Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Ollier (maladie d') l.f.

Ollier’s disease

L. L. Ollier, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1899)

→ dyschondroplasie, ostéochondromatose, enchondromatose

Édit. 2017

Ollier (ostéochondromatose d') l.f.

osteochondromatosis

Mauvaise ossification enchondrale donnant des îlots de cartilage non ossifié dans les métaphyses des os et amenant inflexions et raccourcissements des os longs.
On y trouve déformations articulaires, asymétrie faciale et extrémités courtes. Les fentes et les trous optiques sont étroits avec parfois paralysies oculomotrices et atrophie optique. On trouve également des pigmentations rétiniennes. S’il existe une angiomatose associée, il s'agit du syndrome de Maffucci ; s'il existe une dyschromie cutanée, il s'agit du syndrome de Kast. La maladie est rarement transmise et apparaît sporadique car il s’agit d’une affection héréditaire à pénétrance réduite et souvent à tendance unilatérale (MIM 166000 autosomique dominante et MIM 225795 autosomique récessive).

L. L. Ollier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1899) ; A. Maffucci, anatomopathologiste italien (1881) ; A. Kast, médecin interniste allemand (1889)

Syn. enchondromatose, hémichondrodystrophie type Ollier, dyschondroplasie, maladie d'Ollier

→ angiomatose, Maffucci (syndrome de), Kast (syndrome de), Maffucci-Kast (syndrome de)

[I2, J1, K4, P2, Q3]

Édit. 2019

hémichondrodystrophie type Ollier l.f.

L. L. Ollier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1899) ; A. Maffucci, anatomopathologiste italien (1881) ; A. Kast, médecin interniste allemand (1889)

Syn. Ollier (ostéochondromatose d')

→ Ollier (ostéochondromatose d')

[I2, J1, K4, P2, Q3]

Édit. 2019

Ollier (maladie d')
l.f.

L. L. Ollier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1899) ; A. Maffucci, anatomopathologiste italien (1881) ; A. Kast, médecin interniste allemand (1889)

Syn. Ollier (ostéochondromatose d')

→ Ollier (ostéochondromatose d')

[I2, J1, K4, P2, Q3]

Édit. 2019

Albee (greffe d')

Albee’s procedure

Technique d’arthrodèse vertébrale postérieure par encastrement d’un greffon dans les apophyses épineuses dédoublées.
La technique originale, facteur d’un nombre important de défauts de consolidation n’est plus employée.

F.H. Albee chirurgien orthopédiste américain (1911)

→ arthrodèse vertébrale postérieure

[I2]

Édit. 2017

antibioprophylaxie pour greffe d'organe l.f.

Administration d’antibiotiques au donneur en état de mort cérébrale dès qu’est prise la décision de greffer un organe,

Cette administration n’a pas de justification scientifique mais elle est consacrée par l’usage. Elle consiste en l’administration de 1,5 à 2g de céphalosporine de type céfuroxime ou céfazoline à l’induction de l’anesthésie du donneur. Cette antibiothérapie peut être commencée dès le passage du donneur en état de mort cérébrale.

Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie

excision-greffe veineuse pénienne l.f.

Peyronie's venous graft

Intervention chirurgicale destinée à la cure d'une déformation importante de l'érection due à l'évolution d'une maladie de Lapeyronie.
Elle comporte l'excision de la plaque fibreuse de l'albuginée du corps caverneux et son remplacement par greffe d'une paroi veineuse souple.

F. Gigot de la Peyronie, chirurgien français (1678-1747)

→ La Peyronie (maladie de)

[M2]

Édit. 2018  

greffe n.f.

graft, grafting

Opération qui consiste, pour pallier une perte de substance ou remplacer un organe défaillant, à prélever des cellules, un tissu ou un organe sur un organisme appelé donneur pour les introduire chez un receveur.
En fonction du lien entre donneur et receveur on distingue plusieurs types de greffe: autogreffe (greffe effectuée chez le même individu), homogreffe ou allogreffe (greffe entre individus de même espèce, p. ex. d'homme à homme), hétérogreffe ou xénogreffe (greffe entre sujets d'espèces différentes). Les greffes entre jumeaux homozygotes ou entre animaux de même race sont appelées isologues ou isogéniques. Toutes les greffes, à l'exception des autogreffes et des greffes isologues, sont exposées à une réaction de rejet d'origine immune.
Le mot greffe est parfois aussi utilisé pour désigner le produit prélevé, plus souvent appelé greffon.

