MALT acr. angl. pour Mucosa Associated Lymphoid Tissue
Tissu lymphoïde associé aux muqueuses trouvé dans l’intestin, l’arbre bronchique et dans d’autres muqueuses.
Dans la muqueuse du tube digestif le MALT est parfois appelé GALT (Gut Associated Lymphoid Tissue). Il peut y être présent à l'état normal, p. par exemple dans les plaques de Peyer de l'intestin grêle ou apparaître au cours de phénomènes inflammatoires chroniques, p. par exemple le tissu lymphoïde de la muqueuse gastrique en cas de gastrite chronique. Le MALT peut être le siège de lymphomes, dits lymphomes du MALT, qui représentent la forme la plus fréquente de lymphome gastrique.
Les lymphomes pulmonaires primitifs de bas grade s’en rapprochent.
P. G. Isaacson, anatomopathologie britannique (1983)
→ GALT, MALT (lymphome du), Peyer (plaque de)
maltase n.f.
maltase
Enzyme de type α-glucosidase catalysant l'hydrolyse du maltose en deux molécules de glucose.
On trouve des maltases dans les bactéries, la levure de bière et dans certains organes animaux, tels que l'intestin, le foie, le rein, la rate. Les maltases intestinales achèvent l'hydrolyse de l'amidon. Il existe plusieurs enzymes de ce type dont la spécificité est plus ou moins large.
Étym. lat : maltum ; all. maltz :malt, orge germé ; -ase : suffixe désignant une enzyme
maltase acide l.f.
acid maltase
Enzyme de type -1,4-glucosidase dont le pH optimum d'action est acide, présent dans les lysosomes des cellules, qui effectue la dégradation dans les lysosomes du glycogène tissulaire.
L'absence congénitale de cette maltase acide est décrite comme une glycogénose généralisée de type II ou maladie de Pompe.
→ glycogénose de type II, Pompe (maladie de)
maltase acide (déficit en) l.m.
acid maltase deficiency
Myopathie métabolique congénitale définie par un déficit enzymatique en maltase acide (alpha-1,4-glucosidase acide) avec accumulation de glycogène dans les lysosomes musculaires (myopathie vacuolaire) par défaut de transformation du glycogène en glucose.
D'hérédité autosomique récessive (gène localisé sur le chromosome 17, locus en 17q23), elle comporte trois formes cliniques : infantile (maladie de Pompe), avec hypotonie généralisée rapidement progressive, d'évolution fatale avant l'âge de deux ans par insuffisance cardiaque et respiratoire ; juvénile, avec myopathie d'aggravation progressive débutant après deux ans, d'évolution fatale le plus souvent avant l'âge de 20 ans ; adulte, avec myopathie lentement progressive apparaissant après l'âge de 20 ans, souvent entre 30 et 40 ans, d'évolution plus favorable.
J-C. Pompe, anatomopathologiste néerlandais (1932)
Étym. lat : maltum ; all. maltz :malt, orge germé ; -ase : suffixe désignant une enzyme
Syn. maladie de Pompe, déficit en alpha-1,4-glucosidase acide, maladie de surcharge en glycogène de type II
→ glycogénose de type II, Pompe (maladie de)
maltase-saccharase n.f.
maltase-sucrase
Enzyme de type α-glucosidase des cellules à bordure en brosse de l'intestin catalysant l'hydrolyse du maltose en deux molécules de glucose et, avec une affinité moindre, celle du saccharose en glucose et fructose.
Malte (fièvre de) l.f.
Malta fever
malthusianisme n.m.
Doctrine économique préconisant une limitation de la natalité
T. R. Malthus, économiste britannique (1798)
MALT (lymphome du) l.m.
MALT lymphoma
Variété de lymphome non hodgkinien développé à partir du tissu lymphoïde annexé aux muqueuses, plus précisément de la zone marginale, la précession par des lésions lymphoépithéliales bénignes étant fréquente : gastrite chronique à Helicobacter pylori, thyroïdite chronique, syndrome de Sjögren.
Ces lymphomes ont une évolution souvent indolente, longtemps localisée. Le rôle d'une stimulation antigénique chronique locale est illustré par la régression possible des lymphomes gastriques après éradication de Helicobacter pylori.
La classification OMS (2001) distngue les lymphomes de la zone marginale (dans 96% des cas) à cellules lymphoïdes B de petite taille, peu évolutifs et les lymphomes diffus à grandes cellulesB, invasifs.
Dans près de la moitié des cas il est noté une translocation t(11 ; 18)(q21- q22) entraînant une fusion des deux gènes API2 et MALT1 impliqués dans la régulation de l’apoptose ; dans les formes à grandes cellules on note une mutation par délétion P53.
Syn. lymphome à cellules monocytoïdes, lymphome de la zone marginale
Sigle : Mucosa Associated Lymphoid Tissue
→ MALT
maltose n.m.
maltose
alpha-Glucosido-4-glucose, diholoside constituant de l'amidon, dont il provient par l'action des amylases ou de la diastase de l'orge germé.
