Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Crouzat (point de) l.m.

Crouzat's mark

Point osseux saillant de la face postérieure de la symphyse pubienne, bien visible à la radiopelvimétrie, délimitant l'extrémité antérieure du diamètre promonto-rétropubien du détroit supérieur.

E. Crouzat, gynécologue obstétricien français (1853-1902)

Syn. culmen rétropubien

[O3]

point de Crouzat l.m.

Crouzat's mark

Point osseux saillant de la face postérieure de la symphyse pubienne, bien visible à la radiopelvimétrie, délimitant l'extrémité antérieure du diamètre promonto-rétropubien du détroit supérieur.

E. Crouzat, gynécologue obstétricien français (1853-1902)

Syn. culmen rétropubien

[O3]

Albert (position d') l.f.

Albert's position

Position de la femme enceinte pour l'exploration radiologique des dimensions et de la forme du détroit supérieur du bassin osseux.
En radiologie conventionnelle, chez une patiente en position semi-assise, le plan du détroit supérieur est parallèle à la plaque radiologique et perpendiculaire au faisceau de rayons X. Le détroit supérieur se projetait donc sur la radiographie peu déformé, avec un agrandissement connu qui permettait les mesures.
A cette technique a ensuite été préférée l'incidence de Thoms.
Actuellement on n'utilise pratiquement plus ces techniques radiographiques, très irradiantes pour la mère et surtout le foetus : elles ont été remplacées par l'échographie, le scanner à très basse dose, voire l'IRM.

Thoms (position de), radiopelvimétrie

[B2,O3]

Édit. 2020

Berman (position de) l.f.

Berman's position

Position de la femme utilisée lors de la radiopelvimétrie pour réaliser un cliché de face du détroit supérieur.
Le tronc n'est incliné qu'à 25° par rapport à l'horizontale, un coussin dans le dos permettant de le maintenir en lordose ; le tube est centré verticalement au milieu de la ligne joignant les épines iliaques antéro-supérieures. Les clichés ont un aspect comparable à ceux de la technique de Thoms, mais l'irradiation du fœtus serait moindre.

R. Berman, gynécologue obstétricien américain (1955)

radiopelvimétrie

Édit. 2017

Blanche (position de) l.f. (obsolète)

Blanche’s position

Position utilisée pour l'étude radiopelvimétrique du détroit supérieur : la femme est placée en procubitus, la plaque placée sous ses fesses dans un plan parallèle à celui du détroit supérieur.
Le rayon, placé sous la table, est centré sur l'axe de l'excavation, perpendiculairement à la plaque.

L. Portes, membre de l’Académie de médecine, et A. Blanche, gynécologues obstétriciens français (1924)

Édit. 2017

Bonnaire et Bué (position de) l.f.

Bonnaire and Bué’s position

Position obstétricale destinée à faciliter l'agrandissement du diamètre bi-ischiatique et la nutation du sacrum : la parturiente est placée en position gynécologique, les cuisses fléchies sur le tronc et les jambes en extension forcée par rapport aux cuisses.
Elle facilite le dégagement dans les bassins en entonnoir.

E. Bonnaire et V. Bué, gynécologues obstétriciens français (1899)

Édit. 2017

Brünings (position de) l.f.

Brünings’position

Une des quatre positions de la tête utilisées pour l’étude du nystagmus lors de l’épreuve calorique.

K. L. W., Brünings, otorhinolaryngologiste allemand (1911)

nystagmus, épreuve calorique

Édit. 2017

Bué (position de Bonnaire et) l.f.

Bué and Bonnaire’s position

E. Bonnaire et V. Bué, gynécologues obstétriciens français (1899)

Bonnaire et Bué (position de)

Édit. 2017

De Lee (position de) l.f.

De Lee’s position

Position obstétricale prévenant les anomalies de la rotation de la tête fœtale pendant le travail dans laquelle la parturiente est mise en décubitus latéral du côté correspondant à l'occiput fœtal.