→ allogreffe, autogreffe, isogreffe, xénogreffe, transplantation, greffon, greffon contre l'hôte (réaction du)

greffe allogénique l.f.

autoplastic graft

Homogreffe.

→ homogreffe

greffe à l'italienne l.f.

italian graft

Procédé de greffe cutanée autoplastique dans lequel le greffon pédiculé, pris sur une autre partie du corps éloignée de la zone à couvrir, subit un rapprochement temporaire souvent par immobilisation plâtrée des deux régions, jusqu'à section du pédicule nourricier.
Des rapprochements successifs peuvent porter le greffon sur un lieu très éloigné de son emplacement primitif.

greffe apposée l.f.

onlay graft

Greffe osseuse au cours de laquelle le greffon est fixé sur la surface osseuse avivée.

Syn. greffe en onlay

greffe autologue l.f.

autologous graft

Greffe prélevée sur le sujet qui la reçoit.

Syn. autogreffe, greffe autoplastique

greffe cardiaque  l.f.

La greffe ou transplantation cardiaque est actuellement le traitement de référence de l’insuffisance cardiaque terminale, évolutive malgré le traitement médical optimal.
Les taux de survie actuels, avec les progrès  du traitement immunosuppresseur et des techniques de réanimation, sont de l’ordre de 5 ans dans 80 à 85% des cas.  

greffe cutanée l.f.

→ greffe de peau

greffe de cellules souches hématopoïétiques l. fém.

Transfusion de cellules souches hématopoïétiques du sang circulant par cytaphérèse recueillies après stimulation par des facteurs de croissance.
Cette méthode introduite dans les années quatre-vingt-dix remplace le prélèvement médullaire des cellules souches hématopoïétiques Pour une greffe de cellules souches du sang périphérique, les cellules souches sont récupérées dans le sang du donneur. Le sang du donneur passe au travers d'une machine qui ne garde que les cellules souches et réinjecte le reste du sang dans la circulation sanguine du donneur. Les cellules souches ainsi récupérées sont filtrées en vue de leur administration au receveur par perfusion. Si les cellules souches sont prélevées en prévision d'une greffe autologue, on peut les congeler et les conserver pour un usage ultérieur.
Il est important de signaler que depuis les années 90 la transplantation des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse a été remplacée par celle des cellules souches hématopoïétiques circulantes prélevées par cytaphérèse après stimulation par des facteurs de croissance.

→ greffe de cellules souches hématopoïétiques

greffe de cheveux l.f.

hair graft, hair grafting

Technique chirurgicale qui consiste à greffer, sur une zone de cuir chevelu saine mais totalement ou partiellement glabre (zone receveuse), des fragments de cuir chevelu contenant des follicules pileux normaux prélevés dans la zone donneuse.

greffe de moelle osseuse   l.f.

bone marrow transplantation

Procédé thérapeutique visant à remplacer un tissu hématopoïétique altéré par des cellules souches hématopoïétiques provenant d'une moelle saine capable de reconstituer une hématopoïèse normale.
On distingue différents types de greffes:
- greffe de moelle allogénique : le donneur est génétiquement différent du receveur ;
- greffe de moelle allogénique HLA identique : le donneur et le receveur ont leurs deux haplotypes identiques pour les loci HLA-A, B, C, DP, DQ et DR ; la probabilité de trouver des haplotypes communs est beaucoup plus grande dans la fratrie que dans la liste des donneurs de moelle volontaires ;
- greffe de moelle autologue : la moelle est celle du patient, prélevée, congelée et réinjectée après chimiothérapie et/ou radiothérapie destinée à traiter généralement une affection maligne ;
- greffe de moelle syngénique : le donneur est génétiquement identique au receveur (jumeau monozygote).
Les indications de la greffe de moelle allogénique sont soit des maladies génétiques (déficits immunitaires, thalassémies, maladie de Fanconi), soit des maladies acquises (aplasie médullaire, hémopathies malignes). La moelle altérée est d'abord détruite par chimiothérapie et/ou irradiation (conditionnement) avant d'être remplacée par la moelle osseuse greffée. La procédure consiste à aspirer la moelle osseuse du donneur, endormi en salle d'opération, et de la réinjecter par perfusion intraveineuse au receveur immédiatement après.
Dans la pratique de l'autogreffe, la moelle osseuse tend de plus en plus à être remplacée par des cellules souches périphériques circulantes. Le même procédé peut aussi être utilisé dans la pratique de l'allogreffe après consentement éclairé du donneur dans des protocoles encore expérimentaux.

