblothèques, des molécules aux propriétés nouvelles, biologiquement actives.
L’expression « haut débit » évoque ici l’utilisation de la robotique, de l’informatique et de la bio-informatique pour accélérer la phase de test des molécules, protéines, catalyseurs, etc. en vue de processus de production de matériaux, médicaments, etc. Le criblage à haut débit s’appuie sur la bio-informatique, la génomique, la protéomique, la robotique, et parfois les nanotechnologies, etc.

Sigle HTS

→ toxicogénomique, pharmacologie, protéomique, génomique, chimiothèque, ciclothèque

Édit. 2015

débit n.m.

flow

En mécanique des fluides et en physiologie, volume (ou masse) écoulé par unité de temps.
On distingue le débit instantané (ex. débit de pointe) et le débit «moyen» mesuré sur un temps plus long, la minute, en physiologie, sauf indication contraire.
Symboles : pour le débit moyen mesuré sur une minute on note V' pour les écoulements gazeux et Q' pour ceux de sang.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

→ physiologie respiratoire (symboles)

débit acide basal de l'estomac l.m.

gastric acid output

Paramètre mesuré lors de l'étude de la sécrétion acide gastrique, égal au produit de la concentration d'acide dans le liquide gastrique par le volume sécrété dans une unité de temps.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

débit aérien phonatoire l.m.

aeric vocal flow

Mesure à l’aide d’un spiromètre du débit d’air passant entre les cordes vocales pendant l’émission d’une voyelle tenue.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

débit azygos l.m.

azygos flow

→ flux azygos

débit cardiaque l.m.

cardiac output

Volume de sang propulsé par chaque ventricule , exprimé en litres/minutes, égale au produit de la fréquence cardiaque par le volume de sang éjecté par chaque systole.
Ce volume de sang(Qc)  est en moyenne, normalement, chez l’adulte au repos, allongé, à jeun, compris entre 4,8 l et 5,3 l par minute. On peut mesurer le débit cardiaque, soit par la méthode de dilution en utilisant le principe de Stewart Hamilton soit par gazométrie sanguine en utilisant le principe de Fick selon la différence artérioveineuse en oxygène et de la consommation d'oxygène :
Qc= VO2/(CaO2-CvO2)   
Qc= VO2/DAVO2
(CaO2 : contenu artériel en oxygène, ponctionné au niveau d'une artère, CvO2 : contenu veineux en oxygène (sang veineux mêlé), ponctionné au niveau de l'artère pulmonaire, DAVO2 : différence artério-veineuse en oxygène, VO2 : consommation d'O2 (en L/min)

Le débit cardiaque diminue de 15 à 20% lors du passage de la position couchée à la position debout, il augmente sous l’influence des émotions, de l’hyperthermie, de la digestion et surtout de l’effort, l’exercice musculaire pouvant le multiplier par quatre ou cinq.

A. F. Fick, physiologiste allemand (1870) ; G. N. Stewart, physiologiste britannique (1897) ; W. F. Hamilton, physiologiste américain (1932)

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

→ Stewart et Hamilton (principe de), Fick (principe de)

[F2]

Édit. 2018

débit coronaire l.m.

coronary flow

Volume de sang traversant pendant une minute le lit vasculaire coronarien.
Au repos et dans les conditions normales le débit coronaire est de 250 à 300 mL/min, ce qui représente 5% du débit cardiaque. Le débit coronaire est relativement faible par rapport à d’autres organes (le rein en particulier) ce qui explique, compte tenu de la forte consommation d’oxygène du cœur, la très forte différence artérioveineuse en O2 (12 vol pour 100) et la très faible teneur O2 du sang veineux coronaire (5 à 7 vol pour 100) qui est la plus basse de l’organisme.
Lors d’un effort intense le débit coronaire et la consommation d’oxygène peuvent être multipliés par cinq ou six. La demande en oxygène est assurée pour 75% par une augmentation du débit et pour 25% par une extraction d’O2 par le myocarde plus poussée.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

débit de déclenchement d'un respirateur l.m.

triggering flow

En ventilation mécanique assistée, petit débit déclenchant l'insufflation grâce à un faible mouvement inspiratoire du patient.
On mesure ce débit au niveau de l'orifice de raccordement du ventilateur aux voies aériennes.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

débit de dose l.m.

dose rate, flow of dosis

Dose administrée par unité de temps lors d'une exposition à des radiations ionisantes ou d'une perfusion d'un médicament.
En radiothérapie, elle est égale au rapport D/t, où D est la dose délivrée de façon continue et t la durée d’administration.
Le débit de dose intervient, pour l'effet biologique, dans la compétition entre la vitesse de des lésions sublétales, proportionnelle au débit de dose, et la vitesse de leur réparation. L’effet biologique d’une dose donnée diminue lorsque le débit diminue. La réduction de l’effet est plus importante pour les complications tardives que pour la létalité des cellules tumorales (effet différentiel) ce qui confère un intérêt thérapeutique aux faibles débits de la curiethérapie classique (0,3-1,5 Gy/h). On définit le débit moyen en considérant t égal à l'étalement (espace de temps entre le début et la fin de l'irradiation) et le débit instantané en excluant les éventuelles interruptions de l'irradiation.
En radiothérapie transcutanée courante, elle est égale au rapport D/t où le débit est élevé (de l’ordre du Gy/min.) et n’intervient pas car il n’y a pas de réparation significative des lésions sublétales pendant la brève durée de la séance (quelques min.); l’effet de celle-ci ne dépend pas de sa durée.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

