Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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centre de cure ambulatoire en alcoologie l.m.

alimentary hygiene and alcohology centre

Structure en principe départementale, d'accueil, de soins et de prévention, ainsi dénommée depuis 1999, qui assure l'accompagnement ambulatoire, médical, relationnel et social, par une équipe pluridisciplinaire, des alcooliques.
Diversifiés, ces centres s'adaptent aux situations locales, soit en se limitant aux buts originels de dépistage et de traitement précoces des consommateurs à risque, soit en assumant également la prise en charge des sujets alcoolodépendants.
Financés par l'État, ils dépendent d'une gestion soit publique (DDASS, centres hospitaliers), soit privée (Association nationale de prévention de l'alcoolisme - ANPA - par l'intermédiaire de ses comités départementaux).
Des prestations banalisées et gratuites au sein des lieux de vie, des actions de prévention générale et spécifique auprès des sujets adressés par l'autorité publique au décours d'un dépistage d'alcoolémie, confèrent à ces centres un intérêt et une originalité particuliers.

Sigle CCAA

alcoolique (traitement de la maladie), alcoolisme (prévention de l')

[E,G3]

centre médico-pédagogique de cure ambulatoire l.m.

Etablissement pratiquant sans hospitalisation le diagnostic et le traitement des enfants présentant des troubles neuropsychique ou d’une restauration psychothérapeutique ou psychopédagogique sous autorité médicale.
Son objectif est de réadapter l’enfant en le maintenant dans son milieu familial, scolaire ou professionnel et social.

Syn. centre médico-pyscho-pédagogique

Sigle CMP ou CMPP

[E,O1,H4]

CCAA sigle m.

Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie

[E]

centre de cure médicale l.m.

Unité de moyen séjour destiné à assurer, sous surveillance médicale permanente, la poursuite du traitement après la phase aigüe d’une maladie et aussi, éventuellement, la rééducation fonctionnelle concomitante et la réadaptation des malades hospitalisés.

[E]

centre de post-cure l.m.

post-cure centre

Structure destinée à prendre en charge des malades sortis de l'hôpital et en voie de guérison, en vue de compléter leur traitement et de les réadapter à la vie sociale, voire professionnelle.
Ces centres n'existent que sous la forme de foyers de postcure tels qu'ils ont été définis par l'arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales comportant des possibilités d'hébergement, et qui sont encore peu nombreux en France.
Recevant des malades pour la soirée et la nuit, ils comportent une équipe médicale et paramédicale réduite. Mais l'expérience montre qu'ils ont tendance à se remplir de malades chroniques peu mobilisables et que, paradoxalement, ils doivent assurer des soins plus importants que prévus. Car les malades chroniques purement déficitaires sont rares et ils traversent des périodes aigües.
La post-cure des malades mentaux est également assurée dans toutes les structures intermédiaires : centres médicopsychologiques avant tout, appartements thérapeutiques, hôpitaux de jour, etc., mais aussi dans les cabinets des psychiatres privés ou les maisons de repos spécialisées.

[E]

abstinence en alcoologie l.f.

abstinence, teetotalism

Abstention volontaire de consommer les boissons contenant de l'alcool éthylique, par conviction religieuse, idéologique ou nécessité thérapeutique.

alcoolique, néphalisme

[G3,G4]

Édit. 2016

accompagnement en alcoologie n.m.

caring of the alcoholic

Action psychothérapique à long terme exercée par une personne sur un malade alcoolique, par une compréhension, un soutien et la présence du thérapeute dans l'univers du malade.