greffe de neurones fœtaux dans les maladies neurodégénératives l.f.

fœtal neuron grafts in neurodegenerative diseases

Techniques de thérapie cellulaire par implantation de cellules prélevées sur le cerveau fœtal.
Ces greffes visent à traiter un problème majeur de santé publique, représentant plus de 1% de la population, appelé à s'aggraver avec le vieillissement progressif de la société, et dont les thérapeutiques restent soit non validées (maladie d'Alzheimer, sclérose latérale amyotrophique, maladie de Huntington, etc.), soit suivies d'effets partiels ou transitoires (maladie de Parkinson, p. ex.).
Il peut s'agir de remplacer anatomiquement et fonctionnellement des neurones déficients par des greffes striées de neurones fœtaux dopaminergiques ou de renforcer les défenses naturelles des cellules nerveuses, avec notamment l'apport (par thérapie génique) de facteurs protéiques neuroprotecteurs.
Le potentiel thérapeutique de l'approche substitutive dans la maladie de Parkinson est réel, mais semble inégal et concerne jusqu'à présent un petit nombre de patients traités dans des centres hyperspécialisés. L'approche neuroprotectrice est en cours d'évaluation.

greffe de peau l.f.

skin graft, skin grafting

Technique chirurgicale permettant de greffer de la peau humaine, animale ou reconstituée in vitro pour remplacer des pertes de substance cutanées.
Ces greffes peuvent être des autogreffes, des allogreffes, ou des xénogreffes.

greffe d'îlots de Langerhans l.f.

pancreatic islet transplantation

Technique d'implantation des seules cellules de la partie endocrine du pancréas destinée à traiter le diabète grave insulinodépendant.
Son siège peut être hépatique, épiploïque ou péritonéal. Elle s'apparente plus à une greffe de tissu qu'à une transplantation d'organes. Elle pose néanmoins les mêmes problèmes d'histocompatibilité.

greffe d'organe et psychisme l.f.

graft of organ and psychism

→ transplantations d'organes et psychisme

greffe d'organes l.f.

→ transplantation

greffe en pastilles l.f.

patch graft, patch grafting

Technique chirurgicale utilisée pour recouvrir de grandes pertes de substance, en particulier en cas d'ulcère de jambe, et qui consiste à prendre des petits greffons cutanés arrondis en "pastilles" sur la cuisse, puis à les poser sur la surface à traiter et à les maintenir par un pansement gras et compressif.

greffe en résille l.f.

mesh graft, mesh grafting

Technique chirurgicale permettant de couvrir de vastes pertes de substance cutanée, par exemple consécutives à une brûlure ou à des ulcères de jambe, à partir d'une petite zone donneuse.
Elle consiste à augmenter la taille utile d'un greffon cutané dermo-épidermique prélevé au dermatome grâce à un appareil réalisant de multiples incisions discontinues, et à l'étendre sous forme d'un filet dont les mailles seront le point de départ de l'épidermisation secondaire. Elle donne un résultat souvent peu esthétique.

greffe en timbre-poste l.f.

post stamp graft

Procédé consistant à greffer la zone à couvrir par des petits greffons dermo-épidermiques de la taille d'un timbre-poste.

L. Ollier, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1830-1901) ; C. Thiersch, chirurgien allemand (1822-1895)

→ Ollier-Thiersch (greffe de)

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