→ dose de radiation ionisante

débit de filtration glomérulaire l.m.

flow rate of glomerular filtration

Traduisant la valeur fonctionnelle rénale, il peut s’apprécier en clinique classiquement par le calcul de la clairance de la créatinine et préférentiellement par l’une des trois formules : celle de Cockcroft et Gault, la MDRD (Modification of Diet in Renal Disease) et le CKD-EPI (Chronic Kideney Disease Epidemiology Collaboration Equation).
Ces trois formules offrent l’intérêt de dispenser du recueil des urines pendant 24 heures, le plus souvent erroné.
- La formule de Cockroft et Gault prend en compte la créatinine plasmatique, le poids et l’âge :
Clairance (mL/mn)=
(140-âge) x poids (Kg)/PCr (μmol/L)x K
Avec : PCr : Créatinine sérique K = 1,23 pour les hommes, 1,04 pour les femmes, âge exprimé en années. Chez les patients âgés (notamment au-delà de 65 ans), elle sous-estime la fonction rénale.
- La formule MDRD est issue d’u ne étude qui a évalué l’effet d’un régime pauvre en protéines sur la progression de la maladie rénale. Elle ne tient compte que de l'âge, du sexe et de la créatininémie, avec un coefficient ethnique pour les noirs américains. Elle a l'avantage de ne pas prendre en compte le poids du patient mais elle surestime souvent le débit de filtration glomérulaire. Elle manquerait de précision à des valeurs au-delà de 60 mL/mn.1,73m2.
DFG = 186 x PCr-1,154 x âge-0,203 x 0,742 (si ♀) x 1,212 (si race noire)
- La formule CKD-EPI peut être exprimée par l’équation:
GR. = 141 x min(Scr/К,1)α  x max(Scr/К,1)-1,209 x 0,993Age x 1,018 (si♀) x 1,159 (race noire)
Avec Scr : créatinine plasmatique, К: 0,7 pour les femmes et 0,9 pour les hommes, α : -0,329 pour les femmes et -0,411 pour les hommes, min indique le minimum de Scr/К, ou 1max indique le maximum de Scr/К.
L’équation CKD-EPI aurait une exactitude supérieure aux deux autres.
La capacité de ces équations à fournir des estimations justes est fortement dépendante de la qualité des dosages de la créatininémie, pour lesquels les méthodes enzymatiques doivent être préférées.

Sigle DFG

→ clairance urinaire

[M1]

Édit. 2018

débit de kerma l.m.

kerma-rate

→ kerma

débit d'oxygène transporté par le sang l.m.

oxygen flow carried by the blood

Débit égal à la différence artérioveineuse en oxygène multipliée par le débit cardiaque, soit dans les conditions normales 0,05 x 5000 = 250 Ml / minute.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

débit de pepsine basal

basal flow rate of pepsin

Paramètre mesuré lors de l'étude de la sécrétion gastrique, égal au produit de la concentration de pepsine dans le liquide gastrique par le volume sécrété dans l'unité de temps.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

débit de pointe l.m.

peak expiratory flow (PEF), peak flow

Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.

A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

débit expiratoire 25 l.m.

maximum expiratory flow at 25% of CVF (MEF 25)

Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 25% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue (LBTPS/sec) et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

Sigle DEM 25

débit expiratoire 25-75 l.m.

maximum mid expiratory flow rate (MEF 25-75)

Débit expiratoire mesuré entre 25% et 75% de la capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS/sec.et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet. Ce débit est diminué en cas d'obstruction bronchique et lorsque le VEMS est encore normal cette diminution évoque une obstruction prédominant au niveau des voies aériennes distales.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

Sigle  DEMM ou DEM 25-75

→ débit expiratoire maximum

débit expiratoire 50 l.m.

maximum expiratory flow at 50% of CVF (MEF 50)

Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 50% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

Sigle  : DEM 50

débit expiratoire 75 l.m.

maximum expiratory flow at 75% of CVF (MEF 75)

Débit expiratoire mesuré lorsque le sujet est à 75% de sa capacité vitale lors de la manœuvre d'expiration forcée rapide.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue, LBTPS/sec, et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

Sigle  : DEM 75

débit expiratoire de pointe l.m.

peak expiratory flow (PEF)

Débit expiratoire maximal après une inspiration maximale.
Mesuré au début de la manœuvre d'expiration forcée, c'est le débit maximum que puisse réaliser un sujet. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue,  et en pourcentage de valeurs de référence tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.Un appareillage très simple suffit pour sa mesure, le malade peut à tout moment contrôler lui-même sa fonction ventilatoire, ce qui permet aux asthmatiques d'ajuster leur traitement. Le débit de pointe normal est égal ou supérieur à 500 L/min = 8 L/s, il est très sensible à l’obstruction des voies aériennes dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Il est utilisé pour l’autosurveillance des asthmatiques.

A. Strohl, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1919)

Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux

Sigle DEP

[K1]

Édit. 2019

| /2 | page suivante