[G3,H4]

Édit. 2016

alcoologie n.f.

alcohology

« Discipline consacrée à tout ce qui a trait dans le monde à la relation de l'homme à l'éthanol : production, conservation, distribution, consommation, avec les implications de ce phénomène, soit au niveau collectif, national et international, social, économique, soit au niveau individuel, spirituel, psychologique et somatique ».
Cette discipline utilise les outils de connaissance des principales sciences humaines, économiques, juridiques et médicales" (P. Fouquet, médecin français, 1967). Elle fait l'objet d'enseignements universitaires et de formations dispensées par des organismes reconnus au titre de la formation continue. Le concept actuel, centré sur l'objet alcool, a conduit à la création de la Société française d'alcoologie en 1978.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

[E1,G3,G4]

Édit. 2017 

tolérance en alcoologie l.f.

tolerance and alcoology

Capacité constitutionnelle de l'organisme à supporter une certaine dose d'éthanol sans que n'apparaissent des troubles.
Variable selon les sujets, elle est aussi évolutive : chez l'alcoolique chronique, des doses de plus en plus élevées sont nécessaires à l'obtention du même effet.

accoutumance, dose-effet (relation), vulnérabilité à l'alcool

ambulatoire adj.

ambulatory

1) Qui accompagne ou aide l'ambulation : appareil, méthode ambulatoire, chirurgie ambulatoire, etc.
2) Qualifie un acte ou une méthode chirurgicale qui ne nécessite pas une immobilisation ou une hospitalisation.

anesthésie ambulatoire

[B3,G1,I3]

Édit. 2017

anesthésie ambulatoire l.f.

ambulatory anaesthesia, day-case anaesthesia, outpatient anesthesia

Anesthésie réalisée chez un patient devant quitter la structure médicale le jour même.
Elle est utilisée pour des actes chirurgicaux ou médicaux, diagnostiques ou thérapeutiques (radiologie interventionnelle, endoscopie, etc.). Elle doit être réalisée dans des structures adaptées, hospitalières ou extrahospitalières.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie

[G1]

Édit. 2017

médecine ambulatoire l. f.

ambulatory medicine

ensemble des actes et soins dispensés au domicile du patient ou durant ses activités socio-professionnelles.
Par par exemple soins à un diabétique handicapé et dépendant..

mesure ambulatoire de la pression artérielle l.f.

ambulatory blood pressure measurement

Dispositif permettant d'enregistrer automatiquement la pression artérielle par voie non effractive à une cadence choisie, toutes les 15, 20 ou 30 minutes, pendant 24 heures consécutives ou sur les périodes d'activité d'éveil ou de sommeil.
Les dispositifs actuellement disponibles utilisent un brassard placé au niveau d'un bras. La mise en mémoire et l'exploitation des données sont faites par une extension informatique. L'affichage des résultats donne les valeurs brutes, les pressions systoliques et diastoliques moyennes et leur écart type, la fréquence cardiaque moyenne et son écart type, le pourcentage des mesures supérieures à une valeur choisie, etc. Des histogrammes, des tableaux de moyennes horaires peuvent être imprimés. Les applications pratiques sont multiples : surveillance d'un traitement antihypertenseur, appréciation des modifications nycthémérales, avec mesure des variations tensionnelles en période d'activité et de sommeil, diagnostic des fausses hypertensions par effet «blouse blanche», dépistage des hypertensions paroxystiques ou réfractaires.

N. S. Korotkoff, chirurgien de l’armée russe (1905)

Sigle MAPA

pression artérielle

[K2]

phlébectomie ambulatoire l.f.

ambulatory phlebectomy

Technique de traitement ambulatoire des varices qui consiste en une phlébectomie avec un geste chirurgical limité effectué sous anesthésie locale.

pression veineuse ambulatoire l.f.

ambulatory venous pressure

Mesure de la pression veineuse au cours de l'ambulation.
La diminution à l'effort de la pression veineuse permet d'apprécier l'efficacité de la pompe musculaire du mollet. La perturbation de ce test caractérise l'hémodynamique de l'insuffisance veineuse chronique.

cure n.f.

1) Période de traitement d’une maladie ou d’une lésion en vue de sa guérison.
2) Traitement efficace d’une maladie ou d’une lésion et son résultat.
3) Méthode particulière de traitement.
4) Séjour dans une station thermale dont on utilise les eaux.