J. B. De Lee, obstétricien américain (1869-1942)

Devraigne-Descomps (position de) l.f.

Devraigne-Descomps’ position

Position de flexion et d’abduction des cuisses qui, en provoquant l’ascension de la symphyse pubienne, agrandit le détroit inférieur et favorise le dégagement du fœtus.

L. J. Devraigne, obstétricien français (1935) ; P. G. Descomps, chirurgien français du début du XXe siècle

effet de position d'un gène l.m.

gene position effect

Résultat de l'expression d'un gène selon sa position sur un chromosome.
Cette expression peut changer lors d'un remaniement chromosomique, d'une insertion, d'une recombinaison génétique, etc.

intégration, transposition réplicative

[Q1]

Édit. 2019

Fabre (position de) l.f.

Fabre’s position

Position en décubitus ventral, sur une plaque de radiographie utilisée pour la pratique d’une radiopelvimétrie au troisième trimestre de la grossesse.

J. Fabre, gynécologue obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1864-1921)

Fabre (signe de)

Fowler (position de) l.f.

Position opératoire semi assise en décubitus dorsal.

G. R. Fowler chirurgien américain (1900)

[N2]

Édit. 2018

grenouille (position de la) l.f.

frog leg projection

C. Lauenstein, médecin radiologue allemand (1901)

Lauenstein (incidence de)

Laborie-Duncan (position de) l.f.

Laborie Duncan’s position

Position d'hyperflexion des cuisses avec soulèvement du siège utilisée pour faciliter l'engagement de la présentation fœtale céphalique en cas de dystocie d'inclinaison.

E. Laborie, médecin français (1862) ; J. M. Duncan, accoucheur britannique (1854)

Lorenz (position de) l.f.

Lorenz position, frog-leg position

Position dans laquelle était placé un enfant atteint de luxation congénitale de la hanche pour maintenir la réduction.
Elle comporte une attitude de hanche en flexion de 90° à 100°, une flexion du genou, une abduction de hanche de 60° à 70°, une rotation externe des hanches, suivie ensuite de rotation interne.

A. Lorenz, chirurgien autrichien (1854-1946)

Lorenz (méthode de)

Magnin et Naudin (position de) l.f.

Magnin and Naudin's position

Position d'étude radiopelvimétrique de l'arcade pubienne.
La femme est en décubitus dorsal, genoux écartés et jambes et cuisses demifléchies. Le tube est centré sur la symphyse pubienne et incliné de 30° sur la verticale.

P. Magnin, gynécologue-obstétricien français, membre de l’Académie de médecine et E. P. Naudin, médecin radiologue français (1975)

nystagmus de position l.m.

position nystagmus

Nystagmus « à ressort » constaté dans le regard direct, apparaissant dans certaines positions de la tête dans l’espace. Il peut s’accompagner de vertiges.
S’il apparaît sans latence, dure aussi longtemps que la position est maintenue, sans vertige, et s’il est plus net à la fixation visuelle que sans fixation, il doit faire penser à une atteinte centrale. S’il apparaît sous lunettes de Franzel ou en vidéonystamoscopie il peut traduire un déficit vestibulaire

Étym. gr. nustazô : je m'incline

vidéonystagmoscopie

position n.f.

place, position

Place qu'occupe le corps humain dans son ensemble dans l'espace ou situation respective des différentes parties du corps les unes par rapport aux autres.
La position est toujours définie par rapport aux trois plans de référence de l’espace. En pratique, en médecine, la manière selon laquelle le patient est posé sur son lit, sur la table d'opération, au cours d'une physiothérapie ou d'un examen d'imagerie permet de définir de très nombreuses positions : de face, de profil, position debout ou couché etc... On parle de décubitus (couché sur le dos), latérocubitus (couché sur le côté), procubitus (couché sur le ventre). La position peut être déclive (couché sur le plan incliné, tête plus basse que les pieds) ou proclive (couché sur un plan incliné la tête plus haute que les pieds). Pour le drainage de posture, le patient, couché sur un chevalet, plié en deux, fesses en l'air, pieds bas de l'autre côté. On parle de position gynécologique, quand le patient couché sur le dos expose son périnée, cuisses levées, genoux pliés. La position debout est la station.
Pour une partie du corps, on parle plutôt d'attitude : ex. attitude hanchée, attitude antalgique.