Étym. sucre de malt :-ose : suffixe indiquant un sucre
maltosidase n.f.
maltosidase
Enzyme de type α-glucosidase catalysant l'hydrolyse de l'amidon ou du glycogène en libérant des molécules de maltose.
Par exemple les beta-amylases des végétaux sont des maltosidases.
maltosurie n.f.
maltosuria
Présence de maltose dans l'urine.
Elle se voit chez des buveurs de bière ou après ingestion de maltose en excès.
maltotétraose n.m.
maltotetraose
Tétraholoside constitué par la condensation de 4 molécules de glucose unies par des liaisons alpha 1-4.
On en trouve parmi les produits de l'hydrolyse de l'amidon ou du glycogène.
maltotriose n.m.
maltotriose
Triholoside constitué par la condensation de 3 molécules de glucose unies par des liaisons alpha 1-4.
On en trouve parmi les produits de l'hydrolyse de l'amidon ou du glycogène.
maltraitance n.f.
ill-treating
Ensemble de mauvais traitements qu’une ou plusieurs personnes font subir à une autre.
Alors que dans le langage courant le mot sévice ou l’expression mauvais traitement évoque surtout la violence physique, le mot maltraitance est de sens plus large et inclut aussi l’abandon psychologique ou matériel, le chantage, etc.
→ sévice sur enfant, sévice à personne âgée
amylomaltase n.f.
amylomaltase
Enzyme qui catalyse le transfert d'un glucose à partir d'un maltose sur l'hydroxyle en 4 d'une chaine glucanique.
Cet enzyme existe chez Escherichia coli croissant dans un milieu contenant du maltose.
[C1, C3, D1]
Édit. 2020
brucellose n.f.
brucellosis
Maladie infectieuse présente dans le bassin méditerranéen mais aussi dans d’autres régions, commune à de nombreuses espèces animales et à l’Homme, due aux bactéries du genre Brucella (B. melitensis et B. abortus notamment).
La maladie survient généralement chez un sujet ayant une profession exposée telle qu’éleveur, agriculteur, boucher, vétérinaire. Cliniquement, la forme septicémique est la plus habituelle, se manifestant par une fièvre d’allure souvent caractéristique (fièvre ondulante, fièvre sudoro-algique), une hépatomégalie modérée, des adénopathies, une leucopénie avec neutropénie, la survenue possible de localisations viscérales (ostéo-articulaires, neuroméningées, cardiaques, glandulaires telles qu’orchi-épididymite ou ovarite). La certitude diagnostique est apportée par l’isolement du germe par hémoculture, la possibilité de l’intradermoréaction à la mélitine et celle du sérodiagnostic de Wright. Une antibiothérapie prolongée (tétracycline + rifampicine ou tétracycline + streptomycine) parfois associée aux glucocorticoïdes est nécessaire à la guérison. Sa durée minimale est de trois mois. Les formes chroniques, plus rares, sont de diagnostic difficile,d’autant plus que les hémocultures demeurent négatives.
Les troubles neurologiques sont fréquents, groupés sous le terme de neurobrucellose. Ils sont précoces, lors de la phase septicémique de la maladie ou surviennent à la phase secondaire, associés à d'autres localisations viscérales. Il s'agit d'atteintes polyradiculaires et/ou de nerfs crâniens, de méningomyélites ou méningo-encéphalites, parfois de compressions médullaires ou radiculaires par un foyer de spondylodiscite. Le sérodiagnostic de Wright dans le sang et le LCR permet le diagnostic. L'amplification de Brucella par PCR est très sensible et spécifique.
Les troubles psychiques des brucelloses sont des manifestations surtout de type asthénique (« patraquerie brucellienne »), dépressif, confuso-onirique (obtusion ou agitation et onirisme dominants), survenant au long de l’évolution et parfois après le retour à l’apyrexie (psychoses tardives).
D. Bruce, Sir, médecin britannique, membre de l'Académie de médecine (1887)
Syn. mélitococcie, fièvre de Malte, fièvre méditerranéenne
→ Brucella, brucelloses (troubles psychiques des)
Édit. 2017
enfant maltraité l.m.
ill-treated child
Enfant victime de violences physiques, d’abus sexuels, de maltraitance psychologique, de carences ou de négligences physiques, affectives, éducatives.
Les services départementaux d'aide sociale à l'enfance peuvent proposer des mesures éducatives au profit de mineurs en difficulté en les maintenant autant qu'il est possible dans leur milieu familial et en préparant leur retour s'ils doivent être confiés à un service ou à un établissement. Ces mesures peuvent être non plus proposées, mais ordonnées par le juge des enfants si la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur sont en danger ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises (article 375 du code civil). Le juge peut être saisi par les parents, le procureur de la République, le mineur lui-même ; il peut se saisir d'office.