[E]

cure de désintoxication l.f.

Traitement auquel est soumis une personne atteinte de dépendance à un toxique.
La cure utilise différents moyens : médicamenteux, diététiques, psychologiques ou autres. Elle nécessite le plus souvent une courte hospitalisation et doit être suivie pendant parfois plusieurs années, d’un soutien psychologique.

[G5]

cure de désintoxication alcoolique l.f.

alcoholic disintoxication cure, treatment

Expression qui, par abus de langage et déviation de sens, entend désigner l'existence d'un traitement définitif et radical de l'alcoolisme chronique.
L'alcoologie moderne s'inscrit en faux contre cette croyance mythique, car le processus de levée de la dépendance, loin d'être rapide, est fonction de l'adhésion progressive et de la participation active d'un sujet qui conserve sa vulnérabilité à l'alcool et, par voie de conséquence, le risque de rupture de l'abstinence.
Simple épisode d'une prise en soins, une éventuelle cure en milieu hospitalier pourra s'inscrire dans un projet personnalisé et un processus d'accompagnement de plusieurs années.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

alcoolique (traitement de la maladie), aversion, disulfirame

[G3,G4]

cure de Sakel l. f.

insulin comatherapy

M. Sakel, psychiatre et neurophysiologiste austrohongrois (1937)

insulinothérapie en psychiatrie

[G5,H3]

cure de sevrage l.f.

withdrawal treatment

Prise en soins d'un sujet dépendant d'un toxique et souhaitant arrêter son intoxication.
Permettant d'atténuer le syndrome de sevrage, elle peut s'effectuer : 
- soit en traitant de façon symptomatique le syndrome de sevrage : par exemple, chez l'héroïnomane, on prescrit un agoniste alpha 2 adrénergique, un antispasmodique, un anxiolytique-hypnotique et si nécessaire une réhydratation ;
- soit, exceptionnellement, par décroissance progressive des doses du toxique ou d'un agoniste.
On y associe toujours un soutien psychologique et parfois des méthodes d'appoint comme une électrostimulation transcutanée.
Reste qu'une prise en charge au long cours, globale, volontaire, adaptée à chacun, souvent aléatoire du fait de fluctuations de la demande et de rechutes, est en règle indispensable.

sevrage

cure thermale l.f.

Ensemble des techniques de traitement à base d’eaux minérales et de leurs dérivés (gaz, vapeurs), algues, boues, etc.
Les stations doivent être agréées par le Ministère de la Santé et conventionnées avec les organismes d’assurance maladie. En France elles sont spécialisées dans le traitement de certaines affections en fonction de la composition physicochimique des eaux. L’assurance maladie prend en charge, pour une cure de 18 à 21 jours un forfait de surveillance médicale de soins fixes et un forfait thermal variant selon les établissements thermaux ; la participation aux frais d’hébergement et de transport est fonction des conditions de ressources de l’assuré.

thermalisme

[G5]

dégoût (cure de) l.f.

disgust cure

aversion

désintoxication alcoolique (cure de) l.f.

alcoholic disintoxication treatment

alcoolique (traitement de la maladie)

hydrocèle (cure chirurgicale d') l.f.

surgical treatment of hydrocele

Dans le cas d'une hydrocèle chronique fonctionnellement gênante, suppression chirurgicale de la cavité vaginale, par ablation ou plicature de l'un des feuillets de la séreuse.

P. L. Lord, chirurgien britannique (1964)

Lord (opération de), résection vaginale

[M2]

Édit. 2015

incontinence (cure endoscopique de l') l.f.

incontinence (endoscopic cure of)

Cure de l'incontinence féminine par injection péri-uréthrocervicale, sous contrôle endoscopique, de substances pâteuses inertes ou de collagène, dans un but de soutien et rétrécissement de l'anneau cervical et d'augmentation de la résistance uréthrale.
Les résultats de cette méthode sont très diversement appréciés dans leur degré et leur durée.

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