Étym. lat. positio : déverbal de ponere : poser

décubitus, drainage de posture

position anatomique l.f.

Posture de référence utilisée par convention internationale en anatomie humaine descriptive :

 « corps humain vivant, debout, les membres supérieurs pendant le long du corps, la paume des mains tournée en avant, le regard droit et horizontal ».

[anatomical position posture]

position antalgique l.f.

antalgic position

Position qu'adopte un sujet pour éviter la douleur liée à un mouvement.
Par ex. pour des douleurs liées aux mouvements du genou, la position antalgique choisie est la rotation externe du membre et la demi-flexion du genou.

Étym. gr. anti : contre ; algos : douleur

attitude antalgique

position assise prolongée (syndrome de la) l.m.

prolonged sitting syndrome, class economic syndrome

Embolie pulmonaire consécutive à une station assise prolongée pendant quelques heures ou plus sans que le patient ait bougé.
Ce syndrome a été décrit par Simpson sur une série d'autopsies faites sur des victimes restées assises sans bouger de longues heures dans les abris pendant le bombardement de Londres. Il se rencontre actuellement chez les passagers d'avion, d'autocars, voire même de voitures particulières. Comme le nombre de voyageurs qui y sont exposés est plus grand en classe économique dans les transports aériens de longue durée, on le désigne parfois abusivement de «syndrome de la classe économique», mais ce syndrome se voit aussi en première classe.
Typiquement il s'agit d'un voyageur en avion, une femme dans la grande majorité des cas, qui, après avoir pris un somnifère, est restée assise, dormant sans bouger toute la nuit dans la même position au cours d'un long vol. Le malaise se produit à l'arrivée, lors du lever ou au débarquement, souvent sur la passerelle. Ils se manifestent par un malaise, rarement par un arrêt cardiaque brutal, avec essoufflement, tachycardie, cyanose. L'état du patient fait alerter le service médical d'urgence de l'aéroport.
Un examen approfondi, la connaissance d'antécédents d'embolies ou du moins la notion de facteurs de risque, l'aspect clinique, l'oxymétrie de pouls et l'électrocardiogramme font poser le diagnostic d'embolie pulmonaire. Il sera confirmé par l'angiographie lors de l'hospitalisation.
Outre l'oxygénothérapie et les soins de réanimation immédiats, s'il y a lieu, le traitement est hospitalier, en soins intensifs, sans perte de temps.

K. Simpson, médecin légiste britannique (1940)

Syn. Simpson (syndrome de)

embolie pulmonaire

position bulle l.f.

face down posture

Positionnement d’un patient "tête au sol" dans les suites d’une intervention pour décollement rétinien ou pour trou maculaire, permettant une indentation rétinienne interne de la rétine postérieure par un tamponnement gazeux ou par de l’huile de silicone.

tamponnement interne

position de la grenouille l.f.

C. Lauenstein, médecin radiologue allemand (1900)

Lauenstein (incidence de)

position de la présentation fœtale l.f.

position of the fœtal head

Orientation de la présentation fœtale lors de son engagement au détroit supérieur du bassin obstétrical.
Elle se définit par la position du repère spécifique de chaque présentation, la petite fontanelle, le bregma, le nez, le menton ou le sacrum, par rapport aux points de repère iliaques sur le bassin maternel, antérieur, transverse ou postérieur, droit ou gauche, pubis ou sacrum.

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