En complément et pour mieux assurer le signalement et la prise en charge des mineurs maltraités (peut-être 50 000 cas annuels, dont 600 à 700 décès), la loi du 10 juillet 1989 prévoit une formation de toutes les personnes en contact avec le mineur et la mise en place dans chaque département d'un dispositif recueillant les informations relatives aux enfants maltraités.
Le nouveau code pénal, en vigueur depuis le 1er mars 1994, maintient l'obligation aux personnes de signaler les mauvais traitements infligés à un mineur de quinze ans (article 434-3) et la faculté par le médecin de dénoncer ces faits (article 226-14).
F. N. Silverman, pédiatre et radiologue américain (1953)
→ inceste, parent maltraitant, sévices physiques à enfant, sévices psychologiques à enfant, sévice sexuel dans l'enfance, enfant battu, Silverman (syndrome de), enfant secoué
[O1, E1, E3]
Édit. 2020
fièvre de Malte l.f.
→ Malte (fièvre de), brucellose
[D1]
Édit. 2018
glycogénose de type II l.f.
glycogen storage disease II
Affection lysosomique avec surcharge cardiaque glycogénique.
Elle se révèle par l’apparition rapide, chez le nourrisson, d'une insuffisance cardiaque avec cardiomégalie, d'une hypotonie musculaire, de difficultés de succion et de déglutition et de troubles neurologiques. L’affection est mortelle en quelques mois. Contrairement à la maladie de von Gierke (surcharge en glycogène I), cette affection, aussi nommée maladie de Pompe, ne donne aucune atteinte oculaire. Il s'agit d'un déficit en alpha-1-4-glucosidase acide (GAA) qui hydrolyse le glycogène en unités glucose. Le locus du gène a été localisé en 17q23 et il existe de nombreuses mutations. L’affection est autosomique récessive (MIM 232300).
J. Pompe, médecin néerlandais (1933)
Syn. Pompe (maladie de), cardiomégalie glycogénique, glycogénose de type II, polycorie cardiaque glycogénique de Debré, glycogénose maligne généralisée de type II, déficit en maltase acide, déficit en alpha-1, 4-glucosidase.
isomaltase n.f.
isomaltase
Enzyme de la classe des α-glucosidases catalysant l'hydrolyse des liaisons α-glucosidiques 1-6 de l'isomaltose ou d'autres oligoholosides tels que panose, palatinose, isomaltotriose.
isomaltose n.m.
isomaltose
Isomère du maltose présent dans les hydrolysats d'amidon, de dextranes et de glycogène.
isomaltotriose n.m.
isomaltotriose
α-glucosido-1-6-α-glucosido-1-6-glucose, triholoside constitué de trois molécules de glucose, présent dans les hydrolysats de dextranes.
On en trouve dans le miel.
lymphome de (type) MALT l.m. sigle angl. pour malignant lymphoma of Mucosa Associated Lymphoid Tissue.
→ MALT, lymphome digestif primitif, sarcome du tube digestif
parent maltraitant l.m.
ill-treating parent
Parent ou personne ayant la garde d'un enfant, dont le comportement à l'égard de celui-ci est fait de sévices physiques, de brutalités parfois contrôlées, de négligences, voire de privations de soins, de manifestations de rejet ou de défect affectif, d'exigences éducatives sadiques ou disproportionnées à l'âge.
En dehors d'une pathologie ou d'un handicap propres à l'enfant et souvent en association avec eux, on observe très fréquemment chez les parents des antécédents de maltraitance, de séparation, de rejets, sources d'insécurité foncière et de non-estime de soi. L'affrontement à la réalité du bébé, un sentiment d'amputation supplémentaire ainsi provoquée, leur sont souvent intolérables, au moins pour l'un des deux parents, qui peut réagir par la violence.
Une structure mentale pathologique, surtout psychopathique, peut également être relevée, notamment s'il y a alcoolisation. Une irrégularité des soins et de la présence n'est pas rare dans les couples de toxicomanes. Certains parents d'apparence normale mais fragiles vivent dans la rigidité et la pauvreté des relations affectives ; néanmoins, la perspective d'un éloignement de l'enfant peut induire chez eux une évolution dépressive ou psychosomatique.
La maltraitance domine dans les milieux sociaux défavorisés, mais on la retrouve dans toutes les classes sociales.
Souvent délicate, l'appréciation des risques nécessite l'avis conjoint de plusieurs intervenants, surtout lorsqu'est discutée l'éventualité d'une séparation d'avec la famille.
→ bourreau domestique, enfant maltraité
palatinose n.m.
palatinose
D-glucopyranosyl-(1-6)-D-fructose.
Dihexoside, isomère du saccharose, formé de glucose et de fructose ; moins sucré que le saccharose.
Le palatinose est formé par certaines bactéries à partir du saccharose.
Syn. isomaltulose